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Débat en cours : Qu’est-ce qu’un Algérien laïc ? 15 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Nos lecteurs analysent l'actualité , trackback

 Le président Bouteflika définit le laïc comme « extrêmiste ». Pourquoi ? Qu’en pensez-vous ? Débat.

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                           Leila Aslaoui : « A Batna, ce n’était pas un laïc qui voulait vous tuer, M. le président ! » 

  Pour justifier l’extrémisme islamiste, Abdelaziz Bouteflika l’a opposé à l’extrémisme laïc ( El Watan et El Khabar 9 septembre). Ce n’est pas nouveau, on se souvient en effet d’un ministre du gouvernement Abdesselam en 1993 qui avait déclaré que “les policiers ne devraient pas être ciblés par le terrorisme puisqu’ils ne sont pas communistes”. Que Abdelaziz Bouteflika l’islamiste oppose ses amis amnistiés, aux laïcs relève de l’injure et de l’offense. Laïc, — et il le sait — signifie tout bonnement séparation du politique et du religieux. Le même Bouteflika pourrait-il citer un seul exemple de laïc algérien qui a usé de moyens extrémistes semblables à ceux des islamistes ? Pourrait-il citer le nom — un seul — d’un laïc égorgeur, violeur, kamikaze, massacreur de populations ? Par contre, je peux lui établir des listes entières de laïcs algériens décapités par ses amis islamistes parce qu’ils étaient républicains. Des républicains qui n’ont pas fui, qui n’étaient pas aux Emirats arabes, et qui ont le droit pour le moins d’être respectés par celui qui leur préfère les extrémistes islamistes. Celui qui devait attenter à sa vie à Batna, n’était pas un laïc, mais un islamiste qui, s’il avait survécu à son horreur, aurait bénéficié de la mansuétude de “son” président au grand cœur islamiste. Ce ne sont pas des opposants à sa discorde nationale qui ont failli attenter à sa vie, mais des extrémistes islamistes, ses amis. Le seul patriote qui n’a pas supporté la provocation d’un ancien émir moisit en prison. Parce que nous avons refusé l’obscurantisme, le totalitarisme et défendu la tolérance, nous ne sommes pas des laïcs extrémistes, mais des républicains nourris des valeurs universelles partagées par tous ceux qui nous ressemblent à travers le monde. Si nous avions entendu ressembler aux monstres et bourreaux, nous aurions fait comme eux et Abdelaziz Bouteflika le sait fort bien. A moins que son “extrémisme laïc” est une énième échappatoire qu’il s’est inventée pour occulter son bilan désastreux. Fini le temps pour lui où il lui suffisait de parler pour que ses courtisans agitent l’encensoir sous ses narines. Fini le temps où il disait : “C’est moi qui décide”, “c’est moi qui dis”, “c’est moi qui fais”. Las des discours sans lendemains, des trois petits coups sur le pupitre ou le micro de Abdelaziz Bouteflika, le peuple n’a pas marché, il ne marche plus et ne marchera plus. Cela, Bouteflika le sait, c’est pourquoi les rumeurs font état d’une révision constitutionnelle adoptée par le Parlement et seulement par lui. Mais troisième mandat, mandat à vie, visites à droite, à gauche, rien absolument n’arrêtera le temps. En politique celui-ci est compté et il faut savoir en faire usage lorsqu’il est encore temps. “A force d’en user et d’en abuser, le pouvoir lui-même peut être confronté à des pénuries”. Dans l’Algérie de Bouteflika, la pomme de terre ne figure plus dans l’assiette de l’Algérien, mais comme point fondamental à l’ordre du jour des Conseils du gouvernement voire, d’un conseil des ministres.


 

Leila Aslaoui

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Abdelkader Dehbi : « Mme Aslaoui vous faites une confusion »

Madame Leila Aslaoui a écrit:
“”Le même Bouteflika pourrait-il citer un seul exemple de laïc algérien qui a usé de moyens extrémistes semblables à ceux des islamistes ? Pourrait-il citer le nom — un seul — d’un laïc égorgeur, violeur, kamikaze, massacreur de populations ?” »
Je ne veux pas polémiquer avec Madame Leila Aslaoui, qui a souffert dans sa chair – parmi des dizaines de milliers d’algériennes et d’algériens – des crimes du terrorisme des années 90. Et je prends la précaution préalable de rappeler un principe moral, universel et intangible: celui du CARACTERE SACRE DE LA VIE HUMAINE, principe auquel adhère toute personne humaine digne de ce nom.
Ceci posé, je ne peux pas accepter cette “vérité toute faite” que les criminels étaient tous du même bord: celui des islamistes. Des massacres de centaines de civils algériens – pour ne pas dire des milliers – ainsi que des exécutions extra-judiciaires et des disparitions se chiffrant également par milliers ont eu lieu dans ce pays, au su de tous les algériens ainsi que de la Communauté internationale. Ces crimes n’ont jamais été élucidés d’une manière formelle. Cette mise au point me paraît nécessaire.

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  Laicité : Lettre ouverte à M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République.

«  » كــل شــيء هــالـــك إلا وجــهـــه، لــه الــحــكــم وإلــيـــه تــرجــعــون«  »99 / 28 »
En ce mois sacré du Ramadhan, – le mois par excellence de la miséricorde divine -, il a paru utile et constructif, au vieil ami que je fus pour vous, de vous adresser cette lettre ouverte, dans l’intérêt exclusif de la patrie. Car, si comme je le crois, je vous connais suffisamment bien pour témoigner en toute objectivité, de votre grande ferveur pour cette patrie, vous m’accorderez en retour, que je partage cette même ferveur, tout comme d’ailleurs n’importe quel citoyen algérien digne de ce nom. C’est donc dans cet esprit, c’est-à-dire au nom de ce patriotisme partagé que je m’adresse à vous, en votre qualité de Président de la République.Les plus « jeunes » parmi l’effectif des moudjahidine vivants, de la Guerre de Libération Nationale, ont atteint aujourd’hui – en cette fin 2007 – un âge minimum de 65 / 70 ans, âge vénérable où, dans nos sociétés musulmanes en particulier, l’on se prépare à comparaître devant son Créateur, portant chacun, le poids de ses propres actes. Terrible rendez-vous s’il en est, définitif et sans lendemain, dont l’unique issue est l’Eternité. Dans la béatitude ou dans l’expiation.
Il y a un Hadith de notre Prophète, – Le salut soit sur Lui -, qui dit en substance que jusqu’aux derniers moments de sa vie, l’homme a la faculté de se racheter in extremis, ou bien de se perdre. Ce que je veux dire par là, c’est ceci: Bien que vous n’ayez pas réussi – et c’est mon opinion toute personnelle -, au bout de plus de huit années d’un pouvoir sans partage, à mettre l’Algérie sur les rails de la démocratie, de la bonne gouvernance et de la justice, il est encore temps pour vous, d’accomplir en quelques semaines, en quelques mois – Dieu vous prêtera vie – des Actes politiques et historiques décisifs, qui pourront avoir une portée considérable pour l’avenir d’un Peuple et d’un pays qui ont tant souffert. Actes qui vous vaudront ici-bas, la reconnaissance des hommes et dans l’Au-delà, votre Salut.
On dit que la politique est l’art du possible. C’est aussi l’art de réparer. De réparer les erreurs, les fautes ou les oublis. Ceux des autres et surtout ceux de soi-même…..Rien n’est plus blâmable que la persévérance dans l’erreur, ainsi que le rappelle le Saint Coran à la fin de la Sourate de la Caverne.

«  »قــل هــل نـنــبــئـكــم بــالأخــســريــن أعـمــالا الــذيــن ضـــل سـعـــيــهــم فــي الـحــيــاة الــدنــيــا وهــم
يـحـسـبـــون أنــهـم يـحـسـنـــون صـنــعـــــا«  » (99 / 18)

Je vous rappelle – bien que vous soyez beaucoup mieux placé que moi pour en connaître – que la Constitution vous donne juridiquement toutes les prérogatives pour accomplir tous Actes légitimes de sauvegarde nationale que vous jugeriez utiles – que ces Actes fussent d’ordre institutionnel ou politique, administratif ou judiciaire, économique ou financier -, pour le Salut du pays.
Ainsi, au lieu de chercher à confectionner un texte constitutionnel de plus, accordant des pouvoirs quasi pharaoniques à votre personne ou à ceux qui vous succèderont inexorablement un jour ou l’autre à la tête de l’Etat, ne pensez-vous pas qu’il est plus urgent et plus juste – près d’un demi siècle après l’Indépendance – de restituer à ce bon Peuple algérien, sa légitime liberté de décider souverainement de son destin, en mettant loyalement en place des Institutions démocratiques authentiques « …qui survivront aux hommes » ainsi que vous et vos compagnons du 19 Juin 1965 en aviez pris l’engagement solennel ? Saisissez donc l’opportunité qui vous est offerte par la Providence – de par votre position de Chef de l’Etat -, pour entrer dans l’Histoire par le grand portail, au lieu de vous laisser piéger dans les sinistres carcans des luttes subalternes des différents clans d’une classe politique sans enracinement dans la société, tant ol est vrai qu’elle constitue une pure création adultérine du système. Une classe politique au demeurant totalement discréditée dans son ensemble, en tant qu’elle a surabondamment donné la preuve – jusqu’aux plus hauts échelons du pouvoir -, de son incompétence, de sa corruption, de son incivisme. Une classe politique dégénérée donc, que votre devoir envers Dieu et envers la Nation vous commande de renouveler par une politique volontariste et audacieuse de changement de génération.
L’Algérie dispose de milliers d’universitaires et de cadres de standard international: médecins, ingénieurs, juristes, économistes ou chercheurs émérites dans les disciplines scientifiques et technologiques, les plus variées. La majorité d’entre eux sont marginalisés et sous payés, quand ils ne sont pas contraints à l’exil et exploités dans de lointains pays, pendant qu’un grand nombre de quasi analphabètes et d’opportunistes de tous horizons battent le haut du pavé dans une société où l’argent et la dépravation, l’ignorance et l’incivisme ont submergé tous les repères traditionnels de la morale, de la culture et du nationalisme. Au point que notre société qui a su résister près d’un siècle et demi durant, aux assauts de l’acculturation, de l’assimilation, voire de l’évangélisation se retrouve aujourd’hui – en l’absence d’une autorité publique forte et moralement crédible -, livrée aux discours dévastateurs de deux intégrismes également adventices dans notre société: d’une part, celui d’un islamisme politique aventuriste ou opportuniste selon le cas, qui a été souvent manipulé et instrumentalisé d’une manière criminelle comme on l’a vu durant la décennie noire; d’autre part, celui du néo collaborationnisme d’une minorité de déracinés pseudo élitistes, au sein de laquelle les uns se sont improvisés publiquement en porte parole des intérêts de l’hégémonisme occidental voire du sionisme, tandis que d’autres ayant revêtu la soutane de prêtres de cette nouvelle religion qui s’intitule tantôt « laïcité », tantôt « modernité », s’autorisent aujourd’hui impunément, à diffamer et à remettre en cause les valeurs fondamentales qui participent de l’identité même de la Nation quand ils ne complotent pas ouvertement, en Algérie ou à l’étranger, contre l’unité-même de cette Nation.

Il n’est que grand temps de réagir Monsieur le Président, en donnant à ce Peuple l’opportunité de réaffirmer avec force et par les urnes, son identité profonde et de l’opposer en tant que de besoin à la face du monde et en tout état de cause, à la face de ses ennemis. Des ennemis souvent stipendiés de l’étranger et constitués en groupuscules de déracinés, qui prétendent aujourd’hui dicter leur loi à tout un Peuple.
Voici à titre purement indicatif, les Actes les plus urgents qui pourraient être envisagés:
 Dissolution de l’Assemblée Populaire Nationale;
 Gel de tous les partis politiques, y compris le FLN;
 Proclamation et installation sous vos auspices, d’un Comité de Salut National composé de dignitaires intègres, civils et militaires de juristes éminents et de technocrates. Le Comité National comprendra une vingtaine de membres tout au plus et la plus large place sera faite en son sein, à la génération qui prendra le relais. Ce Comité, vous le dirigeriez vous-même, assisté par un vice-président qui sera pleinement saisi de toutes les prérogatives de Chef d’Etat, en tant que de besoin; Le Comité de Salut National sera pleinement dépositaire de la Souveraineté nationale. Souveraineté qui sera immédiatement transférée à l’Assemblée Nationale Constituante, dés sa validation. Le Comité de Salut National légiférera par Ordonnances promulguées par vous-même, jusqu’à l’entrée en vigueur de la Nouvelle Constitution.
 Désignation d’un Gouvernement de Salut National formé de technocrates à l’intégrité et à la compétence reconnues, gouvernement chargé de gérer les affaires du pays, en particulier la préparation et l’organisation des élections.
 Elaboration d’un calendrier précis des actions gouvernementales sur une période maximale de deux ans, couronnée par l’organisation des élections nationales pour la mise en place d’une Assemblée Constituante, véritable émanation du Peuple souverain, chargée de doter le pays d’une Constitution authentiquement « démocratique et sociale, dans le respect des principes islamiques », ainsi qu’il a été indiqué dans la Déclaration du 1er Novembre 1954.

Mon souhait immédiat est que vous fassiez tout ce qui est en votre pouvoir, pour éviter à ce pays meurtri, de s’empêtrer davantage sous les fourches caudines d’une oligarchie aux aguets de toutes les opportunités. Une oligarchie sans âme et sans état d’âme, qui n’a plus aujourd’hui pour Dieu qu’elle-même, l’argent et le pouvoir pour le pouvoir.
Quant à mon vœu ultime, c’est celui d’être entendu, ce qui m’exonérera d’avoir à exciper de cette lettre, lorsque nous comparaîtrons tous deux demain, devant Le Juge Suprême !
— Votre vieil ami: Abdelkader DEHBI —  

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                                          wahid Mokhtar : Pas d’amalgame !

M. Dehbi,

Vous avez, quelques fois, de bonnes réflexions mais je vous suggère de vous relire avant de publier vos commentaires, et surtout de bien lire et comprendre ce qu’crivent les autres intervenants sur votre blog et sur celui du MATIN.

Loin de moi l’idée de éfendre M. Bahmane, il est assez grand et fort pour vous apporter la contradiction et l’objection, mais dans son éditorial il ne fait pas d’amalgame entre les musulmans et les laics. Il n’ pas parlé d’ISLAM mais d’Islam politique.

Salutations.

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 Loudmila : « On peut etre laïc et musulman,laïc et athée,laïc et kabyle ou laïc et arabe »

Mr Dehbi,

Un laïc ne peut etre integriste,par definition la laïcité est la neutralité de l’etat à l’egart de toute confession religieuse,c’est la definition même de la tolerance que d’etre neutre face à des “croyances”.Ne pas meler la religion à la politique c’est de l’integrisme pour vous?

J’ai lu votre lettre et pour une fois je ne suis pas du d’accord avec vous.

_en vous lisant j’ai eu l’impression que pour vous une personne laïc est forcement athée ou oeuvrant “contre” les musulmans,dans ce cas je ne pense pas avoir la même definition que vous du mot Laïcité.
On peut etre laïc et musulman,laïc et athée,laïc et kabyle ou laïc et arabe.A partir de là ce qui nous rassemblerait tous ce serait la laïcité,le respect de l’autre dans sa difference.

Un etat Algerien Laïc et democratique nous laisserait nous pencher sur les problème serieux de ce pays au lieu de nous noyer dans les croyances et les religions de tout un chacun.

L’integrisme laïc???

 

Analpha-bete : « Mme Aslaoui, expliquez-moi… »

mme aslaoui , comment expliquez vous la présence cote à cote des personnes responsables de la drs , de l armée et des sous traitants barbus lors de l enterrement de leur regretté si hadj smain qui n a pas manqué d avoir des hommages de si hadj mezrag et de si hadj layada  ? !
cette collision d interets entre la mafia militaro-politico- financiére et ses relais à votre image ,et les barbus ,  il va bien faloir un jour ne pas en faire l impasse .
allez y demander à votre si  khaled nezzar , comment explique t il le phénomène de la reconversion de son garde du corps abderrezak el para en barbouze !
pourquoi vous ne parlez pas des responsables de la sécurité , comme pour les déresponsabiliser .
comment expliquer vous que le chef d orchestre de cette décennie noire , mr mohamed tewfik médiène soit toujours en fonction depuis 17 ans , celui là meme qui était aux commandes lors de l assassinat de mr boudiaf .
mais cela semble un sujet tabou pour vous .
demandez à si tewfik médiene , à si athmane bachir tartag , à si  mhenna djebbar et d autres en tant que responsables de cette décennie , de combien de morts ils sont responsables sur les
200 000 assassinés , eux qui se sont auto amnistiés pour des crimes imprescriptibles .
vos vérités , mme aslaoui , merci .
on a assez entendu ce son de cloche .
ceux qui se sont enrichis par la prédation et le crime pendant la decennie noire , veulent à tout prix maintenir le statu quo
( drs , ses relais et les barbus ) , que nous peuple d algérie , renvoyons dos à dos .
ils partagent en commun l extrémisme , qui est leur fond de commerce .
on n écoute ni l un ni l autre .
nous peuple d algérie , nos valeurs de tolérance ne sont pas les  votre .
qu ils essayent de gagner leur vie par le travail , je dois reconnaitre que ca doit pas etre évident pour eux de faire autre chose que la torture et le crime , la corruption , la prédation ,
le crime économique… ( képis et barbus ).
nous algériens , on veut passer à autre chose , une troisième voie , ou il n y a de place que pour la construction , si vous ne voyez pas d inconvénient !
merci

Commentaires»

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  1. Diable !
    En 2007 on parle encore de la nécessité de la laïcité pour toute vie en société; je ne suis pas là pour disserter sur le sujet mais je voudrais juste dire que les zigs qui nous gouvernent savent pertinemment que pour fonder une société moderne il faut d’abord instituer la laicité .D’ailleurs les mêmes prophètes qui se disent oulémas le savent aussi mais tous les deux ne le diront jamais au peuple mouton parce que c’est leur fond de commerce tout simplement!
    Entendre un boutef qui sème la confusion sur la laïcité me donne envie de vomir.

  2. salam
    Le seul salut pour l’Algérie, c’est le fédéralisme où chaque province ou région aura ses propres institutions, sa propre assemblée élue avec un gouvernement constitué du premier ministre qui désignera ses ministres qui seront résponsables devant l’Assemblée, au lieu de trop philosopher sur la centralisation du pouvoir qui a démontré largement ses limites avec l’arsenal d’incompétents à la têtes de grandes institutions, le régionalisme, le beni-oui oui-isme et beni aamisme, sans oublier la corruption systématique érigée en gouvernance.
    Donc, sauver l’Algérie, c’est plaider pour un État fédéral, point c’est tout.

  3. Une précision à ArbiDZ sur le Français. Ce qui est important dans une langue ce n’est pas que le nombre de personnes qui la pratiquent. Sinon tout le monde vous conseillerait d’apprendre le Chinois ! ce qui importe également c’est la possibilité d’accéder au vaste champ de culture écrite. Or le Français reste après l’Anglais et très loin devant l’Arabe la seconde langue de l’écrit dans le monde, en terme de nombre de livres publiés. C’est vrai que cela devient de plus en plus indispensable de maîtriser l’Anglais mais c’est peut être plus vrai pour les Français que pour les Algériens qui sont encore peu insérés dans la mondialisation.
    Quant au pluri-linguisme en Algérie, il a de tout temps existé. Les tentatives pour imposer l’Arabe depuis les années 70 peuvent se comprendre dans la perspective de la construction d’un Etat nation, mais elles ont échoué. Le Français se porte très bien en Algérie, j’en veux pour preuve que ceux qui comme vous dénoncent son usage excessif le font dans la langue de Molière qu’ils maîtrisent en général très bien. L’introduction « hors sol » de l’Arabe a été également un vecteur essentiel de l’Islamisation de la société ; je me souviens très bien des coopérants Egyptiens que les gouvernements Nassériens éloignaient pour cause de dérive Islamiste et qui venaient apprendre aux petits Kabyles « nos ancètres les Arabes », établissant un lien à priori pas évident entre Arabité et Islamité.
    Ces échecs de l’Arabisation n’ont fait que reforcer le Français comme langue de la modernité et de l’ouverture, alors que partout ailleurs elle est en perte de vitesse. Un grand merci à Boumédienne donc !
    Quant à l’expression « Français butin de guerre » c’est une expression dont je ne comprends pas vraiment le sens. Les Algériens n’ont pris le Français à personne puisque les Franais ont gardé leur langue. Je perçois bien en revanche l’usage qui en est fait par les francophones à la recherche d’un brevet de nationalisme, alors que ceux-ci sont en permanence soupçonnés par les barbéfélènes d’être associés au « parti de l’étranger ».

  4. Le terrorisme que subit actuellement l’Algérie trouve ses fondements au lendemain de son indépendance et dant l’article deux
    introduit dans la constitution soumise au vote,dirigé,dans une salle de cinéma choisie par le Marocain adjudant Ben Bella devenu par la force des choses Premier Président de la République.Au fait
    quand l’algérie cessera-t-elle d’etre dirigée par des Marocains ?

    D’autres articles faisant référence à l’islam religion d’état et à l’arabe comme socle primordial de l’Algérie pérdurent dans toutes les constitutions et institutions algériennes.

    Le système politique instauré en Algérie n’a jamais eu le courage d’amender cet article et d’autres qui font référence à l’islamisme et à l’arabisme.Il va de concession en concession avec les tenants de cette doctrine qui a fait le malheur de l’algérie en général et de l’école en particulier.De peur de per dre le pouvoir et rejetant les démocrates et les républicains,il compose avec l’islamisme jusqu’à faciliter l’exil de Abbas Madani et à liberer Ali Belhadj qui ne cesse de provoquer(l’état)et
    d’insulter l’armée et ses morts.Une autre question se pose aussi
    sur l’attentat perpétré à Dellys à l’intérieur méme d’une caserne
    militaire.

    Les islamistes ne font jamais référence aux sourates »Koul ya ayouha El Kafiroun,Ahel El Kaf et Annss ar ces dernières vont à
    l’encontre de leur idéologie politique

  5. Le malheure de l’Algérie trouve ses racines au lendemain de son indépendance qui a vu instaurer un système politique déspotique.
    Celuici s’est consolider par l’introduction de l’islam,religion de l’état,dans l’article 2 de la constitution votée dans une salle de cinéma réquisitionnée en la circonstance par l’Adjudant Marocain Ahmed Ben Bella.Il en a fait de l’Arabisme le seul socle identitaire et territorial de l’Algérie.

    Au fait,quand l’Algérie cessra-t-elle d’etre dirigée par des Maro
    cains,des ministres Canadiens,Fançais et Américains

    Sa crainte de perdre le pouvoir dont il s’est accaparé l’a emmené à composer avec l’islamisme qu’il manipule au gré de ses inté
    rets et des groupes de pressions.Il a été jusqu’à faciliter l’exil de Abbasse El Madani et à liberer Ali Belhadj qui ne cesse de narguer ce systéme,d’appeler au crime et d’insulter méme les
    soldats et généraux morts.

    Les islamistes,où qu’ils trouvent n’ont jamais fait référence aux sourates  » Koul ya Ayouha El Kafiroun,Ahle El Kaf et Annissa car ces dernières vont à l’encontre de leur idéologie politique qui est macabreuse.

  6. Savez-vous pourquoi Malek Haddad est ignoré en France contrairement à Kateb Yacine ? Parcequ’il avait déclaré ceci: La langue française est mon exil, autrement dit, elle est l’exil de tout les Algériens.
    On l’a pas arraché mais on nous l’a imposé de force.

    Quand à l’Islam, nous avons nos propres théologiens qui ont été marginalisés comme le autres élites, consultez les Zouias en Kabylie vous découvrirez la lumière, rappelons-nous du Cheikh El Ourtilani, de Ibn Badis mort assassiné et bien d’autres.

  7. Un laïc algérien est un algérien tout court avant que la politique et l’école du régime de la clique de Oujda ne vienne le formater dans l’arabo-islamisme primaire en l’éloignant de son algériannité.

    Boudiaf le visionnaire a laissé sa phrase qui résume tout :
    « l’Algérie AVANT TOUT ».

  8. Je me souviens être allé à un meeting de Ferhat du MAK et il a utilisé l’expression suivante: »l’islam arabise et l’arabe islamise ». J’ai trouvé cela très pertinent. En Algérie, nous ne faisons jamais les choses comme tout le monde: on est plus musulman que les musulmans et plus arabe que les arabes. Pourquoi parler d’arabisation si nous sommes Arabes ? Répondre à cette question règlerait tous nos problèmes identitaires. A mon humble avis, la seule sortie salvatrice serait de retourner au Français en tant que langue officielle une bonne fois pour toutes et d’avoir Tamazight et l’Arabe comme langues nationales. Et bien entendu, la LAÏCITÉ comme fondement de la nation.
    Pour répondre à Georges, je dirais que les Algériens ne parlent plus que de religion à défaut de parler d’autre chose. le seul livre qu’on y lit est le Coran. tout le monde y va de sa litanie en s’improvisant « doctour » de la foi! Je peux témoigner que, d’année en année, la société algérienne perd de son âme au point que l’on ne s’y reconnait plus. De véritables zombis investissent les rues, et sous le couvert de la religion, se croient tout permis. L’hypocrisie est devenue religion d’état. Vous ne pouvez être que mauvais si vous ne pratiquez pas votre culte et l’on vous donne un chèque en blanc si vous si vous pratiquez assidument la mosquée. Ainsi vont les choses, tout n’est qu’artifice dans notre contrée. le chemin sera encore long et très ardu, le bout du tunnel n’est pas pour demain, loin s’en faut.

  9. A l’Algérienne,

    Le jour de ses dix ans, Mehdi, mon petit fils, me dit : « En faisant le bilan de mes dix ans, j’ai remarqué une chose étrange. Avant d’entrer à l’école, pour résoudre un problème, j’avais ma méthode à moi, et cela marchait toujours, et vite. Depuis que je suis à l’école et que j’utilise la méthode des maîtres, c’est plus difficile pour moi! »
    Le formatage de l’Algérien, et de toute l’Algérie, commence à l’école, premier appareil idéologique d’État ; les premières violences aussi, quelle qu’en soit la nature.
    Ce n’est pas sans raison que l’on veut nous faire croire que la réforme de l’école est en route, alors que nous en sommes toujours aux palliatifs et replâtrages, sans toucher au fond du problème.
    Quant à la question : laïcité et/ou modernité, les protagonistes des deux projets de société, oublient toujours, un troisième protagoniste de taille : la société algérienne dans son ensemble, sa variété, sa diversité et ses contradictions. Lui a-t-on, un jour, demandé son avis?

  10. Le seul exploit que le dictateur Boutef a réussi, là où tous ses prédécesseurs ont échoué, c’est d’islamiser l’Algérie.
    Après quelques jours de vacances passées là bas, croyez moi je me sentais à Kaboul.

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