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Genève : rapport accablant sur les libertés syndicales en Algérie 22 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : L'Algérie qui résiste , trackback

La Confédération syndicale internationale (CSI) a rendu public, mercredi passé, un rapport accablant sur les libertés syndicales en Algérie. Il s’agit là d’un premier rapport de cette organisation syndicale, créée il y a moins d’une année et qui représente 168 millions de travailleurs au sein de 305 organisations nationales affiliées de 153 pays.
Les rédacteurs de ce rapport ont dénoncé «les persécutions et les intimidations continues sur les différents syndicats autonomes ». Rappelant la ratification par l’Algérie des conventions fondamentales de l’OIT, la CSI insiste sur les droits des travailleurs de constituer des syndicats et dénonce les délimitations infligées par le gouvernement dans l’octroi des autorisations d’exercice de l’activité syndicale. «Le Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (Snapap) n’a toujours pas été officiellement enregistré. Le droit de grève continue d’être frappé de restrictions. À ce titre, les grèves susceptibles de provoquer une crise économique sont notamment interdites», note le rapport, ajoutant «qu’une mission de l’Internationale des services publics (ISP) en visite en Algérie, en novembre 2006, a mis en lumière des preuves de représailles administratives et légales continues et constantes à l’encontre de dirigeants et membres de syndicats».  Depuis 2004, une véritable cabale a été déclenchée contre les syndicats autonomes, qui ont vu le principal de leurs activités interdites, leurs leaders emprisonnés et les syndicalistes harcelés et intimidés par des convocations à la justice ou des sanctions dans leur milieu de travail. La confédération met l’accent, dans ce premier rapport, sur les restrictions imposées par le gouvernement algérien aux syndicats autonomes, notamment sur le droit de grève. «Les tribunaux ont le pouvoir de dissoudre un syndicat qui entreprend des activités illégales, tout comme il peut interdire une grève s’il estime qu’elle risque de provoquer une grave crise économique», signale-t-on. Selon la CSI, l’OIT a maintes fois demandé au gouvernement algérien d’abroger ces dispositions, qui sont en contradiction avec les droits fondamentaux articulés dans les différentes conventions ratifiées par l’Algérie. Le rapport a dressé un état des lieux qui s’est appuyé sur les témoignages recueillis auprès des différents syndicats autonomes (Snapap, Cnes, Cnapest), qui ont fait l’objet de lourdes pressions de la part des pouvoirs publics. «Le gouvernement a refusé d’enregistrer le Snapap au statut de Confédération nationale et a exigé que l’organisation lui fournisse préalablement une liste complète de ses effectifs, ainsi que les cartes syndicales des adhérents», dénonce le rapport, en précisant que «l’OIT a, à plusieurs reprises, rappelé au gouvernement qu’une telle requête contrevenait aux principes de la liberté d’association, vu qu’elle exposerait les membres au risque de discrimination antisyndicale ». Plus loin encore, il relève quelques illégalités permises par les autorités. «Les autorités font parfois obstruction à l’enregistrement de nouveaux syndicats en refusant simplement d’accuser réception de leur demande d’enregistrement.

Commentaires»

  1. LA SECTE UGTA

    saviez vous que l’UGTA a pris en otage les Ouevres sociales et détourne l’argent des travailleurs .Ainsi si vous n’êtes pas affilié à l’ugta vous n’avez pas le droit à un pret . Les différent imprimés de demandes de prêt ,de formation à l’étranger… comportent l’avis de l’UGTA.OUI L’UGTA A UN DROIT DE VÉTO SUR TOUT.
    l’ ugta est un pillier du système maffieux.En échange les cadres de cette secte bénificient de la protection des privilèges…
    A titre d’exemple je vous cite le cas de SIDI SAID et CHOULAK(ALGERIE TELECOM) impliqués dans l’affaire KHALIA .Ce dernier est toujours associés aux grandes décisions qui engagent l’avenir de cette entreprise,lui qui n’a jamais mis les pieds à l’université.Grâce à des examens professionnels de complaisance et le coup de pouce des responsables malhonnêtes CHOULAK ET ses complices ont obtenu des grades d’ingénieurs.Leurs collègues non affilies a l’UGTA n’ont bénéficié d’aucune promotion .
    j’APPELLE ICI LES TRAVAILLEURS D’ALGERIE TELECOM A CONSTITUER UN SYNDICAT AUTONOME ET DEMANDER DES COMPTES SUR LA GESTIONS DES OUEUVRES SOCIALES ….
    J’APPELLE EGALEMENT LES RESPONSABLES HONNÊTES A DÉMASQUER LES AGISSEMENTS DE CETTE SECTE.RAPPELEZ VOUS DES LISTES DE PRÊTS DIFFUSÉES PAR L’EX MINISTRE YOUYOU.

    SIGNE UN TRAVAILLEUR EN COLÈRE

  2. .R.L.D.H. Tunisie

    Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

    Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme

    21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS – Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34

    contact@crldht.org / http://www.crldht.org

    La justice tunisienne condamne le PDP

    à quitter les lieux

    La justice aux ordres a de nouveau frappé ce lundi 01/10/2007, comme prévu. Le tribunal civil de Tunis a pris aujourd’hui la décision « judiciaire » de résiliation du bail de location du siège du Parti Démocrate Progressiste et du journal Al Mawkef, bail que le parti et son organe occupent depuis 23 ans. Examinée le 24/09/2007, le verdict a été prononcé aujourd’hui avec l’obligation de quitter les lieux dans les meilleurs délais, alors que le PDP a décidé de se retirer de ce procès pour protester contre cette instrumentalisation grotesque de la justice.

    Cette affaire s’est déclenchée le mardi 17 septembre2007 quand le PDP reçoit une convocation de comparution devant le tribunal civil de Tunis pour annulation du contrat de location du siège de Tunis qui héberge en même temps le journal hebdomadaire Al-Mawquef, après s’être attaqué à plusieurs locaux des différentes sections du parti, comme le cas des locaux de Kairouan, Tataouine, Médnine, Gabès…

    Une manœuvre similaire a éclaté une première fois le 13 avril 2007 et a dû reculer devant la pression de la société civile et la détermination des militants et dirigeants du parti à défendre leur droit à l’existence par tous les moyens alloués (Voir le communiqué du CRLDHT du 13/05/2007), sans compter les agressions physiques et morales, les provocations et les brimades des militants et cadres du parti ainsi que les journalistes de son organe Al-Mawquef.

    Cette décision de fermeture du siège du PDP vient après que Madame Maya JRIBI, secrétaire générale du Parti démocrate Progressiste et Maître Nejib CHEBBI, ancien secrétaire général et directeur du journal El Mawkef, aient entamé une grève de la faim à compter du 20 Septembre pour protester contre cette décision politique sous couvert juridique de privation d’un parti d’opposition d’une existence effective et de le condamner ainsi au silence définitif, comme ce fut le cas de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH), l’Association des Magistrats Tunisiens (AMT), et tant d’autres…

    Il est à noter que depuis le déclenchement de la grève de la faim, un large mouvement de solidarité avec le PDP et son combat pour le droit s’est manifesté au sein de la société civile tunisienne qui s’est mobilisée dans les régions pour observer une journée symbolique de jeûne le 23/09/2007 suivie par près de 200 militants syndicalistes, associatifs et/ou politiques. Les tunisiens à l’étranger ainsi que des amis maghrébins, Français, Canadiens et autres ont manifesté leur solidarité par la participation de 50 militants à cette journée de grève et aussi par l’organisation le samedi 29/09/2007 à Montréal et à Paris de rassemblements de soutien au droit à la réunion et à l’organisation et pour dénoncer cette politique d’acharnement que connaît la société tunisienne et notamment le PDP.

    Le CRLDHT estime que cette nouvelle affaire est une atteinte caractérisée à la liberté de réunion et une nouvelle violation aux droits à l’expression et à la différence.

    Le CRLDHT dénonce avec fermeté cette parodie de justice qui condamne un parti politique reconnu pour avoir joué son rôle et exprimer une opinion différente.

    Le CRLDHT réitère son soutien total au PDP et ses militants dans cette dure épreuve et exige l’annulation de cette décision arbitraire. Il appelle tous les tunisiens ainsi que leurs amis solidaires à se mobiliser pour défendre leurs droits.

    Paris, le : 01/10/2007

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