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Terrorisme : Bruguière inquiet, Zerhouni tourne en rond 28 juin, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : Islamisme et terrorisme , 2 commentaires

zerhouni1.jpgbruguiere1.jpg    La menace terroriste est à un niveau « très élevé » en Europe, particulièrement en France, et dans le Maghreb, et notamment en Algérie a indiqué jeudi à Madrid le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière.

« La menace terroriste est à un niveau très élevé actuellement en Europe, surtout en France, et dans le Maghreb », a souligné le magistrat français lors d’une conférence de presse.

« Cela tient notamment à la problématique irakienne, qui a alimenté des réseaux implantés en France », a-t-il déclaré, citant également parmi les pays menacés l’Espagne et l’Italie.

« L’élément nouveau », a ajouté le magistrat français est le renforcement de l’ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, qui s’est rallié en septembre 2006 à Al-Qaïda et s’est rebaptisé depuis Branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique.

« C’est la première fois dans l’histoire qu’Al-Qaïda a une branche régionale spécifique », a souligné le juge Bruguière, 56 ans, responsable du pôle d’instruction antiterroriste du tribunal de grande instance de Paris.

Et sous cette nouvelle appellation fédératrice, ce groupe salafiste radical « a la capacité de recruter partout dans le Maghreb, y compris en Tunisie et en Libye », a-t-il estimé.

Selon le juge français, l’ex-GSPC représente une « double menace ». « Il veut faire imploser le Maghreb, notamment l’Algérie, où il a déjà commis des attentats, mais aussi le Maroc où il y aura bientôt des élections, et la Tunisie, et veut aussi exporter la violence en Europe ».

Le magistrat a également souligné l’ »incontestable et non-négligeable risque » représenté par les islamistes radicaux recrutés en Europe et au Maghreb pour combattre en Irak.

« On est confronté à une nouvelle génération. Ce sont les islamistes européens et maghrébins récupérés par le GSPC qui sont envoyés en Irak pour combattre mais aussi pour s’entraîner et être formés à commettre des attentats en Europe », a-t-il déclaré.

« C’est ce qu’on appelle les filières irakiennes, comme il y a eu avant les filières afghanes, tchétchènes ou bosniaques », a rappelé le magistrat, qui s’est fait remettre à Madrid le Prix Dialogo 2007 de l’amitié franco-espagnole, avec Carlos Divar, président de l’Audience nationale, le tribunal espagnol chargé notamment des affaires de terrorisme.

Al-Qaïda a récemment accru son activité au Maghreb. Le groupe a revendiqué deux attentats à la voiture piégée commis le 11 avril à Alger, qui a fait 30 morts et plus de 200 blessés.

Au Maroc, six kamikazes avaient activé leur ceinture d’explosifs à Casablanca le 11 mars et les 10 et 14 avril, un septième avait été abattu par la police avant de pouvoir faire de même.

 

Zerhouni cafouille

Pendant que Bruguière s’inquiète, le cercle Bouteflika cafouille. Zerhouni, « M. Sécurité », souffle le chaud et le froid, tourne en rond et prône…la réconciliation avec les islamistes armés bien que les délais impartis par la charte sont écoulés. “Si vous étiez responsable et que quelqu’un venait vous voir et dépose son arme, que feriez-vous ? Vous le laisseriez repartir d’où il vient ? La réconciliation avait des délais, l’été 2006. Mais nous sommes dans ce processus. La réponse sécuritaire est nécessaire, les hommes sont toujours debout, mais elle ne suffit pas”, précisera le ministre. La solution ne peut venir, selon lui, que de la vigilance, de la réponse sécuritaire mais “aussi d’autres procédures et solutions…”.

« Nous considérons que la solution sécuritaire ne suffit pas à elle seule, même si la lutte antiterroriste se poursuit toujours, tant qu’il reste des «hommes debout». Il faut voir ce qui se passe dans d’autres pays, notamment l’Irlande, où le problème de la violence ne trouve pas de situation depuis 20 ans, la France, des pays d’Amérique latine ou d’Asie qui continuent à souffrir du problème du terrorisme. Nous ne voulons pas que nos enfants vivent la situation du terrorisme. Le chemin à prendre, selon M. Zerhouni, consiste à ne pas négliger la fermeté et la solution sécuritaire, tout en adoptant d’autres mesures : la réconciliation nationale et le développement. »

Ce qui s’appelle tourner en rond pendant que le danger grandit. Bouteflika, prisonnier de sa politique réconciliatrice, laisse pourrir une situation explosive.

Le Matin

Des enseignants devant le juge

Posté par benchicou dans : L'Algérie qui résiste , 7 commentaires

 

  PROCES DES 12 SYNDICALISTES
Le CLA appelle à la mobilisation de la société civile autonome

Devant ce qu’ils considèrent comme «une injustice», les représentants du Conseil des lycées d’Algérie (CLA) appellent, encore une fois, la société civile autonome à la solidarité avec les 12 syndicalistes qui comparaîtront le 1er juillet prochain devant le tribunal pénal Abane-Ramdane.
En effet, mis sous contrôle judiciaire pendant des mois, sur plainte du ministère de l’Education nationale, ils sont accusés : d’incitation à grèves illégales, déconsidération de décisions de justice, réunions sans autorisation et appartenance, pour certains, à des syndicats non reconnus. Une forme de «pression», selon le CLA, et de harcèlement judiciaire et administratif, qui n’ont pu freiner la lancée de la revendication sociale. Une revendication que l’on tente de museler, tout en restreignant les libertés fondamentales. Dans sa déclaration, dont le journal a reçu une copie, le CLA estime que « la visibilité de la revendication sociale est naturelle». De ce fait, «la confrontation ne trouvera pas d’issue en diabolisant le partenaire social». Les grèves entamées et encouragées par le CLA reflètent bien sa détermination et son courage face aux différentes intimidations, «pressions et répressions» exercées par l’administration. Dans ce sens, le procès intenté aux 12 syndicalistes constitue, aux yeux de cet organisme «un non-respect des procédures légales d’inculpation en vertu de la loi», puisque l’on a quelque part «détourné les procédures de référé pour casser des actions syndicales» pourtant «conformes à tous les critères de légalité exigés par la loi». Le CLA pointe un doigt accusateur sur les chambres en référés des tribunaux, qui «ont servi d’instrument pour l’administration pour briser les grèves». En outre, le syndicat juge la mise sous contrôle judiciaire des syndicalistes «contradictoire avec les garanties de lois et conventions internationales ratifiées par l’Algérie». C’est pour répondre à toutes ces intimidations et violations, que le CLA insiste sur l’urgence d’une large mobilisation des forces autonomes et de la société civile. La présence massive des enseignants des trois paliers, à l’audience publique du 1er juillet, est très attendue. Il est à rappeler cependant que les syndicalistes inculpés représentent le CLA, Cnapest, Satef, Enpef, Snapest et le STE-UGTA Béjaïa.
Wassila Z.

Pétition Nationale : « Sauvons l’enseignement technique »

Posté par benchicou dans : L'Algérie qui résiste , 46 commentaires

La  réforme   du système éducatif  est présentée à l’opinion publique  comme une  réponse à l’évolution rapide des savoirs académiques et techniques. Mais  toute avancée vers le progrès et le savoir doit tenir compte de deux défis que la nation algérienne s’est fixés dans la  loi d’orientation scolaire du 16 avril 1976 : la démocratisation de l’enseignement et la maîtrise des savoirs indispensables pour le développement du pays.
 
Or, le projet « de délocalisation de l’enseignement technique » partiellement mis en application à  cette  rentrée scolaire 2007 constitue un véritable plan de démantèlement des lycées  techniques et technicums compromettant l’avenir de l’enseignement technique,  base préalable dans la formation des  ingénieurs et des techniciens pour notre pays.
L’essentiel des  mesures    fait l’impasse  sur le problème  de l’intégration de  la formation scolaire    au besoin   de la relance   économique :    
 
La moitié des  filières techniques a été brutalement  supprimée (Electronique – Electrotechnique – Fabrication mécanique  -Chimie – Bâtiment et Travaux publics – Techniques Comptables). Les 5 filières  restantes  avec 50% de réduction  de leur  volume horaire ont rendu dérisoire tout enseignement technique. La fermeture des  ateliers et le transfert des  machines constituent  un gaspillage  aberrant ;
La réduction de  l’offre pédagogique pour des coûts de rentabilité est un retour en arrière inacceptable ;
La décision  unilatérale de  généraliser  la filière Techniques Mathématiques  dans tous les lycées  en gonflant le taux d’admission à cette filière la  priverait définitivement  de son rôle d’excellence ;
           
L’actuelle   réforme s’inscrit  dans une délocalisation  de l’enseignement technique et l’atomisation de la pluridisciplinarité ; elle condamne un pan historique de notre système éducatif à l’extinction.
Aucun pays du monde  n’a, du jour au lendemain, accepté de se défaire d’un système de formation historiquement  constitué avec autant de facilité. 
 
C’est pourquoi nous, soussignés : représentants du mouvement syndical, des mouvements associatifs en général, des formations politiques, personnalités indépendantes de tous secteurs d’activités et notamment du monde des arts de la culture et de l’information, demandons solennellement les pouvoirs publics, en particulier le ministère de l’éducation nationale :
 
 
 
 
L’abandon du plan de démantèlement des lycées techniques et technicums et l’ouverture d’un débat national sur l’enseignement technique.
                                                                  
 
 Pour contacter le CLA : http://www.cladz.org/
 
 
Pétition Nationale
« Sauvons l’enseignement technique »
Signatures Fonction          Nom et prénoms
     
     

Débat :  » Comment dépasser la crise du MDS ? »

Posté par benchicou dans : Le coin des partis démocrates , 8 commentaires

 Débat du blog :

 » Comment dépasser la

crise du MDS ? »

ADepuis un an le parti de feu Hachemi Chérif, le Mouvement démocratique et social (MDS), se déchire dans une crise interne qui n’en finit plus. Cette crise nous regarde tous et elle doit trouver sa solution : les démocrates ont d’autres missions que celle de s’étriper mutuellement. Que vous soyez neutre ou proche d’une aile ou de l’autre, mais sensible à cette déchirure d’un parti qui descend d’une lignée historique de valeureux militants algériens, adressez vos avis sur une question de l’heure et qui concerne tous les républicains. Eclairons le débat. Pesons sur la solution. C’est notre devoir.

Crise du MDS : une lettre de Hocine Ali

Posté par benchicou dans : Le coin des partis démocrates , 17 commentaires

A la suite de l’article « Actes de vandalisme au siège du MDS », le chef de l’aile dite « dissidente » du MDS, Hocine Ali, qui se définit lui aussi « secrétaire général du MDS » a fait parvenir cette lettre ouverte que nous publions dans son intégralité afin que le lecteur se fasse une opinion aussi complète que possible de la crise qui secoue ce parti qui nous est cher.

Par la même occasion, nous lançons un débat sur le blog :  » Comment dépasser la crise du MDS ? »

 

Alger le 23 / 06 / 2007

LETTRE AUX AMIS

Par Hocine Ali

Nous aurions souhaité épargner au militants et amis, et à l’opinion publique l’étalage de nos querelles internes. Pour notre part, nous avons tout fait pour éviter la polémique stérile, et les disputes autour de la légitimité et de l’utilisation des moyens du MDS. Nous n’avons pas cessé de clamer haut et fort que la crise que traversait notre Mouvement exigeait une solution démocratique et pacifique, et que seuls les militants, dans un congrès souverain et démocratique pouvait décider de l’avenir du MDS. Méliani et les siens ont rejeté tous les appels allant dans ce sens. Jusqu’au fameux « entretien » dont le PV a été signé par Meliani et Hocine devant des témoins, qui préconisait la tenue d’un congrès démocratique, qui reconnaissait les courants politiques au sein du Mouvement, et que Meliani a renié. Nous avons tout fait pour éviter le recours à la force, malgré les agressions multiples que nous avons subit. Pour nous, il fallait démontrer à la classe politique et à l’opinion publique qu’il était possible de régler nos problèmes de manière pacifique et démocratique. C’était une première dans la vie politique de l’Algérie indépendante. Nous avons aussi refusé de faire appel à l’arbitrage du ministère de l’intérieur. C’est pour ces raisons que dans l’immensité de l’espace du siège, nous nous sommes résignés à n’occuper qu’un petit bureau. Malheureusement, Meliani et ses compères ont confondu l’esprit de responsabilité avec la faiblesse.

Ce qui est arrivé dernièrement à l’intérieur du siège est regrettable comme est regrettable l’incursion dans mon bureau et le vol qualifié d’objets personnels (mon cartable, fermé à clé, a été fracturé, et des documents ont disparu, des livres ont été subtilisés, deux téléphones portables ont été volés ainsi qu’un chauffage électrique appartenant à une militante…) ou appartenant au Mouvement (des chaises, des matelas et des couvertures que nous avons achetés avec l’argent des cotisations des militants, un écran d’ordinateur, un fax, un climatiseur…) et la fouille systématique des serviettes et placards qui constitue un viol de la vie privée. Cette agression qualifiée fera l’objet d’une plainte. Comme il est regrettable d’avoir cassé mon armoire qui était restée dans le bureau de l’administration, et d’avoir cassé la porte du bureau dans une première tentative avortée de nous sortir par la force. Cette escalade devient dangereuse et risque d’avoir des conséquences dramatiques pour le MDS. Aucun de nous ne peut exclure l’autre. Aucun ne peut prétendre être le détenteur de la vérité, ou l’héritier du patrimoine spirituel ou matériel du Mouvement. Malheureusement Meliani et ses compères nous ont progressivement exclus de tous les espaces du siège. D’abord nous avons été exclus des bureaux de l’administration, ensuite les étudiants ont été exclus de l’espace qu’ils occupaient, ils ont déménagé pour être de nouveau exclus, ensuite le matériel de la grande salle a été caché, ensuite la grande salle a été fermée avant d’être scellée. Enfin la décision a été prise de façon unilatérale de changer la porte d’entrée et les serrures. Il est utile de rappeler que pendant cette période Meliani a recouru aux services des forces de l’ordre à quatre reprises ; la première fois, lorsque les étudiants du Mouvement ont tenté de récupérer l’espace qu’ils occupaient dans le cadre de l’activité, il a fait appel à un agent qui a passé la nuit au siège, la deuxième fois c’était pour empêcher des étudiantes d’El-Oued venu à Alger dans le cadre des activités du 8 mars, qui n’avaient pas où de passer la nuit, la troisième fois des militant du MDS et des citoyens étaient venus pour un rassemblement organisé par le MDS, l’ANR et l’UDR contre le terrorisme à « La Maison du Peuple », ensuite ils étaient montés au siège, il a de nouveau recouru aux forces de l’ordre sous prétexte que des étrangers avaient envahi le siège ! Enfin, lorsque nous avons voulu changer les serrures de la porte d’entrée, après avoir vainement tenté de récupérer les doubles des clés, Meliani a appelé des agents de police qu’il a introduit jusque dans le bureau que nous occupions pour interrompre une réunion de travail… autour du bilan des élections !
Pendant toute cette période, nous n’avons pas fait appel une seule fois à la police, nous avons tout fait pour éviter de donner la possibilité au pouvoir d’arbitrer entre nous. Il est aussi utile de rappeler qu’au plan politique, il a essayé d’organiser un congrès exclusif, avec la participation et le soutien de Mr Brerhi, fermant les portes à la face des membres statutaires du Conseil National, du Bureau National et au chef des patriotes de Haouch Grau, et d’entériner une situation de fait en adressant un courrier ficelé au ministère de l’intérieur. Selon les témoignages publics des journalistes présents dans la salle, il y avait 54 congressistes votants pour élire un Conseil National de… 71 membres, réduit à 41 membres et…ouvert !! Une situation qui prêterait à rire si elle n’était pas dramatique. Nous sommes restés sur la réserve pendant dix jours, il a organisé une conférence pour rendre publics les résultats, nous obligeant ainsi à recourir nous aussi au ministère de l’intérieur et à déposer un dossier plus crédible puisqu’il est accompagné des 70 signatures des membres statutaires du Conseil National.

Depuis quelques mois, le siège est transformé en dortoir et son état de salubrité est inqualifiable. La grande salle est scellée par des planches et des clous et toutes les portes sont fermées. Les chaises et les tables ont été cachées, ainsi que les matelas et les couvertures. Je ne veux pas porter de jugement sur cette manière singulière de développer les activités du Mouvement et de poursuivre les luttes pour la réalisation de la double rupture avec l’islamisme politique et le système rentier bureaucratique corrompu. Chacun est libre d’avoir sa propre conception de l’avenir du MDS. Mais force et d’admettre que le combat pour la modernité et le progrès est désormais réduit chez Meliani et ses alliés au combat qu’ils mènent contre le MDS ; Ils usent de toutes leurs forces et de leur influence contre nous. Brerhi est ainsi devenu depuis le début de la crise, le porte parole attitré du groupe dirigé par Moulay, et qui s’est érigé, ironie du sort, comme le seul et unique héritier du patrimoine spirituel et matériel, des luttes et sacrifices de plusieurs générations de militants. La promptitude de Brerhi à réagir avec autant de violence, sans demander la moindre explication est suspecte à plus d’un titre. Sa mémoire sélective et oublieuse à besoin d’être rafraîchie. Moulay et Meliani ont commis l’irréparable à la fin du mois d’avril 2006 en défonçant la porte de mon Bureau ; mon premier réflexe a été d’informer le CCDR. La réaction du CCDR a été l’étonnement, et pour cause ! Deux jours auparavant, Brerhi est passé pour m’accompagner chez Le Commandant Azeddine pour discuter des problèmes internes du MDS, en tant qu’ancien compagnon et ami du camarade Hachemi, apparemment « soucieux » de préserver le MDS comme cadre démocratique vivant, en contribuant à dépasser la crise. L’entretien très amical qui a eu lieu présageait de possibilités réelles de dépassement pacifique et démocratique de la crise. Des propositions concrètes ont même été dégagées (tenue d’un congrès, échéances, modalités, arbitrage…). Mais, après le semblant de stupéfaction, il y a eu un silence sidéral. Ni contact pour vérifier les faits, ni excuses pour justifier le fait que les démarches de bons offices n’aient pas abouties, plus rien ! Nous n’attendions pas de Brerhi de dénoncer des pratiques fascistes, et nous l’aurions remis à sa place s’il avait osé parler en ces termes de camarades, malgré toutes les divergences qui nous séparent. Mr Brerhi est il simplement conscient qu’il parle de camarades ayant risqué réellement leur vie dans la lutte contre l’islamisme et le terrorisme et qu’ils n’ont absolument pas de leçon a recevoir en matière de démocratie, bien au contraire ? Le CCDR qui dénonce le MDS, comme pendant les années de plomb, la terrifiante kasma de Birghbalou dénonçait l’impérialisme et le menaçait… Ce n’est pas la première fois que Brerhi s’attaque au MDS, il le fait systématiquement et sournoisement depuis plus d’une année. C’est plus facile d’essayer de caporaliser une organisation fragilisée par la disparition de Hachemi, que de mobiliser des citoyens. Ses ambitions deviennent de plus en plus évidentes.

Pendant la campagne électorale, nos camarades qui ont désapprouvé notre participation aux élections venaient afficher a la sauvette des tracts appelant au boycott sur notre panneau, pour cacher nos affiches laissant bien en évidence celles de Hamas, de Ennahdha, du FLN… Qu’espéraient nos camarades en agissant ainsi ? Revendiquer de manière ridicule les 12 millions d’électeurs qui ont boycotté le scrutin ? En tous les cas, cette démarche consistant à épargner les affiches des islamo conservateurs tant décriés à l’intérieur du siège, illustre parfaitement le glissement trop rapide et incontrôlé à « gauche » dont les conséquences évidentes sont à méditer !

A l’invitation à ouvrir la grande salle pour la préparation et la tenue du Conseil National, Meliani, réagissant avec mépris, l’a rendu encore plus inaccessible.

L’intervention récente de camarades excédés par l’exclusion et l’utilisation unilatérale de tous les moyens du Mouvement par un groupe exclusif qui décide seul, est certainement regrettable, mais c’est le résultat d’une dégradation de la situation et d’une attitude inacceptable à notre égard. Une attitude caractérisée par la prétention démesurée et déplacée d’user de la force pour nous exclure.
Ces comportements indignes, qui salissent le MDS aux yeux de ses amis est l’éloignent irrémédiablement du terrain des luttes politiques, et de la conquête de la société, ne semblent pas inquiéter du tout Meliani qui ne montre de la résolution que pour gérer les locaux. Des tonnes de documents précieux ont été jetés pour faire place nette, et transformer des bureaux en dortoirs pour des pseudo militants dont le seul lien réel avec le MDS et l’occupation de l’espace et l’utilisation gratuite et sans vergogne des moyens du Mouvement (eau, électricité, téléphone, internet…), nous avons à chaque fois réagit de façon responsable, en faisant preuve de retenue. Malheureusement, Meliani et les siens ont continué à agir avec la même arrogance et les mêmes prétentions. Après avoir pris connaissance des faits irréfutables, et du comportement de chacun, les anciens camarades et amis qui suivent de près ou de loin ce malheureux crêpage de chignon auraient tors de nous renvoyer dos à dos. Ils devraient se démarquer de manière catégorique de ces pratiques, chercher la vérité au lieu de prêter une oreille complaisante à Méliani.

Si aucun effort n’est fait pour revenir à la raison et accepter de partager équitablement et démocratiquement les espaces dans le cadre des activités du MDS, il faudra que nos camarades assument seuls, l’entière responsabilité des conséquences de leur comportement exclusif.

Pour notre part, après tous les efforts que nous avons consentis unilatéralement pour éviter l’arbitrage du ministère de l’intérieur, et chercher en vain une solution qui mette en avant le déploiement du MDS dans sa diversité, nous avons décidé de recourir à tous les moyens légaux et de saisir officiellement les autorités pour restituer au siège central du MDS sa véritable vocation de lieu de travail. Cette décision concerne aussi les sièges de wilayate squatés, sans scrupules, comme lieux d’habitation (Alger, Bedjaia …).

Notre expérience et notre participation lors des élections législatives, nous a montré combien la société
Algérienne a profondément assimilé les leçons du combat politique et armé contre le terrorisme et l’islamisme mais aussi le besoin d’un nouveau cadre de lutte politique en mesure de l’accompagner dans ses efforts pour transformer son quotidien et son avenir .
C’est avec humilité que nous continuons à nous mettre au service de cette société mais aussi avec l’ambition d’édifier un grand parti, fortement enraciné dans cette société, le parti de l’espoir.

Le Secrétaire Général du MDS

Hocine Ali

Zerhouni cache son jeu

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 7 commentaires

 

A Sétif, Yazid Zerhouni a joué à l’innocent. Interpellé par les journalistes sur le projet de révision constitutionnelle annoncé pour très bientôt, le ministre de l’Intérieur a pris son air le plus dubitatif : “La Constitution ? Que voulez-vous que je vous dise ? Cela regarde le premier citoyen concerné, c’est à dire au stade actuel des choses, le Président de la république…”, laissera tomber le ministre d’État ajoutant après une période de flottement : “Je souhaite que vous ayez l’occasion de lui poser directement la question…”. Des déclarations sibyllines et qui ressemblent étrangement à un message délivré à tous ceux qui actuellement en font matière à débat alors que le chef de l’État, lui, n’a plus abordé la question depuis quelque temps. Zerhouni poursuit : « En tant que ministre de l’Intérieur et premier responsable d’une administration qui serait en charge d’organiser un éventuel référendum, je n’ai que des pouvoirs d’exécution. Encore faut-il souligner que le référendum n’est pas obligatoire puisque la révision de la Constitution se pose, soit par référendum populaire, soit en réunissant les deux chambres du Parlement », dira-t-il, sans se prononcer en faveur ou en défaveur d’un tel projet. Nourredine Yazid Zerhouni, qui animait une conférence de presse en marge de la visite présidentielle à Sétif, fera néanmoins dans la nuance, en remettant le débat sur cette question dans son contexte, rappelant, au passage, qu’il a les prérogatives nécessaires pour entamer l’une des deux procédures, ce qui démontre peut-être que le choix n’est toujours pas tranché.

Bref, la révision aura bien lieu, mais le pouvoir tient à l’effet de surprise.

L.M.

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