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Belaid Abdesselam : Des lecteurs témoignent 6 août, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 1 commentaire

 

  1. abraham

    abraham écrit:
    C’est un mensonge de la part de Abdeslam de prétendre qu’il a été le premier à appeler à un reprofilage de ladite dette aux fins d’éviter le reéchelonnement.

    La solution de rechange à la solution de dernier recours que devait être le reéchelonnement de la dette extérieure algérienne et son pendant conditionnel d’imposition d’une politique d’ajustement structurel, avait été élaborée de manière sérieuse par l’équipe hamrouche dans leur programme de gouvernement sur trois ans.

    Cette solution s’appelait politique de reprofilage de ladite dette, qui pour être conséquente et productive devait s’accompagner de certaines réformes nécessaires ayant trait non seulement aux structres économiques, mais aussi fondamentalement aux structures institutionnelles et politico-économiques du juste et transparent départage du fardeau à supporter par l’ensemble des différents groupes sociaux de la population algérienne.

    C’est un mensonge de la part de Abdeslam de prétendre qu’il a été le premier à appeler à un reprofilage de ladite dette aux fins d’éviter le reéchelonnement.

    Il faut dire qu’en 1993-94, le pouvoir algérien était tombé tellement bas, non seulement à l’interieur de par la haine viscérale que lui vouait de larges franges de la population algérienne, mais aussi à l’exterieur de par sa gestion catastrophique qui a secoué le pays.

    Cette faiblesse sur la scene internationale jointe à une évaporation de la force diplomatique du pays; à la récession commençant à faire sérieusement ses ravages et la déstructuration de l’économie nationale, ont fait qu’on ne peut parler de décision prise par ce pouvoir algérien pour reéchelonner; il vaut mieux parler d’une décision imposée par les institutions financières internationales pour débloquer les transactions monétaires et financières internationales suite à la situation de cessation de paiement dans lequel se trouvait le pays.

  1. Hichem ryad

    Hichem ryad écrit:

    L’avis d’un technicien financier : Je suis d’accord avec Belaid Abdesselem

    Au triple plan technique, financier et stratégique, l’Algérie pouvait parfaitement éviter l’option rééchelonnement.
    Je suis donc d’accord avec Belaid Abdesselem sur ce point, même si la démarche à laquelle je pense est différente de la sienne.
    Il n’y a qu’à consulter la presse de l’époque pour se rendre compte du nombre appréciable d’analyses plaidant pour le rejet du rééchelonnement et proposant des mécanismes intéressants de sortie de crise.
    Malheureusement, les techniciens qui avaient des idées sur ce dossier n’ont pas été écoutés.
    Les préconisations techniques étaient les suivantes:

    1-Reconduction de l’option reprofilage de 1992 qui avait permis à l’Algérie d’avoir 1,5 milliard d’argent frais en moins de 6 mois
    2- Extension, à d’autres pays, de la technique de refinancement réalisée avec l’Italie pour 2,5 milliards de dollars en 1991
    3- Action résolue et volontariste pour éradiquer les sweeteners et autres surcoûts qui affectaient nos importations au quotidien
    4- Rentabilisation juridique de la garantie hydrocarbures pour lever des emprunts non liés
    5- Brain storming de type stratégico économique pour agir sur les échanges commerciaux en fonction des critères de solidarité et sur la base d’anticipations à moyen terme. L’Italie peut être citée comme exemple.
    6- recensement et récupération de toutes les créances (je dis bien créances) algériennes détenues sur des entités étrangères.

    Il faut relire la presse de l’époque: tout cela était écrit noir sur blanc.

    Hichem ryad, technicien financie

  1. belhadj Med

    Je me souviens comment et pourquoi B.Abdeslam fut propulsé grand économiste devant l’éternel

    Bonjour à tous;
    Il est bon de lire ces nombreuses réactions aux propos d’un général à la retraite gravement mis en cause par un pilier fondamental du système qui, toute honte bue, crie au loup pour mieux faire oublier ses responsabilités dans le terrible échec de notre indépendance. Mr A.Belaïd est l’homme par qui le malheur est arrivé, rien moins que celà. Il partage ce vice rédhibitoire dont il veut s’extraire, avec le colonel Mohamed Boukharrouba, dit Houari Boumédiène. Le crime est historiquement daté. En voici les étapes:
    -Juillet 1962, les fossoyeurs enjambent l’extrême popularité d’un chef historique de la guerre de libération et s’accaparent du pouvoir par la force des armes. Pendant que ce chef s’épuise à réorganiser un semblant d’Etat après l’anarchie qui a failli tout emporter, les sbires du petit ” des frontières agissent dans l’ombre envahissante du Président Ben Bella, réintègrent les anciens palefreniers de l’armée coloniale et éliminent les uns après les autres les officiers de l’ALN.
    -19 juin 1965, la trahison est consommée. Le putch de l’armée des frontières ne fait pas de quartiers, on arrête Ben Bella pour le faire disparaître plus de 14 ans en remerciement sans doute pour son action durant toute la préparation de l’insurrection (il a été le dernier patron de l’OS avant l’insurrection!), on tire dans la foule désarmée, et on élimine tous ceux qui ont fait la révolution (Assassinat de Mohamed Khider, chef historique, assassinat de Krim Belkacem, chef historique, exil de H.Aït Ahmed, de Boudiaf, tous deux membres des 9 chefs historiques, Fuite de Boumaaza, de Mahsas, de Zbiri, de Kaïd Ahmed, liquidation du colonel Abbès, du colonel Chabou, arrestation de Benkhada, de Ferhat Abbès, du Cheikh Kheirreddine, de Hocine Lahouel, ancien SG du MTLD, arrestations et tortures de communistes ayant eu pignon sur rue sous la présidence Ben Bella, notamment Bachir Hadj Ali, le grand poète, Mohamed Harbi, le plus grand des historiens algériens qui a démanteler et déconstruit tous les mythes autour du Fln, Hocine Zahouane, qui incarne la probité le l’intellectuel engagé etc…Les crimes de la bande d’Oujda sont si nombreux qu’il faudrait un une encyclopédie pour les recenser. Mais l’Histoire n’a pas d’états d’âme et les dénoncera…C’est dans ce contexte de brisure de l’élan national qu’apparaît le Sieur B.Abdeslam au ministère de l’industrie. Il va plastronner comme un coq en pattes, muni de la pseudo-science d’aventuriers étrangers, rameutés par le colonel Boukharrouba afin de ‘civiliser” les Algériens et les faire entrer dans la glorieuse phase “industrialisante” censée créer les conditions d’émergence d’un prolétariat, tête de pont d’une fantomatique république socialiste. Le soviétisme est en marche. On démantèle l’agriculture, l’Algérie importe ses patates, on bétonne à qui mieux pour édifier des citadelles qui n’ont jamais fonctionné à ce jour, elles ne trouvent même pas preneurs au dinar symbolique. Ce bouleversement culturel profond se fera d’une manière paradoxale avec la gestions des esprits par Taleb Ahmed et ses intégristes moyennâgeux et la gestion de l’économie soviétisée par un reliquat d’imbéciles se prenant pour Gramsci et Togliatti, couverts les uns et les autres par Merbah et son armée des ombres. Voilà comment et pourquoi B.Abdeslam est propulsé grand économiste devant l’éternel avec comme gourou un obscure enseignant de l’université française de Grenoble, De Bernie, qui viendra “apprendre la coiffure sur les têtes orphelines”, pardon pour la traduction. On connait la suite, elle appartient à l’histoire malheureuse de notre pays. Longtemps après des nostalgiques de cette ère d’errance feront revenir Bélaïd Abdeslam. Ils se trompaient d’époque. Le général Touati a sans doute eu son mot à dire sur cette résurrection…Les verts-de-gris ont leurs codes. Qu’aujourd’hui ils règlent leurs comptes par livres et presse interposés, c’est tant mieux pour nous car nous étions habitués à ce que ce type de règlements de comptes se fasse à travers les massacres de populations innocentes. C’est ce qui est arrivé précisément depuis 1988.
    En vérité l’ex-industrialiste et le général en retraite sont les deux côtés d’une même pièce. Sauf que quand les amis de l’industrialiste se laissérent pousser les barbes pour une nouvelle aventure, le général, de mon point de vue, était du bon côté!!! Bien à vous, et merci à Mohamed Benchicou de tant faire pour l’expression libre. Med B.

 

  1. Mourad Belaidi écrit:
     

    Nous n’avons jamais fait cette école !

    Avant et souvenez vous que officiellement tout le monde disait et proclamait au non de l’état que Chadli a démissionné et que ce n’était pas un coup d’état! Ait Ahmed a eu le courage de le dire en claquant la porte au nez du général Khaled Nazzar en 1991, en lui criant dessus que c’est un coup d’état! et cela d’après les écrits de l’époque de Nazzar qui lui reprochait sa position . Il a fait appel à lui avant d’aller voir Boudiaf. Ait Ahmed a eu cette phrase à l’époque : ‘’ une hirondelle ne peut faire le printemps dans un pays de faucons ‘’ Les plus constructifs et objectifs n’ont pas versé dans la continuité du système. Le temps leurs a donné raison et Boudiaf a été assassiné en directe sur les écrans de la télévision nationale. Ils ont fait d’une pierre deux coups. Éliminer une personne qui a sauvé le système qui était dans les plus dures et défavorables circonstances nationales et internationales et aussi inculquer la terreur, la peur et l’enchaînement de la population. Exécuter un président en directe sur le media unique et sans impunité conséquente et le plus grand lavage pour l’aliénation et la terreur que le monde aura produit. C’est parmi les plus atroces façons au monde de faire. Oui! C’est chez nous ! Vous croyez que Belaid Abdessalam ne savait pas tout ça? Il a dit ‘’Nidaa al ouajdab’’ alors que le corps de Boudiaf n’a pas encore refroidi! Par cette dernière phrase, je reprend un lecteur de ce bolg . MR Abdessalam dans son livre attaque les militaires en les qualifiants de ceux qui ont tous les pouvoirs. Alors pourquoi vous vous êtes associés à eux si vous aviez un brin de lucidité de Argaze (Homme : qualificatif des kabyles pour designer un homme intègre sur tous les plans ) Je vais reprendre aussi le journaliste d’El Watan : ‘’ Quel crédit, alors, peut-on encore accorder à un homme qui, tout en reconnaissant que le véritable pouvoir c’est l’armée, que les services de sécurité fonctionnent comme un pouvoir parallèle qui échappe au pouvoir politique, que le HCE n’était « qu’une caisse de résonance », a accepté, malgré tout, des responsabilités gouvernementales dans de telles conditions ? Que peut-on déduire pauvres citoyens que nous sommes ? Vous lancez un livre dans la mare et vous voulez qu’on vous lise et le comprendre et vous donner raison.
    Voua étiez dans ce système qui nous a fait mal qui le fait encore. Sans aller dans les détails, les journaux fond des une sur les problèmes de lait et d’eau. Ils ont oublié les coupables de l’assassinat de Boudiaf et j’en passe… Ils sont réduit à un tube digestif. Le plus gros problème est que même à ce stade vous ne pouvez même pas gérer un peuple réduit à un tube digestif. Je pense au fond de moi-même que , et sans aller dans les détails, que vous auriez mieux fait de vous faire oublier et demander pardon à Dieu ou plutôt au peule car sans lui le divin ne l’accorde point .. Quand à l’armée Touati ou autre ils sont là, c’est une langue histoire dont des hommes ont payé de leurs vie comme Abbane et compagnie. Vous avez fait tellement de nœuds et vous nous demandez par écrits interposés de les dénuder et nous prendre comme témoins. Nous n’avons jamais fait cette école.
    M.B

 

    Abdelkader Dehbi écrit: :

    « Ce que m’a raconté Bouteflika »

    Additivement à mon commentaire “à chaud” – au n° 7 ci-dessus – sur les rafales d’accusations échangées de part et d’autre, entre M.M. Abdesselam et les généraux “en retraite” Touati et Nazzar, j’ai oublié de formuler une interrogation supplémentaire, à l’adresse de M. Abdesselam et qui est la suivante:
    - Pourquoi n’a-t-il pas, en tant que Chef de Gouvernement, nommé une Commission Nationale d’Enquête sur l’Assassinat de Boudiaf, quitte à démissionner s’il en était empêché par la hiérarchie militaire, mettant ainsi en lumière que c’était elle, la vraie détentrice du pouvoir réel ?
    Par ailleurs – puisque nous en sommes à l’heure des révélations sur certaines affaires publiques qui concernent tous les citoyens algériens -, et s’agissant de la question relative aux circonstances de la mort du président Boumédiène, évoquées par M. Abdesselam, je voudrais apporter ici un témoignage sur le point de vue de M. Bouteflika, tel qu’il me l’a confié lui-même sur cette question énigmatique. Un jour de l’année 1994, au cours d’une entretien en tête-à-tête que j’eus avec lui, nous en sommes venus à évoquer les circonstances obscures de la brutalité de la maladie, puis de la mort du Président Boumédiène, durant le dernier semestre de l’année 1979. J’ai retenu de cet entretien avec M. Bouteflika les éléments essentiels suivants que je rapporte fidèlement:
    A l’issue de la tenue à Khartoum, en Août 1978, de la Conférence au Sommet des Etats Arabes membres du “Front du Refus” – Algérie, Libye, Syrie, Soudan et OLP – et contrairement aux usages protocolaires qui veulent que ce soit le Chef de l’Etat hôte du Sommet, – ici le Président soudanais Numeyri – qui donne la traditionnelle conférence de presse, les journalistes ont été étonnés de voir le président soudanais, “pousser littéralement” le président algérien Boumédiène vers le podium, pour répondre aux questions des journalistes internationaux. Des dizaines de “flashs” – beaucoup plus qu’à l’accoutumée me précisa M. Bouteflika – se sont alors mis à crépiter en direction du président Boumédiène dont le visage s’était empourpré. A la fin de la conférence de presse, le président algérien se sentit mal à l’aise mais il dût maintenir son programme qui prévoyait qu’il passerait la nuit à Damas, en compagnie du président syrien El Assad, présent à Khartoum. Au cours de la nuit, et malgré les soins prodigués au président algérien par les médecins algériens et syriens, son malaise s’aggrava à tel point que M. Bouteflika dut faire appel au chef de l’URSS d’alors, M. Brejnev qui donna son accord pour le transfert du président algérien à Moscou. Au bout de trois semaines environ, le président algérien très malade, était rapatrié sur Alger. La suite est connue: le décès officiellement annoncé le 27 Décembre 1978. – fin du récit de l’entretien–

Le mensonge et la diversion n’y ont rien pu : on cache une guerre aux Algériens !

Posté par benchicou dans : Algérie : Islamisme et terrorisme , 3 commentaires

Pendant que Nezzar et Touati papotent,

Al-Qaida avance et

l’armée est en état d’alerte !

  1. La bataille de Yakouren est à son 24 è jour

  2. L’état-major prépare une grande offensive d’été

Finalement, il y a bien une guerre qu’on cache aux Algériens, une guerre décisive contre les forces intégristes d’Al-Qaida dont on ne sait rien. On parle de 60 hommes à Yakouren et d’un groupe composé de 100 éléments qui s’est réfugié dans les maquis situés sur les hauteurs d’El-Oued. Et qui encore ? Comment croire l’appareil du mensonge et de la propagande , avec ses journaux attitrés ? La propagande mensongère et la pitoyable « diversion Belaid Abdesselam » dans laquelle les généraux Nezar et Touati oont joué un rôle peu glorieux, auront été impuissantes à masquer les deux sombres réalités qui menacent notre pays : la menace terroriste encouragée par le laxisme du pouvoir et la prochaine mise en place d’un régime monarchique liberticide promis par la prochaine révision constitutionnelle. Si pour la première, on n’est pas encore fixé, pour la première, en revanche, on sait : on cache bien une guerre aux Algériens ! Hier on apprenait que la bataille de Yakouren n’a jamais été interrompue et que l’opération est à son 24è jour ! L’armée a eu recours, encore une fois, à l’artillerie lourde et aux hélicoptères de combat qui n’ont pas cessé de pilonner les zones où se sont repliés les terroristes qui se sont scindés en plusieurs petits groupes, occupant des endroits différents. les bombardements d’hier étaient très intenses et on les entendait à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde.
L’armée a eu recours, encore une fois, à l’artillerie lourde et aux hélicoptères de combat qui n’ont pas cessé de pilonner les zones où se sont repliés les terroristes qui se sont scindés en plusieurs petits groupes, occupant des endroits différents.

Dans la même journée on apprend que devant la présence de fortes troupes d’Al-Qaida à l’est du pays, dans les régions de Tébessa, Khenchela, Batna, Biskra et El-Oued, le chef d’état-major, le général de corps d’armée Gaïd Salah, s’est rendu sur place et a donné de nouvelles directives qui se résument en fait à ceci : l’Armée va livrer une seconde bataille cet été dans cette région. Dans cette région et peut-être dans d’autres… Qui sait avec le mensonge officiel ? Selon la presse, les terroristes localisés à El-Oued, aux portes du désert algérien, ont rejoint les maquis de la région depuis Tébessa, Khenchela et Biskra. Ces derniers, en plus d’être chargés du recrutement de nouveaux éléments, s’apprêtaient, selon nos sources, à tenir un “briefing” à grande échelle aux fins de préparer des attentats criminels durant le mois de Ramadhan. À l’évidence, l’“émir” Droukdel, alias Abou Moussaab Abdou El-Ouadoud, vient, une nouvelle fois, de revoir l’ossature de son organisation, selon les observateurs de la scène sécuritaire. . Pendant ce temps, des généraux jouent chiffonnières sur la place d’Alger. Nezzar et Touati disputent le dernier mot à un autre apparatchik du système, Belaid Abdesselam…Pourquoi pas ? Ce sont de jeunes soldats du peuple qui meurent à Yakouren et Tebessa sous les balles d’Al-Qaida.

Belaid Abdesselam : « Comment est mort Boumediène ? » 5 août, 2007

Posté par benchicou dans : Non classé , 42 commentaires

 

Il lance de graves accusations contre Nezzar et l’Armée et lance une nouvelle polémique :

Belaid Abdesselam : « Comment est mort Boumediène ? »

Rien ne semble arrêter la colère de l’ancien Premier ministre qui revient à la charge avec de très lourdes charges contre les généraux qui ont géré la décision depuis trente ans, notamment Touati et Nezzar, et qui, surtout, insinue que le décès de Boumediene prête à équivoque.

  1. Nezzar a perdu la tête, il est fou”, il est devenu sénile !”

  2. Il reproche à Nezzar le procès intenté, en février 2001, à Souaïdia « “terni l’image de l’Algérie en parlant dans des tribunaux étrangers, français de surcroît”

    Depuis 1979 aucune peronnalité, fût-elle de l’opposition, n’avait osé pareille insinuation : la mort de Boumediene est-elle suspecte ? Belaid Abdesselam vient de le faire. Trois simples phrases dans Djazaïr News : “La plus grosse erreur commise par Houari Boumediene est d’avoir laissé l’armée entre les mains de cet individu et celle d’”El Mokh” Touati. Et je crois qu’il s’en était rendu compte, mais c’était trop tard. Et aujourd’hui, il faut que l’on s’entende sur la mort de Boumediene”. L’allusion est claire : Boumediene a été poussé à la mort par les généraux. Le journal « Eldjazair News » avait rapporté de Belaid Abdesselam ses propos concernant la mort du président Houari Boumediene que ce dernier a qualifié de « suspecte », affirmant à El Khabar qu’il « croyait que la mort de Boumediene n’était pas naturelle ». Il a ajouté « pour moi sa mort reste ambiguë, et j’en ai fait part auparavant… ».Voilà une très grave accusation qui rouvre des plaies, une page de l’histoire du pays et surtout le débat polémique. A quel objectif répond cette soudaine et tardive attaque sur la mort de Boumediene de la part d’un des lieutenants les plus proches de l’ancien président ? Faut-il mettre cette accusation sur le dépit contre Nezzar qui s’était mêlé à la controverse Belaid-Nezzar ? Il est vrai que Belaid Abdesselam lance des accusations qu’on dirait incontrôlées contre son adversaire du jour. “Nezzar a perdu la tête, il est fou”, il est devenu sénile, il raconte des mensonges !” Et de continuer en donnant d’autres détails : “Il ment lorsqu’il prétend que nous nous sommes rencontrés deux jours de suite au domicile de Ali Kafi. La vérité est que nous nous sommes rencontrés le 18 juillet 1993 à la Présidence sans pour autant aboutir à un accord et nous nous sommes séparés sur un différend. Nous nous sommes ensuite fixé rendez- vous au domicile du président du Comité d’Etat, Ali Kafi, à Palm- Beach.” Il ne s’arrête pas là ! “Il ment également lorsqu’il prétend que nous nous sommes rencontrés en tête à tête à la résidence Dar-El-Afia. Etait présent avec nous le président du Haut Comité d’Etat.” Et ce n’est pas fini ! Après les louanges faits à Nezzar dans son pamphlet sur le Net, le voilà qu’il l’accuse d’avoir “terni l’image de l’Algérie en parlant dans des tribunaux étrangers, français de surcroît”. Ici, Belaïd Abdesselam reproche à Nezzar le procès intenté, en février 2001, à Habib Souaïdia auteur de la “ Sale guerre” .

A suivre…

Ali Yahia Abdenour : « Je n’ai aucun regret d’avoir défendu les islamistes et je le referai »

Posté par benchicou dans : Non classé , 7 commentaires

aliyahiaabd24.jpg   aliyahiaabd14.jpg Forum « Le Matin votre journal interdit » :

Ali Yahia Abdenour répond à vos questions (3è et fin)

« Je n’ai aucun regret d’avoir défendu les islamistes et je le referai »

Dans cette troisième partie de réponse à vos questions, l'avocat et militant des droits de l'homme parle de ses liens avec les islamistes et réplique avec un ton déterminé, souvent polémique et parfois irrité à ses détracteurs. Il persiste dans ses positions et, surtout, relance le « Qui-tue-qui ». Des réponses qui vont sans aucun doute relancer le débat. 

 E. QUESTIONS SUR LES ISLAMISTES

Lyès Bestandji et Ryma Benabderahmane :

Salutations respectueuses maître Ali Yahia Abdennour

Le sommet de Sant Egidio auquel vous avez participé a été le début du Trafalgar de la concorde civile et de la réconciliation nationale. L’amnistie qui en a découlé a permis l’allégeance du GSPC à la nébuleuse El Qaida et à la relance du terrorisme. Même si vous pensiez à l’époque à Sant Egidio , aider le pays à trouver une issue pacifique,n’avez-vous pas le sentiment d’avoir contribué à la relance de l’intégrisme islamiste ? N’est ce pas une terrible désillusion, en votre âme et conscience, pour un défenseur des Droits de l’Homme ?

Ali Yahia Abdennour: Les deux réunions d’une semaine chacune, la première en novembre 1994, la seconde en janvier 1995, se sont tenues grâce à la communauté catholique de Sant’Egidio, qui amis à notre disposition ses locaux, son personnels, et ses moyens matériels. j’ai présidé les travaux de la rencontre, et doté de la qualité de porte-parole. Le dialogue entre les sept partis participants, la LADDH, était profond mais animé avec

richesse, la plate-forme du contrat national était l’alternative à la solution sécuritaire, le passage obligé de toute négociation en mesure de peser sur les évènements,pour les faire évoluer vers la paix civile. Les trois questions principes qui ressortent de cette plate-forme sont la fin progressive de la violence,l’organisation de la période de transition, et le retour à la souveraineté populaire exprimée librement par la voie des urnes. la plate-forme du contrat national n’ouvre la voie ni à l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures du pays, ni à la violation de la souveraineté nationale. Elle souligne à juste titre que la solution de la crise se trouve en Algérie, et ne peut être que l’oeuvre des Algériens. En politique, il y a le choix entre deux niveaux le plus élevé ou le plus bas, ce qu’il y a de meilleur ou de mauvais, la démagogie et la fuite en avant, ou la prise de conscience des problèmes auxquels le peuple algérien est confronté. Le contrat national dont chacun peut mesurer l’originalité, la densité et la richesse, demeure l’événement politique le plus important de ces dernières années, la pierre angulaire de la crise qui est d’abord politique et sociale du pays. Je vous recommande de bien relire la plate-forme du contrat national pour bien la comprendre et surtout éviter es contresens. On a diabolisé le contrat national par une campagne de dénigrement, d’insultes, décidée par le mouvoir, et orchestrée par la télévision, la radio et la presse écrite, vous venez de prendre le relais. Ne pensez-vous pas que vous avez poussé le bouchon trop loin ?

 

Fayza |

Bonjour Maître,
Peut-on défendre les droits essentiels de la personne humaine et accorder le droit de vie et d’expression à des aliénés des théocraties moyenâgeuses au nom des droits de l’Homme ? « Punir » les assassins de TAHAR Djaout et de katia Bengana en mettant à leur disposition une Mercedes et en garantissant leurs droits de détenu politique en attendant la clémence du tout puissant patriarche, vous paraît il sérieux ?

Ali Yahia Abdennour: Le 1er juin 1993, le nommé Belabassi Abdellah, un des auteurs présumés de l’assassinat de Tahar Djaout le 16 mai 1993, a fait des aveux diffusés par la télévision à une heure de grande écoute : “Nous avons, dit-il, tué tahar Djaout, car il écrivait bien, il était de ce fait dangereux pour l’idéologie islamiste”. La déclaration faire sous la torture, a été dictée par ses tortionnaires. Belabassi Abdellah a cité les noms de deux autres présumés auteurs de l’assassinat, abattus par les forces de l’ordre quelques jours après le drame, et celui du commanditaire Abdelhak Layada chef du GIA. Au procès devant la cour spéciale de justice le 01/07/1994, Belabassi est revenu sur ses aveux, faits, dit-il, sous la torture. Il a apporté la preuve qu’au moment de l’attentat, il s’entraînait avec son équipe au stade du 5 juillet. Il a déclaré n’avoir jamais rencontré Layada. Ce dernier était au Maroc lors de l’assassinat de Djaout. Il a appris sa mort par la presse. Il a été relaxé. Dans son appel, le comité vérité sur l’assassinat de Tahar Djaout a déclaré : “Trop de crimes politiques restent impunis dans notre pays. Les images de lampistes exhibés à la télévision ne pourront masquer les visages des commanditaires de l’ombre”.

Missoum, Comite de Soutien en Allemagne pour la Liberté de la Presse

Bonjour Maître
 Pourquoi les dirigeants de l’ex FIS ne sont ils pas poursuivis par les tribunaux internationaux pour “crime contre l Humanité” et “génocide” ?
Je vous remercie d’avance !

Ali Yahia Abdennour : Vous pouvez prendre l’initiative de poursuivre les dirigeants du FIS devant les tribunaux internationaux. Ce qui m’étonne c’est que ni vous,

ni les 4 qui vous ont précédé dans les questions posées, ne parlent de crimes contre l’humanité commis par les dirigeants algériens.

Muhend |:

A quoi attribuez-vous Maître le phénomène des disparitions forcées en Algérie durant de nombreuses années ? Que pensez vous de cette entité appelée Al Qaeda au Maghreb ? Est-ce que le récit qu’en fait la presse est à votre avis crédible et est-ce que celle-ci n’est qu’un remake du fameux GIA ?

Ali Yahia Abdennour: La responsabilité des disparitions

forcées incombe au pouvoir. Des témoignages qui l’accablent grossissent chaque année le dossier des disparus. Les disparus sont-ils vivants ou morts, telle est la lancinante question. Un disparu, c’est un drame sans fin pour sa famille qui continue à espérer son retour. Le problème des disparus est un dossier clef du pouvoir qui sera jugé à sa capacité de le résoudre. Connaîtrons-nous un jour les circonstances exactes de l’enlèvement prémédité, de la détention et du sort final réservé aux disparus, sans la mise en branle de la justice internationale.

 

  Ryma benabderahmane |

Bonjour maître !

Vous avez défendu des terroristes du FIS , sous prétexte que vous n’avez pas défendu une idéologie mais des personnes.
 
-Peut on mettre sur un pied d’égalité les familles victimes du terrorisme et celles dont les enfants ont pris le maquis pour assassiner des algériens innocents ?
Peut on parler de tragédie nationale sans faire de différence entre assassins et victimes ?
-Que pensez vous du fameux « qui tue qui » sur lequel les occidentaux sont revenus après le 11 septembre ?

Ali Yahia Abdennour : Je vous retrouve pour la deuxième fois. Il faut mettre sur un pied d’égalité les familles victimes du terrorisme de l’état et des groupes armées islamiques. Il faix faire une différence entre les assassins et victimes, entre les tortionnaires et les victimes, là où ils se trouvent. Du fameux “Qui-tu-qui” je pense que les groupes armées islamiques, l’armée, la gendarmerie et la police, ont tué des innocents.

 

Trois questions traitées avec la même réponse :

A.Larbi Chelabi :

-Avez-vous des regrets d’avoir défendu Ali Belhadj qui a été le commandant en chef d’une armée illégale à l’origine de l’élimination de quelque 200,000 victimes innocentes ?
-Vous arrive t-il de penser aux victimes et de vous dire que, malgré votre profonde conviction de vouloir défendre le droit, y compris pour ceux qui s’en écartent, vous n’auriez pas dû vous salir les mains avec un tel dossier?
-Je sais que vous avez défendu votre vie entière des gens qui étaient aux prises avec le pouvoir. Avez-vous fait cela juste pour croiser le fer avec le régime qui vous avait écarté du pouvoir quitte à défendre le diable en personne ?

Amicalement !

B. Mourad Sahli (militant d’Amnesty International Belgium) :

Bonsoir Me Ali Yahia Abdenour.
Tout le monde sait que le régime Algérien est le champion en matière de non respect des droits humains.
Qu’en est-il des islamistes qui ont égorgé des enfants, des femmes, des vieillards, des intellectuels,…?
Les renvoyez-vous dos à dos avec les généraux ?

   C.   Karim B.

C’est une excellente initiative que de nous permettre de discuter avec M° Ali Yahia. Le blog continue de se distinguer par les services qu’il rend à ses lecteurs, merci à toute l’équipe.
Voici mes questions à l’éminent avocat :
- Vous étiez l’un des avocats du FIS, un parti qui a été à l’origine de la tragédie que nous continuons de subir, avec le recul, éprouvez vous des regrets ?

Ali Yahia Abdennour: Je n’ai aucun regret d’avoir défendu Ali Benhadj. Le dérapage de la pensée est une faiblesse politique inexcusable. Je ne veux pas écrire des mots qui peuvent blesser, ni substituer une polémique à un débat d’idées, avec ceux qui jouent le rôle de ministère public et de l’accusation. Il faut écarter les procès d’intentions ou de jugements hâtifs, improvisés ou tendancieux. Il faut se débarrasser de certains stéréotypes de langage et de pensée. La politique n’unit pas, elle divise, c’est sa nature et c’est son rôle. J’ai défendu les prisonniers de toutes les couleurs politiques de l’arc en ciel. Quand les droits de l’homme sont bafoués, je ne cherche pas à savoir si la victime est démocrate ou islamique pour lui porter aide et assistance. Il n’y a pas de différences entre toutes les victimes de la répression, affectées du même Coefficient d’humanité, car les droits de l’homme sont au-dessus de tous les clivages politiques ou idéologiques. Soutenir tous les prisonniers d’opinions ou politiques est la règle d’or. Pourquoi une préférence dans des cas juridiquement semblables ? Pourquoi deux poids et deux mesures, en fonction du statut social ou de l’engagement politique ou idéologique du détenu.

Que d’énergie la LADDH a dépensé pour persuader l’opinion publique qu’il ne faut pas choisir les victimes de la violence et de la répression à défendre, mais les défendre toutes. Elle refuse l’approche partisane ou idéologique qui signifie défendre les siens et abandonner les autres, ceux qui pensent autrement. Un avocats n’a pas le droit de faillir, car c’est la servitude noble de la profession, de refuser par calcul, par prudence, par peur ou par intérêt de défendre une personne, quelle que soit son idéologie, qui est privée de sa liberté ou menacée dans son honneur ou dans sa vie. J’ai eu deux prix internationaux des droits de l’homme le premier prix à la mémoire de Archbishop Oscar Romera en 1997, le deuxième décerné par “Dérechos humains” en 1999 en Espagne. Ce prix a été décerné aussi à Nelson Mandela; J’ai démissionné moi-même du gouvernement en octobre 1967. Pour M. Mourad Salhi et M. Karim B., la réponse faite à M. Larbi Chebali vous concerne également.

 

Mourad Hamzaoui |

Monsieur Ali Yahia Abdenour,

Pouvez vous m’éclairer sur votre position vis à vis des élections tronquées de 1991 que le FIS semblait remporter haut la main (par la fraude aussi). Avec du recul, êtes vous en parfait accord avec ce que l’on appelle encore aujourd’hui l’arrêt du processus électoral ? Quelle est votre définition de la démocratie, par rapport à ce que prônaient les deux leaders du FIS à l’époque des élections ?

Ali Yahia Abdennour: Mon activité a soulevé dans ce forum des critiques, suscité des adversaires, pour ne pas dire des ennemis. Je me suis battu, même si le combat est inégal et semble perdu d’avance, car il vaut mieux perdre en se battant que perdre sans se battre.

Les élections de 1991 ne sont pas issus de la fraude. Le pouvoir a réalisé un sondage où le FIS était crédité de 28 à 30 % des sondages. Il a joué le jeu. Mais le premier tour des élections législatives le 26/12/1991, a donné 188 élus au FIS et 156 étaient en ballottage favorable pour le 2e tour. La première victime du coup d’état du 11/01/1992 qui a éliminé le FIS qui venait de gagner démocratiquement les élections législatives a été la démocratie. Un pouvoir issu d’un coups d’état basé sur le non-respect de la volonté populaire exprimée par la voie des urnes engendre la violence. Il faut prendre conscience que nous sommes dans une phase politique difficile mais porteuse d’un avenir démocratique. Pour moi, les droits de l’homme et la démocratie sont liés pour le meilleur. C’est dans l’union des démocrates qui se réalise dans la diversité et non dans l’uniformité et sur la base d’un programme commun que réside l’avenir du pays. Se nous ne réalisons par maintenant l’unité d’action des démocrates qui n’est pas un menu imposé ou un menu à la carte, nous serons contraints de le faire sous la pression d’évènements inéluctables.

 

 

                             Questions diverses

 

Mendjli Ali

Cher Maître,
Quel est votre avis  sur la grève des avocats du 10 juin passé et le boycott de la nouvelle cour d’Alger ?Sur l’autocratie  au sein du barreau d’Alger où  Me SILINI règne sans partage sur le bâtonnat. La loi que Me SILINI veut faire passer pour changer le statut de l’avocat a été préparée en catimini, elle n’a pas été débattue. Cette loi d’après ce que nous avons appris par un quotidien ( !) durcit les conditions d’agrément des avocats auprès des cours. Les avocats agrées auprès des cours ont déjà beaucoup de difficultés a travailler que dire alors de ceux qui ne sont agrées qu’ auprés des tribunaux ? Cette profession tend à devenir la propriété d’une classe sociale bien définie par cette loi, ou bien les candidats travaillent chez les anciens avocats sans salaire ou pour des salaires de misère (comme actuellement) ou bien ils quittent cette profession. Je signalerais au passage que les acquis que ME SILINI arbore comme des trophées sont les suivantes :
1- attribution d’une salle pour les avocats
2- le droit au membre du bâtonnat de stationner leur voiture dans l’enceinte de la nouvelle cour.

Ali Yahia Abdennour: Votre nom me rappelle un frère que j’ai bien connu et avec qui j’ai travaillé. J’ai suivi avec attention la grève des avocats, mais les résultats de la fin de grève sont inconnus. Les atteintes graves, délibérées, répétées aux droits de la défense ont obligé à plusieurs reprises les avocats à) geler leurs activités au niveau de toutes les juridictions. Les avocats savent qu’il y a des jugements et arrêts qui ne respectent ni la loi ni le droit. C’est la responsabilité du pouvoir qui est engagée, lorsqu’un avocat ne peut exercer pleinement et sans risques sa professions. L’histoire l’a souvent montré, c’est la justice qui est en course, lorsqu’on s’attaque aux avocats. Qu’avez-vous fait de la justice, monsieur le garde des Sceaux ? Vous n,e cessez de dire et de répéter que la séparation des pouvoirs vous interdit de vous ingérer dans les affaires de la justice, alors que vosinterventions pour orienter le déroulement de l’action judiciaire sont permanentes.

 

 

  Mourad Hamzaoui |

Re bonjour Monsieur Ali Yahia Abdenour,

Je constate d’après les questions des intervenants dans ce forum que de nombreuses personnes ne vous apprécient pas vraiment. Alors je voudrais vous poser une seconde question. Maître, pensez vous qu’une majorité d’algériens vous apprécie ? Bien évidemment en rapport avec votre personnalité publique et votre passé d’avocat et homme politique. Merci

Ali Yahia Abdennour : Ma main a l’habitude étrange et ridicule de ne pas m’obeïr, quand elle sait que ma réplique face aux éradicateurs qui durant toute la décennie 1990, m’ont abreuvés d’injures, va être foudroyante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ali Yahia Abdenour répond à vos questions (2 è partie) 4 août, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 7 commentaires

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Forum « Le Matin votre journal interdit

Ali Yahia Abdenour répond à vos questions (2 è partie)

L’avocat et militant des droits de l’homme qui fut de longues années le Président de la Ligue des droits de l’homme, vous répond aujourd’hui sur les droits de l’homme en Algérie, le combat démocratique et la Kabylie.

PARTIE 4 : QUESTIONS SUR LES DROITS DE L’HOMME EN ALGERIE

 

Belkacem :

Maître, Que fait la LADDH pour que cesse la torture dans les commissariats et les postes de gendarmerie à l’encontre des prévenus ?

Ali Yahia Abdenour :

La torture avec ses conséquences les

plus extrêmes, la mort ou l’handicap physique à vie,

est un acte d’infamie et de lâcheté largement pratiqué

en dépit de la ratification par l’Etat algérien de la

convention internationale de 1984 contre son usage. De

nombreux messages vérifiés, exprimés avec force,

angoisse, détresse et colère, par les prisonniers lors

de leurs procès, leurs familles, leurs avocats, font

état de tortures qui ne sont pas des bavures, des

faits isolés, des accidents de parcours, mais une

pratique administrative courante employée avec des

moyens sophistiqués, par les services de sécurité

relevant tant de l’autorité militaire que de

l’autorité civile. Pour faire reculer la torture la

LADDH a mobilisé des témoins qui parlent agissent et

sensibilisent l’opinion publique. Plus il y a de

témoins, plus le pouvoir recule.

 

 

Missoum , Comite de Soutien en Allemagne pour la Liberté de la Presse :

Pourquoi les partis politiques et notamment ceux de la mouvance démocratique, n’ont jamais inclus dans leurs agendas “les Droits de l’Homme” ?
2) Les deux ligues des Droits de l Homme ne se font elles pas concurrence, alors qu il est utile de les fédérer en une seule ?

 

Ali Yahia Abdenour :

Les partis politiques sont traversés par des courants

contradictoires, avec la persistance de préjugés, de

tabous, de divergences fondamentales et de lutte

d’influence. Ils font ce qu’ils peuvent pour la défense

des droits de l’homme, mais ils peuvent très peu. J’ai

exploré les effets dévastateurs du rejet de l’autre,

de celui qui pense autrement mais demeure égal dans sa

dignité et dans ses droits, pour cerner les origines

et les effets de la haine qui tel un poison s’infiltre

dans la société.

Une ligue des droits de l’homme doit être souveraine

dans ses décisions, parce que la dépendance exclut la

liberté d’action et prône la langue de bois. Quelle

stratégie à adopter, quelle démarche à suivre

vis-à-vis de l’autre ligue. Peut-on faire parler les

droits de l’homme d’une seule voix en Algérie, ou

enfoncer le même clou avec deux marteaux ? Le

principe, fruit d’une réflexion arrêter sans

précipitation a été qu’il ne faut pas s’affronter,

mais se tolérer et s’aider. Il ne faut pas se tromper

de cible, encore moins de tir, ne pas regarder avec

circonscription ou méfiance, encore moins avec

hostilité, une ligue qui a reçu précipitamment l’aval

du pouvoir, ne pas avoir une attitude négative à son

égard, parce qu’il faut rejeter l’intolérance et le

sectarisme.

Me Guechir Boudjemaâ qui préside la LADH est le seul

dirigeant de ligue durant 10 ans il n’a jamais tenu

une réunion d’un organe délibérant. C’est un revers de

la démocratie. Il ne peut diriger seul une ligue par

fax, sans lui porter préjudice, la dénaturer, en faire

une coquille vide. Il n’y a dans une ligue d’autres

sources d’influence et d’autorité que celles prévues

par ses statuts.

 

El Mouhtarem :

Bonjour Maître,
Quel est  l’objectif recherché par les chancelleries européennes qui financent les centres de documentations de la LADDH. Selon vous, le pouvoir a-t-il réussi à “corrompre” l’opposition via les fondations et associations étrangères ? Ces financements ne sont-ils pas le résultat du renoncement de la LADDH à son combat pour les droits de l’Homme en Algérie ?

Ali Yahia Abdenour :

L’article 2 de l’accord d’association entre l’union

européenne et l’Algérie, lie l’aide et la coopération

avec l’Algérie à la promotion et au respect des droits

de l’homme. C’est pour promouvoir la démocratie et les

droits de l’homme que des chancelleries européennes

financent des centres de documentations nécessaires à

la formation des militants. Cela n’a aucune influence

sur le fonctionnement et les orientations de la LADDH.

 

Nadia Hamouche :

Bonjour Maître,

D’abord merci de cette participation à ce forum. Votre exposition directe aux questions des algériens assoiffés de vérité et de justice, démontre votre bravoure et votre authenticité quelles que soient les causes que vous défendez…même si parfois, je ne les comprends pas. Ma question est la suivante :

Quels sont vos liens avec les ONG qui prônent la protection des droits de la personne telles qu’Amnistie internationale et Human Rights Watch etc., et que pensez-vous de leurs actions dans des pays tel que l’Algérie ?

Merci pour votre réponse.

Ali Yahia Abdenour :

Défendre toute personne humaine indépendamment de ses

croyances politiques, sociales, culturelles,

religieuses, est la cause que je défends, afin que se

redresse la femme et l’homme humiliés. Mon devoir est

d’agir, de parler, d’écrire, de prendre des risques,

car qui reste muet devant une injustice en devient

complice. Les deux faits marquants de la fin du 2ème

millénaire sont l’indivisibilité et l’universalité des

droits de l’homme, condition sine qua non du

dépassement des particularismes nationaux et des

spécificités culturelles.

Les liens de la LADDH avec les ONG internationales,

dont Amnesty et Human Rights Watch sont fructueux.

Leur action en Algérie est positive

Abdelkader-Kamel OUAHIOUNE :

Salut Monsieur Ali Yahia Abdenour!
Tout d’abord un grand bravo pour votre livre qui nous permet de vous connaître un peu plus…
Ensuite, que pensez-vous d’un justiciable qui envoie des courriers au ministère de la justice (direction de la modernisation de la justice) pour lui demander une liste complète de toutes les décisions de justice qui le concerne afin de connaître sa situation vis à vis de la justice…et qui ne reçoit aucune réponse ?
Je crois qu’il est du devoir de ce ministère de délivrer le document demandé et du droit de ce citoyen de l’exiger.
Merci d’avance de votre réponse !

Ali Yahia Abdenour :

Le pouvoir judiciaire n’a pas la légitimité ou la

crédibilité que l’élection confère au pouvoir exécutif

ou législatif par application du principe qui veut que

tout pour voir est fondé sur la délégation du

souverain le peuple. Il ne peut s’imposer que par son

indépendance par rapport au pouvoir exécutif et par la

compétence et l’honnêteté des juges.

La liste complète des décisions de justice qui

concerne un justiciable doit être demandée aux

tribunaux et cours qui ont décidé des jugements et

arrêts.

 

Senane Oualid :

Pourquoi la Ligue n’adresse-elle pas à tous les partis politiques et aux futurs candidats aux prochaines élections, un mémorandum auquel ils devront répondre. Les signataires de cette charte seront ainsi tenus d’en appliquer les engagements faute de quoi, ils se discréditeront auprès de l’opinion. (lutte contre la corruption,  Levée immédiate et sans condition de l’état d’exception,  dépénalisation des délits de presse, Transparence des débats des assemblées élues avec mise en place dans les places publiques d’écran retransmettant en direct les débats ,  Eradication par les maires de toutes les poches de misère, indépendance de la Magistrature et renforcement des droits de la défense et d’autres idées que je peux vous communiquer) ?

Ali Yahia Abdenour :

La vie politique est conçue avec un seul objectif

pérenniser le système politique en place. La levée de

l’état d’urgence conditionne la libéralisation du

champ politique et médiatique, ainsi que l’exercice

des libertés des libertés individuelles et

collectives. Le droit de se réunir, de se rassembler

et de manifester pacifiquement qui est à la base de la

démocratie est soumis à l’autorisation préalable des

walis. On vous attache les pieds et on vous dit

marchez. Le combat pour la levée de l’état d’urgence

est non seulement légitime et prioritaire, mais il se

situe au dessus de toutes les idéologies et de tous

les clivages politiques.

La LADDH a invité à une rencontre les partis

politiques afin de faire ensemble un examen lucide et

courageux de l’état d’urgence et de dégager les

énergies et les moyens susceptibles de mettre un terme

à cette dérive malsaine.

Seuls quelques partis ont répondu à cet appel.

 

 

 

 

 

PARTIE 5 : QUESTIONS SUR LA KABYLIE

Thadarth :

Maître Ali
 L’autonomie est-elle une solution pour la Kabylie ?

 

Ali Yahia Abdenour :

La Kabylie peut constituer le laboratoire de la

décentralisation. Les collectivités locales et

régionales sont exsangues et asservies. Il faut

redistribuer les compétences entre l’Etat, les wilayas

et les communes. L’attitude du wali qui est devenu le

véhicule de la tyrannie bureaucratique et

centralisatrice doit pousser les maires à se libérer

de sa pesante tutelle et à prendre en mains les

communes. La sensibilité des Algériens est extrême à

l’égard des deux questions : une authentique politique

de décentralisation, et une démocratisation de la vie

sociale. Le pouvoir a une approche erronée des

problèmes inhérents à la culture et la langue amazigh.

Les barrages stupides élevés face au développement de

cette culture sont les meilleurs ferments des

mouvements régionalistes et autonomistes. La volonté

centralisatrice du pouvoir contribue à encourager ces

mouvements. La solution réside dans une vraie

décentralisation, avec des moyens humains, financiers

et matériels importants.

Farid DAID |

Bonjour Maître

Je voudrais savoir, étant un proche d’une victime du printemps noir, Peut on porter l’affaire devant une juridiction internationale, telle que la CPI (cour pénale internationale) ou bien devant la ligue internationale des droits de l’homme ou autres .Mes remerciements.

Ali Yahia Abdenour :

Farid Daïd : Le procès peut être porté devant une

juridiction algérienne, africaine ou internationale.

La FIDH ne peut que vous aider ou orienter car elle

n’est pas une juridiction, mais une ONG internationale

des droits de l’homme.

 

PARTIE 6 : QUESTIONS SUR LE COMBAT DEMOCRATIQUE

 

Hamz :

·        Pourquoi les intellectuels algériens ne trouvent-ils pas un consensus pour combattre en faveur de la démocratie ?
-L’arabisation a t-elle été à l’origine de l’effondrement de l’école algérienne ?
-La situation actuelle peut elle être expliquée par l’exploitation de
la religion à des fins politiques ?
-Ne faudrait-il pas, pour protéger la religion, lui opposer la laïcité ?

Ali Yahia Abdenour :

Les intellectuels dans leur grande majorité

ont renoncé à leur rôle de critiques et d’analystes

rigoureux, pour servir de simples relais ou

d’instruments du pouvoir. Leur silence sur les dérives

opportunistes prouve que l’histoire se fait sans eux

et contre eux.

La loi portant généralisation de la langue arabe qui

met en demeure le peuple d’utiliser une seule langue,

la langue arabe à l’exclusion de toute autre, a un

caractère répressif. Elle avait pour objectif de

réaliser la marginalisation de la langue tamazight et

même son exclusion. Pour Mohamed Chérif Abbas : “Les

voix hostiles à l’arabisation sont celles qui veulent

franciser cette nation , et la  jeter dans le camp de

la francophonie”. Que peut-ils dire maintenant que

le président Bouteflika engage à petits pas l’entrée

de l’Algérie dans la francophonie, qui est autant

l’expression de liens économiques que celle d’une

vision politique.

L’Algérie ne peut se construire sur l’exclusion de ses

cultures, de ses langues, et léguer aux générations

futures des sentiments de haine, de vengeance et

d’intolérance.

L’Amazighité est une dimension incontournable de

l’identité nationale. Pourquoi sacrifier la culture

Amazigh, pourquoi s’appauvrir en laissant en friche

une partie de l’être algérien.

Hlilou |

Bonjour, maître

Le FFS a-t-il failli à son combat qui a fait son existence ?

Ali Yahia Abdenour :

Le FFS dites-vous, a-t-il failli à son

combat qui a fait son existence.

Cette questions doit être élargie à l’ensemble des

partis qui ne sont pas le champ clos de querelles de

personnes, mais le lieu du débat politique où se

confrontent plusieurs démarches, approches ou

réflexions, pour en tirer une synthèse qui sera la

règle à appliquer. Les leaders politiques n’aiment pas

la démocratie à l’intérieur de leurs formations. Le

fonctionnement des cadres, et décourage les meilleures

volontés. L’existence de courants d’idées différents

au sein des partis est naturel et utile. Des partis

sont contraints de gérer leurs contradictions sur la

place publique. Dans les débats même la

courtoisie doit conserver ses droits. La marge de

manœuvre est étroite pour les divergents qui sont

critiqués pour les erreurs et fautes formulées à leur

encontre par la base. la politique des partis est

souvent réduite à la gestion des carrières de leurs

dirigeants. Les révisions déchirantes sont préférables

à la paralysie à laquelle ils sont actuellement

condamnés. Il y a des militants inquiets, découragés,

qui démissionnent publiquement parce qu’ils ne se

sentent plus à l’aise dans leurs partis qui se

disloquent parce que travaillés par les dissensions de

personnes et des divergences d’analyse. C’est par le

confrontation des idées que doivent être surmontées

les divergences. Les échecs qui découragent de

nombreux militants et les incitent à se replier sur

eux-mêmes, doivent permettre de faire des bilans, de

rectifier les erreurs et de préparer l’avenir. Il ne

s’agit pas de détruire les appareils des partis, mais

de les subordonner aux militants. L’agression verbale

ou écrite à l’encontre des militants qui ont leur

droit le plus strict d’avoir une opinion et de la

formuler est négative;

Le guide est celui qui montre le chemin sans perdre

ses troupes. Les leaders dominent les exécutifs en les

renouvelant, puis en les remodelant à leur guise. la

désignation par le président d’un parti du secrétariat

national est une contre-mesure. Les statuts sont la

loi des militants, et doivent être respectés par tous

les membres des partis.

Arrivés à la croisée des chemins, bon nombre de

militants contestataires qui ont refusé une conception

étroite, restrictive de l’esprit de parti, se

demandent s’il faut raccrocher leur militantisme au

râtelier, ou s’engager dans un nouveau combat.

Le pouvoir traite les partis politiques de

l’opposition démocratique par des techniques

policières qui consistent à créer des division et des

scissions.

·        SMAIN :

Maître,

En tant qu’ancien détenu de Berrouaghia pour la cause AMAZIGH, Pourriez vous nous donner votre point de vue sur le revirement sur le plan politique de SAID SAADI, Président du RCD ?

Ali Yahia Abdenour :

Le combat pour l’Amazighité ans sa triple

dimension, identitaire, linguistique et culturelle est

inséparable de celui pour la démocratie, la liberté,

la justice et les droits de l’homme. L’identité du

peuple algérien s’est toujours posée en termes

d’affrontements du fait d’un pouvoir répressif et

discriminatoire qui a étouffé la revendication

amazigh. Le nationalisme exacerbé porté en lui portant

dans le monde la tentation d’ériger en absolu une

ethnie, voie dangereuse, qui même à l’exclusion et à

la destruction de l’unité nationale. L’idéologie

identitaire du FLN, parti unique, le mythe de

l’arabo-islamique né dans l’année 1950, entretiennent

une relation de haine et de xénophobie avec tamazight,

basée sur des fractures, des césures, des

antagonismes, qui relèvent d’une analyse rétrograde.

Pour éliminer tamazight porteuse de germes de division

et le mouvement culturel berbère, taxé d’intégrisme

identitaire, les partisans de leur exclusion ont

diffusé l’idée, car l’espace culturel est investi par

l’archaïsme, qu’ils seraient une bombe à retardement

laissée par le colonialisme français. Chassé par la

porte de l’histoire le colonialisme français revient,

disent-ils, par le fenêtre linguistique d’une langue

importée qui serait un danger pour l’unité nationale.

Tamazight n’est pas un facteur de division, mais

plutôt un facteur important de renforcement de l’unité

nationale. Des Algériens sont allés jusqu’à dire que

l’ancêtre des berbères serait un arabe originaire du

Yémen, ce qui a fait dire à d’autres “tout est importé

dans ce pays même les ancêtres. Les assassins de la

mémoire qui ont marqué d’un sceau indélébile la

culture algérienne disent que l’amazighité divise le

peuple. Elle se conjugue dans les deux sens : on peut

dire amazigh d’abord, algérien toujours, ou algérien

d’abord, amazight toujours. Un peuple comme un arbre,

a besoin de ses racines pour grandir, s’épanouir et

produire.

Saïd Sadi a toujours défendu l’amazighité dans sa

triple dimension

 

Algérois :

Bonjour Maître,

Vu toutes les données du problème “Algérie”, comment voyez vous la société algérienne dans les cinq années à venir ?

Ali Yahia Abdenour :

Le pays est sous l’état d’urgence depuis

15 ans, ce qui a permis au régime politique de

maintenir sa mainmise sur la société, de la museler et

de marginaliser les formations politiques

démocratiques. Tout ce qui cède au rapport de force ou

au fait accompli, méprise, humilie ou marginalise la

personne humaine, est à combattre.

Le peuple devient la clef du futur. Nous sommes dans

une phase difficile mais porteuse d’avenir. la

mentalité de chacun pour soi qui est bien ancrée doit

être écartée.

Il faut agir en duo et non en duel. L’avenir commence

maintenant par la création des conditions politiques

du changement par l’alternance démocratique. Le délai

de 5 ans est trop court, il faut une nouvelle génération pour

le peuple afin qu’il prenne son destin de ses propres

mains.

    Hamz :

Pourquoi d’après vous, l’intelligentsia algérienne ne se rassemble t elle pas pour créer la base d’une démocratie ?
Pourquoi votre quête d’un rassemblement des démocrates peine à trouver un large écho pour sa réalisation ?

Ali Yahia Abdenour :

L’intelligentsia tourne le dos au

rassemblement, prône le sectarisme et l’exclusion,

parle un langage de division, instruit des procès

personnels qui conduisent à des replis frileux. Les

rivalités feutrées et discrètes qui ne sont pas toutes

pétries d’ambitions et d’appétits mais expriment

davantage des orientations diverses des problèmes de

leadership, éloignent toute tentative d’union.

L’intelligentsia n’arrive pas à gérer sa diversité.

Les différences d’approches, les confrontations

d’idées, dans un climat politique apaisé, favoriseront

la décantation et feront progresser l’entente.

Le rassemblement n’a pas trouvé un large écho, parce

qu’il a polarisé l’attention sur de faux problèmes,

alors que les problèmes de fond sont laissé de côté”.

Il fait laisser le temps au temps

 

·        Bey Mustapha BEBBOUCHE

Bonjour Maître,

Ma question est la suivante :

Le F.L.N historique a-t-il gardé sa légitimité révolutionnaire après l’avènement du multipartisme qu’il a lui-même suscité ?

Ali Yahia Abdenour :

Le FLN n’a pas gardé sa

légitimité révolutionnaire. Il a été battu par le FIS

aux élections locales et régionales du 12 juin 1990 et

aux élections législatives du 25/12/1991; Le RND qui

est né avec des moustaches en février 1997, a gagné

156 députés aux élections législatives du 5 juin 1997,

et 80 sénateurs. Il est vrai qu’il y a actuellement

une tentative de retour au parti unique et à la pensée

unique.

Deuxième anniversaire de la mort de Hachemi Chérif

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 5 commentaires

                                   hachemi.jpg    hachemienterrement.jpg       Deux ans après sa disparition

Hachemi Chérif est revenu cette semaine

 Deux années se sont déjà écoulées depuis la disparition de Hachemi Cherif,  ancien secrétaire général du Mouvement démocratique et social(MDS), à l’âge de 66 ans, des suites d’une longue maladie.

La fédération d’Alger du MDS a tenu à lui rendre un hommage jeudi dernier au cimetière Miramar de Bologhine à Alger ses proches, ses  amis et ses compagnons de lutte, un noyau de fidèles, ont bravé la chaleur suffocante pour  se  recueillir  sur  la mémoire de cet homme inébranlable dans ses  convictions pour la modernité, la justice sociale et la citoyenneté. Une gerbe de fleurs a été déposée sur sa tombe, coincée entre des escaliers et un mausollée familial, tournée vers  la mer.

Un moment  empreint d’émotion et de convivialité. Un film documentaire d’une durée de dix minutes sur le regretté El Hachemi a été projeté dans l’après midi au siège du MDS.  Un responsable  du bureau du MDS d’Alger et membre  du Conseil national du parti a soutenu que le personnage d’El Hachemi Cherif  n’est plus à présenter.  » El Hachemi était un ancien officier de l’ALN du temps de la Guerre de libération nationale et un grand patriote  après l’indépendance. Grâce à des gens comme lui, l’islamisme n’a pas pu prendre pied en Algérie « , a-t-il estimé. Abdelhak Brerhi, animateur du CCDR, considère  l’ancien secrétaire général du MDS comme  » un ami et un père de combat  » qui a toujours montré  une détermination afin de rompre avec le système  rentier et bureaucratique et l’islamisme intégriste qui a failli prendre le pouvoir  en Algérie.

De son côté, le commandant Azzedine, ancien sénateur et chef de la Zone autonome d’Alger du temps de la Guerre d’Algérie, ému,  n’a pas trouvé les mots.  » El  Hachemi nous manque  beaucoup  surtout en ces moments. C’est pour cela qu’au CCDR, on dit que le combat continue. C’est notre devise. El Hachemi était non seulement un grand militant mais un pourfendeur du système rentier et de la compromission avec l’islamisme terroriste « , se contente-t-il de rappeler.

Pour lui, le combat de l’ancien président du PAGS (Parti avant gardiste) se confond beaucoup plus avec la quête encore inaboutie  des Algériens pour plus de liberté et de démocratie.  Pour rappel, El Hachemi Cherif, né le 5 octobre 1939 à la Soummam,    a interrompu ses études au lycée franco-musulman de Ben Aknoun pour rejoindre, en 1957, les rangs de l’ALN dans la wilaya IV Zone I. Après l’indépendance de l’Algérie, il s’est lancé dans la réalisation et la production à la radio télévisée.

 A son actif, plusieurs œuvres dont un long  métrage  » Les Chiens  » en hommage à la lutte du peuple sud-africain contre le régime de l’apartheid et au combat de Nelson Mandela. 

Son engagement politique et syndical contre le régime de Boumediene étaient  à l’ origine de sa persécution par les services de la sécurité et la sureté de l’Etat. D’ailleurs, il a été interdit de sortir du territoire national jusqu’au 1989. Ancien  membre du PAGS, parti clandestin, il deviendra en 1993  fondateur et secrétaire général d’Ettahadi,   avant de créer le MDS  en 1998. Un parti qui a toujours revendiqué haut et fort la double rupture avec le système rentier et la compromission avec les islamistes.

Farouche résistant et persiffleur invétéré de l’irruption des  intégristes sur la scène politique,  El Hachemi Cherif a échappé miraculeusement  à  un attentat terroriste en 1993. Ses longues contributions  politiques, d’ailleurs,   d’une grande pertinence sur les colonnes de la presse privée dénotent   l’intellectuel engagé et l’homme convaincu que fut El Hachemi Chérif.   

Hocine Lamriben

la depeche de kabylie

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