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Le président russe évoque son départ du pouvoir 4 juin, 2007

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Dans l’entretien accordé, vendredi 1er juin, aux journaux représentant les pays du G8, Vladimir Poutine évoque son départ du pouvoir. Interrogé sur ce qu’il fera lorsque les Russes éliront un nouveau président, il répond : « Je continuerai à travailler. J’ai une idée de ce que je ferai mais je ne peux pas en parler. C’est trop tôt. Tout dépendra de la façon dont se déroulera le processus politique vers la fin de cette année et en 2008. » Il se définit aussi comme « le seul pur démocrate », ajoutant : « Depuis la mort de Gandhi, je n’ai personne à qui parler. » 

Réaction à Poutine : « Menaces inutiles et inopportunes » selon l’OTAN

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L’OTAN a réagi lundi 4 juin aux menaces formulées par Vladimir Poutine de pointer des missiles vers l’Europe. « A ma connaissance, le seul pays envisageant de viser l’Europe avec des missiles est
la Fédération de Russie
, a déclaré James Appathurai, porte-parole de l’organisation. Des propos de ce type sont inutiles et inopportuns. » 

Le président français a, pour sa part, annoncé qu’il aurait un entretien bilatéral avec le président russe lors du sommet du G8. « Je l’écouterai avec attention. Il a appelé à un dialogue confiant et franc. Il sera de ma part franc », a déclaré Nicolas Sarkozy. Le premier ministre britannique, Tony Blair, a appelé par la voix de son porte-parole à un dialogue constructif avec
la Russie tout en rappelant ses inquiétudes : « De la même manière, l’Europe dans son ensemble (…) nourrit des inquiétudes en ce qui concerne l’attitude russe et elle exprimera sans retenue ces préoccupations ».  
 

L’interview menaçante de Vladimir Poutine

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 Voici l’interview de Vladimir Poutine parue lundi 4 juin dans huit médias représentant les huit pays du G8, à la veille du sommet du G8 à Heiligendamm. 

Vous allez faire la connaissance du président Sarkozy, présenté comme un ami des États-Unis et un défenseur des droits de l’homme. Comment voyez-vous l’évolution des rapports entre
la Russie et
la France ?
 

- Je suis toujours content quand quelqu’un insiste sur les droits de l’homme. Je viens de lire le rapport d’Amnesty International. Il soulève beaucoup de questions, pas seulement en Russie mais aussi dans les autres pays du G8. Nous devons tous tenir compte des droits de l’homme. Quant à l’amitié de Nicolas Sarkozy avec les États-Unis, là aussi je m’en félicite. Nous aussi, malgré nos discussions difficiles sur le système de défense antimissiles, nous sommes des amis des États-Unis. La question n’est pas d’être amis mais de chercher à renforcer le système de sécurité internationale. D’ailleurs, quand Nicolas Sarkozy a dit qu’il était un ami des États-Unis il a précisé que cela ne l’empêcherait pas d’avoir des désaccords. C’est exactement mon approche. Quant à nos relations avec
la France, elles sont profondes. Nous avons beaucoup d’intérêts communs et de convergences de vues sur de nombreuses questions internationales. Notre coopération économique est intense. La conversation téléphonique que j’ai eue avec le nouveau président me donne des raisons de penser que nous pouvons travailler ensemble de façon constructive. Nous allons nous rencontrer en Allemagne et je suis sûr que nous allons établir de bonnes relations. Tel est mon souhait.

Lorsque vous vous opposez au déploiement par les États-Unis d’un système de défense antimissile en Pologne et en République tchèque, quel est votre objectif ?

- En appliquant le Traité sur les armements conventionnels en Europe (CFE),
la Russie a procédé à un désarmement unilatéral. En retour, nous avons observé une accumulation de matériel militaire en Roumanie et en Bulgarie et maintenant le déploiement d’intercepteurs en Pologne et d’un radar en République tchèque. Il y a de quoi être préoccupé. Voilà pourquoi nous avons déclaré un moratoire sur le CFE. Il faut se rendre compte que lorsque le système antimissile sera installé, il fonctionnera en liaison automatique avec le dispositif nucléaire aux États-Unis. Pour la première fois dans l’histoire, il y aura donc en Europe des éléments d’un système nucléaire américain. Cela change fondamentalement l’équilibre du système international. On nous explique que cela est nécessaire pour se protéger de missiles iraniens. Mais les Iraniens ne disposent pas de missiles de 5 000 à 8 000 kilomètres de portée. Il n’y a donc pas de justification au déploiement de ce système. Nous nous fondons sur le bon sens et la logique. Nous n’excluons pas que les États-Unis reviennent sur leur décision. Si ces principes ne s’imposent pas, nous devrons prendre des mesures de réciprocité. Pour rétablir l’équilibre, nous aurons besoin de systèmes qui pourront pénétrer le bouclier antimissile. Nous ne sommes pas ceux qui auront entamé une course aux armements en Europe. Mais peut-être veut-on nous pousser à prendre des mesures de réciprocité pour empêcher un rapprochement entre
la Russie et l’Europe.

Allons-nous donc revenir à l’époque où des missiles étaient pointés sur l’Europe occidentale ?

- Oui. Nous sommes en train de revenir à cette époque. Nos experts militaires nous disent que le système antimissile menace le territoire de
la Russie jusqu’à l’Oural. Si une partie du potentiel nucléaire des États-Unis est en Europe, nous devrons trouver une réponse. Bien sûr, nous devrons avoir des cibles en Europe. Quels moyens utiliserons-nous ? Des missiles balistiques, des missiles de croisière ou de nouveaux systèmes d’armements, c’est une question technique. Je suis contre toute course aux armements. Nous avons appris de l’expérience de l’URSS. Nous n’allons pas nous laisser entraîner. Les États-Unis vont dépenser des milliards et des milliards de dollars, nous allons bâtir une réponse asymétrique, beaucoup moins chère mais efficace.

Si Washington vous proposait de participer au bouclier antimissile, seriez-vous prêt à en discuter avec l’Otan ?

- Les États-Unis nous ont seulement proposé de fournir nos missiles pour qu’ils servent de cible… Le bouclier antimissile étant lié au système de dissuasion nucléaire américain, il serait absurde pour eux de permettre à
la Russie d’accéder au saint des saints de ce système.

Certains disent que
la Russie n’a pas sa place au G8 parce qu’elle n’est pas assez démocratique…

- C’est absurde.
La Russie est devenue la neuvième puissance économique au monde et dépasse les pays du G8 dans de nombreux domaines. Quant aux droits de l’homme, je ne veux offenser personne, mais le rapport d’Amnesty International affirme que les États-Unis sont le plus grand pourfendeur des droits de l’homme à l’échelle globale.

Que préconisez-vous pour le Kosovo dans la mesure où vous refusez l’indépendance proposée par le Plan Ahtisaari ?

- Nous sommes favorables au dialogue et à l’application de la loi internationale, qui prévoit le respect de l’intégrité territoriale des États. Si nous décidons de préférer à ce principe celui de l’autodétermination, il faut faire de même partout dans le monde, notamment en Ossétie du Sud, en Abkhazie et en Transnistrie. À l’ouest, cette solution déclenchera des séparatismes en Europe. Voyez l’Écosse,
la Catalogne, le Pays Basque… Je ne pense pas que l’on doive humilier une nation européenne comme
la Serbie en cherchant à la mettre à genoux. Il faut être patient, les possibilités de compromis n’ont pas été épuisées.

Êtes-vous d’accord avec le président Bush, qui juge intolérable que l’Iran puisse acquérir l’arme nucléaire ?

- Je suis absolument d’accord avec lui. Mais là encore nous sommes en faveur du dialogue.

Certaines circonstances permettraient-elles d’extrader Andreï Lougovoï, inculpé par la justice britannique pour le meurtre d’Alexandre Litvinenko à Londres ?

- Oui. Il faudrait modifier
la Constitution russe. Mais les Britanniques n’ont pas substantiellement motivé leur requête d’extradition. Par ailleurs, une instruction est ouverte sur cette affaire en Russie. Si nos enquêteurs trouvent matière à inculper Lougovoï ou quiconque, il sera renvoyé devant les tribunaux. Si ceux qui ont transmis la demande d’extradition ignorent notre Constitution (qui empêche toute extradition, NDLR), leur compétence est en cause. S’ils connaissent notre Constitution, alors ce n’est qu’un geste politique. C’est de la stupidité ! Absurde ! Les autorités britanniques ont laissé entrer sur leur territoire des voleurs et des terroristes. Elles sont responsables.

Il semble que Moscou s’apprête à retirer sa licence d’exploitation pétrolière au groupe BP, allié au russe TNK. Pourquoi ?

- Avez-vous lu l’accord initial (de partage de la production) ? C’était un accord colonial, contraire aux intérêts de
la Russie. Je regrette qu’au début des années 90
la Russie ait signé des accords pour lesquels les responsables auraient dû aller en prison ! Cet accord ne rapporte rien, zéro ! Mais les sociétés ont violé notre législation, c’est leur faute. Gazprom a reçu une proposition de s’allier à TNK-BP avant les problèmes environnementaux. Et quand ces problèmes sont survenus, Gazprom a sauvé ce projet en investissant 8 milliards de dollars.

Comment répondez-vous aux inquiétudes suscitées par les prises de participation russes au capital d’entreprises européennes, comme EADS ?

- Pourquoi avoir peur ? Les compagnies russes apportent l’investissement nécessaire en Europe. Elles ne volent pas ! Elles créent des emplois. Si nous avions passé un accord d’investissement, des emplois auraient pu être sauvés chez Airbus, nous aurions évité des licenciements massifs. Nous sommes en train de créer notre holding d’aéronautique. Nous fabriquons par exemple le B200, un appareil de lutte contre les incendies. Pourquoi ne pas l’utiliser en Europe ? Si l’Europe ne veut pas de nous, nous irons voir d’autres partenaires. Si Gazprom entre dans les réseaux de distribution européens, il sera intéressé de remplir les réseaux de gaz, où est le mal ? On nous a critiqués à propos du gazoduc de
la Baltique. On a dit qu’il court-circuitait des pays, mais nous ne fermons rien, c’est au contraire une route en plus.

Gerhard Schroeder vous a qualifié de « pur démocrate ». L’êtes-vous vraiment ?

- Oui, bien sûr ! Bien sûr que je suis un pur et absolu démocrate ! La tragédie, c’est que je suis le seul pur démocrate au monde. Voyez les États-Unis : des tortures horribles, des sans-abri, Guantanamo. Voyez l’Europe : des manifestations violentes, durement réprimées. Même les Ukrainiens se sont discrédités et vont vers la tyrannie. Depuis la mort de Gandhi, je n’ai personne à qui parler !

Que ferez-vous lorsque les Russes auront élu, en mars prochain, un nouveau président ?

- Je continuerai à travailler. Je n’ai pas encore atteint l’âge de la retraite. J’ai une idée de ce que je ferai mais je ne peux pas en parler. C’est trop tôt. Tout dépendra de la façon dont se déroulera le processus politique vers la fin de cette année et en 2008. Il y a plusieurs options possibles…

Dernière minute : Vladimir Poutine menace de frapper l’Europe

Posté par benchicou dans : Non classé , ajouter un commentaire

 Vladimir Poutine a fait trembler le monde aujourd’hui en menaçant de pointer de nouveau les missiles russes – qui, en principe, ne le sont plus depuis la fin de la guerre froide -, sur des « cibles en Europe » si les Etats-Unis mettent à exécution leur projet d’installer des sites antimissiles en Pologne et en République tchèque. Le président russe a tenu ces propos lors d’un entretien publié lundi 4 juin par huit journaux représentant les pays du G8, dont le sommet se tiendra en Allemagne en fin de semaine. 

nucléaires américaines. « Lorsque le système antimissile sera installé, il fonctionnera en liaison automatique avec le dispositif nucléaire des Etats-Unis, explique-t-il. Pour la première fois dans l’histoire, il y aura donc en Europe des éléments d’un système nucléaire américain. Cela change fondamentalement l’équilibre du système international. » Nous devrons trouver une réponse, poursuit-il : « Bien sûr, nous devrons avoir des cibles en Europe. Quels moyens utiliserons-nous ? Des missiles balistiques, des missiles de croisière ou de nouveaux systèmes d’armement, c’est une question technique. » 

Alors que des généraux russes avaient déjà évoqué la possibilité de frappes contre les futurs sites polonais et tchèque, c’est la première fois que le président russe brandit lui-même cette menace. Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a cependant dissipé toute ambiguïté, dimanche, en expliquant dans une interview diffusée sur la chaîne de télévision Vesti 24 que son pays serait obligé de « supprimer les menaces potentielles résultant de ce déploiement » de missiles. 

Le chef de la diplomatie russe a toutefois esquissé une ouverture : « Il vaudrait mieux reprendre le travail dans le cadre du Conseil OTAN-Russie sur la création d’un grand théâtre de défense antimissile », a-t-il indiqué. 

Cette escalade verbale russe est liée à la fermeté de la position de l’administration Bush qui, tout en répétant que son bouclier antimissile ne menace en rien
la Russie (il est officiellement conçu pour annihiler une menace balistique iranienne), rappelle que les protestations de Moscou ne changeront rien à sa détermination de concrétiser le projet d’installer 10 missiles intercepteurs en Pologne, et un radar en République tchèque. 

Une semaine avant le G8, où ce sujet sera abordé, et alors que le président George Bush était attendu lundi soir à Prague pour discuter du bouclier, M. Poutine fait monter les enchères : « Nous savons que cela risque de relancer la course aux armements mais nous n’en serons pas responsables. Ce n’est pas nous qui avons commencé à remettre en cause l’équilibre stratégique. » 

Lire l’interview

La farce de Bouteflika

Posté par benchicou dans : Non classé , 7 commentaires

 

A quoi joue le chef de l’Etat ? Le contre-pied est là : ceux qui s’attendaient à ce que le président de
la République désigne, vendredi, un nouvel Exécutif — ou reconduire l’ancien — ont eu droit à un tout autre scénario.

lire la suite…

N’oublions pas Tahar Djaout…

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 1 commentaire

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Oulkhou a tenu à marquer la date anniversaire de l’assassinat de l’écrivain et journaliste Tahar Djaout mort le 2 juin 1993 victime d’un attentat islamiste perpétré le 26 mai 1993. Un événement qui s’inscrit dans une tradition qu’honore, le 2 juin de chaque année, le village natal d’une des figures emblématiques d’une Algérie résistante contre le joug de l’obscurantisme. En l’espace d’une journée, l’œuvre, la personne et le combat du fils prodige ont été remis à l’ordre du jour grâce à l’association portant son nom.
Placée donc sous le signe du souvenir et contre l’oubli, la cérémonie de jeudi a regroupé plusieurs personnes qui ont tenu, dans une ambiance solennelle, à déposer sur sa tombe une gerbe de fleurs. Un rituel ponctué par une prise de parole du frère du défunt et quelques personnalités influentes de la région. Les élus locaux étaient les premiers à marquer de leur présence les commémorations. Parmi eux, l’on a remarqué les maires d’Aït-Chafaâ et d’Azeffoun ainsi que le fraîchement élu député d’obédience RCD, Aïder Arezki. Les organisateurs ont tracé un programme riche et varié qui a ravi la population venue nombreuse participer et admirer la prestation de nombreuses troupes théâtrales et contempler les expositions mises à sa disposition. Un registre qui n’a pas échappé à l’appréciation de l’assistance. Ainsi, selon quelques participants, l’association Assirem du village Tazaghart grâce à la présentation d’une pièce théâtrale a recueilli tous les suffrages. Loin des relents officiels, la cérémonie de jeudi était sobre, mais son expression marque l’attachement de tous ses amis et de toute la localité aux idéaux de Djaout et surtout ne point s’accommoder de la politique de l’oubli.
F. B.

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