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On use des mécanismes techniques pour couvrir une immense fuite de capitaux 20 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , trackback

Des cadres financiers apportent de

nouveaux

éléments au dossier CPA

 

 

Nous aimerions compléter les indications communiquées par Slim Trika, Rym Imsat et Djamel Mokhtar par ce qui suit :

En notre qualité de membres de la CCFC (confédération des cadres de la finance et de la comptabilité-région centre), nous avons adressé plus de cinquante courriers, ces 3 dernières années, aux plus hautes instances du pays (Présidence de la République, services du chef du gouvernement, ministère des finances, IGF, Banque d’Algérie…) pour mettre en garde contre une privatisation du CPA qui viserait à effacer les 900 millions de dollars de créances douteuses au profit des PME concernées.
Notre argumentaire repose sur les éléments ci-après :
- les créances dont il s’agit constituent des crédits consentis à quelques 350 opérateurs PME entre 1997 et 2005 pour leur permettre d’importer des biens d’équipement destinés à l’investissement
- ces crédits non remboursés ont fait l’objet de rééchelonnements/consolidations à répétition, avant d’être traités comptablement (provisionnés) par le CPA puis placés « fictivement » dans des comptes spécifiques
- ces mécanismes techniques sont de vrais stratagèmes visant à couvrir légalement une immense fuite de capitaux, en respectant les formes juridiques et comptables
- le trésor public est venu conforter cette couverture en recapitalisant le CPA à plusieurs reprises ; il n’est pas impossible que la dernière recapitalisation arrêtée dans le cadre de la loi de finances complémentaire pour 2007 soit en partie également affectée aux créances douteuses du CPA
- les responsables du CPA, comme du reste ceux des autres banques publiques, tentent de banaliser le concept même de créances non performantes en le présentant comme quelque chose qui existe partout dans le monde et que l’on provisionne conformément aux règlements en vigueur
- mais les responsables du CPA ne disent pas où sont passés les crédits octroyés aux 350 opérateurs ciblés ; ils ne disent pas non plus pourquoi les actions en recouvrement engagées pas la banque sont discriminatoires et ne touchent pas tous les débiteurs insolvables
- la commission bancaire de la Banque d’Algérie présidée par le gouverneur Mohamed Laksaci est parfaitement au courant de cette situation, mais elle n’a pris aucune mesure de contrôle ni aucune investigation pour tirer tout cela au clair
- pour rappel : la Banque d’Algérie dispose de toutes les informations relatives aux transferts effectués en devises au titre du volet externe des crédits non remboursés par les 350 opérateurs de la PME. La commission bancaire a l’obligation de déclencher toutes enquêtes que la situation au CPA impose, conformément à la loi sur la monnaie et le crédit.
- La direction du trésor relevant du ministère des finances ne doit pas, pour sa part, faire l’impasse sur les dessous de la recapitalisation qu’elle a consentie au CPA
- Quant à L’IGF saisie par nos soins, elle ne peut pas, elle ne doit pas se contenter de constater que les procédures comptables de provisionnement ont été observées par le CPA alors que les capitaux objet de ces procédures ont fui le pays sous diverse formes (surfacturations, faillites volontaires, résiliation de contrat après reglement des avances, diverses collusions…)
- Les autorités ne pourront pas dire (dans l’hypothèse d’une évolution explosive du dossier CPA) qu’elles ne savaient pas ! nous les avons régulièrement tenues informées des pratiques répréhensibles en cours au CPA.
- Conclusion : nous ne sommes pas contre le principe de la privatisation, mais nous posons comme préalable à cette cession la récupération des 900 millions de dollars dont il est utile de rappeler que sont les deniers du peuple ! Nous ne pouvons donc cautionner une amnistie financière sous le couvert d’une opération de privatisation que les décideurs tiennent absolument à concrétiser contre toute logique.

Oussama Djerou, Kader Menouar et Salim Tangera, membres de la CCFC-région centre

ps : merci au Matin de booster la dynamique de la rupture !

Commentaires»

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  1. Monsieur le résponsable du blog Le Matin
    Objet : démenti et Eclaircissement
    Nous tenons a démentir formellement l’appartenance de: Oussama Djerou, Kader Menouar et Salim Tangera Slim Trika, Rym Imsat et Djamel Mokhtar, a la CCFC, il est bien entendu que les représentants legaux de la CCFC ont de tout le temps dénoncé la gestion catastrophique des banques publiques.la gestion du CPA mérite une attention trés particulière, le poste créances douteuses et irrécouvrables éxigent une enquète judiciaire approfondie, le PDG actuel du CPA, promu pour services rendus, grace a la liquidation politique du Groupe Khalifa, gère a sa convenance avec le clan qui le soutien « l’attribution » des crédits, convaincu de son impunité, il continu a faire le beau temps et la pluie, pire, ses soutiens lui promettent la direction de la BEA, dès l’ouverture du capital du CPA.
    les représentants de la confédération n’ont jamais changé de cape, mais ils tiennent a dénoncer ce faux groupe d’adhérents, qui ne sont en réalité qu’un groupe de travailleurs du CPA.
    Nous avons refusé de publier leurs lettres (anonymes), a la gazette des finances et nous les mettons en demeure de ne plus utiliser le sigle CCFC a tord, une plainte avec constitution de partie civile sera déposé chez le doyen des juges d’instruction près du tribunal de Abanne Remdane.
    Nous vous prions d’avoir l’aimable gentillesse de ne plus prendre en considération ces prétendus adhérents.
    P/la CCFC, Karim Mahmoudi

  2. Que ceux qui veulent reellement contribuer a ce que l ALGERIE se releve:qu ils completent l information en publiant sur ce site la denomination de ces 350 PME et mieux encore les noms des proprietaires de ces PME.

  3. Une analyse sur le sujet très pertinente.Ça dénote quand même qu’il existe dans ce pays des hommes et femmes intègres et efficaces et surtout honnêtes.
    Merci et bon courage.

  4. A monsieur Karim Mahmoudi,
    En définitive votre approche et celle des cadres qui ont utilisé votre sigle sont convergentes . Considérez les intéressés comme des sympathisants de la CCFC.
    Je crois que c’est là l’essentiel puisque l’objectif est de dénoncer tous ceux qui détournement l’argent du peuple !
    Moi je vous exhorte au contraire à demander aux cadres en question d’autres éclairages techniques nouveaux sur le dossier du CPA pour fédérer vos efforts d’assainissement et empêcher si possible le bradage du CPA.
    cordialement
    Rachid R

  5. A l’attention de Mahmoudi de la CCFC.
    Je ne comprends pas le paradoxe pour ne pas dire l’ambigüité de votre position au sujet des problèmes bancaires.

    Vous dénoncez souvent les pratiques de détournement qui ont lieu dans les banques publiques, mais vous invitez à vos rencontres des responsables publics (PDG de banque, ministres, anciens ministres…), des hommes du système.

    Ne trouvez-vous pas contradictoire voire ridicule et mystificateur de stigmatiser les modes de gouvernance et en même temps de faire tapis rouge aux représentants du système ?
    Vous avez invité notamment Medelci quand il était conseiller à la présidence puis ministre !

    On ne comprend pas très bien cette dialectique !

    Par ailleurs, la CCFC attribue annuellement des prix journalistiques ; sur quelle base évaluez-vous la qualité des écrits ? avez-vous un comité de lecture compétent au sein de la CCFC ? quels sont les critères qui vous permettent de distinguer tel ou tel article, ou tel journal ?

    Dernière question : pourquoi n’engageriez-vous pas une procédure judiciaire pour interrompre le processus de privatisation du CPA qui cache une importante fuite de capitaux comme vous-même le reconnaissez ?
    Tanezrou Lyès

  6. La CCFC dénonce effectivment plus ou moins périodiquement les malversations du système bancaire mais elle ne traduit jamais son discours par des actes tangibles, comme par exemple des actions en justice contre les responsables du désastre économique national.
    Monsieur Mahmoudi sait-il au moins qu’il a la possibilité juridique d’agir contre les prédateurs de ce pays ?
    Pourquoi Mahmoudi n’exhibe t-il jamais les preuves qu’il dit détenir sur telle ou telle affaire bancaire ?
    Peut-on être éclairé sur ces postures qui finiront, qui ont quelque part déjà fini par décrédibiliser toute la confédération ?
    Mahieddine temouil

  7. Les questions de Tanezrouf sont pertinentes parce qu’elles permettent de replacer les « sorties » de Mahmoudi dans leur vrai contexte.
    Mahmoudi s’offusque de l’utilisation de son sigle, mais où est le problème à partir du moment où il dit partager totalement la position des cadres auteurs de la belle lettre qui démonte la mécanique de la fuite de capitaux ?
    Ces cadres même si ce sont des cadres du CPA, sont certainement en effet proches des positions de la CCFC.
    Mehdi rezk

  8. Mr Karim Mahmoudi CCFC siège nationnal,

    Je ne suis qu’une citoyenne lectrice du Matin,je ne trouve pas ça logique que vous deposiez plainte contre des travailleurs du CPA pour avoir dénonce le pot aux roses.

    Pourquoi est ce que c’est toujours les personnes intègres avec une conscience professionnelle qui se retrouve chez le juge?.Si vous devez déposer plainte vous savez très bien contre qui vous devez le faire.On peut pas avoir son popotin sur deux chaises.

    Si vous intentez une procédure judiciaire ou que vous licenciez ces personnes vous aurez choisi votre camp,celui des voleurs et des malfrats.On va surement pas se taire!

    L’échelle des valeurs doit se remettre en place!

  9. Que représente au juste la CCFC ? quel est son statut juridique ?
    Cette entité reçoit-elle des subventions étatiques ?
    Si la CCFC n’est pas subventionnée par l’Etat, comment finance t-elle ses activités, ses rencontres, sa revue  » la gazette des finances » ?
    Autre question intéressante : quand les membres de la CCFC assistent aux réunions de la Confédération ou activent dans ses bureaux, je présume qu’ils doivent s’absenter de leur lieu de travail, dans ces conditions leurs absences sont-elles rémunérées par leur employeur ou bien sont-elles considérées comme des journées à défalquer du salaire ?
    Comment les membres de la CCFC arrivent-ils à concilier leur activité au sein de la confédération et le travail qu’ils sont supposés effectuer dans leur entreprise ou dans leur administration, et pour lequel ils sont payés par l’Etat ?
    Rafik Ennour, employé des douanes

  10. J’ai toujours suivi avec attention les interventions publiques de la CCFC, mais je dois dire qu’elles m’ont toujours laissé sur ma faim dans la mesure où elles n’ont jamais été suivies d’actions concrètes.
    Par exemple, Mahmoudi a toujours déclaré disposer de dossiers de corruption bien ficelés, mais il n’en a jamais fourni les éléments probants à l’opinion publique ou aux organes de sécurité!
    C’est vrai qu’il cite parfois des noms, mais sans plus !
    Je ne comprends pas non plus pourquoi la CCFC ne travaille pas en étroite collaboration avec l’IGF et la CTRF(cellule de traitement du renseignement financier).
    Je trouve aussi sujet à caution le fait que Mahmoudi et la CCFC ne soient jamais assignés devant les tribunaux pour les nombreux actes diffamatoires et calomnieux qu’ils commettent assez fréquemment à l’encontre des institutions publiques dont je précise qu’elles emploient aussi des gens honnêtes et intègres !
    Yazid Istrouf

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