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Bouteflika : « J’ai eu un accident mortel et je n’en ai aucune séquelle » 27 août, 2007

Posté par benchicou dans : Non classé , 36 commentaires

sarkoboutef.jpg Le Matin vous livre dans son intégralité la rencontre

Bouteflika-Sarkozy rapporté par Yasmina Reza

La dramaturge et écrivaine Yasmina Reza, qui s’est rendue célèbre par ses pièces de théâtre, a suivi le candidat victorieux Nicolas Sarkozy dans sa campagne présidentielle. Cela a donné un livre de deux cents pages, L’aube le soir ou la nuit, sorti le 24 août. Yasmina Reza a partagé l’intimité du candidat, assisté à des rendez-vous, comme cet entretien avec le président algérien Bouteflika. Le Matin vous le livre le passage dans son intégralité.

 

 

Dans un salon de l’aéroport Houari-Boumediene, deux hommes petits sont assis de travers, sur le bord d’un canapé en velours côtelé, jambes croisées, mains posées l’une sur l’autre, secrètement happés par l’épais coussin, luttant chacun, pour ne pas s’enfoncer devant les photographes. Messieurs Yazid Zerhouni et Nicolas Sarkozy, ministre d’État de l’Intérieur de l’Algérie et de la France.

 

«L’idée que j’ai d’ici, elle me vient des livres. Ce sont les bus bondés, l’arrivée à la mer où le soleil est plus jaune, l’eau plus bleue, les filles plus belles. Moi j’arrive, on me dit que j’ai apporté la pluie et en fait de filles j’ai rien. Je le dis devant Yasmina, la littérature est importante, on se hisse au-dessus de sa condition.»

 

La horde qui le suit piétine les tombes, enjambes les stèles, court entre les croix, les balustrade, les grilles, les encadrements de chapelle, les innombrables entrelacs en fer forgé du cimetière chrétiens pour lui arracher un mot, une image.

Plus tard, il dira, j’ai été me recueillir au monument des Martyrs et au cimetière Saint-Eugène.

 

Je suis là comme si j’étais en Franche-Comté, dit la photographe Elodie Grégoire qui le suit depuis dix ans. Dans certains voyages avec lui, il m’arrive de ne même pas savoir où je suis, ni quelle heure il est. Ma mère est enterrée au Maroc, continue Rachida Dati, lorsque j’y vais seule, en repartant, j’ai un pincement, je me dis, je l’ai laissée, si je suis avec lui, je ne sens rien. Dehors, dans le jardin de la Residence de France, il s’adresse au invités et aux caméras, tournant le dos à la nuit, à la baie d’Alger, aux palmes illuminées du monument des Martyrs. La pluie a cessé. Quand il finit de parler, la femme de l’ambassadeur remercie le Seigneur d’avoir tenue le ciel à bout de bras.

 

Accroché seul sur le mur bleu clair, dans son cadre doré de président, Abdelhaziz Bouteflika nous regarde partager le méchoui offert par son ministre. Ces cheveux sont séparés par une raie centrale sans merci, et s’ecarte en deux crans gominés d’un marron roux exceptionnel. La moustache poivre et sel est familière, étant portée à l’identique par tout les membres du gouvernement qui sont autour de la table. Le lendemain, en sa compagnie réelle, je constate qu’il a changé de coiffure. Le front n’étant sans doute plus équipé pour contenir le principe d’une raie, je peux apprécier le périlleux recouvrement du crâne effectué à partir d’une séparation latérale de l’oreille droite à l’oreille gauche, par une brosse intrépide et sans état d’âme.

Teinture et moustache sont restés les mêmes.

 

Ils sont séparés par un guéridon et un bouquet de roses, chacun dans un fauteuil, dans cette position trois-quart que je sais commune mais qui n’en demeure pas moins étrange. De chaque côté, cinq français de la délégation et quatre ministre algérien. Pas de journalistes, excepté Jean-Pierre Elkabbach qui est là en tant qu’amical témoin.

Nicolas parle le premier.

-Monsieur le Président, on vous retrouve en pleine forme

-Oui. J’ai eu un accident mortel et je n’en ai aucune séquelle. Pour faire ce métier, il faut une santé de fer.

-Si, par extraordinaire, je devient président, j’aurais le bonheur de travailler de longues années avec vous.

-Si Dieu le veux.

-Donc moi je dois mon avenir aux électeurs et vous à Dieu.

 

Abdelhaziz Bouteflika est paisible. Il porte une cravate gris métallisé. Il écoute impassible son interlocuteur, et même s’il est d’accord, ne donne jamais l’impression de l’être. On dirait qu’il s’amuse à emprunter des sentiers parallèles, toujours un peu décalé en hauteur. Il appelle Nicolas « cher ami », qui lui, l’abreuve de « monsieur le président». Chacun ayant à coeur de bien manier ses subtiles révérences.

- Il faut que ça marche là.

- Vous avez un atout de taille, c’est l’âge.

La conversation se suspend.

Abdelhaziz Bouteflika assume le silence sans le moindre mouvement. Puis reprend:

-… Qui doit vous donner toute la sérénité du monde.

Nicolas se tait. Il baisse la tête, fixe le sol, ses pieds. Puis revient dans le regard du Président algérien, qui attend.

 

Souvenir de cette phrase de Kasparov, je peux peut être battre Kramnik, mais pas le temps qui passe.

 

Parmi les notes prises aux cours de ce long entretien, ce détachent certains mots.

-… La mondialisation que vous prenez comme un défi et non comme une épreuve. Pour nous c’est une épreuve. Pour vous c’est un défi.

 

-Vous êtes en train de faire un parcours sans faute, mais je vous le dis amicalement, quand vous êtes ferme, dites aussi autre chose. Soyez ferme, mais dans le même temps, dites que vous êtes sensibles aux problèmes sociaux. Dîtes en même temps que les problèmes sociaux ne vous laisse pas indifférents.

- J’entends

 

-Moi, j’appartiens à une génération qui voulait la destruction d’Israël, nous avons échoué. Echoué. C’est fini. J’apprécie cher ami votre position sur Israël. Mais n’oubliez pas qu’il y a un peuple palestinien qui a droit à un Etat. Et ça manque un peu dans vos intonations.

-J’entends, monsieur le Président.

 

-N’ayez pas peur. Il ne faut jamais avoir peur. En 99, j’ai tout fait pour ne pas me faire élire. J’ai dit le contraire de ce que les gens voulaient entendre. Pas grave d’être impopulaire.

-Je retiens, monsieur le Président.

 

Comment l’Etat gaspille 45 milliards de dollars de réserves

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 6 commentaires

Dans un entretien accordé à El Khabar, l’économiste Abderrahmane Mebtoul lève le voile sur des aspects cachés de l’aisance financière algérienne et sur un gaspillage inavoué.

Ce qu’il faut retenir :

1. L’Algérie connaît, grâce au cours du Brent, les prix du gaz étant indexé sur celui du pétrole, une aisance financière qu’elle n’a jamais connue auparavant depuis l’indépendance politique et même durant la période 1983 au moment du programme anti-pénurie. Les réserves de change qui ont progressé fortement, passant de 4,40 milliards de dollars US en 1999 à 56,18 en 2005 puis de 70 en 2006 et plus de 90 milliards en fin Juillet 2007 allant vers 100 milliards de dollars US fin 2007.Cette aisance financière explique plusieurs indicateurs économiques positifs, dus à des données essentiellement exogènes et non facteurs de bonne gouvernance interne.
2. Remboursements par anticipation de la dette : Entre 2004/2006 l’Algérie a réglé par anticipation 16 milliards de dollars US qui devaient être remboursés le 30 novembre 2011. De 30 milliards de dollars US en 1999 (tout en rappelant la cessation de paiement et le rééchelonnement de 1994), de 15.5 milliards de dollars en 2004, le stock de la dette extérieure tombe à 5 milliards de dollars fin 2006 soit environ 4% du PIB et 12% des recettes d’exportation de 2006. Mais pour les remboursements par anticipation de la dette de rééchelonnement, il importe de souligner que le Trésor a recouru aux avances exceptionnelles de la Banque d’Algérie dont, selon les données officielles, le montant s’est élevé à 627.8 milliards de dinars à la fin décembre 2006 et qu’une partie de la dette extérieure de rééchelonnement a été transformée en dette inférieure du Trésor à l’égard de la Banque d’Algérie, sans ponction sur le Fonds de régulation. Ce qui augmente la dette publique intérieure composée essentiellement de valeurs du trésor détenues par le secteur bancaire, évaluée à 1200 milliards de dinars fin 2006, qui a tendance à croître paradoxalement proportionnellement avec l’inefficacité des services publics (gaspillage au niveau des administrations et services collectifs alors que l’on se focalise surtout sur les entreprises publiques posant la problématique de l’efficacité des dépenses publiques).

3. Placement par l’Algérie de 45 milliards de dollars de ses réserves de changes en bons de trésor américain : « La constatation, si le montant est vérifié est que cela représenterait la moitié de nos réserves de change. Selon les déclarations officielles, elles produiraient entre 1et 2 milliards de dollars US du fait que ces intérêts sont de 5% pour la partie dollars US, 3% pour la partie euros. Cela pose également l’urgence d’une plus grande transparence de son utilisation. Par ailleurs, en cas de très grave crise économique, cela ne constitue-t-il pas un risque tout en se posant cette question : l’Algérie ne contribue-t-elle pas indirectement comme les pays du Golf à la croissance des pays développés et pourquoi vouloir attirer les capitaux arabes alors que nous sommes dans l’incapacité d’utiliser nos ressources financières du fait de la faiblesse de la capacité d’absorption (divorce entre les objectifs et les moyens). En fin, pour ces placements l’Algérie ne peut retirer cet argent à court terme même en cas de crise grave de l’économie américaine. L’avantage est que ce placement est garanti par l’Etat américain même si le taux d’intérêt est fixe et faible. »

4.Ces 45 milliards de dollars de ses réserves de changes auraient-ils pu être utilisés autrement ?

a) « Cela pose la question de l’urgence de la réorientation de toute la politique économique et sociale afin de débloquer la réforme globale en panne renvoyant tant à des aspects sociopolitiques qu’économiques solidaires. Dans la pratique des affaires il n’y a pas de sentiments. Je place mon argent là où le taux de profit (l’Algérie n’est pas seule dans le monde où la concurrence internationale est vivace) est maximum, en fonction bien entendu de bon nombre de facteurs à la fois politiques et socio-économiques afin de limiter les incertitudes. Il est démontré que le taux de profit est supérieur au taux d’intérêt dans certains segments qui sont d’ailleurs inducteurs de croissance et de création d’emplois pour le pays. Tout dépend de la visibilité et la cohérence dans la démarche gouvernementale, non plus comme par le passé en tant qu’Etat gestionnaire, mais comme Etat régulateur, ce qui suppose de l’intelligence et de la compétence. En Algérie, comme je l’ai démontré dans une contribution « l’Armée algérienne face à la problématique de la défense et de la sécurité en Méditerranée » disponible sur site international de l’organisation mondiale américaine, Watch- www. Alegria-Watch. Org/fr/aout 2007 et sur le site de l’OTAN, c’est toute la problématique de la sécurité nationale qui est posée. Car faute de visibilité, de cohérence, liées à la mauvaise gouvernance et à la l’inefficacité gouvernementale, la société reposant sur la rente des hydrocarbures (brut et semi brut) qui a engendré malheureusement une corruption socialisée, les hommes d’affaires préfèrent les actions de court terme, sans risque sachant qu’ils seront payés avec l’importance des réserves de change. D’où les activités de ces hommes d’affaires dans l’importation et les segments d’infrastructures (qui ne sont qu’un moyen de développement), sachant par ailleurs que le maitre d’œuvre, c’est-à-dire l’Etat contrôle mal les réalisations, d’où des réévaluations à répétition et des ouvrages mal faits, délaissant les investissements porteurs à moyen et long terme qui font la force de toute l’économie.

b) Oui l’argent de l’Algérie peut être utilisé autrement mais pour cela il faut une vision stratégique à moyen et à long terme afin de garantir l’avenir des générations future, cela étant la responsabilité de tout gouvernement, une autre politique reposant sur l’entreprise et son fondement, le savoir être du XXI siècle. Car tous ces indicateurs globaux sont des indicateurs tout peu fiables pour une politique devant concilier les principes d’efficacité et d’équité, car voilant les disparités importantes par couches sociales. C’est pourquoi la plupart des organismes internationaux y compris la banque mondiale et le FMI lui préfèrent depuis les années 1990 celui de l’indice de développement humain (IRH). En effet la première critique au PIB par tête d’habitant est que l’intégralité n’était pas perceptible tant intersectorielle que sur la répartition des revenus entre catégories socioprofessionnelles, où cette concentration profite beaucoup plus aux spéculateurs qu’aux entrepreneurs mus par création de richesses. La seconde critique est qu’il ne tient pas compte de certaines sphères non comptabilisables, en particulier le travail domestique. La troisième critique est que l’on comptabilise positivement des activités négatives : un exemple, plus on met des activités de lutte contre la pollution pour la protection de l’environnement, plus ces activités sont comptabilisées comme valeur ajoutée gonflant le PIB sans tenir compte des coûts négatifs de l’environnement et également certaines dépenses publiques contre les maladies engendrées par cet environnement qui gonflent artificiellement le PIB. Ainsi existe une différence entre le classement du PIB par tête d’habitant où l’Algérie est mieux classée, et l’indice du développement humain plus fiable introduisant l’éducation et la santé qui sont inefficients, ce qui explique que l’Algérie est classée dans le rapport 2006 du PNUD à la 102eme position sur un totale de 177 pays, améliorant timidement sa position par rapport à 2005(103ème, la Tunisie 87eme et le Maroc 123ème). Si l’on prend que le ratio PIB comptabilisé pour 1/3 dans le calcul de cet indice, les deux autres tiers étant des indicateurs sociaux, le classement de l’Algérie reculerait d’environ de 20points la ramenant à la 153ème position sur 177 soit parmi les pays les pauvres de la planète.

 

 

 

La présidence « ne sait pas où se trouve Bouteflika »

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 14 commentaires


Alors que les rumeurs les plus folles circulent à Alger sur l’état de santé de Bouteflika qui n’a plus réapparu en public depuis trois semaines, les autorités algériennes se disent impuissantes à éclairer la lanterne des citoyens. Contactée par nos confrères d’El-Watan, la direction de la communication de la présidence de la République dit ne rien savoir du lieu où se trouve actuellement le chef de l’Etat ni sur ses activités. « Etonnante réponse ! » commente le journal qui ironise : «  Les Algériens savent où le président français passe ses vacances, avec qui et pour combien de jours, connaissent également son agenda de travail pour le prochain mois mais ils ne savent pas où est passé leur Président. » Que signifie ce silence des gouvernants? L’interrogation est d’autant plus vive que l’absence du chef de l’état serait bien partie pour se prolonger. Sa visite de travail annoncée dans les wilayas de Tlemcen et de Sidi Bel Abbès a été annulée. Son agenda est vide. Sur le site internet de la Présidence, aucune activité du Président n’est annoncée, annonce El-Watan qui s’interroge : « Ne cache-t-on donc rien à la nation algérienne ? La question est bien légitime : le président Bouteflika est-il en vacances ou en convalescence ? Son état de santé s’est-il amélioré ou s’est-il dégradé ? » Aucune source autorisée ne paraît en mesure de le dire. C’est à la fois un manquement à des obligations d’Etat et un manquement à une parole, à un engagement : à sa sortie de l’hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris le 17 décembre 2005, le président Bouteflika avait en effet déclaré à la télévision algérienne, en compagnie de son médecin traitant, le professeur Messaoud Zitouni, qu’« on ne peut pas être responsable de la oumma et cacher des choses à son peuple ». Or n’est-ce pas ce qui se passe aujourd’hui ?

Le président a été vu pour la dernière fois le 6 août dernier, quand il a accueilli son homologue iranien, Mahmoud Ahmadinejad. Ce jour-là, comme lors de sa tournée à l’ouest du pays (Mostaganem et Oran) du 28 au 31 juillet, le président Bouteflika paraissait exténué, lui qui avait l’habitude de faire le tour d’Algérie en peu de temps. A Oran, des journalistes avaient relevé le fait que le chef de l’Etat marquait de longues pauses inhabituelles. D’ailleurs, au retour d’une de ses pauses, le Président avait un pansement sur sa main droite, signe selon lequel il aurait été mis sous perfusion. Et depuis, ses sorties ont été réduites au strict minimum et son agenda de travail s’est terminé au niveau de la visite du président iranien.

Recettes pétrolière : 26 milliards de dollars d’exportation au premier semestre 2007 26 août, 2007

Posté par benchicou dans : Non classé , 6 commentaires

 Vers un nouveau record des réserves de change ?

petrolecours.jpg La société publique d’hydrocarbures Sonatrach a exporté pour 26,81 milliards de dollars au premier semestre 2007, soit 67,86 millions de tonnes équivalent pétrole, selon des chiffres rendu public samedi par le groupe. Ces exportations sont en baisse de 1% en valeur et de 3% en volume par rapport au premier semestre 2006, a précisé l’entreprise qui a expliqué que le premier semestre 2007 avait été clôturé avec un prix moyen pondéré du pétrole algérien (Sahara Blend) de 66,07 dollars le baril, contre 66,44 dollars pour la même période de 2006. En outre, le chiffre d’affaires relatif aux « enlèvements » des associés du groupe Sonatrach a atteint 1,99 milliard de dollars, en baisse de 33% par rapport aux six premiers mois de 2006.
Cette baisse est due, principalement, aux quantités prélevées au titre de la taxe sur le profit exceptionnel et dont les retenues ont été entamées en 2007, a-t-elle souligné. Un amendement voté en octobre 2006 par les députés impose une taxe sur les profits exceptionnels des compagnies étrangères associées à Sonatrach sur la part de production leur revenant.
Le taux de cette taxe est de 5% au minimum et de 50% au maximum, selon l’amendement. Il est appliqué lorsque la moyenne arithmétique mensuelle du baril de brent dépasse 30 dollars.
Sonatrach a également importé 490.300 tonnes métriques de produits pétroliers, essentiellement du gasoil, durant le 1er semestre 2007 pour un montant de 177,8 millions de dollars, selon la même source.
Selon les observateurs, si la tendance du marché pétrolier se confirme, l’Algérie s’achemine vers un nouveau record en termes de rentrées en devises pour 2007, dépassant la barre des 54 milliards de dollars de recettes,  chiffre réalisé pour l’année 2006.
Logiquement, les réserves de change, alimentées essentiellement par les exportations des hydrocarbures, évalué à 80 milliards de dollars, devraient elles aussi  augmenter. Les dernières estimations parlent d’un seuil de 100 milliards de dollars !  

 

L’Algérie est-elle gouvernée?

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 31 commentaires


L’Algérie est-elle gouvernée? dans Algérie aujourd'hui P070826-02  

 

C’est la question de tous les Algériens en cette fin d’été 2007 marquée par toutes sortes de rumeurs sur la santé du président Bouteflika dont certaines sources affirment qu’il est en soins d’urgence en Suisse, d’autres plus alarmistes, prétendant qu’il serait sur le point de succomber à sa maladie. Sommes nous déjà dans une vacance de pouvoir en l’absence d’un président qui monopolise tous les leviers de décision ? L’Algérie est-elle gouvernée? C’est aussi le titre du commentaire d’un quotidien, l’Expression, qui ne passe pourtant pas pour être un des plus opposés au régime. Et comment ne pas se le demander : l’Algérie est-elle gouvernée ? La rumeur sur la santé du président enfle sans qu’il n’y ait personne pour informer la population; les prix des produits flambent sans qu’il n’y ait personne pour rassurer les citoyens ; la rentrée sociale s’annonce périlleuse sans qu’il n’y ait personne pour entamer des pourparlers avec les syndicats ; les anciens chefs du FIS annoncent la prochaine création d’un « nouveau FIS » sans qu’il n’y ait personne pour leur répondre ….Où est passé M. Zerhouni d’habitude si prompt à réagir contre les partis démocrates et contre les citoyens auxquels il refuse le moindre regroupement et qui, curieusement, ne trouve rien à répondre à Madani Mezrag qui lui fait l’affront public de déclarer qu’il allait créer un nouveau FIS « sans avoir besoin de l’autorisation de Zerhouni » ? Où est le super-flic dont on attendait qu’il lâche en conférence de presse : « Mezrag va me le payer ! » ?

L’Algérie inquiète, l’Algérie en ébullition, l’Algérie sous le chantage direct de l’islamisme et l’Algérie sans personne pour lui parler…L’Algérie est-elle gouvernée? Comment le savoir ?

Tout le monde semble perdu dans cette atmosphère de vide de pouvoir…Et la chose n’a pas échappé au pourtant très prudent l’Expression qui constate que « autant les citoyens que le gouvernement attendent un signe d’El Mouradia » , le gouvernement « ne prenant aucune initiative dans une situation sociale en urgence signalée » et des Algériens « de moins en moins impliqués dans et par la gestion des affaires courantes du pays par des hommes en lesquels ils ne croient plus. » Le journal traduit l’impatience générale : «  Jusqu’à quand faut-il attendre quand le bateau Algérie donne l’impression de couler? Que fait exactement un gouvernement qui s’est lui-même mis en stand-by dans l’attente de ce que dira le Grand chef? »

En cette période d’absence du chef de l’état, le gouvernement sert-il à quelque chose ?

« Certes, nous rappelle l’Expression, il faut reconnaître à l’actuel chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, d’avoir indiqué, au début de son mandat, qu’il est seulement le «coordinateur» du gouvernement, ce qui sous-entend qu’il n’en est pas le chef. Prenons-en acte! Mais alors, qui dirige le gouvernement, n’est-ce pas à M.Belkhadem et à son staff ministériel de suivre au jour le jour les affaires liées à la bonne marche de l’Etat et intervenir en temps et lieu? Il y a donc quelque part maldonne lorsque ceux appelés à gérer les affaires de l’Etat se complaisent dans l’immobilisme et l’attentisme à la limite de la démission. Il fallut une aggravation des «crises» du lait, de la pomme de terre et du pain, pour que le gouvernement sorte de son espèce de léthargie et décide de créer un comité «ad-hoc» de suivi de la situation. Mais un tel comité constitue-t-il la panacée alors qu’il était attendu des gouvernants une réelle prise en charge en amont et en aval d’un problème connu qui perdure depuis des années. Et puis gouverne-t-on avec des «comités spéciaux» quand la rentrée sociale, scolaire et le Ramadhan sont à nos portes? »
Le quotidien qui rappelle l’image d’une Algérie « vivant en pleine disette – ce qui est le cas pour la majorité de la population - » et où, écrit-il, « des maladies reviennent ici et là au détour d’une mal-vie qui semble s’installer durablement dans la vie des Algériens de plus en plus pauvres au moment où l’Algérie n’a jamais été aussi riche » conclut sèchement : « On croyait l’Algérie sortie de la transition et de l’à peu près. Question: l’Algérie est-elle gouvernée? »

Peut-être nous en dira-t-il davantage au prochain numéro …

L.M.


Khalifa, CPA, réserves : les trois révélations de Karim Mahmoudi

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 21 commentaires

 

M. Karim Mahmoudi, président de la confédération des cadres de la finance et de la comptabilité (CCFC) a fait certaines révélations lors de son passage à « Fatour Essabah », le forum de notre confrère El-Khabar.

Karim Mahmoudi affirme d’abord que l’affaire Khalifa, si elle n’intéresse pas les Algériens, éclaire par contre sur certains groupes d’intérêts qui ont fait et défait Abdelmoumen Khalifa pour des raisons politiques. M. Mahmoudi a qualifié les épisodes du procès, qui ont eu lieu au tribunal de Blida, de mise en scène, au détriment de certains cadres algériens qui ont vu leurs réputation souillée. « Les véritables protagonistes de cette affaire sont restés dans l’ombre bien qu’ils sont à l’origine de l’ascension de Abdelmoumen Khalifa et c’est eux qui ont démantelé le groupe ». M. Mahmoudi a accusé des groupes d’intérêts au pouvoir d’avoir tiré les ficelles des événements dans le tribunal de Blida. « Ils bénéficient désormais de l’impunité ».

Le président de la CCFC estime qu’une véritable réforme des systèmes financiers et bancaire en Algérie dépend de la volonté des groupes de pression de ces secteurs, ajoutant que, actuellement, il ne s’agit que d’une modernisation du système bancaire.M. Mahmoudi a demandé qu’on enquête en profondeur dans les dossiers du Crédit Populaire d’Algérie (CPA) afin de dévoiler les forfaitures et la mauvaise gestion qui ont provoqué des pertes estimées à des milliards. D’autre part M. Mahmoudi a critiqué ce qu’il qualifie de processus ambiguë de privatisation de 51% du CPA, ajoutant qu’il entrera en fin de compte dans le giron du crédit agricole français. Il rejoint en cela les points de vue dévelloppés par certains lecteurs dans ce blog.

Selon M. Mahmoudi, l’Algérie a placé ses réserves dans les banques américaines, des fonds estimés par l’institut Peterson à 43 milliards de dollars, sous forme de Bons du trésor. « C’ est une erreur en l’absence d’un débat sérieux en Algérie » a-t-il dit, déclarant que ces fonds auraient pu être mieux investit dans la création de PME.

Le président de la Confédération des cadres de la finance et de la comptabilité entrevoit davantage de baKhalifa, CPA, réserves : les trois révélations de Karim Mahmoudi  dans Algérie aujourd'hui fatour2608_elkhabarnqueroutes et d’escroqueries en tout genre tant la transparence n’est pas rétablie dans ce secteur sensible. Le système financier n’en finit pas d’être éclaboussé par les affaires de détournement de fonds impliquant de hauts responsables dans le secteur bancaire et financier tant qu’un arsenal juridique clair régissant l’octroi de crédits n’est pas mis en place.
Il estime que le dénouement de la crise de la hausse des prix des produits de premières nécessités dans le marché local est une question économique liée à la manière de réguler les produits importés en inondant le marché pour faire baisser les prix, et il a ajouté que les annulations des taxes douanières et la TVA sur les pommes de terre entre le 20 août et le mois de novembre, annoncées par le ministre de la solidarité Djamel Oueld Abbas, le week-end dernier, n’est que de la démagogie.


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