navigation

La privatisation du CPA paraît obéir à des considérations politico mafieuses 20 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , trackback

Merci au Matin de mettre en évidence les dessous du processus de privatisation du CPA, autant que la presse algérienne semble avoir définitivement choisi de mettre une chape de plomb sur ce dossier

Pourtant la privatisation du CPA est bel et bien appelée à couvrir la fuite des 900 millions de dollars de créances « non productives ou non performantes » (bel euphémisme juridico comptable pour berner tout le monde tout en respectant les formes.

Mais il n’y a pas que cela puisque la cession du CPA banque publique dont les résultats financiers sont plus que positifs (la question des créances douteuses est à appréhender sur un autre registre) constitue un risque réel sur la sécurité financière du pays.

L’Etat est-il conscient qu’en se délestant du CPA, il vulnérabilisera sa politique financière et se retouvera à partager le levier stratégique des réserves de change avec une banque étrangère (certainement française) qui bénéficiera d’une enveloppe cash annuelle de 3,5 milliards de dollars pour couvrir des importations facilement orientables sur des entreprises françaises et pour en manipuler les mécannismes à sa guise ?

Les aspects sécuritaires de cette opération semblent échapper totalement à nos décideurs et aux technocrates en charge de ce dossier, à savoir Fatiha Mentouri et Karim Djoudi respectivement ministre de la réforme financière et ministre des finances.

La privatisation du CPA paraît obéir à des considérations politico mafieuses ; le gouvernement algérien semble soucieux de donner une sorte de gage aux milieux d’affaires internationaux tout en profitant de cette opportunité pour passer par pertes et profits (pour le trésor algérien) les 900 millions de dollars qui ont fui le pays entre 1997 et 2006.

Il faut rester mobilisés autour de cette grande arnaque que des trabendistes occultes veulent réaliser via une privatisation menée de façon opaque et masquant une guerre des clans autour d’un pactole qui dépasse en réalité les 900 millions de dollars puisqu’il faut y ajouter la « prime » que le repreneur devra verser à ceux qui lui auront favorisé dans la reprise du CPA.

Slim Trika, Djamel Redouane et Rym Imsat (cadres du secteur bancaire)

Commentaires»

1 2 3
  1. BONJOUR.
    C’est vraiment dommage que l’État privatise une banque en une très bonne santé financière ; et bien sur c’est la mafia politico financière qui gère et bien sûr ils ont rempli leurs poches, leurs comptes à l’étranger , et garanti l’avenir de leurs arrière- arrière- petit enfants. Pendant ce temps là le pauvre citoyen est interdit d’avoir un crédit : il faut qu’il paye la tchipa en espèce et comptant aux cadres du CPA de la direction général

  2. Chere MERIEM ,

    Une banque dirigée par des corrompus comme tu le dis ne peut être bien gérée….

  3. Bon,on denonce,et apres?Les cadres ont bien denoncé les detournements au ministere de la culture!Il y a une enquête ou pas?

  4. La privatisation est un moyen de lutte contre la corruption. Nos banques publiques – sans exception – sont le creuset de tous les trafics. Il n’y a qu’à voir le nombre d’affaires de centaines de milliards détournés. Sans parler des credits non-remboursés.
    Si le CPA est en bonne situation financière, est-ce que cela veut dire qu’il n’a pas besoin de ses 900 millions de $ de créances non recouvrées ? Est-ce qu’une banque privée laisserait « filer » une telle somme sans broncher ?
    Helas ! tout ce qui est « taa – el- bailek » chez nous, est déclaré licite à tous les abus. Combien de fois n’a-t-on pas entendu cette expression : « taa book ? » lorsque vous essayez de raisonner quelqu’un.
    Ces comportements ont ruinés les entreprises publiques, notre économie, le pays .
    C le  » tag aala men tag « . Le reveil sera douloureux !

  5. Les aspects techniques du débat sur la privatisation du CPA semblent occulter tout le reste ou plutôt l’essentiel.

    Ceux qui soutiennent l’idée selon laquelle une privatisation est le seul moyen de lutter contre les pratiques mafieuses et les trafics ne font pas l’effort de comprendre que ce sont justement des arguments de ce type qui sont mis en avant par ceux-là mêmes qui voudraient que l’ETAT, via la privatisation, passe l’éponge sur les 900 millions de dollars de fuite de capitaux.

    Au triple plan financier, économique et stratégique, l’Algérie n’a pas besoin de privatiser le CPA. Cela est établi et même largement étayé ! le gouvernement lui-même ne dit pas le contraire !

    De nombreuses formules alternatives de restructuration sont possibles et toutes seraient de nature à préserver la banque du bradage ( bradage auquel certains clans la destinent ), tout en lui permettant de réaliser une mise à niveau souveraine et sans interférence des parties étrangères.

    Il ne s’agit donc pas de discourir de façon expéditive sur les bienfaits d’une privatisation qui vise en réalité à couvrir un processus de délinquance financière, mais de se poser les bonnes questions.

    - Si les pouvoirs publics affirment que le CPA est en bonne santé financière, pourquoi alors le privatiser, c’est-à-dire le céder ?

    - Si le CPA a seulement besoin d’une mise à niveau managériale, cela justifierait-il sa cession, qui plus est à hauteur de 51% de son capital ?

    - Si le CPA a besoin d’améliorer ses performances à l’international, pourquoi ne pas lui faire conclure des contrats ponctuels de partenariat, je dis bien ponctuels, avec des banques triées sur le volet ?

    - Pourquoi ne pas faire du CPA un groupe bancaire d’abord sous l’égide de l’Etat puis sous la forme d’un système de filialisation qui permettrait d’étaler l’ouverture du capital sur une dizaine d’années, et de façon sélective, filiale par filiale et en faisant aussi appel au capital privé national ?

    - Pourquoi ne pas mettre en oeuvre ces formules de substitution à la pivatisation qui permettraient de poursuivre les actions de recouvrement des 900 milions de dollars non remboursés par les PME, et de trouver des mécanismes de récupération intéressants et utiles à l’Etat ?

    Slim Trika

  6. Bonjour a Slim, Djamel & Radouane et tous les autres Bloggers;
    A travers ce qu’on lit on devine que vous maitrisez le dossier et avez une bonne experience en la matiere.
    Ma suggestion: pourquoi ne pas agir a travers toutes les agences de CPA pour qu’aupres des employes vous agissez pour vous constituer en actionnaires, en y ajoutant des clients, de la famille, des amis et tous ceux qui vous supporteront a reprendre la CPA a votre compte?
    Avec mes amitiees et salutations
    A. Saadallah, 01 October 2007.

  7. Tenons bon et ne nous laissons pas décourager par les fatalistes patentés et les pessimistes invétérés.Dénoncer c’est déjà agir. Je remercie ces cadres du CPA et que chacun de nous relaye leurs dénonciations autour de lui. Il faut qu’un max d’algériens soient tenus au courant de ces agissements frauduleux. Même si cela n’arrêtera pas l’arnaque CPA il arrivera un jour (ce jour arrrivera inévitablement)où la coupe sera pleine et les changements adviendront. Ce n’est pas un voeux pieu mais ce que m’enseigne l’analyse des processus de prise de conscience des peuples à travers l’histoire.

  8. Mon propos concernant la privatisation – de maniere générale – n’occulte nullement l’essentiel. Je ne dis pas que la privatisation du CPA soit l’occasion d’effacer l’ardoise des PME.

    Ce qui vaut pour une banque vaut pour une entreprise.
    Exemple : ASMIDAL.
    Aprés avoir mis sur le carreau 50% de son personnel (environ 2500), redressé sa situation financière, l’etat la cédée aux espagnols !
    La privatisation du CPA ou de n’importe quelle banque, n’exclue pas le recouvrement des créances, pourvu qu’il y est la volonté politique de le faire.
    Mais, maintenir nos banques dans l’etat actuel, c’est la regression totale garantie.
    Croyez moi, j’ai fait la difference entre les services de la BEA et ceux de la CITY BANK : Nous en sommes trés loin !
    salutations

  9. J’exerce en effet au CPA et croyez bien que ma critique n’a aucun lien avec des intérêts personnels ou une volonté de régler des comptes.

    Mes interventions sur ce sîte dynamique et réactif, ont pour but de faire prendre conscience autour des pratiques autoritaires du système dans la sphère bancaire, pratiques qui écrasent toutes velleités intellectuelles qui se situeraient à contre courant de ce que décide le pouvoir.

    J’affirme que la privatisation du CPA n’est pas du tout justifiée au plan économique et financier !

    J’affirme qu’il existe, techniquement parlant, au moins 3 ou 4 alternatives performantes et fécondes à la privatisation !

    J’affirme que la privatisation du CPA vise, entre autres objectifs opaques, à faire oublier les 900 millions de dollars qui ont fui le pays aprés avoir été consentis sous forme de crédits à quelques 350 opérateurs privés !

    J’affirme que toutes les autorités concernées ont été saisies pas mes soins ainsi que par certains de mes collègues au sujet des risques d’une privatisation qui ferait l’impasse sur les créances douteuses ;

    J’affirme avoir communiqué aux mêmes autorités les grandes lignes de ce qui pourrait constituer des propositions alternatives à la privatisation ;

    Au surplus, pourquoi le gouvernement ne donne t-il pas le détail des créances douteuses du CPA (noms des opérateurs, destination des crédits, « projets » financés, causes du non remboursement, actions judiciaires engagées, résultat de ces actions, montant des pénalités de retard…).

    Je rappelle que c’est la BDL qui devait être privatisée, et ce, dés l’année 1996, parce que sa situation financière et celle de son portefeuille étaient catastrophiques.

    Le projet avait été (curieusement) abandonné pour laisser place à des spéculations sur le CPA dés l’année 1998.

    A partir de l’année 1999, la première tentative de privatisation du CPA a été lancée; Société générale était quasiment sur le point de remporter le marché, mais l’affaire a capoté pour des raisons « diverses » (blanchiment d’argent entre société générale et Israël, crise asiatique…) selon les propos des responsables de l’époque.

    2003 : on relance le projet qui est donc en cours de finalisation, cette fois avec 6 prétendants dont 4 français.

    L’historique du dossier privatisation CPA n’a pas livré tous ses secrets. Le volet « créances douteuses » n’est qu’un des aspects du problème.

    En réalité, le CPA c’est la boîte de Pandore que le pouvoir n’a pas le courage d’ouvrir. Alors, il décide, contre toute logique économico financière, de privatiser la banque pour effacer les traces des malversations sophistiquées qui ont eu lieu dans cette institution entre 1995 et 2005, c’est-à-dire à une période(ne l’oublions pas !) politiquement et sécuritairement extrêmement troublée.
    Slim Trika

  10. Mon souhait que une fois cette banque privatiser non ceder ces encore mieux ,que la banque prenante va mettre a la porte tous les cadres de la direction generale du cpa qui on rien a voir avec la banque et qui reste clouer a leurs chaise sans rien faire que d’attendre les demandeurs de credit pour boire leurs sang et vider leurs poches de la tchippa , ces des corrompus de premiere classe et meme ces cadres de la direction generale on semmet les grains de la corruptions dans cette banque pour que la machine travail toujour .et je peut meme citer des noms des corrumpus …….. la suite

    meriem investisseur

1 2 3

Laisser un commentaire

Alliance des Empereurs |
UN JOURNAL |
GlobalWarning |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Convention Collective
| Distribution de flyers dans...
| Palestine – la paix dites-v...