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Le Figaro :  » l’attentat fragilise Bouteflika » 8 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Non classé , trackback

Après l’attaque visant le chef de l’État, les spéculations redoublent sur sa succession.

Par Arezki Ait-Larbi
LE TEINT BLÊME, la voix cassée, le souffle court, Abdelaziz Bouteflika tente de réconforter les familles des victimes. Dans la mosquée de Batna, qui a accueilli la cérémonie funèbre après la grande prière du vendredi, la mise en scène, retransmise en direct par l’unique chaîne de télévision publique, est réglée dans les moindres détails. Les cercueils, drapés de l’emblème national, sont alignés devant les fidèles pour la prière des morts. Le bilan officiel s’est encore alourdi : 22 morts et 107 blessés.

 

En ciblant le chef de l’État dans un climat d’incertitude politique, de grogne sociale et de recrudescence du terrorisme, l’attentat alimente les spéculations sur les inévitables luttes d’influence au sommet de l’État. D’abord feutrée, la guerre de succession qui a suivi la maladie du président Bouteflika, opéré en novembre 2005 au Val de Grâce, prend des proportions alarmantes. Disparu de la scène publique depuis le 6 août 2007, des rumeurs ont maintes fois annoncé sa mort. Il ne réapparaît que le 28 août pour présenter ses condoléances à la famille du général Smaïn Lamari, le puissant patron du contre-espionnage décédé.

 

Deux prétendants

 

Avec des sorties d’inspection en province, comme celle entamée mardi dernier dans l’Est algérien, le président Bouteflika a réussi à donner le change sur son état de santé. « Les médecins le dopent avec un traitement qui lui permet de tenir trois à quatre jours », révèle un professeur de médecine, sous couvert d’anonymat. Dans cette course contre la montre, il tente d’organiser sa propre succession. « Il veut réviser la Constitution pour porter le mandat présidentiel de 5 à 7 ans, et nommer un vice-président qui terminerait ainsi son mandat en 2011 », explique un haut responsable. Mais il semble avoir perdu la partie. Abdelaziz Belkhadem, premier ministre et chef du FLN, Ahmed Ouyahia, leader du RND et l’islamiste « modéré » du MSP Abou Djerra Soltani, qui composent la majorité présidentielle, sont à couteaux tirés. Si leurs querelles de vizirs ont débordé sur la scène publique, il est peu probable que le futur calife sorte de ce trio.

 

Ce sont deux autres prétendants qui cristallisent les paris. Mouloud Hamrouche, ancien premier ministre « réformateur » entre septembre 1989 et juin 1991, peut réaliser un large consensus, dans la classe politique et la société. Jeudi, il a même été ovationné au congrès du Front des forces socialistes de l’opposant Hocine Aït-Ahmed. Mais, s’il a, dit-on, la sympathie des jeunes officiers, il reste sous le coup d’une fatwa des vieux généraux, qui ne lui pardonnent pas son laxisme lors de la grève insurrectionnelle du FIS en mai 1991.

 

Plus discret, Ali Benflis multiplie déjà les consultations en coulisse. Directeur de cabinet, puis premier ministre d’Abdelaziz Bouteflika entre 1999 et 2003, il devient son principal rival lors de la présidentielle d’avril 2004, avec le soutien, disait-on, de l’armée. Après la victoire de Bouteflika au premier tour, il disparaît de la scène publique après avoir été chassé de la direction du FLN.

 

Le retour d’Ali Benflis, originaire de Batna, est un signe qui ne trompe pas : le puissant clan de l’Est, marginalisé par Bouteflika, est décidé à reprendre pied et réoccuper les devants de la scène.

Commentaires»

  1. le figaro est un journal néoconservateur , qui sur le plan international fait la promotion de la politique atlantiste .
    ce journal qui nous veut que du bien nous annonce les 2 candidats qui répondent aux critères de sélection de la bande de malfaiteurs des hauteurs d alger , bande de malfaiteurs qui elle meme répond à la voracité de sympatiques partenaires de l algérie et de leurs services .
    hamrouche et benflis , non mais je reve !
    le journal atlantiste nous joue aussi la carte de la division en nous parlant de clans régionaux comme dans d autres zones de conflit de part le monde .
    ce qui est généralement exploité dans les pays du tiers monde comme catalyseurs de conflits sont les critères régionaux , ethniques , religieux au profits des clans qui bavent pour arriver au pouvoir non pas pour servir leur peuple mais pour etre des vassaux contre l interet de leur nation .
    ouvrez la fenetre de chez vous et regardez le monde !
    le peuple algérien doit prendre impérativement son destin en main.
    la nation algérienne doit se ressaisir et refuser d etre entrainé vers les dangers qui la guettent .
    les commanditaires de ces crimes ne s arreteraient là .
    nous ne devons notre salut qu à la démocratie .

  2. Le Figaro roule pour des donneurs d’ordres qui misent sur Boutef…
    Ne soyons pas tous naïfs. Jouons au jeu des quotas dans l’incrédulité…

  3. Ce qui me peine le plus dans tout cela, c’est l’entêtement de Boutef et son jusqu’au boutisme quant à sa solution miracle qui est cette prétendue réconciliation nationale. Combien de morts faudra-t-il encore comptabiliser pour qu’il daigne enfin reconnaitre ses erreurs et ses errements? Et la main de l’étranger vient une nouvelle fois nous prouver combien il est àcôté de « la plaque »! Il serait temps qu’il se réveille et qu’il cesse ses compromissions avec l’islamisme et tous ces fous de dieu. L’Algérie a besoin de repères et ce n’est certainement pas lui qui l’y aidera à en trouver….

  4. je crois que c’est la 1ere fois que je lit un article censé sur ce qui ce passe vraiment dans ce gouvernement !

  5. La rivalité Est Ouest est vachement relancée.la purge des officiers issue de l’est et la promotion effrenée des gens de l’ouest aux postes strategiques dans l’armée et ailleurs ,politique adoptée par boutef depuis le debut de son regne ,semble prendre fin par un tres serieux avertissement .Le ratage de l’attentat contre boutef dans le fief du bloc de l’est va relancer de maniere feroce cette rivalite historique.un clivage plus « sismique « dans l’armée est a guetter.les repercussions possibles sur la stabilite de l’ensemble du pays mis a mal par les scandales et les agressions contre le porte monnaie des pauvres ,pourraient etre incalculables.c’est une vraie partie d’echec qui s’accelere.pour qui le mat?

  6. Monsieur Arezki Ait Larbi, vous venez de me decevoir. Parler de clan de l’Est dans un journal tel que le Figaro. Vous le savez autant que quiconque en Algerie que le clanisme est lié aux interets financiers. Vous le savez, Monsieur Arezki Ait Larbi, que ceux qui pillent le Pays sont de toutes les regions du Pays. Et que dites vous des puissants Kabyles ?? Je suis moi-meme Kabyle, alors ne vous offusquez pas, chers lecteurs. Que dites vous, Monsieur Ait-Larbi, de Kasdi Merbah, de Toufik Mediene et compagnie ?????

  7. La guerre desuccession n’a pas commencé àBatna, mais le 11 avril.QUIpeut frapper lePAlais du Gouvernement?ILs nous prennent pour des idiots!malia

  8. Il n’y a ni guerre de succession , ni lutte d’influence clanique.Les tenants et aboutissants des hautes affaires agitent
    D’abord content d’apprendre que Mr Ait Larbi a retrouvé son droit d’ecrire .
    Cecu dit …
    Une simple chiquenaude… et le tour est joué
    Il n’y a ni guerre de succession ni lutte d’influence clanique.Il y a, en revanche, ceux qui agitent les cordes pour miroiter au « grand peuple » qu’ils agissent pour bien supranational.Le moment venu ils choisiront en toute liberté l’homme le moins contesté à défaut d’un homme de consensus démocratiquement élu.L’heureux bénéficiaire des faveurs divines aura la lourde tâche de protéger ses mentors et nul ne saura s’en acqitter comme saurai le faire un homme du serail.Hamrouche ,Benflis , ouyahia , Belkhadem pour ne citer que ceux-ci sont des candidats potentiels et très sûrs pour cette succession. Le « grand peuple » ingurgitera ses chimères jusqu’à ce que de nouveaux éspoirs prennet le dessus ephemerement sur les desillusions passées.

  9. Si le peuple algérien ne prend pas son destin en main, et montrer à ces tuteurs ( visibles et invisibles ) autoproclamés que le temps des mensonges et du rafistolage politique est révolu. La démocratie représentative est la seule issue, celui qui gagnera la confiance du peuple souverain par le vote démocratique et non truqué sera le nouveau président de la république algérienne.

    Tout a été expérimenté en algérie ,les clans, de l’est, de l’ouest, le révolutionnaire et l’historique. Les méthodes policières et répressives, qui les ont accompagnées n’ont pas donné de résultats satisfaisants, cinquante ans après l’indépendance l’algérie est au point de départ.

    Notre armé et nos services de sécurité avec les forces vives de la nations doivent veiller à l’instauration d’une république avec des institutions dignes de notre histoire, les intérets occultes ont ravagés l’économie du pays, quand est ce la volonté du peuple sera respecté?

  10. Il n’y a pas plus de guerre de clans que de guerre de succession, sauf dans les esprits des éradicateurs de l’espoir des Algériens de construire une société solidaire, et en rupture totale, avec l’horreur des décennies noires de 82 à 2000, qui ont vu des hordes de parvenus se partager le pays et sa rente, au point de l’avoir mené vers la déliquescence du Pouvoir, puis sa mise sous la tutelle de terroristes agissant au nom de l’Etat des Klash et des bombes, contre les civils, dans le seul but de pouvoir s’accaparer de la richesse nationale, bâtie sur « l’import import », et la substitution de leurs sociétés privées aux Sociétés nationales, rendues impotentes par des politiques administratives ineptes et par un système financier délabré.
    Le reste, n’est que palabres de salons.
    Bouteflika, malgré tout ce que l’on peut lui reprocher a au moins ce mérite, celui de s’être attaqué aux maffieux, et d’avoir tenté de profiter de la manne financière pour relancer la reconstruction de l’Algérie et la doter d’infrastructures.
    Mais les maffieux qui ont besoin de se tartiner à satiété, ne le lui permettront pas, et ils utiliseront les « cinglés de Dieu », pour faire la lâche et sale besogne : celle de détruire la fraternité, et rouvrir les portes aux « vendeurs de Kif en cassettes de Saoudie », pour les uns et à leurs ennemis mais néanmoins alliés objectifs conjoncturels, les « éradicateurs » des années 90’s, qui les financent en sous main, les ont entraînés et équipés, puis lâchés dans la nature quand il fallait se débarrasser de Zéroual, et qui aujourd’hui recherchent une sainte alliance avec la France….

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