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Appel du Comité Badaoui pour les libertés syndicales (ouvert à la signature) 8 août, 2007

Posté par benchicou dans : L'Algérie qui résiste , trackback

Voici l’appel du Comité Badaoui pour les libertés syndicales.
Il est ouvert à la signature.

APPEL DU COMITE BADAOUI
POUR LA DEFENSE DES LIBERTES SYNDICALES

Ahmed Badaoui, Secrétaire général du Syndicat des Douanes, après avoir été suspendu de ses fonctions depuis le 26 novembre 2005, au lieu d’être défendu par son syndicat, l’UGTA, s’était vu infliger par le Conseil National de cette dernière dont il est membre, une surprenante exclusion.

Cette double sanction, administrative et syndicale, pour le moins concertée, frappe l’un des syndicalistes, dont le seul tort fut de croire en la défense de l’autonomie de la décision syndicale par rapport au pouvoir.
Elle illustre, on ne peut mieux, la collusion UGTA – pouvoirs publics, pour briser toute tentative de remise en cause de la toute puissance de l’UGTA sur le monde du travail, alors qu’elle est de plus en plus contestée par celui-ci, qui ne se reconnaît plus en elle.

Par ailleurs, on se souvient qu’en 2005, les syndicats des Dockers, de la CNAN et de la BEA avaient engagé une demi journée de protestation contre ces décisions, pour le moins arbitraires, afin de manifester leur solidarité avec Ahmed Badaoui. Mal leur en prit, puisque le DG des Douanes de l’époque et celui d’aujourd’hui, déposent plainte contre Ahmed Badaoui, « pour trouble à l’ordre public ».
Comme si, en notre pays, défendre ses droits constitutionnels, est considéré comme trouble à l’ordre public ; et vous mener, par voie de conséquence, non seulement, devant les tribunaux, mais, plus grave, en prison.

Le cas de Ahmed Badaoui est loin d’être isolé ou de constituer une exception.
Ils sont légion, à travers le pays, syndicalistes et travailleurs, dont les droits les plus élémentaires sont bafoués. Victimes de décisions arbitraires de toute nature, ils sont pratiquement livrés sans défense à eux-mêmes, puisque, pour la plupart, leur syndicat l’UGTA, se tait et ne les défend plus.

L’acharnement dont sont victimes Ahmed Badaoui et des milliers de travailleurs, à travers le pays, est inadmissible, au regard du droit du travail et de la Constitution.
il est la parfaite illustration des méthodes répressives, qu’utilise le pouvoir, pour briser tout élan ou tentative de résistance syndicale.
Au travers du cas d’ Ahmed Badaoui, c’est tout le processus de démocratisation et d’autonomisation des syndicats que l’on veut frapper ; les droits et les libertés que l’on veut réprimer.
Tel est le sens de l’appellation choisie pour le Comité que nous fondons :
« Comité Badaoui pour la défense des libertés syndicales ».

Les membres du Comité Badaoui lancent un appel,
• Aux syndicalistes qui, au sein de l’UGTA, veulent assurer une défense concrète des intérêts matériels et moraux des travailleurs,
• Aux travailleurs et syndicalistes mobilisés au sein des syndicats autonomes
• Aux défenseurs des droits de l’homme et des libertés,
• Aux représentants des forces démocratiques où qu’elles se trouvent,

afin d’organiser une réaction appropriée, à ces dénis de droit.

Ils prévoient l’organisation d’une assemblée générale, à la rentrée, en vue de définir les grands axes du programme d’action du Comité.

Membres fondateurs du Comité Badaoui pour la Défense des Libertés Syndicales (CBDLS) :

Agrane Fateh
Ait Mohamed Majid
Bakhtaoui Aouicha
Belhocine Akli
Benchicou Mohamed
Benfodda Abdelkader
Bererhi Abdelhak
Bouchetout Fateh
Chenounou Mohamed
Chentouf Moulay
Chouaki Ourida
Chouaki Yasmina
Commandant Azzedine
Debiane Amar
Ferdi Abdelhamid
Guermache Mâamar
Guezout Ahmed
Hamdani Ahmed
Meliani Ahmed
Mesbah Karim
Morsli Mustapha
Si Mohamed Baghdadi

 Si Mohamed Baghadi | sibagda@caramail.com |

 

Commentaires»

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  1. Bienvenue à Hamlaoui Larbi,Yahi Khelifa et Roula Nadjeh et au frère Noureddine Ouertatani secrétaire général du syndicat des enseignants chercheurs de Nabeul (Tunisie)….
    au Comité Badaoui pour la défense des libertés syndicales qui prépare son assemblée générale constitutive.
    Si vous avez des propositions relatives à l’organisation du Comité ou de son programme n’hésitez pas à les faire soit, directement, sur le blog, soit sur comitebadaoui@yahoo.fr.

  2. mon soutiein total a monsieur badaoui ahmed et merci de rajouter mon nom.

  3. Halte à la répression syndicale en Algérie

    Halte à la répression syndicale en Algérie

    La délégation de Solidaires qui a rencontré du 27 novembre au 1er décembre les syndicats autonomes algériens, répondant à l’invitation du Syndicat National Autonome des Personnels de l’Administration Publique (SNAPAP), a pu constater l’ampleur de la répression dont ils sont l’objet de la part du gouvernement algérien, ceci avec les complicités des gouvernements et de la plupart des médias occidentaux.
    Les syndicalistes autonomes des différents corps de métier, dont l’éducation, font l’objet de mesures de harcèlement permanentes : harcèlement moral, juridique, suspensions sans traitement arbitraires pour certains depuis plusieurs années, menaces physiques ! A la suite de grèves, de sittings, ou tout simplement de l’usage de leur liberté d’expression, moyens de lutte pourtant reconnus par la constitution algérienne, le pouvoir se sert du prétexte de l’état d’urgence (toujours en vigueur depuis 92 !) pour déclarer ces actions illégales et briser les mouvements sociaux.

    La représentativité de ces syndicats (un fait sur le terrain, puisque les grèves dans l’éducation à la suite de leurs appels unitaires ont pu mobiliser jusqu’à 94% des personnels de l’Education) leur est refusée par le gouvernement.

    Une autre technique de casse des syndicats autonomes consiste, pour le pouvoir, à créer des bureaux parallèles et concurrents de ceux qui ont été démocratiquement élus afin de les discréditer et de les faire éclater. Les autorités multiplient ainsi les tentatives de corruption des militants des syndicats autonomes dans le but de les infiltrer et des les dissoudre : ce fut le cas, entre autres, du Conseil National Algérien des Professeurs de l’Enseignement Secondaire et Technique (CNAPEST), du Conseil National de l’Enseignement Supérieur (CNES) et de beaucoup d’autres syndicats du SNAPAP, qui continuent pourtant à résister.

    Qui plus est, il leur est dénié le droit de se constituer en fédération interprofessionnelle, tout cela en violation flagrante du droit constitutionnel algérien en regard de leur représentativité réelle. Pour ces raisons :
    Nous soutenons sans réserves nos camarades du SNAPAP, du CNAPEST, du Conseil des Lycées d’Alger, du Syndicat Algérien des Travailleurs de l’Education et de la Formation, du Syndicat National des Travailleurs de l’Education, du CNES ainsi que de tous les syndicats autonomes algériens et condamnons avec fermeté la répression dont ils font l’objet ainsi que la négation des libertés syndicales par le pouvoir algérien.

    Nous demandons ainsi au gouvernement algérien de respecter enfin toutes les libertés fondamentales des travailleurs.

    Nous dénonçons le silence du pouvoir français sur la situation réelle de la démocratie en Algérie, dont ces syndicats ainsi que les médias indépendants représentent pourtant le dernier espoir aujourd’hui, et nous lui demandons de dénoncer les entorses au droit international ainsi qu’aux conventions de l’Organisation Internationale du Travail, dont il est pourtant signataire, que le gouvernement algérien commet quotidiennement. Le pacte pétrole-gaz contre silence et déni doit être rompu !

    Enfin, nous saluons nos camarades syndicalistes et journalistes libres en Algérie, dont les combats représentent un exemple de courage et de détermination sans faille et les assurons de notre solidarité indéfectible !

    voir aussi communiqué Solidaires : http://solidaires.org/article11858.html

  4. Pour avoir été un des membres fondateurs de la première confederation syndicale autonome ( La COSYFOP ), à ORAN, je ne peux qu’adherer sans réticence à ce comité, et j’assure M.BADAOUI de toute ma sympathie et ma solidarité.

    Je regrette énormément que beaucoup de syndicats autonomes n’aient pas rejoint la COSYFOP qui aurait constitué une veritable alternative au syndicat du parti unique.

    Bon courage

  5. Nouveau – Veuillez télécharger les nouveaux documents

    Nouveau – Projet de grille des niveaux de qualifications (271 Ko)
    Nouveau – Grille des traitements (valeur du point indiciaire à 45 DA) (623 Ko)
    telechargez :http://www.cladz.org

  6. je suis pour la liberté syndical et avec M. badaoui
    secrétaire général odtonep

  7. veuillez ajouter mon nom en dépit des réserves que je portes à l’organisation (ugta)à laquelle adhère le syndicaliste Badaoui qui subit des harcelements politiques et judiciaires de toutes sortes

  8. Ajouter mon nom à la pétition.
    Je suis pour la liberté syndical comme pour la liberté de la presse.
    Mes salutations au Comité de Soutien en Allemagne pour la Liberté de la Presse en Algérie et a son animateur Missoum.
    Comme ,il a été évoqué, les résidents algériens en Allemagne sont disperses et manquent d engagement et de courage.
    L Ambassade algérienne à Berlin est inexistante et elle se contente de délivrer les passeports et les visas.

  9. Je signe l’appel pour la défense de Ahmed Badaoui injustement poursuivi et sanctionné ,pour les la défense des libertés syndicales et démocratiques arrachées de hautes luttes par les sacrifices de notre peuple et des travailleurs conscients de notre pays.

  10. l arbitraire a toujours été l’arme lâche des despotes.La bonne cause triomphera et l’histoire est là:bonne ou mauvaise elle s’écrira au même titre que la vérité.Et demain personne ne dira je ne savais pas!!!

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