navigation

La Libye pour remplacer l’Algérie ? 26 juillet, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , trackback

 Nicolas Sarkozy est attendu en fin d’après-midi à Tripoli, en Libye, pour une visite de quelques heures. Selon le porte-parole de l’Élysée, David Martinon, le président français va s’entretenir avec son homologue libyen Mouammar Kadhafi de « coopération tous azimuts, dans tous les domaines ». Pour sa part, la presse française affirme que tous les dossiers seront abordés, y compris…le nucléaire. Une information qui n’a pas été démentie par le gouvernement.

Cette visite pourrait constituer un tournant dans la politique française au Maghreb. Car, contrairement au Maroc ou à la Tunisie, la Libye présente de très fortes similitudes avec l’Algérie. En effet, ce pays est riche en pétrole et en gaz naturel. Il possède également la même proximité géographique avec l’Europe. Mieux : contrairement à l’Algérie, la Libye n’a aucun contentieux historique avec la France et ses dirigeants possèdent un sens aigu du business
international.

Pour réduire sa dépendance vis-à-vis de l’Algérie en matière d’énergie, la France a engagé depuis quelques années une stratégie destinée à diversifier ses partenaires. Paris a déjà conclu des accords avec le Qatar dans le domaine du gaz. Mais les Français ont fini par comprendre  que cette solution n’est pas la bonne : le Qatar est loin de la France et cette distance rend l’acheminement du gaz qatari très cher comparé aux gaz algérien.

Or, lors de sa dernière visite à Alger, Nicolas Sarkozy avait compris que l’Algérie ne serait jamais le partenaire qu’il souhaitait avoir. L’Algérie, forte de sa position de principal producteur de gaz en Méditerranée, a refusé de répondre favorablement au projet d’alliance entre Sonatrach et Gaz de France (GDF) souhaitée par les Français pour garantir leur indépendance énergétique. Les Algériens ont également accueilli avec beaucoup de réserve l’idée d’une Union de la Méditerranée dont l’objectif final est de renforcer l’axe Paris-Alger et de garantir, là aussi, l’indépendance énergétique française. Par ailleurs, les Algériens maintiennent leur revendication d’une repentance française sur les crimes commis durant la période coloniale. Une demande à laquelle Nicolas Sarkozy ne souhaite pas répondre favorablement. 

Certes, les Français, comme tous les Occidentaux, se méfient beaucoup du président libyen qu’ils jugent peu fiable à cause des ses nombreuses volte-face par le passé. Mais, à Tripoli, Nicolas Sarkozy, pragmatique, sait que les Libyens désirent revenir en force sur la scène méditerranéenne. Si ce retour devait en plus s’effectuer au détriment de l’Algérie, un pays dont il jalouse la position de force au Maghreb, Mouammar Kadhafi peut difficilement bouder un tel plaisir.

Tout sur l’Algérie

Commentaires»

  1. Mitterand aurait dit : je suis le dernier des grands presidents. Apres moi il n’y aura que des comptables.
    Qu’elle soit vraie ou fausse,( jacques Attali la dement), cette remarque devrait faire reflechir. Et si Sarkozy veut donner l’image d’un homme jeune et pragmatique qui n’a aucun complexe face a l’Histoire, il faut compter AUSSI sur les sautes d’humeur du Colonel Kadafi. Cela lui a partiellement reussi jusqu’a present .lire le cinquieme cavalier de lapierre et collins.
    l’Algerie elle n’a pas de souci a se faire. Elle est et RESTERA dans le giron de la france.
    sendoussia de kolea

  2. REPONSE A M. BENCHICOU

    M. Benchicou, Je voudrais exprimer quelque différence avec votre analyse quand vous écrivez: « Les Algériens ont également accueilli avec beaucoup de réserve l’idée d’une Union de la Méditerranée dont l’objectif final est de renforcer l’axe Paris-Alger…. ». Je ne pense vraiment pas que M. Sarkozy se soucie le moins du monde de constituer un « axe Paris-Alger ». En revanche, un « axe Paris-TelAviv » sûrement, puisque, toute cette histoire d’ »Union méditerranéenne » tourne autour de la reconnaissance de facto, de l’Etat d’Israël par les pays arabes du sud de la Méditerranée, en donnant de surcroît à la France, un poids supplémentaire dans l’Union Européenne, face à une Allemagne, devenue le premier pays de l’Union, de par son influence sur les nouveaux entrants des pays de l’Est. Ceci pour l’aspect politique des choses.
    En ce qui concerne la proposition de « partenariat énergétique » entre Alger et Paris, telle qu’elle a été formulée par M. Sarkozy, cette proposition constitue de son point de vue un véritable marché de dupes: La France prenant une position avantageuse sur le gaz algérien, moyennant la cession à l’Algérie d’une ou deux centrales électronucléaires dites de « 3ème génération » et dont 2 exemplaires seulement sont en construction – livraison prévue au plus tôt en 2015 ! – par le Consortium franco-allemand « AREVA » un pour EDF et un pour la Finlande. L’Allemagne n’en veut pas chez elle. Et pas seulement à cause du puissant lobby écologiste….. M. Sarkozy a tout l’air d’avoir tenté, sans succès jusque là, – Dieu merci – de nous « fourguer » pour une expérimentation sur notre sol, une technologie lourde, sale, peu sûre et surtout coûteuse -3 Milliard d’Euros contre 600 Millions pour la technologie des Turbines à gaz – Notre pays dispose de plus de 60 ans de consommation de gaz à son rythme actuel, sans compter les éventuelles nouvelles découvertes.
    Mais par-dessus tout, il y a trois dangers majeurs et gravissimes que constituerait l’acquisition d’une telle technologie:
    1 /- Rappelez-vous que, avec son arrogance légendaire, M. Sarkozy, n’a pas résisté à fanfaronner, à l’occasion d’une conférence de presse, lors de sa campagne, qu’il y avait « des systèmes de désactivation à distance des centrales nucléaires » Quel algérien digne de ce nom, pourrait vouloir d’une centrale dont l’infrastructure et le « PDG » seraient en Algérie mais dont le bouton de « désactivation » se trouverait à Paris ?
    2 /- Qui garantirait à l’Algérie, d’une part, la régularité des approvisionnement tous les 3 ou 4 ans en combustible nucléaire – Uranium faiblement enrichi de 3 à 4% – quand la centrale aura besoin d’être ravitaillée ?
    3 /- Qui garantirait à l’Algérie que « l’axe Paris – Tel Aviv », bien réel aujourd’hui, grâce à l’élection de M. Sarkozy, ne se mettra pas à préfabriquer un dossier d’accusation de notre pays pour « détournement d’Uranium enrichi » à des fins militaires comme le font aujourd’hui les Etats-Unis et l’Union Européenne contre l’Iran ?
    Quant à ce pauvre M Kadhafi, il n’en est pas à une volte-face près, ni à une forfaiture près. Grand bien lui fasse donc ! On ne va tout de même pas reprocher à M. Sarkozy de jouer à fond, sur les « incurables inimitiés fraternelles » entre ces pauvres pantins politiques qui dirigent nos pauvres pays arabes. (Abdelkader Dehbi)

  3. Ouallah ghir essah!Ca existe vraiment?:

    “des systèmes de désactivation à distance des centrales nucléaires”
    Quel algérien digne de ce nom, pourrait vouloir d’une centrale dont l’infrastructure et le “PDG” seraient en Algérie mais dont le bouton de “désactivation” se trouverait à Paris ?( message 2)

    On aimerait bien que certains robots teleguides soient desactives!!!
    elMenfi

Laisser un commentaire

Alliance des Empereurs |
UN JOURNAL |
GlobalWarning |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Convention Collective
| Distribution de flyers dans...
| Palestine – la paix dites-v...