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Débat en cours : Qu’est-ce qu’un Algérien laïc ? 15 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Nos lecteurs analysent l'actualité , trackback

 Le président Bouteflika définit le laïc comme « extrêmiste ». Pourquoi ? Qu’en pensez-vous ? Débat.

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                           Leila Aslaoui : « A Batna, ce n’était pas un laïc qui voulait vous tuer, M. le président ! » 

  Pour justifier l’extrémisme islamiste, Abdelaziz Bouteflika l’a opposé à l’extrémisme laïc ( El Watan et El Khabar 9 septembre). Ce n’est pas nouveau, on se souvient en effet d’un ministre du gouvernement Abdesselam en 1993 qui avait déclaré que “les policiers ne devraient pas être ciblés par le terrorisme puisqu’ils ne sont pas communistes”. Que Abdelaziz Bouteflika l’islamiste oppose ses amis amnistiés, aux laïcs relève de l’injure et de l’offense. Laïc, — et il le sait — signifie tout bonnement séparation du politique et du religieux. Le même Bouteflika pourrait-il citer un seul exemple de laïc algérien qui a usé de moyens extrémistes semblables à ceux des islamistes ? Pourrait-il citer le nom — un seul — d’un laïc égorgeur, violeur, kamikaze, massacreur de populations ? Par contre, je peux lui établir des listes entières de laïcs algériens décapités par ses amis islamistes parce qu’ils étaient républicains. Des républicains qui n’ont pas fui, qui n’étaient pas aux Emirats arabes, et qui ont le droit pour le moins d’être respectés par celui qui leur préfère les extrémistes islamistes. Celui qui devait attenter à sa vie à Batna, n’était pas un laïc, mais un islamiste qui, s’il avait survécu à son horreur, aurait bénéficié de la mansuétude de “son” président au grand cœur islamiste. Ce ne sont pas des opposants à sa discorde nationale qui ont failli attenter à sa vie, mais des extrémistes islamistes, ses amis. Le seul patriote qui n’a pas supporté la provocation d’un ancien émir moisit en prison. Parce que nous avons refusé l’obscurantisme, le totalitarisme et défendu la tolérance, nous ne sommes pas des laïcs extrémistes, mais des républicains nourris des valeurs universelles partagées par tous ceux qui nous ressemblent à travers le monde. Si nous avions entendu ressembler aux monstres et bourreaux, nous aurions fait comme eux et Abdelaziz Bouteflika le sait fort bien. A moins que son “extrémisme laïc” est une énième échappatoire qu’il s’est inventée pour occulter son bilan désastreux. Fini le temps pour lui où il lui suffisait de parler pour que ses courtisans agitent l’encensoir sous ses narines. Fini le temps où il disait : “C’est moi qui décide”, “c’est moi qui dis”, “c’est moi qui fais”. Las des discours sans lendemains, des trois petits coups sur le pupitre ou le micro de Abdelaziz Bouteflika, le peuple n’a pas marché, il ne marche plus et ne marchera plus. Cela, Bouteflika le sait, c’est pourquoi les rumeurs font état d’une révision constitutionnelle adoptée par le Parlement et seulement par lui. Mais troisième mandat, mandat à vie, visites à droite, à gauche, rien absolument n’arrêtera le temps. En politique celui-ci est compté et il faut savoir en faire usage lorsqu’il est encore temps. “A force d’en user et d’en abuser, le pouvoir lui-même peut être confronté à des pénuries”. Dans l’Algérie de Bouteflika, la pomme de terre ne figure plus dans l’assiette de l’Algérien, mais comme point fondamental à l’ordre du jour des Conseils du gouvernement voire, d’un conseil des ministres.


 

Leila Aslaoui

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Abdelkader Dehbi : « Mme Aslaoui vous faites une confusion »

Madame Leila Aslaoui a écrit:
“”Le même Bouteflika pourrait-il citer un seul exemple de laïc algérien qui a usé de moyens extrémistes semblables à ceux des islamistes ? Pourrait-il citer le nom — un seul — d’un laïc égorgeur, violeur, kamikaze, massacreur de populations ?” »
Je ne veux pas polémiquer avec Madame Leila Aslaoui, qui a souffert dans sa chair – parmi des dizaines de milliers d’algériennes et d’algériens – des crimes du terrorisme des années 90. Et je prends la précaution préalable de rappeler un principe moral, universel et intangible: celui du CARACTERE SACRE DE LA VIE HUMAINE, principe auquel adhère toute personne humaine digne de ce nom.
Ceci posé, je ne peux pas accepter cette “vérité toute faite” que les criminels étaient tous du même bord: celui des islamistes. Des massacres de centaines de civils algériens – pour ne pas dire des milliers – ainsi que des exécutions extra-judiciaires et des disparitions se chiffrant également par milliers ont eu lieu dans ce pays, au su de tous les algériens ainsi que de la Communauté internationale. Ces crimes n’ont jamais été élucidés d’une manière formelle. Cette mise au point me paraît nécessaire.

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  Laicité : Lettre ouverte à M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République.

«  » كــل شــيء هــالـــك إلا وجــهـــه، لــه الــحــكــم وإلــيـــه تــرجــعــون«  »99 / 28 »
En ce mois sacré du Ramadhan, – le mois par excellence de la miséricorde divine -, il a paru utile et constructif, au vieil ami que je fus pour vous, de vous adresser cette lettre ouverte, dans l’intérêt exclusif de la patrie. Car, si comme je le crois, je vous connais suffisamment bien pour témoigner en toute objectivité, de votre grande ferveur pour cette patrie, vous m’accorderez en retour, que je partage cette même ferveur, tout comme d’ailleurs n’importe quel citoyen algérien digne de ce nom. C’est donc dans cet esprit, c’est-à-dire au nom de ce patriotisme partagé que je m’adresse à vous, en votre qualité de Président de la République.Les plus « jeunes » parmi l’effectif des moudjahidine vivants, de la Guerre de Libération Nationale, ont atteint aujourd’hui – en cette fin 2007 – un âge minimum de 65 / 70 ans, âge vénérable où, dans nos sociétés musulmanes en particulier, l’on se prépare à comparaître devant son Créateur, portant chacun, le poids de ses propres actes. Terrible rendez-vous s’il en est, définitif et sans lendemain, dont l’unique issue est l’Eternité. Dans la béatitude ou dans l’expiation.
Il y a un Hadith de notre Prophète, – Le salut soit sur Lui -, qui dit en substance que jusqu’aux derniers moments de sa vie, l’homme a la faculté de se racheter in extremis, ou bien de se perdre. Ce que je veux dire par là, c’est ceci: Bien que vous n’ayez pas réussi – et c’est mon opinion toute personnelle -, au bout de plus de huit années d’un pouvoir sans partage, à mettre l’Algérie sur les rails de la démocratie, de la bonne gouvernance et de la justice, il est encore temps pour vous, d’accomplir en quelques semaines, en quelques mois – Dieu vous prêtera vie – des Actes politiques et historiques décisifs, qui pourront avoir une portée considérable pour l’avenir d’un Peuple et d’un pays qui ont tant souffert. Actes qui vous vaudront ici-bas, la reconnaissance des hommes et dans l’Au-delà, votre Salut.
On dit que la politique est l’art du possible. C’est aussi l’art de réparer. De réparer les erreurs, les fautes ou les oublis. Ceux des autres et surtout ceux de soi-même…..Rien n’est plus blâmable que la persévérance dans l’erreur, ainsi que le rappelle le Saint Coran à la fin de la Sourate de la Caverne.

«  »قــل هــل نـنــبــئـكــم بــالأخــســريــن أعـمــالا الــذيــن ضـــل سـعـــيــهــم فــي الـحــيــاة الــدنــيــا وهــم
يـحـسـبـــون أنــهـم يـحـسـنـــون صـنــعـــــا«  » (99 / 18)

Je vous rappelle – bien que vous soyez beaucoup mieux placé que moi pour en connaître – que la Constitution vous donne juridiquement toutes les prérogatives pour accomplir tous Actes légitimes de sauvegarde nationale que vous jugeriez utiles – que ces Actes fussent d’ordre institutionnel ou politique, administratif ou judiciaire, économique ou financier -, pour le Salut du pays.
Ainsi, au lieu de chercher à confectionner un texte constitutionnel de plus, accordant des pouvoirs quasi pharaoniques à votre personne ou à ceux qui vous succèderont inexorablement un jour ou l’autre à la tête de l’Etat, ne pensez-vous pas qu’il est plus urgent et plus juste – près d’un demi siècle après l’Indépendance – de restituer à ce bon Peuple algérien, sa légitime liberté de décider souverainement de son destin, en mettant loyalement en place des Institutions démocratiques authentiques « …qui survivront aux hommes » ainsi que vous et vos compagnons du 19 Juin 1965 en aviez pris l’engagement solennel ? Saisissez donc l’opportunité qui vous est offerte par la Providence – de par votre position de Chef de l’Etat -, pour entrer dans l’Histoire par le grand portail, au lieu de vous laisser piéger dans les sinistres carcans des luttes subalternes des différents clans d’une classe politique sans enracinement dans la société, tant ol est vrai qu’elle constitue une pure création adultérine du système. Une classe politique au demeurant totalement discréditée dans son ensemble, en tant qu’elle a surabondamment donné la preuve – jusqu’aux plus hauts échelons du pouvoir -, de son incompétence, de sa corruption, de son incivisme. Une classe politique dégénérée donc, que votre devoir envers Dieu et envers la Nation vous commande de renouveler par une politique volontariste et audacieuse de changement de génération.
L’Algérie dispose de milliers d’universitaires et de cadres de standard international: médecins, ingénieurs, juristes, économistes ou chercheurs émérites dans les disciplines scientifiques et technologiques, les plus variées. La majorité d’entre eux sont marginalisés et sous payés, quand ils ne sont pas contraints à l’exil et exploités dans de lointains pays, pendant qu’un grand nombre de quasi analphabètes et d’opportunistes de tous horizons battent le haut du pavé dans une société où l’argent et la dépravation, l’ignorance et l’incivisme ont submergé tous les repères traditionnels de la morale, de la culture et du nationalisme. Au point que notre société qui a su résister près d’un siècle et demi durant, aux assauts de l’acculturation, de l’assimilation, voire de l’évangélisation se retrouve aujourd’hui – en l’absence d’une autorité publique forte et moralement crédible -, livrée aux discours dévastateurs de deux intégrismes également adventices dans notre société: d’une part, celui d’un islamisme politique aventuriste ou opportuniste selon le cas, qui a été souvent manipulé et instrumentalisé d’une manière criminelle comme on l’a vu durant la décennie noire; d’autre part, celui du néo collaborationnisme d’une minorité de déracinés pseudo élitistes, au sein de laquelle les uns se sont improvisés publiquement en porte parole des intérêts de l’hégémonisme occidental voire du sionisme, tandis que d’autres ayant revêtu la soutane de prêtres de cette nouvelle religion qui s’intitule tantôt « laïcité », tantôt « modernité », s’autorisent aujourd’hui impunément, à diffamer et à remettre en cause les valeurs fondamentales qui participent de l’identité même de la Nation quand ils ne complotent pas ouvertement, en Algérie ou à l’étranger, contre l’unité-même de cette Nation.

Il n’est que grand temps de réagir Monsieur le Président, en donnant à ce Peuple l’opportunité de réaffirmer avec force et par les urnes, son identité profonde et de l’opposer en tant que de besoin à la face du monde et en tout état de cause, à la face de ses ennemis. Des ennemis souvent stipendiés de l’étranger et constitués en groupuscules de déracinés, qui prétendent aujourd’hui dicter leur loi à tout un Peuple.
Voici à titre purement indicatif, les Actes les plus urgents qui pourraient être envisagés:
 Dissolution de l’Assemblée Populaire Nationale;
 Gel de tous les partis politiques, y compris le FLN;
 Proclamation et installation sous vos auspices, d’un Comité de Salut National composé de dignitaires intègres, civils et militaires de juristes éminents et de technocrates. Le Comité National comprendra une vingtaine de membres tout au plus et la plus large place sera faite en son sein, à la génération qui prendra le relais. Ce Comité, vous le dirigeriez vous-même, assisté par un vice-président qui sera pleinement saisi de toutes les prérogatives de Chef d’Etat, en tant que de besoin; Le Comité de Salut National sera pleinement dépositaire de la Souveraineté nationale. Souveraineté qui sera immédiatement transférée à l’Assemblée Nationale Constituante, dés sa validation. Le Comité de Salut National légiférera par Ordonnances promulguées par vous-même, jusqu’à l’entrée en vigueur de la Nouvelle Constitution.
 Désignation d’un Gouvernement de Salut National formé de technocrates à l’intégrité et à la compétence reconnues, gouvernement chargé de gérer les affaires du pays, en particulier la préparation et l’organisation des élections.
 Elaboration d’un calendrier précis des actions gouvernementales sur une période maximale de deux ans, couronnée par l’organisation des élections nationales pour la mise en place d’une Assemblée Constituante, véritable émanation du Peuple souverain, chargée de doter le pays d’une Constitution authentiquement « démocratique et sociale, dans le respect des principes islamiques », ainsi qu’il a été indiqué dans la Déclaration du 1er Novembre 1954.

Mon souhait immédiat est que vous fassiez tout ce qui est en votre pouvoir, pour éviter à ce pays meurtri, de s’empêtrer davantage sous les fourches caudines d’une oligarchie aux aguets de toutes les opportunités. Une oligarchie sans âme et sans état d’âme, qui n’a plus aujourd’hui pour Dieu qu’elle-même, l’argent et le pouvoir pour le pouvoir.
Quant à mon vœu ultime, c’est celui d’être entendu, ce qui m’exonérera d’avoir à exciper de cette lettre, lorsque nous comparaîtrons tous deux demain, devant Le Juge Suprême !
— Votre vieil ami: Abdelkader DEHBI —  

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                                          wahid Mokhtar : Pas d’amalgame !

M. Dehbi,

Vous avez, quelques fois, de bonnes réflexions mais je vous suggère de vous relire avant de publier vos commentaires, et surtout de bien lire et comprendre ce qu’crivent les autres intervenants sur votre blog et sur celui du MATIN.

Loin de moi l’idée de éfendre M. Bahmane, il est assez grand et fort pour vous apporter la contradiction et l’objection, mais dans son éditorial il ne fait pas d’amalgame entre les musulmans et les laics. Il n’ pas parlé d’ISLAM mais d’Islam politique.

Salutations.

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 Loudmila : « On peut etre laïc et musulman,laïc et athée,laïc et kabyle ou laïc et arabe »

Mr Dehbi,

Un laïc ne peut etre integriste,par definition la laïcité est la neutralité de l’etat à l’egart de toute confession religieuse,c’est la definition même de la tolerance que d’etre neutre face à des “croyances”.Ne pas meler la religion à la politique c’est de l’integrisme pour vous?

J’ai lu votre lettre et pour une fois je ne suis pas du d’accord avec vous.

_en vous lisant j’ai eu l’impression que pour vous une personne laïc est forcement athée ou oeuvrant “contre” les musulmans,dans ce cas je ne pense pas avoir la même definition que vous du mot Laïcité.
On peut etre laïc et musulman,laïc et athée,laïc et kabyle ou laïc et arabe.A partir de là ce qui nous rassemblerait tous ce serait la laïcité,le respect de l’autre dans sa difference.

Un etat Algerien Laïc et democratique nous laisserait nous pencher sur les problème serieux de ce pays au lieu de nous noyer dans les croyances et les religions de tout un chacun.

L’integrisme laïc???

 

Analpha-bete : « Mme Aslaoui, expliquez-moi… »

mme aslaoui , comment expliquez vous la présence cote à cote des personnes responsables de la drs , de l armée et des sous traitants barbus lors de l enterrement de leur regretté si hadj smain qui n a pas manqué d avoir des hommages de si hadj mezrag et de si hadj layada  ? !
cette collision d interets entre la mafia militaro-politico- financiére et ses relais à votre image ,et les barbus ,  il va bien faloir un jour ne pas en faire l impasse .
allez y demander à votre si  khaled nezzar , comment explique t il le phénomène de la reconversion de son garde du corps abderrezak el para en barbouze !
pourquoi vous ne parlez pas des responsables de la sécurité , comme pour les déresponsabiliser .
comment expliquer vous que le chef d orchestre de cette décennie noire , mr mohamed tewfik médiène soit toujours en fonction depuis 17 ans , celui là meme qui était aux commandes lors de l assassinat de mr boudiaf .
mais cela semble un sujet tabou pour vous .
demandez à si tewfik médiene , à si athmane bachir tartag , à si  mhenna djebbar et d autres en tant que responsables de cette décennie , de combien de morts ils sont responsables sur les
200 000 assassinés , eux qui se sont auto amnistiés pour des crimes imprescriptibles .
vos vérités , mme aslaoui , merci .
on a assez entendu ce son de cloche .
ceux qui se sont enrichis par la prédation et le crime pendant la decennie noire , veulent à tout prix maintenir le statu quo
( drs , ses relais et les barbus ) , que nous peuple d algérie , renvoyons dos à dos .
ils partagent en commun l extrémisme , qui est leur fond de commerce .
on n écoute ni l un ni l autre .
nous peuple d algérie , nos valeurs de tolérance ne sont pas les  votre .
qu ils essayent de gagner leur vie par le travail , je dois reconnaitre que ca doit pas etre évident pour eux de faire autre chose que la torture et le crime , la corruption , la prédation ,
le crime économique… ( képis et barbus ).
nous algériens , on veut passer à autre chose , une troisième voie , ou il n y a de place que pour la construction , si vous ne voyez pas d inconvénient !
merci

Commentaires»

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  1. Georges a écrit plus haut:
    «  »Je perçois bien en revanche l’usage qui en est fait par les francophones à la recherche d’un brevet de nationalisme, alors que ceux-ci sont en permanence soupçonnés par les barbéfélènes d’être associés au “parti de l’étranger. »"
    — Je pense que – dans ce qui ressemble à une espèce de prêche insidieux – le pseudo « georges » pousse le bouchon un peu trop loin, en suggérant que ceux des algériens qui maitrisent et pratiquent la langue française, feraient dans la surenchère nationaliste pour donner un gage de nationalisme ! Comme si les auteurs de la Déclaration du 1er Novembre 54 – dont le texte original, annonçant le déclenchement de la Guerre de Libération nationale fut rédigé en français – avaient eux aussi besoin d’un brevet de nationalisme! C’est là un terrible amalgame qui voudrait suggérer que le concept de francophonie serait systématiquement homothétique à celui de francophilie……. D’ailleurs, à propos d’homothétie… « Georges » n’a pas pu résister à en faire une belle, en écrivant:
    «  »"des coopérants égyptiens……qui venaient apprendre aux petits Kabyles “nos ancètres les Arabes”, établissant un lien à priori pas évident entre Arabité et Islamité. »" »
    – Je croyais naïvement que la formule était « nos ancêtres les gaulois »…..
    –Une dernière remarque: « Georges » écrit
    «  »"Or le Français reste après l’Anglais et très loin devant l’Arabe la seconde langue de l’écrit dans le monde »" » Il a seulement oublié de préciser que « son » classement du français comme deuxième langue écrite dans le monde perd toute signification objective si on le rapport au volume par langues, des publications scientifiques dans le monde 96% pour l’Anglais et 4% pour le reste du monde alors…. on peut toujours « franchouiller » — Ne me rétorquez surtout pas « Georges », pourquoi j’utilise alors le français, je vous répondrai bêtement: parce que ce blog est en français et qu’en tant qu’Algérien, comme vous l’avez précisé, je travaille indifféremment en arabe, en français ou en anglais. bye !

  2. M.DEHBI, bonjour et saha ramdanek

    J’ai lu votre lettre ouverte à votre vieil ami et je voudrais vous donner ici mon point de vue.
    J’ai apprécié votre lettre jusqu’à la phrase  » … pour entrer dans l’Histoire par le grand portail, » c tout.
    Le reste, vos propositions, excusez moi de vous le dire , c’est un amalgame d’idées éculées comme toutes celles déjà expérimentées par le fln et qui n’ont abouti à rien de concret.
    Au lieu de geler les partis politiques, il faut tout simplement ouvrir le champ médiatique et organiser des élections propres.

    Les DIGNITAIRES INTÈGRES dont vous parlez, qui sont-ils ? et ou sont-ils ? Il va les choisir parmi les « dignitaires » du régime ?

    Le mieux qu’il puisse faire c’est de débarrasser l’Algérie de ces « dignitaires » en les mettant en retraite (les 65/70 ans dont vous parlez !)

    Le vrai problème de l’Algérie, celui auquel il faut apporter une réponse sans équivoque, reste le choix du projet de société (je ne veux pas commenter certaines de vos appréciations).

    Il faut choisir entre un État théocratique ayant pour fondement l’islam et la chariaa comme le revendiquent les islamistes ou bien un État démocratique, laïc et moderne (même si ces expressions risquent de choquer votre sensibilité).

    Si votre « vieil ami » risque de vous écouter, svp, dites-lui de choisir son camp et de ne pas essayer de ménager « la chèvre et le choux ».
    Il s’agit de préparer un vrai état pour les générations futures. Un état qui saura faire face au reste du monde, pas un état qui va leur promettre le paradis.

    mes sincères salutations

  3. M. ArbiDZ dit :

    “Votre opinion a été façonnée par l’école, les média, la politique, la culture francophone (ce n’est pas votre faute). Qu’en a tiré le pays de cette culture française ? rien de bon !”

    Aux algériens de quelle tranche d’âge vous parlez ?
    Certainement pas à ceux qui ont fait l’école du savoir, ceux qui ont fait marcher le train « Algérie » à l’indépendance, ceux là parler en français et aussi en arabe…
    Jetez un œil sur l’école de Benbouzid et dites-nous quelque chose sur le résultat de celle-ci.

  4. Monsieur DEHBI,

    Vous prêchez dans le désert, vous vous adressez à un président qui couvrent les escrocs, qui les place dans des postes à l’étranger pour qu’ils continuent leurs méfaits, vous êtes certainement au courant du cas de Taleb Bendiab Mokhtar l’ex directeur du Centre Culturel Algérien et actuel directeur général de l’Institut du Monde Arabe à Paris grâce à votre ami le président, un incompétent et corrompu notoire mais ami de votre président.

  5. Bonjour Tahar,

    En parlant de Benbouzid, le restaurant de l’Ecole Algérienne Internationale de Paris est devenu un resto du cœur ou de « rahma », non pas pour les émigrés, mais pour certains diplomates algériens en poste à Paris notamment à l’Unesco comme Attar Nouri, grâce à leurs « amitiés » avec les responsables de cette école, leurs familles sont livrées à domiciles avec des plats qui n’ont rien à envier aux plats servis dans les avions.

  6. Bravo ! Tahar, vous avez touché du doigt le gros problème….

    Lire l’article de l’indépendant qui reprend encore une fois une insanité de Benbouzid. Un ministre qui ne sait pas ce qui se passe dans les institutions qu’il supervise est par conséquent un ignorant. Le reste se passe de commentaires…

    Wahid Mokhtar.

     »Diminution du volume horaire de l’éducation islamique  ». Benbouzid : je ne suis pas au courant. Par Nassima Oulebsir

    Le ministre de l’Education nationale se dit prêt à remettre de l’ordre dans l’enseignement de l’éducation islamique dans les établissements scolaires pour que les choses reprennent leur cours normal. M. Benbouzid qui s’est exprimé hier à Alger en marge de la cérémonie de lancement officiel de l’année scolaire, a ajouté ne pas être au courant d’une diminution du volume horaire de l’enseignement de cette matière.

    Il serait passé, dans certains établissements de deux heures par semaine à une heure et demi seulement. Si cela s’avère exact, explique le ministre, nous ferons le nécessaire pour remettre de l’ordre non sans insister sur «la place importante qu’occupe l’éducation islamique à l’école».

    Il promet d’investir de grands moyens pour revaloriser les matières touchant à l’identité nationale (éducation islamique et tamazight). Il faut souligner que dès cette année, l’éducation islamique sera intégrée dans l’examen du baccalauréat pour toutes les filières conformément aux dispositions de la réforme de l’éducation.

    Le ministre, qui a dans la même journée effectué une visite d’inspection dans plusieurs établissements scolaires d’Alger, n’a pas caché son amertume vis-à-vis de la manière avec laquelle les élèves hissent l’emblème national. Il n’a donné aucune précision sur le lieu mais dans son intervention lors de la cérémonie, il a beaucoup insisté sur ce point en appelant à plus de respect pour ce symbole.

    M. Benbouzid qui est revenu sur tous les acquis de la réforme, à l’exemple de la réception de près de 500 nouveaux établissements scolaires pour cette rentrée, s’est exprimé sur la formation continue des enseignants boycottée par une majorité d’entre eux par manque de temps ou pour d’autres difficultés

  7. J’aurais jamais dû acheter Al Khaber aujourd’hui, je lis l’arabe et ce que j y ai lu m’a donné un urticaire.

    Notre cher Benbouzid a introduit l’éducation religieuse a toutes les branches du programme du lycée cette année.

    J’ai demandé les livres de terminales de ma petite sœur 17 ans, elle étudie cette année « chariia » pour sa terminale science.

    Mr Benbouzid vous avez cassé ceux de ma génération et maintenant celle de ma sœur, pourquoi ? pourquoi faites vous ça ?

    L’islam est une religion, les parents sont aptes et les seuls aptes à transmettre leur religion et leurs croyances à leur enfants, ensuite c’est une question de foi, l’islam devrait être étudié dans un cours d’histoire.

    Cessez Mr Benbouzid de créer des générations de terroristes ! L’Algerie n’est pas une « daoula islamya », une grande partie de kabyles encore attachés à Massinissa ne sont pas musulmans et ne sont pas arabes, ils sont pourtant Algériens !

    L’Arabe musulmane et laïque vous demande de cesser, et de nous laisser vivre en paix entre nous Algeriens ! (Kabyles, Arabes, athées, croyants)

  8. comme l’as si bien dit Algerienne,l’arabe est une langue importée, du moment que personne ne parle arabe, ni chez lui ni chez le coiffeur, ni avec le voisin… donc en Algérie, il n’y as pas d’ arabophones mais plutôt des « derjaphonnes » ou des « dialectophones » et des « amazighophones », lire les interventions des uns et des autres ça me rappelle le proverbe bien de chez nous : raii wal khamas ya darbou aala razk nes.

  9. L’islam est-il compatible avec la laïcité ?

    Mahmoud Hussein et Mohamed Charfi

    Libération : vendredi 14 septembre 2007

    Mohamed Charfi Universitaire tunisien.

    Selon les textes sacrés, l’islam n’est ni une politique, ni un Etat. C’est une religion, une spiritualité. Le Coran ne mentionne pas l’Etat et ne contient aucune indication constitutionnelle. Avant sa mort, le Prophète Mohamed n’a pas désigné de successeur, ni donné une directive sur la façon de choisir les gouvernants, de les contrôler ou de les destituer. Les califes ont utilisé la religion pour légitimer l’Etat qu’ils ont constitué et le pouvoir qu’ils ont exercé. C’est une création historique. Il en est de même du droit musulman créé par les théologiens des premiers siècles de l’Hégire. Depuis plus d’un siècle, les penseurs musulmans éclairés s’appuient sur l’historicité de l’Etat et du droit islamiques pour justifier la révision de ces concepts et appeler à la modernisation de l’Etat et des structures sociales, sur la base des principes de démocratie, liberté et égalité des sexes. Dans cet esprit, Atatürk a aboli le califat en 1924 et la plupart des Etats musulmans ont fait partiellement évoluer leurs structures juridiques. En réaction à cette évolution, les mouvements islamistes sont nés et ne cessent de réclamer l’application de la charia. Devant la résistance qu’ils ont rencontrée, certains parmi eux ont modéré leur discours, et se disent aujourd’hui démocrates. Si l’on s’en tient aux expériences connues, on ne peut pas les croire. Toutefois, le cas du parti turc AKP est intéressant. Il se dit démocrate d’inspiration islamique et détient aujourd’hui toutes les clés du pouvoir. Si, d’ici la fin de son nouveau mandat, il n’essaie pas de revenir sur les grands acquis, notamment l’égalité des sexes, il donnera l’exemple aux autres mouvements islamistes qui se veulent modérés et favorisera leur coexistence avec les démocrates. Dans le cas contraire, il y aura des remous et cela voudra dire que nous sommes encore loin de l’émergence d’une démocratie musulmane à l’image de la démocratie chrétienne.

    Mahmoud Hussein Pseudonyme des auteurs égyptiens Bahgat Elnadi et Adel Rifaat.
    L’islam peut-il admettre qu’une part de l’action humaine – celle qui concerne l’organisation politique de la cité – soit soustraite au registre du religieux, pour être soumise à des impératifs exclusivement temporels, conçus par les hommes et non révélés par Dieu ? Les réponses apportées à cette question ont varié, selon les lieux et les époques. A l’heure actuelle, le théologique prétend exercer une emprise croissante sur le politique. Mais il ne faut pas oublier, qu’au cours de la deuxième partie du XXe siècle, la plupart des pays musulmans ont adopté une forme ou une autre de sécularisation de la vie publique. La question de la laïcité en islam ne peut être posée dans le vide, elle doit partir du bilan de cette période. Dans un monde globalisé, où la vie quotidienne des populations musulmanes est désormais inséparable de celle des autres composantes de l’humanité, il est plus que jamais nécessaire d’affirmer les valeurs d’une laïcité qui, seule, offre un cadre de références communes à tous les hommes et à tous les peuples, au-delà de leurs différences de religion ou de culture. Il faut aborder ce thème sous deux angles. D’une part, tenter d’identifier les éléments de blocage qui ont contrarié jusqu’ici la sécularisation dans le monde musulman.
    D’autre part, en réponse aux objections doctrinales qu’opposent les fondamentalistes au discours laïque, poser la question centrale de l’historicité de la Révélation.

  10. Je souhaite que ce débat demeure entre algériens et rien d’autre.
    On a pas besoin, ni de marocain ni d’autres nationalités, merci de nous laisser laver notre linge entre famille ALGÉRIENNE!

    L.H

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