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Edito de Ghania Hammadou (*) 30 août, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , trackback

Edito de Ghania Hammadou (*)

La nouvelle énigme de l’affaire Khalifa

Le dernier épisode du feuilleton Khalifa, la décision, notifiée hier par le juge anglais Anthony Ewans, d’extradition vers la France de Rafik Moumen Khalifa a mis au jour un troublant paradoxe dans l’attitude de l’Algérie autour de cette affaire. Il est avéré aujourd’hui – il n’y a pas de raison de douter des déclarations des juges anglais −, contrairement à toutes les proclamations publiques claironnées avec assurance par les ministres de Belkhadem, que les autorités algériennes n’ont jamais déposé auprès des Britanniques de demande d’extradition pour l’ex-milliardaire. Cette dernière invraisemblance n’a rien de surprenant : nombres d’énigmes entourent l’affaire Khalifa que le procès d’Alger n’a fait qu’épaissir, au lieu de résoudre. A la question, restée sans réponse et que les juges algériens n’ont jamais oser aborder : qui a permis l’ascension prodigieuse et l’enrichissement spectaculaire du jeune pharmacien Rafik Abdelmoumen Khalifa, s’ajoute désormais celle-ci : pourquoi l’Algérie n’a-t-elle pas formulé officiellement de demande d’extradition à la Grande-Bretagne de l’homme qu’elle a jugé par contumace - avec, faut-il le rappeler, force étalage médiatique -, et condamné à la prison à vie ?

Et si c’était pour ne pas devoir apporter de réponse à cette première question que l’on a omis de réclamer celui qui pouvait le mieux y répondre ? Ce cafouillage n’a rien d’innocent ou d’accidentel ; les enjeux sont trop importants pour être laissés au hasard. Souvenez-vous ! De son asile londonien, Rafik Khalifa n’a jamais cessé de clamer qu’il pouvait faire des révélations compromettantes pour nombre de personnage au cœur du pouvoir. Après l’accord d’extradition accordé au tribunal de Nanterre, les déclarations péremptoires du ministre algérien de la justice ressemblent à ce qu’ils sont : un écran de fumée, une manoeuvre chargée de créer l’illusion d’une justice en action. Outre qu’elle est un humiliant camouflet infligé aux stratèges du Palais, la décision des Anglais de livrer Moumen Khalifa à la France apporte un éclairage nouveau sur les ambiguïtés et les zones d’ombres entretenues par ceux-ci autour de cette affaire. Maintenant que leur subterfuge est éventé, quel nouveau stratagème vont-ils imaginer pour mystifier les Algériens ?

(*) Ghania Hammadou a été la première rédactrice en chef du Matin à sa création en 1991

Commentaires»

  1. je me souviens avoir déjà lu sur la presse algérienne il y a quelques temps des informations de l’ambassadeur d’ANGLETERRE en AlGERIE tenir les mêmes propos,il n’y a rien de surprenant,notre ministère de la justice expliquait cela a l’époque par le retard de la signature de la nouvelle convention algéro-anglaise en matière de justice et d’extradition. Aujourd’hui il s’avère que des calculs d’ordres inavoués étaient projetés, ce qui va encore altérer la confiance entre gouvernants et gouvernés,la crédibilité du politique se détériore de plus en plus et le perdant c’est la société dans son ensemble, la rationalité et le réflèxe citoyen et national se désagrège.

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