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Une sénatrice proche de Bouteflika se révolte 3 juillet, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 19 commentaires

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Au second jour des débats sur le programme du gouvernement, la sénatrice Zohra Drif, pourtant vice-présidente du Conseil de la nation et désignée sur la liste de Bouteflika dont elle est proche, s’est carrément révoltée contre Abdelaziz Belkhadem qu’elle a malmené par un réquisitoire indigné. «Mon devoir est de transmettre fidèlement les préoccupations des citoyens, alors, M. le Chef du gouvernement, je suis navrée de de vous dire que, hélas, le citoyen ne croit pas en vous, en vos institutions, en votre politique…Votre programme ne sera pas réalisé parce que la situation n’est pas bonne dans le pays et parce que le citoyen, qui est le premier concerné, se considère comme non concerné. Il ne peut ni participer, ni soutenir et encore moins contester. Le sentiment général, M. le Chef du gouvernement, c’est ce manque de confiance dans les institutions de l’Etat, c’est cette perte d’espoir des citoyens en l’avenir. Ce sont des réalités qu’il faut regarder en face. En plus des difficultés de la vie quotidienne, les citoyens ressentent des signes de frustration, d’extrémisme et de dérive. Ils font face à la violence, au gaspillage flagrant des deniers publics, à l’absence de gestion, au vol et à la corruption dans de très larges secteurs. Immigration illégale (harragas), à la fraude aux examens notamment au baccalauréat”. Voilà la réalité aujourd’hui, M. le Chef du gouvernement »

Zohra Drif fera une large rétrospective des tares et des échecs de l’équipe Belkhadem. Au point où, prise par l’émotion, elle éclatera en sanglots. “En résumé, cela veut tout simplement dire que la situation n’est pas bonne et qu’elle ne permet pas la réalisation des objectifs tracés par le programme car le citoyen, qui est le premier concerné, se considère comme non concerné. Il ne peut ni participer, ni soutenir et encore moins contester”, a-t-elle souligné en rappelant que le taux de participation des dernières législatives est un message de la population.

Et ce n’est pas fini. Elle focalise sur les dernières élections législatives. Elle estime que le peuple «voulait transmettre un message clair qui nous impose un moment d’attention pour comprendre correctement et répondre sur le terrain par les moyens appropriés». Elle enchaîne: «Le peuple algérien est, malgré toutes les insuffisances et drames qu’il vit au quotidien, conscient de la situation qui n’est pas reluisante et ne permet pas la réalisation des objectifs (…), il se considère donc peu concerné et n’adhère pas, quand il ne fait pas de l’opposition».
Il y a lieu de préciser que les interventions des autres sénateurs du tiers présidentiel étaient certes moins virulentes que celle de Zohra Drif mais comportaient quasiment toutes des critiques à l’endroit du staff gouvernemental. Les autres sénateurs du même groupe parlementaire ont suivi le rythme qui a fait aussitôt boule de neige pour prendre chez le RND. Les chefs des groupes du RND et du tiers désigné ont confirmé que l’approche de Mme Bitat n’est pas un cas isolé. «Il y a une énorme contradiction dans la confrontation entre le volume des moyens financiers, qui dépassent les 150 milliards de dollars, et le timide développement des investissements économiques», souligne Nacer Boudache, président du groupe du RND.

Abdelaziz Belkhadem devrait toutefois répondre à ses détracteurs lors d’une intervention prévue pour cet après-midi.

L.M.

Des anciens du FFS : «  Tenir un congrès unitaire pour doter le parti d’une nouvelle direction légitime… »

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 20 commentaires

Abdesslem Ali-Rachedi, Zoubir Lainceur, Saïd Madjour, Nacer Mezar, Hamid Ouazar, Nabil Souami.
Dans le cadre de la préparation du IIIème congrès du parti, un groupe de députés du FFS avait rendu public, le 4 octobre 1999, un document intitulé : « Pour la modernisation du FFS ». Tous les dysfonctionnements dont souffrait le parti avaient été inventoriés, leurs causes profondes établies et des propositions de solutions avaient été suggérées. Les auteurs avaient espéré que la direction prenne en compte les critiques formulées et ouvre un débat sur le sujet. Au lieu de cela, elle choisit la fuite en avant en excluant les députés, en violation des statuts et règlement intérieur du parti, et en précipitant la tenue d’un congrès préfabriqué, en mai 2000, à Tipaza. Cette attitude irresponsable n’a fait qu’enfoncer encore plus le FFS dans la crise car de très nombreux cadres et militants, même s’ils ne s’étaient pas exprimés publiquement, partageaient en réalité le diagnostic établi par les députés. De fait, dans les jours et les mois qui suivirent le congrès, des centaines de cadres et militants de valeur gelèrent leur activité ou quittèrent carrément le parti. En l’absence de ses figures les plus emblématiques et faute d’un encadrement politique à la hauteur des enjeux, le parti s’est vu réduit, au fil du temps, à un appareil insignifiant. La pratique systématique de l’exclusion a ainsi privé le pays d’une partie de ceux qui pouvaient représenter dignement les aspirations des Algériennes et des Algériens à la démocratie, à la liberté et à la justice.
Fort heureusement, un sursaut salvateur vit le jour, il y a près d’une année. Ce sursaut a été inauguré par la plate-forme de revendications du 31 août 2006. Par la suite, il a carrément pris la forme d’une rébellion à grande échelle contre la direction du parti. Ainsi, près de 700 militants ont signé la lettre de protestation rendue publique le 22 février 2007. Qui plus est, les anciens militants de 1963 se sont ouvertement impliqués dans cette protesta. Dans un appel rendu public le 30 mai 2007, ces derniers disqualifient totalement les tenants de « l’appareil » et réclament la tenue d’un congrès extraordinaire. Les dysfonctionnements dénoncés par la protesta rejoignent en tous points ceux décrits dans le document du 4 octobre 1999, hormis le fait qu’en sept ans la situation du FFS s’est très fortement dégradée.
Pour sortir le FFS de l’impasse et en faire le parti rassembleur, capable de fédérer autour de lui toutes les énergies, une véritable refondation du FFS s’impose et doit être consacrée par un congrès à la hauteur des enjeux. Or, les instances nationales issues du IIIème congrès n’en prennent pas le chemin. Ces instances ont largement dépassé la durée de leur mandat et n’ont donc plus aucune légitimité. En droit, le FFS n’a plus, depuis mai 2004, ni président, ni conseil national, ni secrétariat national. Les instances actuelles étant de fait et non de droit, toutes les décisions qu’elles ont pu prendre depuis mai 2004 sont donc nulles et de nul effet.
Comment, dans ces conditions, croire qu’un congrès ordinaire, convoqué, dans l’improvisation la plus totale, par des instances illégitimes et en violation des statuts et règlement intérieur du parti, puisse apporter ne serait-ce qu’un début de réponse à la crise profonde que connaît le parti ? De plus, sauf connivence de l’administration, la direction de fait pourrait se voir refuser le droit de convoquer le congrès ordinaire, puisque n’ayant plus de mandat pour le faire.
Il ne reste donc qu’une seule issue : reporter le congrès ordinaire et tenir le plus tôt possible un congrès extraordinaire pour doter le parti d’une nouvelle direction légitime (président et conseil national). Comme, selon les statuts, le congrès extraordinaire a la même composition que le dernier congrès ordinaire, il appartiendra, en définitive, aux participants au congrès de Tipaza de se déterminer, en signant une pétition appelant à la tenue d’un congrès extraordinaire. La nouvelle direction se donnerait alors un délai de 12 à 18 mois pour préparer le 4ème congrès (ordinaire). Idéalement, ce devrait être, comme le souhaitent les acteurs de la protesta, un congrès de la réconciliation et du rassemblement. Tous les cadres marginalisés, exclus ou contraints à la démission, depuis la création du FFS, seraient invités à réintégrer le parti. Il n’y a aucun doute que la plupart de ceux qui ont tant donné au FFS, à un moment ou à un autre, répondent positivement à l’appel. Ce congrès unitaire est d’autant plus souhaité, qu’au-delà de la nécessaire refondation du FFS, le rassemblement de l’ensemble de l’opposition démocratique s’impose comme une évidence. De part son ancrage populaire et la combativité de ses militants, le FFS en constituerait tout naturellement le pivot. Cette refondation et ce rassemblement sont à la fois un gage de la réhabilitation du politique et une condition essentielle pour que la classe politique retrouve la confiance des citoyens et que renaisse l’espoir d’une Algérie libre et démocratique.
Alger, le 30 juin 2007.
Abdesslem Ali-Rachedi, Zoubir Lainceur, Saïd Madjour, Nacer Mezar, Hamid Ouazar, Nabil Souami.

Aziz Farès : »S’il ne suffisait que d’un changement de gouvernement… »

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , ajouter un commentaire

 

AH !

S’il ne suffisait que d’un changement de gouvernement pour que les choses soient différentes, il y a longtemps que l’Algérie aurait bougé .

Malheureusement, c’est plus compliqué que cela. Pour nous entretenir du sujet qui nous concerne ici- les médias audiovisuels privés toujours non autorisés en Algérie- il faut savoir qu’à part la timide ouverture en 89/90 initiée par Mouloud Hamrouche, peu d’ hommes et de femmes ont été capables de comprendre la nécessité absolue, vitale, de laisser s’exprimer librement, non pas la presse uniquement, mais la Société.

Des carcans ont été forgés pour que la pensée soit contrôlée, orientée, manipulée. Et la presse écrite a du payer, souvent, le prix du sang .

Qu’est ce qui fait donc si peur pour qu’en 2007 de hauts ( !) responsables( ?) tiennent encore de tels discours ?

La crainte d’investigations qui mettraient à jour la gabegie que chacun connaît et la dénonciation de manigances ?

Peut être ! peut être pas ! Pour ma part j’opterai davantage, de la part de ces leaders, pour une ignorance des choses de la vie, du non respect des autres, de leurs compatriotes, d’un piètre sentiment pour leur pays et surtout d’un manque d’estime pour eux mêmes.

Je parlais plus haut de Mouloud Hamrouche, et je lui disais ainsi qu’à son entourage, qu’il aurait fallu aller encore plus loin, plus vite, dans l’ouverture des médias lourds, avant toute « réforme » car le Monde était déjà entré dans l’ère de la communication et qu’il fallait impérativement s’appuyer sur des médias forts et libres avant même toute initiative sociale, économique ou autre.

La réponse de ces dignitaires, nous étions en 1990, fut : il y a d’autres priorités ! En 2007, le discours est encore plus têtu et dénote le manque de ces perspectives qui font d’un homme, Un Homme d’Etat.

Aziz FARES

02/07/2007

Chentouf Moulay : Ce ne sont pas nos chefs d’entreprise qui se trompent…

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , ajouter un commentaire

Ce ne sont pas nos chefs d’entreprise publiques ou privés, qui se trompent de démarche, mais nos gouvernants, notre système, notre pouvoir. Tant que nous n’avons pas un état démocratique, un état de droit, un pouvoir avec son contre pouvoir, en un mot une réelle
assemblée nationale, élue sans truquage, et représentative du peuple algérien, aucune politique de redressement économique ne pourra se faire et ce n’est pas la faute à nos cadres, non seulement ils sont nombreux, mais compétents et efficaces, malgré les salaires dérisoires qu’ils perçoivent. Je vous signale, que le fameux aticle 120 sévit toujours, les cadres qui sont marginalisés, ne le sont pas par incompétence, mais parce que un moment donné ils ne servent plus les intérêts du système. Arrêtons de diaboliser les cadres de ce pays et réfléchissons tous ensemble à une alternative qui sortira le pays de cette régression.
M.Chentouf.

Si Mohamed Baghdadi : « Si on veut que ça change… »

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 1 commentaire

 

Boussaid Hyba, Sofiane, Mourad Hamzaoui, Ferhat Djamel viennent de faire prendre de la hauteur au débat et de l’ancrer aux vrais problèmes de notre pays.

Quelques remarques :

L’invective et l’insulte n’ont jamais constitué des arguments. ils ne sont que la traduction de comportements de fuite et de frustrations. Ils servent le pouvoir en desservant le débat démocratique; car leur réalité profonde est de travailler à la division des forces et non leur rassemblement, ce que veut faire Brerhi et l’équipe du CCDR.

Boutaleb parle, comme nous tous du système, et de sa force ou de son omnipotence. Une observation de lieu commun qui a fini par formater tous les esprits et décourager toutes les volontés de résistance. Car le système n’est fort que toutes nos faiblesses, de nos peurs inavouées, de nos reculades, de tous “nos à quoi bon” qui font que nous sommes toujours dans les tranchées au lieu d’être sur les crêtes. Celles des luttes que mènent les journalistes comme Mohamed Benchicou qui nous offre, aujourd’hui, l’espace pour nous parler, pour débattre, dans les respect les uns des autres, des problèmes de notre pays. Car nous avons le droit, tout comme, ou plus que les serviteurs du sytème, de proposer des alternatives afin que les choses changent en mieux dans notre pays. C’est non seulement un droit que de participer à l’avénement du changement mais surtout un devoir, lorsque les volontés abdiquent.
A quel prix le changement? parce que c’est toujours de changement qu’il s’agit…et avec qui le changement?

Evaluons aussi objectivement que possible les conditions du changement. Débattons du changement démocratique et de l’émergence de l’esprit et de la volonté citoyens; car l’alternative est démocratique et citoyenne, tout à la fois. C’est le réveil de l’esprit citoyen, fondé sur la réesponsabilité et l’engagement de chacune et de chacun d’entre nous, qui va nourrir, comme nous le faisons actuellement sur ce blog, le vrai débat démocratique.

Des Collectifs se créent ici et là : Vigilance Citoyenne, Initiatives démocratiques de proximité, Forum Social Algérie qui abordent les problèmes soulevés par Sofiane et Mourad. Comme le dit Ferhat Djamel que chacune et chacun s’engagent à créer un Collectif d’initiatives démocratiques ou de vigilance citoyenne, pour échanger, sur les lieux de travail ou de vie, au sujet des problèmes qui se posent à une collectivité.
Pour évaluer le travail des élus et des administrateurs parce qu’ils sont censés “être au service exclusif du Peuple.” article 11 de la Cosntitution de la RADP.
Savoir que l’on n’a de compte à rendre à personne c’est ce qui encourage la médiocrité, l’incompétence et la mal gouvernance.

La place du savoir dans l’exercice du pouvoir, et la hogra du savoir – et de ceux qui le détiennent – par le sytème, est une revendication forte et légitime de Sofiane. Brerehi a été le premier a vouloir lier le savoir au développement économique, social et culturel, en impulsant à l’Université de Constantine la dynamique de la recherche développement. Qu’en est-il resté?
Une interrogation de taille dont il nous faudra débattre sereinement pour tracer les voies du renouveau de l’Université algérienne.

Que le débat pour que les choses changent se poursuive sur ce blog, mais qu’il s’organise dans la vie et au coeur de la société. C’est ainsi que les choses vont peu à peu bouger, et un jour changer!

Ahmed LBC :  » On a beau cibler le système… »

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 14 commentaires

  1- Si l’on pose la question du pouvoir comme un préalable absolu au déblocage de la situation,on ne sortira pas de l’immobilisme. Je dirais même que les échanges sur ce blog n’auraient plus aucun fondement.
Nous avons un rôle à jouer nonobstant la nature du régime politique. Je l’ai déjà dit, chacun de nous doit s’efforcer de faire convenablement le travail pour lequel il est payé.
Mais cela n’est pas suffisant. Il faut donc aussi dénoncer, par tous moyens disponibles, les dérives, la hogra, le trafic d’influence, le laisser-aller…partout où ils existent.
Les masses populaires, il faut le dire, sont plutôt inertes par rapport à bien des situations qui les concernent pourtant directement ou indirectement( absentéisme, tchipa, nuisances sonores, tapage nocturne, incivilités, autodéresponsabilisation ou démission…).
Alors, on a beau cibler le système, cela ne devrait en aucun cas nous exempter de fustiger certains de nos comportements inexcusables !

2- Sur la commission d’évaluation des compétences: l’idée, je l’ai avancée pour répliquer à tous ceux qui précisément sous-estiment la technicité algérienne, qui ne lui font pas confiance. Sur ce terrain aussi, il faut faire une approche critique et argumentée.
Exemple: KPMG a audité les systèmes informatiques des banques publiques en 2005; ces systèmes avaient été mis en place sur une durée de prés de 4 ans par Delta (un bureau français); KPMG a relevé de trés nombreuses déficiences dans le progiciel Delta…
Qu’est-ce à dire au juste ? Qui est responsable de ce gâchis pour lequel évidemment l’Algérie a déboursé des devises sonnantes et trébuchantes ?
En l’espèce, l’appel à un bureau algérien, à des experts nationaux(informaticiens, banquiers…) aurait été préférable. Je dirais même que la structure informatique de chacune des banques concernées aurait largement accompli la mission de modernisation si on lui avait fait confiance.

3- Dans certains domaines d’activité(activités internationales commerciales, financières, bancaires, entre autres), je vous assure que certains de nos cadres n’ont rien à envier à leurs homologues étrangers; dans certains cas, ils leur sont même techniquement supérieurs.

4- Sur le propos selon lequel nos dirigeants sont au courant de tout et savent tout, y compris ce qu’il convient de faire pour mieux gérer l’économie, je me permets d’apporter la contradiction en renvoyant seulement aux scandales qui ont frappé la scène financière ces 5 dernières années, scandales qui ont révélé, en réalité, la totale déconnection des superstructures politiques et de bien des élites par rapport à la sphère réelle de l’économie.
Croyez bien que c’est parce qu’ils ignoraient beaucoup d’aspects techniques que les responsables n’ont pu agir préventivement.

5- Sur les cabinets étrangers qui s’installent en Algérie( KPMG, Deloitte, Baker&Mac Kenzie…), je dis surtout qu’il faut être vigilant en la matière et contrôler les contreparties attendues. Il y a là une haute exigence à laquelle il faut satisfaire car les prestations dont il s’agit sont immatérielles.

Je pourrais revenir sur ces points le cas échéant, en particulier sur le plan technique qui reste, à mon avis, le talon d’Achille de notre gouvernance économique.

Ahmed LBC

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