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Sarkozy à Alger : qu’en pense la presse française ? 9 juillet, 2007

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Sarkozy en visite symbolique en Algérie et en Tunisie

Il y défendra son projet d’«Union méditerranéenne» sans passer par Rabat.

Par ANTOINE GUIRAL

QUOTIDIEN : mardi 10 juillet 2007

La diplomatie au pas de charge de Nicolas Sarkozy n’est pas du goût de tous. Le chef de l’Etat français débute ce matin en Algérie une tournée express au Maghreb qui devait le conduire en moins de 48 heures à Alger, Tunis et Rabat. Finalement, il a dû renoncer à son étape marocaine. Officiellement, le roi Mohammed VI, en tournée dans le nord du royaume, s’est retrouvé confronté à des «problèmes d’agenda» de dernière minute. En réalité, les Marocains ont peu apprécié de n’être que la dernière étape de la caravane sarkozyste. Qui plus est, celle-ci ne daignait pas passer la moindre nuit sur son territoire. Du coup, Nicolas Sarkozy se rendra pour une visite officielle au Maroc «dans la deuxième quinzaine d’octobre», assurait l’Elysée en fin de semaine.

«Réunification».  Pour son premier déplacement hors d’Europe, le président de la République a symboliquement choisi le Maghreb, où il compte vendre son projet d’ «Union méditerranéenne», appelé à être l’une des grandes réalisations internationales de son quinquennat. Il s’agit de jeter les bases d’une union économique et politique sur le modèle de celle de l’Union européenne. «Je veux être le président d’une France qui engagera la Méditerranée sur la voie de sa réunification après douze siècles de divisions et de déchirements», avait-il lancé à Toulon durant la campagne présidentielle en détaillant ce projet dont il a fait aujourd’hui un objectif stratégique de la diplomatie française. Il espère aussi que les nombreux ­Maghrébins de France, avec qui ses relations restent délicates depuis la crise des banlieues, seront sensibles à cette initiative.

Avec le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, qu’il a rencontré à de multiples reprises depuis 2002, les sujets qui fâchent sont rares. Tous deux n’avaient pas attendu le départ de Chirac de l’Elysée pour enterrer le traité d’amitié franco-algérien cher à l’ex-président français. Sarkozy l’a dit et répété : il n’y aura pas de repentance avec lui, puisque «les fils n’ont pas à s’excuser pour les fautes de leur père». Persuadé que les «actes comptent plus que les mots», il préfère les contrats et les accords de coopération aux grandes déclarations de principe. Le nucléaire civil et les partenariats gaziers seront au cœur de leurs échanges. Tout comme la lutte contre le terrorisme. Après avoir annoncé (et obtenu) la consultation communautaire préalable sur les visas lors de son précédent voyage en novembre 2006, Nicolas Sarkozy devrait faire d’autres petits gestes sur la rapidité de délivrance des visas et les autorisations de séjour pour les familles ayant des parents en France.

«Tabou».  En Tunisie, où il ne passera que quelques heures, le président viendra d’abord «renforcer les coopérations» et saluer un dirigeant ami de la France qui ne sort que très rarement de son pays. Avec le sulfureux Zine Ben Ali, qu’il connaît également bien pour s’être rendu en Tunisie du temps où il était ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy assure pouvoir tout dire. «Aucun sujet ne sera tabou dans ses discussions, y compris sur la question des libertés et des droits de l’homme», assure l’Elysée. Le chef de l’Etat a emmené avec lui son ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner et la secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, Rama Yade, va les rejoindre. Mais pas Rachida Dati, d’origine maroco-algérienne, ni Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement. Le journaliste Jean Daniel, lui, est bien du voyage.

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 Au Maroc, le Rafale vaut bien un voyage

 mardi 10 juillet 2007

Le report de la visite de Nicolas Sarkozy au Maroc pourrait finalement arranger les affaires des industriels français de l’armement. «On ne vend pas un Rafale à l’occasion d’un séjour de quelques heures, surtout après une étape en Algérie. Mieux vaut une visite d’Etat plus solennelle», estime-t-on dans ces milieux.

Le Maroc négocie en effet avec la France l’achat de dix-huit avions de combat Rafale. Le Royaume serait ainsi le premier client à l’exportation pour le dernier-né de Dassault. Les discussions se poursuivent avec les banques : il s’agit d’un montage financier complexe, qui implique notamment l’Arabie Saoudite. Riyad devrait en effet «aider» financièrement le Maroc à acheter ses avions de combat. Si le Maroc tient autant à s’équiper en Rafale, c’est parce que l’Algérie vient de moderniser son parc aérien, avec l’achat de Sukhoï Su-30 russes. Face auxquels les vieux Mirage F1 marocains feraient piètre figure.

 

LeMonde.fr

Première visite du président Sarkozy au Maghreb

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‘est à l’Algérie que le président Sarkozy a réservé sa première visite hors d’Europe. Le chef de l’Etat effectue, les 10 et 11 juillet, une brève tournée maghrébine qui le conduira, après Alger, à Tunis. Relations bilatérales, émigration, visas, mais surtout projet de création d’une « Union méditerranéenne » qui aurait pour vocation, dit-on à l’Elysée, de « résoudre les problèmes de sécurité » et de promouvoir « les libertés et le développement« . Tels sont les principaux sujets à l’ordre du jour. 

Programmée pour mercredi après-midi, l’étape au Maroc de M. Sarkozy a finalement été reportée à octobre, à la demande de Rabat, officiellement pour des raisons de calendrier. En réalité, le royaume chérifien a estimé « un peu cavalier » d’être visité après Alger et Tunis, et pour quelques heures seulement. « On ne traite pas la fidélité de cette manière », commente un familier du souverain marocain, sans vouloir faire de cet incident « une affaire d’Etat ». Ce report n’a, en tout cas, « pas de lien », précise-t-on à Rabat, avec la « mise en état d’alerte maximum » des forces de sécurité marocaines, annoncée vendredi, pour contrer une « menace terroriste avérée ».

Nicolas Sarkozy est accompagné par le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, et la secrétaire d’Etat aux affaires étrangères et aux droits de l’homme, Rama Yade. A son arrivée à Alger, mardi matin, il devait avoir un entretien puis un déjeuner avec le président Abdelaziz Bouteflika à la résidence d’Etat de Zeralda, en banlieue d’Alger, avant de s’envoler dans l’après-midi pour Tunis.

A l’Elysée, on souligne que l’intérêt de Nicolas Sarkozy pour le Maghreb « est ancien », et que le président a effectué de nombreuses visites dans la région à l’époque où il était ministre. C’est en novembre 2006 que M. Sarkozy s’était rendu pour la dernière fois à Alger. Il y avait été reçu davantage comme candidat à la présidence de la République française que comme ministre de l’intérieur.

Si le chef de l’Etat français est attendu avec bienveillance à Alger, ses hôtes font néanmoins preuve d’une prudente expectative. Ils soulignent que le président Sarkozy est « un interlocuteur nouveau » pour eux et que sa visite sera l’occasion « de clarifier certains points ».

L’Union méditerranéenne ? « Nous ignorons ce qu’il y a dedans et sommes curieux de l’apprendre. Pour l’instant, ce projet ne nous paraît pas très clair », indique-t-on dans l’entourage du président Bouteflika, en s’avouant échaudé par « les résultats mitigés » du processus de Barcelone.

La question des visas risque de faire figure de test à Alger. D’un côté, l’Algérie est reconnaissante au président français d’avoir plaidé et obtenu la suppression de la consultation européenne préalable pour les demandeurs de visas français, à l’époque où il était ministre de l’intérieur. Cette mesure rallongeait considérablement les délais d’attente pour les Algériens et était ressentie comme humiliante, puisque ni le Maroc ni la Tunisie n’y étaient soumis.

D’un autre côté, Alger s’inquiète de la politique du nouveau locataire de l’Elysée en matière d’immigration, de circulation des personnes et de regroupement familial. Les nouvelles restrictions annoncées irritent. « S’il y a un jour un partenariat d’exception, il doit trouver son expression dans sa dimension humaine. C’est fondamental pour nous. C’est même plus important que les autres grands volets de notre coopération, énergétique et scientifique, par exemple », déclare fermement un proche du président Bouteflika.

Du traité d’amitié entre la France et l’Algérie, il ne sera sans doute pas question à Alger. Des deux côtés, on admet que ce projet lancé par Jacques Chirac en 2003 « n’est pas d’actualité ». Est-il mort ? Non, plutôt « mis en sommeil », répond-on à Alger, où l’on espère pouvoir être bientôt en mesure de faire la part entre le candidat Sarkozy et le président de la République française.

Certaines contradictions mériteraient en effet explication. « Je ne suis pas favorable à un traité d’amitié avec l’Algérie », affirmait ainsi M. Sarkozy, le 16 avril, au Comité de liaison des associations de rapatriés. Cinq jours plus tard, le 21 avril, le même annonçait, dans un entretien au journal algérien arabophone Djazaïr News : « Je signerai le traité d’amitié (…). L’Algérie appartient aux Algériens (…). Je condamne sans réserve le système colonial. Entre l’Algérie et la France, c’est une histoire d’amour. Le problème réside dans la manière de l’exprimer et de le prouver. »

Florence Beaugé et Philippe Ridet

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