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Un tribunal international Bachar Al-Assad ? 31 mai, 2007

Posté par benchicou dans : Non classé , trackback

bacharelassad.jpg   hariri.jpg Al-Assad ( à g) et Rafic Hariri 

Les regards se tournent vers le président syrien Bachar Al-Assad : la création du tribunal international destiné à juger les assassins de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri été adoptée mercredi tard dans la soirée par 10 voix contre zéro au sein d’un Conseil très divisé, avec cinq abstentions (la Russie, la Chine, l’Afrique du Sud, l’Indonésie et le Qatar ne se sont pas prononcés).

Les représentants chinois et russe ont critiqué une « interférence » dans les affaires du Liban, alors que la Grande-Bretagne, qui a parrainé le texte avec Washington et Paris, a rappelé que le gouvernement libanais avait lui-même souhaité la création du tribunal.
La résolution mettra en place, hors du Liban, un tribunal sous le chapitre VII de la Charte des Nations unies, qui traite des menaces à la paix internationale et autorise le recours à la force pour obtenir l’application des résolutions. La juridiction sera composée d’une majorité de magistrats internationaux.

La Syrie soupçonnée

Rafic Hariri et 22 autres personnes ont été tués dans l’explosion d’un camion piégé le 14 février 2005 à Beyrouth. L’attentat a provoqué d’immenses manifestations contre la Syrie, pointée du doigt dans cette affaire. Damas a démenti toute implication, mais a dû retirer ses troupes du Liban, où elles étaient présentes depuis 29 ans.
La question du tribunal international a alimenté une crise politique au Liban entre le gouvernement du Premier ministre Fouad Siniora, appuyé par l’Occident, et l’opposition -notamment le Hezbollah- soutenue par la Syrie. Le conflit est à l’origine de batailles de rues, qui ont fait 11 morts ces derniers mois.

Réactions diverses

L’ambassadeur de la Syrie auprès de l’ONU a estimé mercredi soir devant la presse qu’il était prématuré d’évoquer la collaboration de son pays avec le futur tribunal. Bachar Ja’afari a en revanche jugé que le vote du Conseil constituait « définitivement (…) quelque chose qui va à l’encontre des intérêts du peuple libanais, et du Liban tout entier ».
L’ambassadeur de la Chine, Wang Guangya, a prédit après le vote que le tribunal créera une série de « problèmes politiques et juridiques, qui ajouteront probablement aux incertitudes enfoncées dans la situation politique et sécuritaire déjà turbulente au Liban ».
« Cela créera un précédent d’interférence du Conseil de sécurité dans les affaires intérieures et l’indépendance juridique d’un Etat souverain », a-t-il ajouté.
L’ambassadeur russe Vitaly Churkin a souligné que Moscou souhaite voir les assassins de Hariri traduits en justice, mais a lui aussi regretté ce qu’il a décrit comme « en essence, un empiétement sur la souveraineté du Liban ».
Pour sa part, l’ambassadeur de la Grande-Bretagne Emyr Jones Parry a jugé le « tribunal proposé vital pour le Liban, pour la justice et pour la région ».
« Ce n’est pas une intervention capricieuse, une interférence dans les affaires politiques intérieures d’un Etat souverain. C’est une réponse réfléchie du Conseil, prise correctement, à une requête du gouvernement du Liban », a-t-il souligné.

Commentaires»

  1. l’Algérie qui fait partie du conseil de sécurité, a voté oui pour la création du tribunal international destiné a juger les assassins de l’ancien premier ministre Libanais Rafic Hariri,alors que d’autre pays a l’instar du Quatar et de l’Afrique du sud qui eux ont voté non!!!! c’est ça le génie de se système un petit rappel se sont les mêmes qui ont assassiné Boudiaf j’espère que vous serez juger un jour.

  2. L’Algérie ne fait plus partie du conseil de sécurité

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