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Edito : Nos chefs d’entreprises se trompent de démarche. 29 juin, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , trackback

 

Par samir allam le 28/06/2007

Depuis hier une délégation d’une soixantaine de chefs d’entreprises algériens du FCE se trouve à Paris pour une visite de travail. Les patrons algériens, essentiellement dirigeants d’entreprises privées, ont déjà eu des entretiens avec leurs homologues du patronat français et devaient être reçus aujourd’hui par des responsables politiques, notamment au ministère des Affaires Étrangères.  

A travers ce déplacement, les chefs d’entreprise algériens sont à la recherche d’opportunités de partenariats avec leurs homologues français. L’Algérie est un pays en pleine croissance et les possibilités d’affaires sont en effet nombreuses dans beaucoup de domaines. Ils ont également déployé des efforts pour expliquer les changements survenus ces dernières années à Alger et souligner les avantages du marché algérien. Réformes engagées dans plusieurs domaines, amélioration des conditions de sécurité, hausse du pouvoir d’achat de la population, impact durable des prix élevés du baril du pétrole sur l’économie nationale…  

La délégation du FCE a prévu également de rencontrer des associations d’hommes d’affaires algériens implantés en France. Les compétences algériennes à haute valeur ajoutée résidant à l’étranger doivent en effet être associées à toute démarche visant à renforcer le développement économique de l’Algérie. 

Mais ce type de visites représente un intérêt incertain tant nous pensons que les chefs d’entreprises algériens se trompent de « combat». Tout le monde le sait : aujourd’hui, le principal problème de l’Algérie n’est plus d’attirer les investisseurs étrangers. Ces derniers, bien au contraire, malgré les difficultés qu’ils rencontrent sur place sont à la recherche de la moindre opportunité d’investissement dans le pays. Les opérations de privatisation des entreprises publiques et les projets d’infrastructures sont suivis de près dans tous les grands cabinets d’affaires internationaux qui conseillent les grands groupes. 

La seule question qui vaille est de savoir si l’Algérie a la capacité d’ « absorber » tous ces flux d’investissements à venir?  Et aujourd’hui, la réponse est non.  

Sans réforme bancaire sérieuse, sans réduction du poids de la bureaucratie dans l’administration et sans une lutte efficace contre la corruption, l’Algérie malgré les améliorations réelles sur de nombreux fronts – macroéconomique, sécuritaire…, ne sera pas compétitive et ne pourra faire le plein des investissements pour profiter pleinement de la dynamique de croissance internationale. C’est d’abord ce combat intérieur que les chefs d’entreprises algériens doivent mener rapidement. C’est une urgence économique. 

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Commentaires»

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  1. Désolé, mon point de vue est différent.Le problème, ce n’est ni la bureaucratie ni la corruption(en Russie, la mafia omniprésente n’a jamais dissuadé les IDE).La corruption est partout(France, Italie…).
    En Algérie, le problème c’est la marginalisation des vraies compétences.
    Ultérieurement,j’aurais à expliciter mon avis sur un plan strictement technique.
    Ahmed LBC

  2. Parfaitement d’accord avec ahmed LBC, la marginalisation des compétences en algérie est une des principales sources de tous les maux de l’algérie. Certes, la corruption et la bureaucratie y rajoute de leurs lourdeur, mais cependant il faut que si on n’arrive pas chez nous encore à décoller économiquement, qu’on n’arrive même pas à fabriquer un boulon tout made in algeria c’est tout simplement parceque la compétence qu’il faut pour ça a été baillonnée. Il suffit entre autre de voir ou de scruter les grands laboratoires du monde et vous verrez en ecarquillant vos yeux que la compétence algérienne est à bon enseigne à tout les niveaux même. Il suffit juste de lui donner un minima et la laisser faire, la laisser deployer ses idées. la compétence algerienne est recherchée je peux vous le garantir, chez nous elle est repudiée, revoquée, marginalisée, insultée…Résultats des courses, on n’exporte pas plus de richesses hors hydrocarbures depuis notre indépendance…remarque ça arrange pas mal qu’on reste ainsi.

  3. nous avons hate de vous lire MR AHMED LBC .
    vos interventions sont claires meme pour moi qui n ait aucun bagage en économie .
    je tenais à le dire .

  4. nous avons hate de vous lire MR AHMED LBC .
    vos interventions sont claires meme pour moi qui n ai aucun bagage en économie .
    je tenais à le dire .

  5. Si UN AUDIT national des compétences à tous les niveaux de l’Etat est réalisé, on aura de drôles de surprises.
    C’est une proposition à creuser

  6. Impunité

    ‘’En Algérie, le problème c’est la marginalisation des vraies compétences’’ : C’est une évidente réalité. Quand à : ‘’Le problème, ce n’est ni la bureaucratie ni la corruption (en Russie, la mafia omniprésente n’a jamais dissuadé les IDE).La corruption est partout (France, Italie…)’’ Je pense que les choses ne sont pas aussi simples ! Car tout simplement, dans les pays que vous citez il y a l’épée de Damoclès, qui est la justice, qui fait contre poids entre les corrompus et voleurs et ceux qui veulent apporter un plus à l’économie nationale. Chez nous Chère LBC : C’est l’impunité. C’est encourager le crime ! Le plus horrible dans un crime et son impunité. Notre justice est mouillée jusqu’au coup. Alors impunité et économie, éducation et ….. ne peuvent coexister. Une partie s’efface de fait.
    M.B

  7. J’affirme que nous avons techniquement la capacité de rentabiliser de façon optimale nos réserves de change et d’en faire un instrument absolument déterminant pour que la gestion de nos relations extérieures économiques et financières profite aussi à l’Algérie.

    J’affirme que nous perdons entre 15 et 30% chaque année sur nos importations(en 2006 nous avons importé pour prés de 22 milliards de dollars en biens d’équipement, produits consommmables, matières premières…).

    Les 15 à 30%, ce sont des surcoûts tantôt objectifs(dûs à l’incompétence de certains responsables d’entreprises dans la négociation)tantôt subjectifs(surfacturation, commissions occultes, fuite de capitaux…).

    Je soutiens que si l’Etat en exprime la volonté politique, on peut facilement éradiquer les surcoûts en question qui représentent quand même prés de 5 milliards de dollars !

    Je sais que notre potentiel financier est estimé non pas à 100 milliards de dollars mais à 200 milliards de dollars.

    Techniquement et stratégiquement, nous pourrions faire plier(je me permets cette image parce que je sais ce que négocier veut dire) les plus coriaces des interlocuteurs étrangers!

    C’est vrai, il faut beaucoup d’expérience, de pratique, de savoirs techniques(droit bancaire, techniques des contrats, finance, renseignement économique, capacités analytiques et de synthèse, inventivité, conviction…)pour pouvoir discuter à armes égales avec les étrangers.

    Certains de nos cadres(ils ne sont malheureusement pas légion dans le secteur de la finance internationale et des montages juridico financiers sophistiqués)ont engrangé un formidable know how en la matière.

    Pourquoi ne pas lancer un appel public, officiel à ce genre de compétences ?

    S’il y a du scepticisme à cet égard, qu’on fasse passer les compétences en question devant une commission d’évaluation…

    Chiche ! que les autorités le fassent!

    Mon propos, ce n’est pas du baratin: il repose sur des enseignements puisés d’une longue pratique des opérations financières extérieures et sur une connaissance avérée de la typologie des instruments financiers.

    La question centrale est donc: comment rentabiliser notre potentiel de telle sorte à réduire significativement notre dépendance extérieure et à assurer un développement équilibré de notre société, de notre pays ?

    La réponse est la suivante : il faut en urgence faire appel aux compétences nationales et leur demander de présenter des solutions argumentées et immédiatement opérationnelles !

    Ahmed LBC
    PS:merci pour le propos de Nas

  8. Le vrai problème !

    ‘’Pourquoi ne pas lancer un appel public, officiel à ce genre de compétences ?S’il y a du scepticisme à cet égard, qu’on fasse passer les compétences en question devant une commission d’évaluation…Chiche ! Que les autorités le fassent!’’
    Je pense qu’il faut être plus pertinent pour dénoncer avec argument le pouvoir qui sait pratiquement tout et sur tous les sujets. On n’a rien à lui apprendre sur comment faire pour gérer au mieux notre pays. Il a une variété de compétences, qui a vendu son âme au diable, qui approuve de sa signatures sur les documents officielles. J’en connais beaucoup et qui me répondent Al Khoubza !! Contrairement à ce que vous croyez, les compétences sont partout, mais agir, être écouter est balisé. Alors soit la soumission ou l’exil. Autrement on ne serait pas là….
    M.B

  9. Il faut peut-être saisir une bonne fois pour toutes que l’on avancera dans aucun domaine sans régler d’abord les questions de fond et d’abord celle là : la question du pouvoir.

    Le Matin
    MB

  10. Un audit suivi d’une formation de haut niveau nous permettront de faire un premier tri dans nos compétences nationales. Beaucoup de nos cadres (dont moi)ont découvert leur médiocrité en se comparant aux occidentaux. L’important, c’est d’arrêter d’user du discours nationaliste (chauviniste) à deux balles. L’université algérienne est sinistrée, c’est une réalité.

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