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Lettre d’un Algérien à M. Ahmed Benbitour 27 mai, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 9 commentaires

 J’ai lu avec beaucoup d’attention vos deux contributions publiées récemment par le quotidien El-Watan , intitulées « le change-ment devient impératif » et « le changement , comment et par qui ? » . Comme de nombreux algériens je suis convaincu de l’impérativité du changement dans l’organisation du système politique national , tant le pays semble engagé dans une impasse , les dysfonctionnements et les dérèglements flagrants , l’exclusion des forces vives de la nation et de la société civile prenant de jour en jour plus d’ampleur , le développement économique et social de plus en plus hypothétique . Je ne m’étalerai cependant pas sur les raisons qui militent pour le changement ; hormis celles que vous avez évoquées il en existe une infinité d’autres toutes aussi sérieuses les unes que les autres . Aussi , ne sert-il à rien de ressasser les motifs du changement tant espéré (changement tendant vers une véritable démocratie et un Etat de droit avec pour finalité le développement économique et le bien être social) , tant ils sont connus car vécus quotidien-nement par la majorité des algériens . Ce qui m’intéresse par contre , c’est bien plus la manière d’opérer ce changement . Et c’est là que votre contribution me laisse sur ma faim , car si les voies que vous préconisez sont intrinsèquement logiques , placées dans le contexte algérien actuel , elles deviennent inopérantes . En effet vous semblez attendre un changement provenant des actuels détenteurs du pouvoir en affirmant , « le régime ne mettra en œuvre les réformes significatives attendues que lorsque ceux qui sont en dehors de ses rangs le mettent en pression de le faire , par tous les moyens légaux et en dehors de toute violence verbale ou physique . La recette est claire : plutôt que de s’attacher à la prise de pouvoir par des processus qui ont prouvé leur inefficacité (pluralisme politique de maquillage , élections régulières …) , il faut s’attaquer à la construction d’un Etat digne de la prestigieuse Révolution d’indépendance … » , démarche que vous avez privilégiée selon vos dires depuis votre démission du gouvernement en 2000 . Il me semble que la voie que vous préconisez a montré ses limites car voilà huit années que de nombreuses personnalités , dont vous-même , ne cessent de décrier et de dénoncer le régime et sa politique tant au plan économique que social ou institutionnel Huit années , cela fait beaucoup . Et pourtant le régime est toujours là reposant solidement sur ses piliers , persistant et signant dans la voie qu’il s’est tracée . Vous le déclarez d’ailleurs vous-même « après plus de huit ans d’exercice du pouvoir par l’actuel exécutif , les réforme sont toujours en panne » . Conscient de l’inefficacité de la démarche précédente , vous annoncez qu’ « il existe deux autres voies : la première est celle d’un consensus entre les principaux dirigeants sur une période de transition effective qui aboutira à un système politique démocratique où l’alternance au pouvoir est assise sur un multipartisme stable et efficace . La deuxième est de construire un pont pour la « majorité silencieuse » à travers la mobilisation de la société civile . Autrement dit , il s’agit de la solution rapide mais la moins légitime : la transition ; ou la solution plus lente mais plus légitime : la mobilisation de la société civile » . Là encore , je considère qu’il y a contradiction dans vos propos , car pour la première voie comme pour la seconde , le préalable essentiel est que les dirigeants actuels reconnaissent et assument leurs échecs (ce qui n’est visiblement pas le cas au vu de la prestation télévisée de MM. Belkhadem et Ouyahia au lendemain des législatives) , qu’ils tout autant le changement dans l’intérêt du pays en se retirant purement et simplement de la gestion des affaires publiques , ouvrant la voie à toutes les forces politiques nationales véritables y compris cette majorité silencieuse que vous affectionnez , semble-t-il , dans le respect de certaines condi-tions fondamentales , particulièrement la non participation de ceux qui se sont exclus pour leur participation ou leur responsabilité dans le drame qu’a vécu notre pays au cours de la décennie écoulée . Ceci est fort peu probable à mon humble avis . Ce que vous partagez d’ailleurs puisque vous affirmez vous-même dans votre article que « le régime peut survivre grâce à la combinaison de trois facteurs : d’abord l’abondance de revenus à la disposition du gouvernement qui lui permet de coopter l’opposition et d’acheter la paix civile , ensuite le faible niveau de mobilisation populaire face au totalitarisme imposé , enfin la valeur stratégique des hydrocarbures pour les puissances internationales. Une conclusion fondamentale se dégage : objectivement , le changement ne peut venir de l’intérieur du régime , ni de ses satellites (partis politi-ques de la coalition , Parlement , organisations de la société civile dans leur état actuel » . A suivre votre raisonnement , et avec tout le respect que je vous dois , nous nous retrouvons à peu près dans la même logique que celle de la question de l’antériorité de la poule ou de l’œuf . En conclusion , je reste parfaitement d’accord avec vous lorsque vous concluez que « la crise multidimensionnelle que vit la nation algérienne n’est pas une fatalité , sa solution passe par l’avènement de dirigeants capables de prendre la situation en main et gagner la bataille du développement » , c’est-à-dire qu’il s’agit d’un problème éminemment d’hommes , car ce sont en défini-tive les hommes qui font le système , notre histoire récente le prouve suffisamment . Il est indéniable que l’Algérie a véritablement besoin d’un changement immense dans sa gouvernance , que seuls des dirigeants véritablement dévoués aux intérêts suprêmes de notre peuple et imprégnés profondément des défis incommensurables qui attendent notre peuple peuvent concrétiser . Sans vouloir prétendre apporter la solution quand à la manière avec laquelle l’avènement des dirigeants attendus devra se faire , je souhaiterai vous voir approfondir votre réflexion et sauter le pas pour apporter une vision plus engagée sur cette question vitale pour l’avenir de nos enfants .

Auteur BENCHARIF MUSTAPHA 11 , RUE PASTEUR – MILIANA Mail : mustapha_charif@yahoo.fr

Une Algérienne enceinte sans-papiers arrêtée à Paris 26 mai, 2007

Posté par benchicou dans : Non classé , 5 commentaires

centredertentionvinc.jpg centredertention.jpg Le centre de rétention Vincennes

Aziz Benamar, arrivé d’Algérie depuis peu, a été arrêté avec son épouse enceinte, et transféré au centre de rétention de Vincennes. On ignore ce qu’est devenue la femme ni dans quelles conditions elle vit dans ce centre de rétention Vincennes. Sa famille est sans nouvelles. On parle de plusieurs cas d’Algériens qui seraient dans ce cas. Tour de vis depuis l’élection de Sarkozy ? Ce n’est pas exclu. En tout cas, une pluie d’arrestations de sans-papiers est constatée ces derniers jours. Les Benamar ne sont pas les seuls couples à être dans ce cas. Meï Zhu Pan et Long Pan, couple de Chinois arrivés en France en 1999, étaient toujours en centre de rétention hier soir. Ces parents de trois enfants scolarisés dans le XIe arrondissement de Paris ont été incarcérés à Wassel, près de Rouen. Ce centre de rétention étant aménagé pour accueillir des familles, les trois enfants du couple sont cachés par des militants du Réseau éducation sans frontières (RESF). Sylvie N’Daya Kalandji Ciunza, ressortissante de la République du Congo et mère de deux enfants scolarisés dans le Xe, a eu plus de chance. Arrêtée mardi, elle a été libérée hier après-midi.

Un ex-agent des services secrets algériens expulsé de France

Posté par benchicou dans : Non classé , 2 commentaires

Abdelkader Tigha, ex-agent des services secrets algériens et qui s’était dit un témoin de l’enlèvement et de l’assassinat des moines de Tibéhirine en 1996 en Algérie, a été expulsé au cours du week-end dernier vers les Pays-Bas, où il était réfugié avant son arrivée en France. L’expulsion de cet ex-agent des services secrets algériens est liée au rejet, par le tribunal administratif, de sa demande de maintien sur le territoire français. Il est à rappeler que Tigha avait mis en cause les services de renseignements algériens dans l’enlèvement des sept moines trappistes. Il affirmait, en effet, avoir vu les religieux arriver dans la caserne algérienne où il était alors en fonction après leur enlèvement attribué officiellement aux Groupes islamistes armés. Sa version avait été critiquée mais une plainte contre X avait été déposée par l’une des familles des trappistes.

Les Keramane demandent l’asile politique à la France

Posté par benchicou dans : Non classé , 7 commentaires

keramane.jpg Abdelwahab Keramane, ancien dr de la Banque d’Algérie

L’affaire Khalifa se poursuit-elle en France ? Abdenour Keramane, ex-ministre de l’Industrie, a été interpellé mercredi par la justice française. Il a été relâché le lendemain (jeudi) du centre de rétention administrative de Vincennes à Paris, après y avoir passé la nuit.

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Nouveaux députés : la bagarre commence

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 3 commentaires

 L’administration de l’Assemblée nationale populaire (APN) a décidé de reporter la séance d’installation des nouveaux députés au 31 mai au lieu du 27, comme il était question dans un communiqué paru seulement 24 heures avant le communiqué du deuxième report, mais il est

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Faudel et Enrico indésirables

Posté par benchicou dans : Non classé , 1 commentaire

faudelmacias.jpg 

La traditionnelle Fête des Ecoles de Marseille a suscité, cette année, une polémique teintée de politique, à propos de chansons d’Enrico Macias et de Faudel, soutiens déclarés au président Nicolas Sarkozy. Deux titres, Mon pays de Faudel et Enfants de tous pays d’Enrico Macias, ont été supprimés du final de la Fête des Ecoles qui se tiendra le 8 juin au stade Vélodrome. Raison invoquée : « éviter des connotations puisque nous sommes apolitiques », a-t-on appris, jeudi, auprès des Amis de l’Instruction Laïque (AIL), association de la Ligue de l’enseignement et opérateur technique de la fête, aux côtés d’enseignants volontaires et de la mairie.

« Nous avons agi en toute bonne foi et puisque ça crée un tel émoi nous revenons à notre programmation initiale », a expliqué la responsable des AIL à Marseille. « Cela n’a rien à voir avec la dimension politique vers laquelle on voudrait nous faire tendre », a-t-elle ajouté, soulignant qu’ »il n’y a eu aucune réaction », lors de l’annonce du changement il y a dix jours.

Politique à la fête des enfants

« La Fête des Ecoles punit Faudel et Macias », titrait, jeudi, le quotidien La Provence. La veille, à Marseille, lors meeting de lancement de la campagne des législatives, en présence du Premier ministre François Fillon, le sénateur-maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, s’est indigné: « si c’était nous qui avions eu le culot de faire cela, ça se serait retrouvé à la une des quotidiens ». « Nous avons été choqués », a expliqué, jeudi, Marie-Louise Lota, déléguée à l’éducation à la mairie de Marseille : « c’est dommage de mêler la politique à tout ». De son côté, le socialiste Patrick Mennucci, leader de l’opposition au conseil municipal, s’est déclaré « stupéfait » de la décision de déprogrammer les chansons de Faudel et d’Enrico Macias, une décision « déplacée », selon lui.

Le Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC (SNUipp), déplorant cette « inutile polémique », a également exprimé « son incompréhension » devant la décision des organisateurs d’écarter des chansons, « choisies au premier trimestre de l’année scolaire, en dehors de tout contexte politique par un groupe d’enseignants volontaires pour piloter cette manifestations enfantine ». « La Fête des écoles doit rester la fête des enfants, en dehors de toute considération partisane », a souligné le SNUipp. La Fête des Ecoles rassemble chaque année à Marseille environ 5000 enfants et 216 enseignants

 

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