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Débat en cours : Va-t-on vers une irakisation de l’Algérie ? 15 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Votre opinion , trackback

Et si on parlait de l’irakisation de l’Algérie ?

 

    Il faut que les Algériens comprennent une évidence que nous martelons ici depuis des lustres:-1/. L”irakisation de l’Algérie est une hypothèse de travail qui doit être non seulement permanente dans l’esprit et les actions de nos dirigeants (militaires et civils) mais également dans celui de tous les citoyens. La négliger est tout simplement criminel! Pour survivre, l’Algérie qui évolue dans un environnement géopolitique hostile n’a d’autre alternative que d’être forte militairement, politiquement, économiquement et technologiquement. Hélas ni notre Président, ni nos célébres ‘mokhs’ en activité ou à la retraite ne semblent avoir pris conscience de la dimension de ce péril! Et j’ajouterai même pour être honnête : ni les participants de ce Blog (moi compris!)-2/. Cette ‘irakisation’ qui était ’soft’(projet méditérranéen, absorption de sonatrach par gdf) va devenir de plus en plus ‘hard’ avec l’arrivée de Sarkozy qui a entrepris d’être le Bush européen et qui doit sa Présidence de la France au lobby américano-sioniste (ainsi que Angela Merkel d’ailleurs) et va s’atteler à greffer sur l’Algérie (principalement) l’approche des néoconservateurs en Irak.  

    -3/. La mise en action de ce plan est une question de dizaines de mois et est favorisé par une double opportunité: l’Algérie s’est affaiblie géopolitiquement (régionalement, continentalement, mondialement), économiquement (privatisations ‘à la russe’), moralement (perte de valeurs patriotiques, deliquessence de la société, injustice) et en dépit de ses réserves de dizaines de milliards de dollars continue d’accroitre son seuil de vulnérabilité (dépendance agro-alimentaire de l’étranger, quasi absence de production nationale, fuite ou perversion de son élite, corruption top-down etc..)

    L’axe Paris-Washington-TelAviv avec en arrière plan le soutien de celui de Rabat – Ryad – le Caire est en train de jouer la montre et attend que le pays soit suffisamment mûr pour le faire imploser de l’intérieur. Les récents attentats ne sont que des réglages de scénarios qui seront autrement plus décisifs…

    Et sur cette voie de l’implosion, nous y allons gaiement – un à un et forts de notre tribalisme regénéré – et …bravement, au nom de la … démocratie, de la laicité, de la liberté, de l’état de droit etc ..

    En résumé et en conclusion: continuons à faire le jeu de Bush et (maintenant) de Sarkozy, et vous verrez: l’Histoire nous le rendra ‘bien’!!!!

    Cordialement

    Sofiane

    Nous n’avons meme pas conscience de notre force

       “…Pour se convaincre lire le discours de SARKO à Toulon ainsi que les analyses courageuses de Olivier Le Cour Grandmaison, c’est tellement clair !”…( message 4).
    Mais pourquoi donc faudrait il faire davantage confiance aux “analyses” de ces messieurs plutot qu’a celle de Batni Trolard( message 1) ?
    Dans toutes ces reflexions, un point capital semble nous echapper. C’est la volonte des Algeriens de choisir leur destin. Que ce soit Bush ou Ben Laden, on veut toujours nous imposer quelque chose et “nos dirigeants” lorsqu’ils sont depasses, sortent a chaque fois l’epouvantail de “la menace exterieure” . C’est un jeu bien connu; c’est meme un cas d’ecole. Alors fions nous a notre propre analyse. L’Algerie ne sera pas plus l’Irak que l’Afghanistan pour des raisons historiques, politiques, culturelles, economiques, sociales et surtout en raison de sa situation geostrategique.Nous n’avons meme pas conscience de notre force qui pourtant a ete un atout majeur durant ces annees de terreur. D’autres pays auraient depuis longtemps deja sombre dans le chaos. Et ce n’est pas, quoi q’on dise, le chaos.La situation a ete pire et nos difficultes proviennent probablement d’un decouragement et d’une desaffection du sentiment de notre algerianite. C’est a cela que devraient s’appliquer nos dirigeants. Construire, Reconstruire, consolider ce socle psychologique essentiel a l’edification d’une societe juste. Le “reste”, le petrole, les finances…ne sont qu’accessoires. Il n’y a qu’a voir le Japon qui s’est construit sans ces ressources mais dont la population s’attache a defendre des ideaux auxquels elle croit. Est ce notre cas? Est ce que nous sommes pas , nous aussi, responsables de “cette vente de l’Algerie”?. Quand on crache dans la soupe, a t on encore le droit de dire qu’elle n’est pas bonne?

    elMenfi

Bouteflika connaît-il Droudkel ?

Oui le ministère de la défense doit envisager de faire un appel d’offre international pour une convention avec une armmée professionnelle avec pour objectif de mettre un terme ainsi à ces terroriste en précisant clairement dans le cahier des charges :

voir description de ces terroristes ci-après:
http://www.lefigaro.fr/international/20070411.WWW000000474_l_organisation_al_qaida_au_maghreb_islamique.html

* Le GSPC s’est donné pour objectif d’établir un Etat islamique en Algérie et de s’en prendre à des cibles occidentales.
* Fondé en 1998, il a éclipsé les Groupes islamiques armés (GIA) en Algérie et est actuellement considéré comme l’un des groupes armés les plus efficaces dans ce pays. En octobre 2003, le GSPC a offert son soutien au réseau islamiste international Al Qaïda.
* Son chef actuel est Abdelmalek Droudkel, également appelé Abou Mouss’ab Abd el-Ouadoud. Il s’est opposé à l’amnistie de six mois proposée dans le cadre d’un processus de paix et de réconciliation nationale promu par le président Abdelaziz Bouteflika afin de mettre un terme à des années de violence politique. Cette amnistie a expiré en août 2006.
* L’organisation compterait un demi-millier de rebelles. Elle en revendique environ 5.000, ce que les experts jugent exagéré. En termes d’armements, elle dispose de fusils AK-47, d’explosifs et de mines.
* Le financement de l’organisation serait assuré au moyen d’activités criminelles, dont la contrebande de véhicules, de cigarettes, de drogue et d’armes.
* En 2003, le GSPC a enlevé 32 touristes européens dans le désert du Sahara. Tous ont été libérés sauf un, qui a succombé à une crise cardiaque.
* Fin janvier, le groupe s’est rebaptisé Organisation Al Qaïda au Maghreb islamique après avoir obtenu le feu vert d’Oussama ben Laden, selon une déclaration publiée sur internet.
* RÉCENTS ATTENTATS:
- Des sites internet utilisés par des groupes islamistes ont publié un communiqué censé émaner du GSPC revendiquant des attentats à la bombe commis contre des commissariats de police près d’Alger fin octobre 2006. Trois personnes y ont trouvé la mort.

- En novembre 2006 plusieurs incidents ont été attribués au GSPC, dont des attentats perpétrés dans la région d’Aïn Defla, au sud-ouest d’Alger, et dans la province de Bouira, à l’est de la capitale, dans lesquels 15 soldats au moins ont péri.

- Le groupe a revendiqué un attentat à la bombe contre un car transportant des employés expatriés du secteur pétrolier le 10 décembre. C’est la première fois depuis de nombreuses années que des Occidentaux étaient pris pour cibles en Algérie. Deux personnes ont été tuées.

- L’organisation a revendiqué l’explosion quasi simultanée de sept bombes en Algérie le 13 février, qui a fait six morts à l’est d’Alger.

 SMAIL

Al-Qaida ? Revenons à Abane Ramdane

Cher M. ElMenfi

Volontiers, je vais tenter de vous donner un bref aperçu sur ma conception de l’idéologie dominante. Pour ce faire, vous allez m’accompagner pour faire, ensemble, un rapide voyage dans le temps. En 1949, une crise éclate au sein du PPA. Cette crise a été nommée « crise berbériste ». En fait c’était un courant de pensée, né par opposition à l’arabisme que prônaient, à l’époque, Messali et consort. Les arabes venaient de subir une défaite, à plate couture, devant la petite armée israélienne fraîchement constituée. Dans son livre « les origines du 1er novembre », Benkhedda explique que les « berbéristes » ont fustigé cette humiliante défaite en disant qu’ils n’étaient pas des arabes et qu’ils ne se sentaient nullement concernés. Donc à l’époque déjà, il y avait une « scission » qui ne disait pas son nom. Il y avait ceux qui prônaient l’arabisme et ceux qui voulaient s’en prémunir, c’est-à-dire les « berbéristes ». Surviennent l’éclatement de l’O.S. et la dispersion des cadres du P.P.A. Aït Ahmed, que Ben Khedda accuse d’être du clan (berbériste), pour ne pas dire le cerveau, est envoyé (plutôt éloigné) au Caire, soit disant pour ne pas se faire arrêter. Avec le recul, on peut se demander s’il ne s’agissait pas d’un scénario pour que le courant de pensée berbériste n’ait aucun lendemain. C’est ainsi que la « scission » qui couvait avait été étouffée De mon point de vue, l’arabisme venait de prendre le dessus. Enfin bref.

Plus loin, Ben Khedda raconte dans son livre qu’Aït Ahmed, accusé de trahison, l’avait sollicité pour témoigner en sa faveur devant la cour de sûreté de l’Etat. Ben Khedda, dit être parti volontiers apporter son témoignage qu’Aït Ahmed n’était pas un traître. Mais Ben Khedda n’a pas pu taire ses motivations profondes quant à ce témoignage. Ecoutons ce qu’il dit (à quelque chose près) dans le même livre : « « Si j’ai témoigné pour Aït Ahmed, c’est uniquement pour éviter qu’il devienne un martyr berbère » ». Sans commentaire.

En 1958, Abane a été assassiné. La dépêche de Kabylie, au début de sa création, a bien voulu lui consacrer une grande partie. D’après des témoignes des personnes encore en vie (à l’époque du moins), l’Egypte et l’Arabie Séoudite étaient complices de son assassinat. C’était de bonne guerre. Il fallait éliminer tous ceux qui pouvaient remettre en cause l’arabité de l’Algérie. Ayant lu ses écrits après le Congrès de la Soummam, je suis arrivé à la conclusion que l’Algérie a cessé de produire des êtres de son genre. Abane représentait donc une grande menace pour « l’arabisme » qui est, en fait, toute une philosophie. En le tuant, le cours de l’histoire a été modifié. En le tuant, ils n’ont pas tué une personne mais ils ont tué la modernité, ils ont tué la démocratie, bref, ils ont tué toute une « philosophie » de la vie.

Passons sur les circonstances troublantes de la mort d’Amirouche qui, selon un ancien de l’A.L.N. aurait pu être secouru.

Pendant que les têtes pensantes se faisaient éliminer et pendant que d’autres réfléchissaient aux moyens d’abréger les souffrances du peuple, certains se préparaient déjà à prendre le pouvoir. Nous sommes seulement en 1958 ! Ben Bella, qui n’a jamais rien fait ni rien dit de bon, a fustigé à partir de sa cellule, le congrès de la Soummam. Bien plus tard, il n’a pas hésité à tenter d’assassiner une deuxième fois Abane (car la 1ère fois il était en prison). Un autre personnage qu’il n’est pas utile de nommer, a toute honte bue, ses toutes dernières années, fait de même. Ce dernier est issu de la tribu des Kutama, responsable de la venue en Berbérie des fatimides et par extension de l’invasion des banou Hillal (voir l’histoire des Berbères d’Ibn Khaldoun). Soit dit en passant.

Nous constatons que, Abane, bien que mort, est un homme à abattre.

Poursuivons :

En 1962, l’indépendance venue, nous savons qui a pris le pouvoir. Des gens qui n’ont pas su ce qu’est la révolution. Toute l’élite révolutionnaire a été éliminée. L’arabisme, devenu l’arabo-islamique, accommodé à la sauce socialiste, voire communiste, s’est mis sur le trône. Les vrais héros (ou ce qu’il en reste): Ferhat Abbès, Boudiaf, Khider, Aït Ahmed, Krim, étaient soit éliminés, soit assignés à résidence, soit exilés.

Il va sans dire que pour rester sur le trône, il faut instrumentaliser la religion. Il faut décrier l’occident, il faut utiliser à fond l’affaire palestinienne, il faut exhiber sans cesse le spectre du colonialisme et de l’impérialisme. Il faut instaurer une pensée unique et éliminer tous les opposants. Il faut bourrer les crânes en les amenant à croire que le changement est impossible ! Il faut arabiser l’administration, l’école, les esprits, pour créer un décalage entre les anciens et les nouveaux (ce qui est chose faite). Il faut supprimer le week-end universel. Et puis, il faut dire que l’arabisation ne veut pas dire « enseigner l’arabe comme langue de communication ». L’arabisation, c’est toute une civilisation.

Mais pour être viable, la « superstructure » a besoin de richesses !. La distribution de la rente étant une condition « sine qua non » de sa viabilité.

Enfin, c’est dans ces conditions que le mouvement des illuminés a fait son apparition.

En arrêtant là, je ne pense pas vous voir laissés sur votre faim, car les résultats sont là. Nous les vivons tous les jours. Nous les subissons et nous continuerons de les subir tant que nous n’aurons pas pris conscience que l’avenir de nos petits enfants en dépend.

Brahami

 

Lettre d’un Europén : Comment ne pas voir l’Algérie comme une bombe à retardement ?

Enregistré dans : Nos lecteurs analysent l’actualité — benchicou @ 13:08 Modifier

Je suis frappé par l’éternelle paranoïa qui règne sur les commentaires de ce forum et sur les commentaires de la presse Algérienne en général. L’éternel “hizb fransa” qui revient en boucle depuis maintenant 50 ans, le parti de l’étranger, l’autre, le méchant, le salaud, le roumi, le “complot ourdi”, le évangélistes, les chiites, les blonds, les roux, tous ces malfaisants qui en veulent tant à ces pauvres Algériens, justes parmi les justes, peuple élu, glorifié à jamais par l’éclat de la plus grande révolution du 20ème siècle (c’est une expression que j’ai lu récemment dans la presse Algérienne, je vous le jure, je n’invente rien).
Ce qui me frappe également c’est l’Acharnement que met l’Algérie (pour être plus précis ses “décideurs” que personne ne connait vraiment) à prendre aussi systématiquement depuis l’indépendance des options qui se révèlent catastrophiques à long terme. Expulsion voulue et programmée des pieds noirs, Socialisme soviétique matiné d’Islamisme (dès le début), élimination de toutes oppositions d’essence démocratiques dans les années 60, industries industrialisantes, sacrifice de l’Agriculture, coup de pouce à l’Islamisme, Arabisation hors sol dans les années 70-80, retours aux accomodements avec l’islamisme dans les années 2000 (à l’armée le pouvoir économique, au imams le contrôle social et les vaches seront bien gardées !).
Un tel acharnement des décideurs à mal décider, à se planter sur les orientations stratégiques ne peut effectivement que poser à long terme le problème de la survie du pays. Mais à qui la faute ? qui incriminer ? la recherche de boucs émissaires extérieurs ne fait que rendre plus insoluble encore le problème.
Tout est suspendu à la rente pétrolière. La guerre civile des années 90 s’explique principalement par la crise économique consécutive à l’ajustement des prix pétroliers à partir de 1984. Plus de pétrole, finies les miettes à distribuer.
Mais aucune leçon de ce drame n’a été tirée. A la prochaine baisse des prix, ca recommencera. Entretemps, ca vivotera.
Alors oui, comment ne les voisins ne peuvent ils pas voir, quand on regarde à long terme, l’Algérie comme une bombe à retardement ?
Comme le dit Fellag dans un de ses sketchs, on a même l’impression que l’Algérie attend son prochain colonisateur.
Qu’on aime ou qu’on n’aime pas l’Algérie, ce n’est pas vraiment le problème. Beaucoup d’Algériens sont très (trop) émotifs. Ceux qui se réjouissent des difficultés de l’Algérie n’ont peut être pas conscience du potentiel de destabilisation structurelle que cette situation est susceptible de créer.
L’Europe a tout intérêt à une stabilisation de la situation. Les politiques extérieures fondées sur les intérêts sont beaucoup plus seines et moins meurtrières que celles fondées sur les idéologies et les mythes. On peut dealer quand il s’agit d’intérêts. On ne peut pas transiger sur des principes.
Contrairement à ce qu’on s’imagine d’Algérie, je suis frappé également par le manque d’intérêt des élites Francaise pour le sujet qui est vu de manière très superficielle. Je risque encore une fois de heurter l’amour propre de certains internautes, mais les journeaux Francais sont peu prolixes sur le sujet.
Enfin quelques remarques sur les posts précédents : de quelle arme pétolière disposent les pays producteurs ? si ils ne vendent pas leur pétrole, ils en font quoi ? ils le vendent aux Chinois ? les voilà les futurs colonisateurs de l’Algérie ! vous avez aimé les Français, vous adorerez les Chinois. Ce n’est pas très sérieux, tout ça.
Cela étant dit je comprends que la Chine puisse représenter un modèle pour les décideurs Algériens. la dictature, la corruption avec de la croissance économique. Super comme modèle, non ?

Georges

“Pourquoi je ne crois pas à une Irakisation de l’Algérie “

Enregistré dans : Nos lecteurs analysent l’actualité — benchicou @ 21:18 Modifier

Je ne crois pas à une Irakisation de l’Algérie, et ce, pour les raisons suivantes :

1-Notre pays a pu faire face, durant plus de 10 ans, à de nombreuses tentatives de destabilisation (terrorisme massif, interférences et manipulations étrangères, enclavement politico diplomatique…) dans un contexte économique et financier extrêmement contrariant et hostile (cessation de paiement, rééchelonnement, actions de désinformation émanant de la Coface, PAS/FMI…).

2-Précisément, le contexte a changé : la menace terroriste, après une timide « délocalisation » est devenue mondiale, internationale.
Aucun pays n’est à l’abri d’un attentat suicide ni des effets collatéraux d’une action terroriste contre des pays voisins ; Dans ces conditions et par analogie à la décennie noire, l’Algérie n’est plus seule dans sa lutte antiterroriste.En tout cas, elle est moins isolée.

3-Du fait de la mondialisation du fléau terroriste, on peut soutenir l’idée selon laquelle la coopération deviendra une nécessité ; elle est déjà une réalité, se traduisant par des échanges de toutes sortes entre les services des pays concernés ;

4-Une « implosion » de l’Algérie n’intéresserait pas les pays riverains de la méditerranée qui sont eux-mêmes sous la menace d’Al QAIDA (cf les attentats de Madrid et la menace qui plane sur la France).

5-Sur l’axe Paris-Tel Aviv-Washington, on peut épiloguer tant qu’on voudra ; cela ne devrait pas nous faire oublier l’existence d’une importante coopération économique algéro française et algéro américaine ; pour l’heure, rien n’indique que cette coopération décline, bien au contraire. Des contrats d’envergure sont signés assez périodiquement dans ce cadre. Les intérêts des pays respectifs semblent équilibrés, en tout cas préservés.

6-Sur le contenu des hypothèses de travail, il ne faut certes rien négliger ; il convient de théoriser le maximum de perspectives, mais une telle démarche n’est pas réductible aux seules convoitises que l’Algérie suscite ; elle devrait s’étendre à toutes les problématiques susceptibles de présenter des implications (y compris positives) sur notre économie, notre avenir.
Le projet d’Union méditerranéenne ne devrait pas nous faire peur ; il faut le thématiser (ce que nous n’avons toujours pas fait) ou, à défaut, le mettre en concurrence avec d’autres alternatives. Il nous appartient de réfléchir à ces alternatives humblement, en respectant les arguments des uns et des autres.

7-Avec un potentiel de 200 milliards de dollars (je dis bien 200 milliards de dollars), nous devrions pouvoir placer durablement notre pays sur la trajectoire du développement. Il s’agit donc de rentabiliser économiquement, stratégiquement et politiquement ce potentiel ; il faut proposer des modes opératoires et sortir des constats sur lesquels tout le monde ou presque est d’accord, mais qui ne font pas avancer le débat. On pourra évidemment revenir sur les modes opératoires.

Batni  T.

Commentaires»

  1. Mr Sofiane s’en prend à ceux qui pensent que la sortie de crise est dans l’application de la démocratie et donc de la laïcité.
    La fragilisation que vous nommez l’Irakisation découle de l’introduction de l’islamisme dans la société.Pour arrêter ce cheval de troie,élevé par les différents pouvoirs et sectes Il n’y a me semble-t-il pour contrer toute Irakisation,que par la construction d’ institutions capables de répondre aux aspirations des citoyens et redonner de l’espoir aux jeunes dans leur pays.la gestion qui implique le maximum de personnes. A commencer par séparer le religieux du politique par l’abrogation de l’article 2 de la constitution ce qui donnera plus de credit au politique L’Irakisation relève de la faiblesse des institutions qui a mon avis est du à la faiblesse de l’
    Etat et sa première faiblesse est cette injustice qui consiste à amnistier des terroristes sans jugement et sans repentance.Ce manque de justice encourage les terroristes à recommencer et à revendiquer la dawla islamiya.C’est cette dawla qui estl’irakisation de l’Algérie. Et tout retard dans la prise en charge d’un projet de société en rupture avec le système actuel est en faveur de ce que vous appelez l’Irakisation.

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