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L’ambassadeur de France promet de bonnes « surprises » 24 juin, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie-France : entre le passé et Sarkozy , trackback

ambfrance1.jpgSelon Bernard Barjolet, les relations entre l’Algérie et
la France sont appelées à connaître une importante évolution dans les semaines et les mois à venir.

 

De l’amélioration de l’octroi des visas à la coopération dans le nucléaire civil, en passant par deux nouveaux textes appelés à fixer le cadre des relations économiques, scientifiques, techniques, culturelles et sécuritaires entre les deux pays, Alger et Paris auront du pain sur la planche pour affiner leurs rapports.

Hier, lors d’une rencontre « informelle » avec des représentants de la presse écrite nationale, l’ambassadeur de France à Alger, M. Bernard Bajolet, a esquissé l’avenir des relations algéro-françaises et des projets en cours, et a également donné un aperçu des « priorités » du président Sarkozy dans le domaine des relations internationales, notamment en ce qui concerne la région méditerranéenne et le Maghreb.

Moins de deux mois après la prise de fonction du président français, Sarkozy et Bouteflika « se sont entendus sur la méthode et les objectifs du partenariat d’exception », que les deux pays comptent conclure, et la volonté des deux chefs d’Etat à traduire ce partenariat « en termes concrets », a insisté M. Bajolet. Les échos des différents échanges qui ont eu lieu entre Bouteflika et Sarkozy, dont les plus récents se sont déroulés lors du dernier Sommet du G8 en Allemagne, sont qualifiés de « très positifs » par l’ambassadeur français. Tellement positifs que Bernard Bajolet pense que « Nicolas Sarkozy va surprendre les Algériens, car il sait qu’il devra conquérir leurs coeurs » !

Avant la visite du président français à Alger, dont la date n’a pas été arrêtée mais qui semble avoir été décidée sur le plan du principe, il y aura plusieurs « visites de préparation » qu’effectueront, probablement de part et d’autre, des ministres français et algériens pour fignoler les termes des accords dans les domaines économique, culturel, scientifique et, surtout, en matière de circulation des personnes. Sur ce dernier point, M. Bernard Bajolet a rassuré quant à la volonté de son pays d’améliorer encore plus les conditions d’attribution des visas. Il a tenu à rappeler que des « progrès ont été déjà faits dans ce domaine à l’époque où Sarkozy était ministre de l’Intérieur ».

350.000 ALGERIENS RESIDENT ILLEGALEMENT EN FRANCE

« Notre objectif n’est pas de réduire la circulation des personnes, mais de la faciliter », explique l’ambassadeur de France. Par ailleurs, il estime « qu’une plus grande fluidité (dans la circulation des personnes, ndlr) doit avoir comme répondant une coopération plus efficace contre l’immigration illégale ». « Plus on est sûr qu’un Algérien qui obtiendra un visa reviendra dans son pays, plus on donnera de visas », ajoute Bernard Bajolet. Pour donner un volume à ces craintes, notre interlocuteur avance le chiffre de 350.000 Algériens en situation irrégulière sur le sol français. Il rassure cependant : « nous n’allons pas les renvoyer du jour au lendemain » mais « une politique est en cours d’élaboration » pour raccompagner les immigrés clandestins (pas seulement les Algériens) dans leurs pays respectifs.

Concernant l’amélioration des délais d’études de dossiers de visas, Bernard Bajolet affirme que d’ici la fin de l’année en cours, sous réserve de trouver les locaux, l’ensemble des services de visas de Nantes seront transférés à Alger. Déjà, avec l’ouverture du consulat de France à Oran, le 2 septembre prochain, le traitement des dossiers sera considérablement amélioré. Par ailleurs,
la France, selon son ambassadeur à Alger, souhaite développer l’octroi des visas de circulation long séjour (attribués pour les hommes d’affaires, les scientifiques, les journalistes…) et en augmenter la durée. 34.000 visas de ce genre ont été déjà attribués, précise-t-il.

VISAS CONTRE RECIPROCITE

Cependant, ajoute l’ambassadeur, « je souhaite que des mesures de réciprocité » soient adoptées par la partie algérienne. « Les deux choses ne sont pas liées, précise-t-il, nous continuerons à améliorer l’octroi des visas, mais nous souhaitons que l’Algérie en fasse de même ». Bernard Bajolet fait état de complaintes d’hommes d’affaires français qui n’ont pu obtenir que des visas de 3 mois uniquement. Il cite aussi le cas d’un magistrat de cour d’appel française qui n’a eu qu’un visa de 3 mois. La remarque vaut également pour les universitaires et les journalistes français qui souhaitent venir en Algérie. « Les autorités algériennes sont trop hésitantes » en particulier « lorsqu’il s’agit des journalistes », remarque-t-il également.

Autre sujet évoqué hier avec l’ambassadeur de France, la coopération nucléaire entre les deux pays. Bernard Bajolet a réitéré la disponibilité de son pays pour une coopération bilatérale dans ce domaine. La preuve, une délégation française viendra prochainement à Alger pour entamer les discussions sur ce sujet et « étudier tous les aspects ». « L’Algérie a le droit d’avoir plusieurs partenaires. Nous ne demandons pas l’exclusivité », répond l’ambassadeur lorsqu’il est sollicité pour commenter l’accord de coopération signé avec les Etats-Unis dans le domaine nucléaire. Y a-t-il des limites qui seront imposées à l’Algérie, au regard du dossier iranien ? « La seule limite sera celle des protocoles internationaux et de la réglementation en vigueur au sein de l’AIEA », dira M. Bajolet qui a même fait état de la disponibilité de l’Algérie de signer un protocole additionnel (au Traité de non-prolifération nucléaire, ndlr) où elle donnerait des « garanties volontaires », estime-t-il.

Toujours dans le domaine énergétique,
la France souhaite la « reconduction des contrats d’approvisionnement en GNL » dont l’échéance arrive en 2012-2013. L’Algérie est le 4e fournisseur de
la France en gaz naturel qu’elle approvisionne à hauteur de 10,5 milliards de m3 par an, soit 16% des besoins de l’Hexagone.
La France souhaite également, selon son ambassadeur, « garder sa part de marché en Algérie » qui est de l’ordre de 20% et qui commence, dit Bernard Bajolet, « à s’éroder légèrement devant la concurrence asiatique ».

« UNION MEDITERRANEENNE »

On apprendra également lors de cette rencontre que
la France a soumis à l’Algérie, le 6 juin 2007, une proposition de deux textes de coopération entre les deux pays. Le premier est une convention, appelée à remplacer celle de 1986, et qui se veut « un cadre de coopération dans les domaines technique, culturel, scientifique, économique, financier et de sécurité », à l’exception du domaine militaire qui semble être régi par d’autres textes. Le deuxième document soumis à l’appréciation algérienne concerne les « trois priorités de la coopération », selon la partie française, entre les deux pays. Il s’agit de « la formation des cadres » (qui inclut la remise à niveau de l’enseignement du français en Algérie), « l’appui au développement économique » et « le soutien à l’Etat de droit » (qui inclut la coopération en matière de justice et de police).

Autre sujet que
la France souhaite discuter avec plusieurs pays de la région, c’est l’institution d’une « Union méditerranéenne ». En réalité, le projet « n’a pas encore été arrêté » et
la France « souhaite en parler, au début, avec quelques-uns de ses partenaires de
la Méditerranée », affirme Bernard Bajolet. C’est ce qu’il désigne par le « noyau dur » composé des pays de
la Méditerranée occidentale auquel viendrait s’ajouter
la Turquie. Il s’agira, à cette étape de la réflexion, « d’initiatives spéciales » qui concerneraient l’environnement, l’énergie, la sécurité et les rapports entre les entreprises.

Commentaires»

  1. Monsieur L’ambassadeur avec tout les respects que je vous dois voila je suis president d’ une association a carecteres sportif et culturel depuis l’année 2000 j’ai fait beaucoup d’echange avec la ville de givors dont ca été une reussite a ce jour pour cette année 2007 voila ce moi j’ai accueillé ici a ain benian alger deux delegation de PARIS dans le cadre d’un tournoi internationale de football une autre delegation dans le cadre d’un protocole d’accord avec la wilaya d’alger dont Mr vauzelle etait present et je suis en train de preparer une traversée avec un voilier MARSEILLE AIN BENIAN qui aura lieu du 20 juillet au 20 aout 2007.pour vous dire qu’un groupe de jeunes de moins de 12 ans devrait participer a un tournoi de football au 15eme et 16eme a la mairie de marseille du 23 juin au 26 juin avec tout nous preparatif on nous refuse de nous délivreé des visas alors que nouschaque en recois deux a trois délegation d’autre mer je vous ai informer a titre amicale .salutation sportives

  2. 350 000 SANS-PAPIERS ALGÉRIENS EN FRANCE !
    Vrai chiffre ou Arme de Dissuasion Massive ?
    Djamaledine BENCHENOUF

    La déclaration de l’ambassadeur de France en Algérie sur le nombre des immigrés algériens en situation irrégulière en France, rapportée par le quotidien El Watan, dans son édition du 11 juin est, de toute évidence, à marquer d’une pierre blanche. À plus d’un titre ! L’ambassadeur, Monsieur Bernard BAJOLET, a en effet annoncé, en substance, que 350 000 Algériens environ vivent actuellement en situation irrégulière en France. Le terme « environ » n’enlève rien à l’importance du chiffre et n’a été probablement précisé que pour laisser une étroite marge d’estimation puisqu’il n’est question ni de 300 000, ni de 400 000, ni d’une fourchette qui se situerait entre les deux, mais bien d’un chiffre précis. Il est donc permis de penser qu’en l’absence d’une estimation qui se situerait entre un chiffre et un autre, l’ambassadeur s’est voulu concis, ne laissant planer presque aucun doute si ce n’est celui de cet « environ » qui ne pourrait, en l’occurrence, ne concerner que quelques milliers de cas. Il est utile de préciser, par ailleurs, que ni l’ambassade, ni une quelconque instance de l’État français n’a apporté de démenti ou de rectificatif à cette déclaration ;

    Même le Front National…
    Pourtant, très étrangement, ce chiffre qui aurait du avoir l’effet d’une bombe, n’a pas suscité de réactions notables, y compris de l’extrême droite française. Cette question des statistiques sur le nombre des immigrés clandestins en France est pourtant l’une des préoccupations majeures de la population française, le principal cheval de bataille de l’extrême droite et même, d’une façon plus ampoulée, de toute la droite. La déclaration de l’ambassadeur vient donc, sans plus de remous, de pulvériser toutes les records des estimations, jusqu’aux plus farfelues d’entre elles, y compris celles du Front National, qui avait tenté en vain, avec toute l’exagération et l’alarmisme qui le distinguent de faire accréditer le chiffre de 400 000 immigrés clandestins sur le sol français, toutes origines confondues. La seule estimation officielle du nombre probable des immigrés clandestins sur le sol français, très approximative, a été faite en mai 2005 par Dominique DE VILLEPIN, alors alors ministre de l’intérieur qui avait parlé de 200 000 à 400 000 clandestins, en prenant soin d’exclure catégoriquement que cette estimation puisse être discutée à la hausse. La fourchette d’évaluation, large de 200 000 personnes, permettait de naviguer entre le minimum et le maximum d’un chiffre qui ne pouvait être qu’approximatif, puisqu’il s’agissait de clandestins, donc des personnes difficiles à cerner et qui échappent, de par leur situation même à tout contrôle et à toute statistique fondée sur des données fiables.

    Un ambassadeur considéré comme un initié des affaires franco-algériennes…
    Or, voici qu’une personnalité française de premier plan, l’ambassadeur de France en Algérie, fin diplomate, connu pour son sens de la mesure autant, il faut le dire, pour un franc parler qui a séduit les Algériens, qui a exercé des fonctions éminentes dont celle de Directeur Adjoint pour l’Afrique du Nord et le Moyen Orient, mais aussi, il y a quelques années, celle de premier Secrétaire à l’ambassade de France en Algérie, ce qui fait de lui un initié des affaires Algéro-Françaises, et dont il ne viendrait à l’idée de personne de lui imputer une quelconque légèreté, vient donc, à un moment qui ne peut être fortuit puisqu’il précède de quelques jours la visite du Chef de l’État français en Algérie, de jeter un si gros pavé dans la mare en déclarant posément que les immigrés clandestins en France, originaires de la seule Algérie, atteignent ou dépasssent le chiffre de 350 000 personnes. C’est dire, en partant de ce constat chiffré, en spéculant un tant soit peu logiquement et en extrapolant sur les immigrés de toutes origines en situation irrégulière en France, dont la représentation est la plus visible, comme celle des autres pays du Maghreb, de l’Afrique sub-saharienne, de Chine et d’autres pays asiatiques, que le chiffre global de tous les sans-papiers doit dépasser allègrement la barre du million. Ceci en restant très prudent, puisqu’on partirait du postulat que les clandestins algériens représenteraient, à eux seuls, plus que le tiers de tous les sans-papiers de France. Or, selon toute vraisemblance, il n’y a aucun doute que les clandestins algériens ne représentent pas plus que le dixième de tous les sans papiers de France. Auquel cas, s’ils sont au nombre de 350 000, le chiffre global de tous les immigrés en situation irrégulière sur le sol françis seraient de… Trois millions et demi. Ce qui est absolûment exclu.

    Pourquoi l’annonce d’une telle estimation ?
    Ce chiffre de 350 000 étant très peu probable, on en vient à la question de savoir pourquoi ce grand diplomate, rompu aux relations très mouvementées de son pays avec l’Algérie, en serait-il venu à faire un tel constat. On en vient aussi, si tant est que cette déclaration a été intempestive, qu’elle a été mal comprise par le journaliste, ou qu’elle a été sortie d’un contexte statistique plus large, à se demander pourquoi l’ambassade ou d’autres responsables de l’État Français n’ont pas démenti, ou du moins corrigé. L’ambassadeur persiste et signe. L’État français ne le contredit pas et l’État algérien fait mine de regarder ailleurs.

    La France au secours de l’Algérie pendant les évenements kabyles de 2001
    Monsieur BAJOLET s’est-il inspiré, pour une telle évaluation, sur des statistiques de l’ambassade, notamment sur le nombre des personnes ayant bénéficié d’un visa de séjour en France et qui n’ont plus quitté l’Hexagone ? Depuis quelle date ? Même si cela a été le cas, l’ambassadeur n’est pas sans ignorer qu’un nombre relativement élevé parmi ceux-ci a été régularisé. Tout comme il doit savoir que la France avait répondu favorablement à l’appel du pied du pouvoir algérien pendant les évènements de Kabylie en 2001. A cette époque la Kabylie était en proie à de graves convulsions. Au bord de l’explosion généralisée. La confrontation avec le régime avait fait de nombreux morts et plusieurs centaines de blessés parmi les jeunes protestataires. Jamais, depuis l’indépendance du pays la situation en Kabylie n’a été aussi grave, aussi exacerbée. Sans aucune issue qui ne soit suicidaire pour le régime. Des signes d’extension de la crise faisaient leur apparition dans tout le reste du pays où des manifestations de jeunes éclataient spontanément. C’est alors, comme par un heureux hasard, que de nombreux jeunes Kabyles, plus de cent mille, purent obtenir leur visa pour la France. En l’espace de quelques mois. L’Algérie venait d’être délestée comme par miracle des jeunes parmi les plus frondeurs de la population kabyle. Privée de ses « trublions » les plus déterminés à en découdre, la révolte kabyle se dégonfla presque du jour au lendemain. Un grand nombre de ces « exfiltrés » de l’« amitié » françalgérienne fut régularisés. Ceux qui arrivèrent plus tard, à partir de 2003 et dont le nombre avoisinerait les 40 000 furent déboutés. Une majorité d’entre eux ont rejoint les cohortes des sans-papiers. Ils représentent, à n’en pas douter, la proportion la plus importante des immigrés algériens en situation irrégulière. La moitié ou plus ! Une lecture des statistiques de l’OFPRA et de la commission de recours le montre assez clairement.

    Les « Harragas » Algériens sont très rares en France…
    Il faut savoir, par ailleurs, que le nombre des immigrés clandestins algériens qui se sont introduits en France sans document de voyage, c’est à dire ceux qu’il est très difficile de quantifier, sont tres rares. Quelques centaines au plus ! Contrairement à leurs voisins marocains, dont la proximité avec les côtes espagnoles leur permet d’accoster en Europe via le détroit de Gibraltar. Les rares tentatives des Algériens candidats à l’émigration clandestine, les fameux « Harragas » qui tentent leur chance à destination du sud de la Sardaigne, de la Sicile ou de l’île de Lampedusa, depuis les côtes algériennes et à bord de fragiles esquifs se sont presque toutes mal terminées. Presque tous ces jeunes désespérés, dont les pathétiques tentatives ont été très médiatisées par la presse algérienne pour toute la détresse de la jeunesse algérienne qui s’exprime par ces évasions suicidaires de la mal vie et de la misère, ont été interceptés par les garde-côtes algériens ou rarement par les carabiniers italiens. Ceux qui ont réussi à franchir la méditerranée sans document de voyage et donc sans visa se trouvent plutôt en Italie qu’en France. Encore que la totalité de ceux-ci, presque tous interceptés par les carabiniers sur le sol italien, et donc identifiés et repertoriés, ne dépassent quelques centaines.

    La seule façon, par conséquent, d’évaluer d’une façon sérieuse le nombre des immigrés clandestins Algériens en France se trouve dans le nombre de ceux qui ne sont pas revenus en Algérie après l’expiration de leur visa. Mais encore faut-il, ce qui n’est pas le cas, que l’ambassade de France en Algérie puisse disposer des statistiques françaises de tous ceux qui ont été régularisés, d’une façon ou d’une autre, qui ne sont donc plus des immigrés clandestins et dont beaucoup sont même devenus Français.

    Baliser la visite de SARKOZY ?
    Au regard de tout ce qui précède, il semble donc très peu probable que le nombre des clandestins Algériens puisse avoisiner ce chiffre stupéfiant de 350 000 personnes. Voire même qu’il en soit du tiers ! Alors pourquoi l’ambassadeur de France a-t-il asséné une si grosse statistique ? Cela aurait-il un rapport avec la prochaine visite du Chef de l’Etat Français en Algérie ? Cherche-t-on à peser sur ce qui n’est rien d’autre qu’un rapport de forces ? À infléchir la trop grnade suffisance des partenaires algériens ? Une sorte d’Arme de dissuasion massive ? Serait-ce l’annonce et la signature d’un nouveau style d’approche ? Un real politik qui suggère que certains atouts vont être mis sur le tapis ? L’occasion ferait-elle le larron ? puisque cette visite très attendue de part et d’autre, où trois sujets parmi plusieurs tout aussi importants vont être abordés, celui du gaz algérien qui avoisine les 16 % des importations françaises en gaz, celui de l’Union Méditaranéenne qui représente pour le Président SARKOZY une future ligne force dans ses projets de politique extérieure et celui de la repentance de la France qui est devenu l’obstacle où viennent buter les meilleures volontés de part et d’autre. C’est, selon toute vraisemblance, l’explication la plus lisible de cette fracassante déclaration. Car si ce chiffre venait à être confirmé, voire seulement admis comme tel par le pouvoir algérien, cela voudrait dire que le Chef d’État Français dispose d’un atout décisif qui pourrait déstabiliser, jusqu’à un point difficile à imaginer, le pouvoir algérien. Une épée de Damoclès entre les mains du nouveau chef d’Etat français. On se laisse, en effet, aller à imaginer ce que pourrait être la situation en Algérie, qui est déjà au bord de l’explosion, si un grand nombre de jeunes Algériens, qui ont tout risqué pour fuir leur pays, se trouvaient contraints à un retour forcé et massif dans ce qui est, pour eux, l’enfer qu’ils croyaient ne plus revoir. Mais pourquoi, même dans ce cas, avoir gonflé à outrance un chiffre qui de toute façon reste décisif ? Le pouvoir Algérien sait très bien, de toute façon, qu’ en expulsant vers l’Algérie ne serait ce que le quart de tous ceux qui sont en situation irrégulière en France, la France provoquerait une cataclysme, dans une Algérie où il ne manque plus qu’une étincelle pour mettre le feu aux poudres. Mais le Pouvoir algérien sait aussi, car il est loin d’être dupe, que la menace de recourir à une telle extrémité n’a aucune chance d’être mise en pratique. A moins d’une situation de confrontation extrême, ce qui est inenvisageable en l’état de la situation. La France ne dispose ni des moyens, ni d’une quelconque latitude politique et encore moins morale, pour pouvoir mener une politique intense et contenue dans un temps relativement court d’ expulsions massives d’immigrés clandestins vers leur pays d’origine. Alors, pourquoi cette estimation officielle des Algériens en situation irrégulière en France ? Pourquoi maintenant ? Quelles seront les positions de la France et de l’Algérie sur cette déclaration de l’ambassadeur de France ?

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