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Reparution du Matin : L’Association mondiale des journaux (AMJ) fait parler Benchicou 29 juin, 2007

Posté par benchicou dans : L'Algérie qui résiste , trackback

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Reparution du Matin

L’Association mondiale des journaux (AMJ) fait parler Benchicou

Le directeur du Matin, dans le cadre de la campagne internationale pour le retour du journal arbitrairement suspendu depuis 3 ans, a livré une interview sur le site officiel de l’Association mondiale des journaux (AMJ). Voici le texte :

L’été 2004, le régime algérien a condamné Mohamed Benchicou, fondateur du quotidien Le Matin à deux ans derrière les barreaux. Cette sentence tombait, comme par hasard, quelques mois après la sortie de son livre, Bouteflika, une imposture algérienne (Editions Le Matin et Picollec), une biographie qui a vraisemblablement déplu au pouvoir en place. Comme si la prison ne suffisait pas, un mois plus tard, le journal que dirigeait Benchicou depuis sa création en 1991 a été suspendu. Officiellement, on invoque un « défaut de paiement ». En réalité, c’est le ton du Matin qui tirait alors à 125 000 exemplaires qui froisse les hautes sphères. Le résultat ? Un titre gênant en moins dans les kiosques et 300 personnes au chômage. Moins d’un an après la sortie de Benchicou des geôles algériennes (titre de son prochain ouvrage) et à quelques semaines de la remise du troisième prix de la Plume Libre, institué par le comité Benchicou au premier anniversaire de son incarcération, APN a rencontré cet homme qui malgré les épreuves n’a rien perdu de son acharnement à lutter pour la liberté d’expression.

APN : Votre dernier ouvrage, Bouteflika, une imposture algérienne, présenté comme la biographie secrète du président algérien vous avez valu 24 mois à l’ombre.

MB : J’ai été incarcéré pour ce livre mais aussi pour la ligne éditoriale du journal que je dirigeais. Officiellement, j’ai été jugé pour un délit douanier qui n’existe pas. Le régime algérien est très inventif pour forger des chefs d’inculpation de toute pièce car en Algérie le délit de presse ne conduit pas forcement à la prison. La loi prévoit des peines de prison pour ces délits mais elle n’est appliquée que dans l’embarras et pour des courtes peines. Avec moi, ils ont agi comme agissent les régimes absolutistes : ils ont inventé un délit de droit commun. Et c’est ainsi qu’ils ont imaginé pour moi un délit qui n’existe pas dans la loi algérienne, à savoir la détention de bons d’épargne.

En réalité, le ministre de l’intérieur reprochait au Matin d’avoir révélé son implication dans des actes de torture sur un moudjahid dans les années soixante-dix. Ceci étant, le livre a été interdit. Ils ont demandé aux imprimeries de ne pas l’imprimer et aux libraires de ne pas le vendre. Mais dans les faits le livre n’a fait l’objet d’aucune action en justice. Le Matin a été suspendu un mois après mon incarcération pour non-paiement de factures. En fait, suite à mon emprisonnement, le journal a fait l’objet d’un redressement fiscal. Les comptes ont été bloqués et il était impossible d’effectuer la moindre opération bancaire.

APN : Quelles étaient vos conditions de détention ?

MB : J’ai bénéficié de l’appui décisif aussi bien matériel que moral de mes codétenus. Ceux qui m’ont mis en prison avaient pour but de m’infliger une souffrance maximale, de me mettre en contact avec ceux qu’ils qualifient de délinquants de manière à ce que ce soit insupportable. Ils auraient voulu que j’abdique en demandant à sortir à n’importe quelle condition ce qui aurait été une victoire pour eux et une défaite pour la liberté de la presse. Mes codétenus ont déjoué leur stratégie en faisant de mon combat leur propre combat. Et c’est comme ça que je n’ai pas cédé à leur chantage.

APN : Pensez-vous pouvoir relancer Le Matin prochainement ?

MB : En principe oui. Le Matin est victime d’un interdit politique même s’il a été suspendu pour non-règlement de factures. Et s’ils ne veulent pas que le journal sorte à nouveau ils inventeront une ardoise fiscale. Les organisations internationales doivent nous aider à faire fléchir la volonté politique du gouvernement qui maintient le journal en otage. Si la volonté politique existe le journal peut être relancé. Ce qui les dérange aujourd’hui c’est que je réapparaisse. C’est un problème de pouvoir et d’autorité. C’est l’exemplarité de la répression  qui leur importe. Ils voudraient qu’une fois qu’une personne est punie elle ne puisse plus se relever. Le fait que je me relève après la prison perturbe l’image que les gens doivent avoir de l’autorité et du pouvoir d’un pays. C’est pourquoi ils voudraient m’éliminer du champ médiatique.

APN : Vous ne disposez plus que des chroniques que vous publiez dans Le Soir d’Algérie pour vous exprimer ?

MB : Même ces chroniques je ne les publie plus depuis mi-avril. La direction du Soir d’Algérie a eu peur. Ils disent avoir reçu beaucoup de pression. En fait, dans un article signé par Hachemi Djiar, ministre de la communication, publié par certains tires de la presse nationale, le pouvoir algérien menaçait de me renvoyer en prison et de punir Le Soir d’Algérie qui publiait mes chroniques depuis ma libération le 14 juin dernier. Le pouvoir prenait cette fois pour prétexte l’annonce dans les colonnes de ce journal les séances de vente dédicaces au dernier Salon du Livre de Paris de Bouteflika, une imposture algérienne.

APN : Dans un communiqué de presse que vous avez publié à cette occasion, vous estimez que la liberté de la presse est plus que jamais dans la gueule du loup.

MB : Le pouvoir est dans sa seconde phase de répression. Au cours de la première (2003-2006), sept journalistes ont été emprisonnés dont 5 pour délit de presse et 125 ont été traduits en justice. Au cours de cette première phase, l’Algérie était devenue le pays le plus répressif du monde arabe. On a assisté à un durcissement du harcèlement policier, à la suspension de plusieurs titres mais grâce à la mobilisation et la désapprobation internationales, le régime a dû reculer en amnistiant des journalistes. En une journée, 87 affaires ont été rejugées. En gros, ils ont essayé d’envoyer un signal positif et au terme de cette guerre qu’ils ont menée contre la presse ils n’ont pas réussi à éliminer les principaux titres même s’ils ont beaucoup amoindri la capacité d’expression de la presse algérienne. C’est un peu paradoxal en Algérie, il y a une répression et il y a une presse libre. Or le pouvoir algérien, de par sa politique anti-populaire, s’expose à la critique. Aujourd’hui, il réprime avec plus de hargne la presse qui fait état du caractère impopulaire de ses mesures.

La trêve n’a pas duré car le régime n’a pas résisté à l’envie d’étouffer la presse car il aurait voulu qu’elle se taise. Or la presse est dans une situation intenable pour deux raisons. Non seulement le régime prend des mesures impopulaires qu’il faut critiquer et deuxièmement la presse reste libre en Algérie malgré tous les coups qu’elle a reçus. Les jeunes qui ont aujourd’hui 18 ans n’ont connu que la presse libre et c’est devenu pour le pouvoir inenvisageable de l’éliminer sauf à déployer une grande force répressive et il ne le peut pas à cause de la force de la désapprobation internationale. Aujourd’hui nous sommes dans un statu quo, il y a une presse qui est libre et un pouvoir qui cherche à la museler. L’un des deux doit vaincre l’autre. Le seul moyen pour la presse libre de franchir le pas c’est primo de libéraliser le champ audiovisuel, ce qui amoindrirait la charge sur la presse écrite et secundo de dépénaliser le délit de presse, c’est à dire les lois votées en 2001.

APN : Quelles autres dispositions du code de la presse algérien doivent être amendées ?

MB : Il faudrait aussi démonopoliser et libérer le marché publicitaire qui est quasi-monopolisé par l’Etat puisqu’une agence publique collecte la publicité pour son compte et la redistribue en fonction de la docilité des journaux. Il faudrait également mettre en place des mécanismes de soutien à la presse comme ces dispositifs existent dans les pays démocratiques.

APN : Que pensez-vous de la situation et du niveau de la presse dans les autres pays arabes ?

MB : Je crois que la presse arabe n’est pas admirable. Le monde arabe est l’une des régions les plus en retard sur le plan de la liberté de la presse. Nous avons affaire non pas à une presse dans le monde arabe mais à des appareils de propagande structurellement du côté du pouvoir à l’exception de quelques pays comme le Liban et peut être au Maroc où l’on note quelques velléités mais ailleurs c’est une presse qui même lorsqu’elle est privée et « indépendante » n’exerce pas son statut de presse libre. Les médias ne sont pas du côté de la société parce qu’ils ont peur, qu’ils sont muselés et opprimés.

La liberté de la presse ne s’octroie pas elle s’arrache. Prenons l’exemple de l’Algérie, c’est la grande manifestation d’octobre 1988 précédée par le printemps berbère d’avril 1980 qui ont permis d’atteindre le pluralisme. Il y a eu mille morts. Et c’est à partir de là que le pouvoir a été obligé de concéder une certaine liberté à la presse et le multipartisme. Par rapport à ces années-là, il y a eu une régression. Bouteflika considère que les prérogatives de communiquer, de revendiquer appartiennent à l’Etat.  Selon lui le fait de prendre une partie de ses prérogatives c’est empiéter sur celles dévolues à l’Etat. Le président algérien a une formule qui résume sa vision des choses : « Je suis parti en 1970 en laissant l’Etat avec les pouvoirs de Franco, je suis revenu je l’ai trouvé avec les pouvoirs de la reine d’Angleterre. »

Selon lui, l’Etat qui concède des libertés démocratiques et un Etat faible et un Etat fort est celui qui se réapproprie les libertés octroyées à la population. Ceci étant, malgré la répression que mène le régime, il n’a pas réussi à éliminer les acquis d’octobre. Je crois que nous sommes en face de deux réalités. La première est que nous avons un pouvoir qui rêve de relégitimer le parti unique mais en même temps la deuxième est que la société a vécu vingt ans sous le pluralisme. Et cette lutte qui oppose ses deux réalités, nous la vivons aujourd’hui. Je pense que ce sera très difficile pour le pouvoir de revenir en arrière. Il sera aussi difficile pour la société de s’imposer dans l’immédiat. Ce sera une lutte incessante qui va marquer les dix prochaines années.

APN : Qu’attentez-vous comme geste de la part de la communauté internationale ?

MB : J’attends qu’elle porte le combat de la presse algérienne au niveau international en en faisant état. Qu’elle assiste dans sa lutte pour la liberté et qu’elle fasse pression sur le régime algérien pour libéraliser l’audiovisuel, dépénaliser le délit de presse et démonopoliser le marché publicitaire et enfin supprimer toute intervention de l’Etat dans le monde des médias comme dans les pays démocratiques et soutenir financièrement la presse à travers des subventions.

APN : Une récente résolution adoptée par le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies légitime la censure de la liberté d’expression sous prétexte de protéger les sensibilités religieuses. Elle a été adoptée par nombre de pays arabes dont l’Algérie.

MB : Il y aura de plus en plus de législations qui vont limiter la liberté d’expression sous des prétextes divers comme le terrorisme ou autres. Dans le monde arabe, nous assisterons à deux phénomènes antagoniques ces prochaines années : la volonté des régimes de s’asseoir durablement y compris par la force et on le voit notamment en Tunisie, en Egypte, en Algérie, en Syrie et la volonté de la société de suivre le mouvement mondial de la liberté d’expression. La question démocratique va être au centre des débats dans le monde arabe et la presse va inévitablement être atteinte par cet antagonisme. D’une façon ou d’une autre, les médias seront obligés de se positionner. La presse sera au centre de ces contradictions et cela va se traduire par un surcroît de répression contre la presse mais en même temps par un réveil d’une partie de la presse pour une presse nouvelle dans le monde arabe.

Si j’ai un appel à lancer c’est de soutenir, de rester vigilant et de regarder en direction du monde arabe où il se passe beaucoup de choses car tant qu’on ne place pas la question démocratique au coeur des échanges entre le monde occidental et le monde arabe on ne règlera pas les problèmes cruciaux du moment comme le problème de l’immigration. Il faut qu’on se rende compte que la demande des populations du sud n’est pas une demande de pain mais une demande démocratique. Et sans régime démocratique on n’arrivera pas à stabiliser la population chez elle.

Commentaires»

  1. la liberté d expression est l un des droits fondamentaux de
    l homme.
    elle joue un role necessaire dans toute démocratie.
    cependant ,la loi encadre cette liberté en posant des restrictions afin de trouver un équilibre entre liberté d expression , la protection des citoyens et le maintien de l ordre public . la loi condamne l injure et la diffamation .
    la liberté d expression a des devoirs d éxactitude .
    dans une démocratie , les citoyens ont droit à une information
    juste , pluraliste , équilibrée , indépendante , protégée des concentrations excessives et des puissances de l argent .
    pour des raisons économiques , la constitution de concentrations et de réseaux d influences sont un vrai problème démocratique .
    prenons l éxemple FRANCAIS :
    quatre industriels FRANCAIS ( BOLLORE , BOUYGUES , LAGARDERE ,
    et DASSAULT ) détiennent 90 pour cent de la presse écrite et une majorité audiovisuelle en FRANCE , représentent un véritable danger pour la démocratie .
    il y a là une question de fond , incompatible avec la notion de démocratie .
    la presse et les médias sont le premier pouvoir d influence .
    les journalistes sont de plus en plus des supports politiques .
    il est à craindre que leur indépendance diminue de plus en plus .
    l ex directeur du monde qui a démissionné en 2005 MR EDWY PLENEL a reproché à l actuelle direction du quotidien ( MR COLOMBANI )
    d avoir aidé l agenda de MR SARKOZY pendant la campagne électorale et a critiqué l attitude du président du conseil de surveillance MR ALAIN MINC qui veut selon lui servir les pouvoirs en limitant les contre-pouvoirs .
    ca n est pas parce qu une presse est privée qu elle est indépendante et libre . bien au contraire , c est plus un risque
    d etre au service d un clan contre à un autre . le problème de fond pour la presse en ALGERIE , c est souvent l absence de NEUTRALITE qui est assez flagrante . le peuple ne vous demande pas d etre pour l un contre l autre , mais plutot d etre au dessus de tout cela c est à dire d etre pour L ALGERIE .
    la confrontation frontale de l opposition a atteint ses limites .
    arretons d opposer les uns aux autres .
    nous voulons vivre dans une ALGERIE LIBRE pour TOUS
    soyeons justes . la majorité silencieuse reste vigilante .

  2. Mr NAS,

    Votre message n’est pas clair. Insinuez-vous que la presse dite libre dans ce pays roule pour des intérêts particuliers? Si c’est cela l’essence de votre message, alors vous vous trompez lourdement! Le régime ne demande pas une presse impartiale, consciente de ses droits et soucieuse de ses devoirs, de son éthique. Ce que le régime veut, c’est une presse emasculée dont le rédacteur en chef principal n’est autre que Bouteflika. Ce n’est pas moi qui le dit c’est l’intéressé lui-même (ndlr:  »je suis le rédacteur en chef de l’APS »). Alors de grâce, trêve de plaisanterie!
    Mais au fond peut être que je n’ai pas compris votre message???

    Larbi Chelabi

  3. l objectivité de la presse peut difficilement etre atteinte .
    un journaliste se doit d etre honnete , intègre , et transparent .
    je trouve pour le moins partisan , pour pas dire sectaire les propos tenus dans certains journaux ; à force , cet acharnement devient écoeurant .
    il y a des mots comme presse libre , démocrates , que certains tentent de s approprier , mais ca sonne vraiment pas juste .
    une presse libre qu elle soit privée ou publique se doit d etre
    d abord indépendante de tous les réseaux d influence .
    la dépendance ne vient uniquement du pouvoir politique mais également des puissances de l argent ( le pouvoir économique ) .
    c était beaucoup plus flagrant lors de la dernière élection présidentielle .
    pour répondre à votre question , bien sur qu une bonne partie de la presse est aux ordres d intetets économiques ou politiques .
    ce n est spécifique à L ALGERIE . c est beaucoup plus subtil dans les démocraties .
    regardons objectivement juste un peu ce qui se passe ailleurs .
    l éxemple du journal francais LE MONDE est assez significatif . quand vous aurez le temps , faites des recherches sur ce
    journal , lequel était une référence de neutralité il y a quelques années .
    je suis pour une qualification de la pensée réellement critique .

  4. je suis prêt à contribuer à hauteur de 10.000 Dinars pour la réapparition du quotidien Le Matin,si Mohamed Benchicou decidait de lancer une campagne de souscription à cet effet.
    Je suis également disposé à vendre bénévolement Le Matin dans les rues algerienes qui serviront pour une fois à semer l’esperance plutôt qu’à rassembler des individus soigneusement cachés dans la foule ,criant à qui mieux mieux : une 3e ouhda pour un Président qui ne se gène pas pour sermonner publiquement ses Ministres qu’ils jette en patûre à ses auditoires, feignant d’oubier que nul texte reglementaire ou legislatif ne peut être décidé sans son aval personnel.Que la  »réforme » de Benbouzid est aussi celle de M. Bouteflika

  5. La liberté d’expression et de pensée est l’un des droit fodamen
    taux,mais elle s’arréte là où commence celle des autres.Elle est la source où s’abreuve la démocratie réelle et participative.

    La presse non dépendante véhicule l’information juste et équili brée que ne peut donner une presse dépendante politiquement ou économiquement.

    Pendant les années de guerre d’indépendance ,il y avait un jour nal »Alger Républicain »qui disait, Alger Républicain ne dit que la vérité,rien que la vérité,mais il ne peut pas dire toute la véri té .Hélas,ce méme journal fut interdit,dans l’Algérie indépendante
    par le régime putchiste et dictatorial de l’adjudant français Ahmed BenBella inféodé au colonel Nasser l’egyptie,n car il le dérangeait.

    Aussi comme son prédécesseur,Le journal « Le Matin »génait trop et pour cela il devait disparaitre en s’appuyant sur des arguments farfelus qui ne tiennent pas la route.Le détournement de l’offici ne pharmaceutique,sise à la place Audin-Alger centre,qu’il a dénoncé et qui est devenu aujourd’hui une banque étrangére(Natixis Banque)a été pour eux la goutte qui a fait déborder le vase.D’ailleurs,les menaces proférées à l’encontre de Monsieur Benchicou ,Dirécteur du joiurnal »Le Matin »par le Ministre de l’intérieur n’ont pas été vaines.

    Cependant une chose est sure,notre journal réapparaitra comme a réapparu Alger Républicain grace à la pression exercée en 1985 par les Algériens (ennes)contre les dictateurs d’hier.

  6. A propos de résistance

    Si l’olivier se souvenait de celui qui l’a planté
    Alors, l’huile serait larmes !
    Ah, sagesse de nos anciens,
    Puissions-nous te faire de notre chair un bouclier !
    Hélas, la plaine du vent
    Ne donne pas de récolte aux esclaves du vent !
    Nous extirperons
    Les épines et les peines. avec nos propres paupières.
    Jusqu’à quand porterons-nous le fardeau de notre honte et notre croix
    Cependant que la planète tourne. ?
    De l’olivier nous demeurerons la verdure,
    Et nous formerons autour de la Terre un bouclier !

    Certes, nous aimons la rose,
    Mais nous aimons encore plus le froment.
    Nous aimons le parfum des roses
    Mais celui des épis est encore plus pur.
    Contre les cataclysmes, de vos poitrines hâlées protégez vos épis,
    Faites une barrière de vos poitrails.
    Oui, de vos poitrails ; une barrière : qui serait de force à la briser ?
    Resserre le poing sur le cou des épis,
    Comme on enserre un poignard !
    La terre, le paysan, la persévérance.
    Dis-moi :
    Comment ces trois pierres angulaires
    Pourraient-elles être abattues ?

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