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Droudkel, canular mort ou vif ! 18 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : Islamisme et terrorisme , trackback

Curieuse coïncidence  trois jours après la découverte que sa mort remontait à 3 ans déjà

                                    Droudkel, tué en 2004, destitué en 2007 !

Le même journal qui annonça sa mort en 2004 nous informe aujourd’hui de sa destitution 

 
Trois jours après qu’on ait appris qu’il avait en fait été tué en juin 2004 par les services de sécurité (voir l’article sur ce site), le chef d’al-Qaïda Maghreb islamique, Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mosaâb Abdelwadoud, ou son fantôme, vient d’être subitement destitué par ses pairs ! C’est ce que nous apprend la quotidien Liberté qui précise que Droukdel a été « destitué par ses pairs qui se seraient réunis en congrès dans les maquis de Zbarbar, dans la région de Lakhdaria, à l’extrême ouest de la wilaya de Bouira. » Citant des « sources généralement bien informées », le quotidien nous apprend que ce chef terroriste (ou son fantôme) « a fini par créer l’unanimité contre lui » en décidant de mettre son organisation sous la coupe d’Al-Qaïda et de faire entière allégeance à son chef Oussama Ben Laden. C’est ce qui aurait, ajoute le journal, « précipité sa chute au sein de la direction nationale de la mouvance terroriste. »  Le journaliste ajoute plus loin : « Toutefois, nos sources estiment que l’échec de l’attaque lancé le 14 juillet dernier contre la compagnie de gendarmerie de Yakourène, dans la wilaya de Tizi Ouzou, les pertes enregistrées dans les rangs des assaillants dans leur retraite et les faiblesses apparues lors de cette opération terroriste, a également contribué au départ précipité de Droukdel. » 

Tant de détails impressionnent…  

L’inconvénient dans l’affaire est que c’est le même journal, Liberté, citant les mêmes « sources généralement bien informées », qui a annoncé la mort de Droudkel dans son édition du 21 juin 2004. Notre confrère a même souligné que le corps avait été identifié à la morgue de l’hôpital Frantz Fanon de Béjaïa.  On avait déjà cru à la juge-fée de Blida lors du procès Khalifa, voilà qu’il nous faut croire maintenant aux terroristes-fantômes ! Le Matin   

  

Commentaires»

  1. je pense que les services sont depassés par leurs bêtises,inchallah la fin .

  2. Après sa première mort en juin 2004, Droukdel serait mort une deuxième fois en mai 2005 si l’on croit Le Jour d’Algérie :

    « L’“émir” national du GSPC abattu par ses rivaux », Le Jour d’Algérie , 31 mai 2005

    No comment

  3. Quelles sont ces «sources généralement bien informées « ?? ne sommes nous pas en droit de le savoir? Depuis le temps que ce quotidien(liberté) nous informe de tels ou tels evenements,accrochages, morts, disparitions et toujours selon des « sources généralement bien informées »…dans ce cas precis la coincidence ne tient pas, il sagit d un flagrant delit de desinformation de journaliste qui ne méritent pas d’avoir la confiance de ses lecteurs !

  4. Bonjour,
    Je pense que ces informations et contre informations publiées dans les journaux algériens mettent en lumière un vrai problème de fond : le traitement de l’information sécuritaire par les journalistes algériens.
    Bien que j’admette qu’il soit extrêmement difficile, voire même quasiment impossible, de faire des enquêtes dans les maquis islamistes dans la mesure où ils sont impénetrables; bien que j’admette que les services de sécurité algériens veuillent bien distiller les informtations qu’ils estiment « livrables » aux journaux, je ne peux pas admettre que les journalistes puissent faire preuve d’un manque évident de retenue, de précaution, de rigueur et de précision. Ce sont, à mon sens, les piliers du journalisme.
    Je concois parfaitement que des petits correspondants de provence, payés à la pige et à la tireboulette – n’est-ce pas monsieur Benchicou- fassent l’objet de manipulation de la part de responsables sécuritaires locaux. Lorsqu’on est pas du métier, lorsqu’on veuille arrondir ses fins de mois- la plupart des correspondants de presse exercent un autre métier que le journalisme- on est plutôt enclin à balancer à la rédaction nationale des informations sécuritaires non vérifiées, sur la foi d’une source anonyme ou généralement bien informées – comme on l’apelle communément la bas- mais tout de même celà n’excuse pas ces dérives…
    Tout de même, on ne peut pas s’affranchir allégrementdes réglèmes élementaires du journalisme. Lorsqu’un journal – en l’occurence Liberté- annonce que Droudkel a été abattu en mai 2005 et que le même journal annonce que le même Droudkel a été destitué en septembre 2007, celà dénote un manque de profesionalisme. Car la rigueur aurait poussé ce journaliste à consulter la documentation disponible dans son journal et sur internet. Vérifier, recouper, confronter, préciser, ces termes sont les régles du métier.
    Benchicou, il est temps d’ouvrir le débat sur l’exercice du méteier de journaliste en Algérie.
    La mort, la résuréction puis aujourd’hui la déstitution de Droudkel est la parfaite illustration des dérives de la presse algérienne.
    Ouvrons le débat…..

  5. Tout le monde connait les accointances du journal avec le système en place en Algérie. Ne nous étonnons pas donc de le voir nous balancer à la figure ce genre d’information. Il y a de la manipulation dans l’air, tout le monde le sait. Il faudrait être naïf pour envisager une seule seconde le contraire. Personnellement, je n’achète plus ce journal que pour deux raisons: la caricature de Dilem et la chronique de Mustapha Hamouche. Tout le reste est à jeter. Quand il fait sienne la devise « le droit de savoir, le droit d’informer » ça me fait rire. La dignité, l’éthique, la déontologie pour ces plumitifs ne sont que de vains mots…

  6. Cette histoire nous rappelle les personnages de Tintin : « Dupont et Dupont ». Qui a parlé de « Daoulett Mickey ».

  7. j’ai bien lu l’article en question, le comble c’ est que le journaliste à l’ air content que hattab essaye de reprendre la tête de son organisation, qui d’apres l’ analyse du ledit journaliste épargne les civiles, comme si les militaires et autre services de sécurité n’étaient pas Algériens. drôle d’ article
    Enfin la seule chose qui me rattache encore à ce quotidien jadis libre c’est bien DILEM.

  8. Speculation + imprecisions des ingrédients de la propagande destinée à tromper l’opinion…mais là c’est plus que de l’amateurisme journalistique ça frise le ridicule.

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