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Le Huitième mort de Tibhirine ou la mort d’un journaliste passée sous silence 25 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : Islamisme et terrorisme , trackback
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Écrit par Marie Baudlot    (Categorynet.com)
25-09-2007
Le Huitième mort de Tibhirine ou la mort d’un journaliste passée sous silence Le Huitième mort de Tibhirine, aux éditions Tatamis, revient sur la mort inexpliquée de Didier Contant, journaliste qui enquêtait sur l’enlèvement et le meurtre des sept moines algériens en 1996. Sa compagne, Rina Sherman, a retracé jour après jour les événements qui ont mené Didier Contant jusqu’à sa mort. Entre incompréhension et indignation, Le Huitième mort de Tibhirine rappelle à tous combien la liberté d’expression est fragile. A l’origine de ce livre, une femme : Rina Sherman. Elle a choisi de parler et non de se taire comme tous ont fini par le faire. Pourtant un grand reporter Français est mort, le 15 février 2004, à quelques rues des prestigieuses rédactions parisiennes. Didier Contant, journaliste de renom, a fait une chute mortelle d’un immeuble parisien alors qu’il s’apprêtait à publier son enquête sur le meurtre des sept moines de Tibhirine, en Algérie. Sa longue investigation sur le terrain l’avait amené à une autre conclusion que celle de certains de ses confrères parisiens, notamment deux journalistes de Canal +, cités à plusieurs reprises dans le livre, Jean-Baptiste Rivoire et Paul Moreira. Conspué par ceux-ci, accusé à tort de travailler pour les services secrets français et algériens et sur de simples allégations, Didier Contant est évincé des rédactions pour lesquelles il pigeait depuis des années, ses confrères leur déconseillant de publier son enquête. Pour Rina Sherman, c’est la raison de son suicide. Déshonoré et à bout de nerfs, ce journaliste n’a plus supporté l’humiliation professionnelle qu’il subissait et a préféré se donner la mort. Une enquête minutieuse
Le Huitième mort de Tibhirine de Rina ShermanC’est avec une précision d’orfèvre que Rina Sherman reconstitue, étape par étape, le puzzle que constituent les derniers jours de la vie de son compagnon. Chaque supposition, affirmation ou interrogation de l’auteur est justifiée par une source, toujours citée avec une extrême exactitude. Il s’agit pour elle de faire éclater la vérité au grand jour et non de prendre sa revanche.
Rina Sherman veut découvrir la vérité et comprendre pourquoi Didier Contant est mort. Le Huitième mort de Tibhirine, ce sont deux ans d’enquête retracés minutieusement. Cinéaste et anthropologue, Rina Sherman n’a eu d’autre choix que de s’improviser journaliste et investigatrice : « J’étais seule dans la contre-enquête que j’ai effectué pour élucider les circonstances de la mort de Didier Contant, explique l’auteur. Ce fut un immense choc pour moi de constater l’attitude de couardise des journalistes (tout comme celle des avocats et de certains défenseurs de droits de l’homme) face à ce décès. Oui, de façon inconditionnelle, ce travail de contre-enquête aurait dû être fait par des journalistes. Je suis cinéaste, chercheur en anthropologie et écrivain. Il est facile d’imaginer, je crois, la difficulté que j’ai éprouvée à effectuer ce travail. »

A mesure que les pages du livre se tournent, il est effectivement troublant de comprendre avec quelle facilité les journalistes ont déserté le terrain et laissé Rina Sherman seule devant cette incompréhension : « Lors des obsèques de Didier Contant, où le gratin du métier était réuni, de nombreux journalistes m’ont assuré qu’ils mèneraient une contre-enquête, qu’ils ne laisseraient pas passer cela. Le temps pour moi de retourner en Namibie pour plier bagage et, à mon retour, toutes les bouches étaient cousues. L’un craignait pour sa prochaine pige, l’autre protégeait son copain, un autre encore me disait qu’il était simple journaliste, il faisait son boulot, sans plus. »

« La mort de Didier Contant est liée à la manière dont il pratiquait sa profession »
Pour Rina Sherman, « que la mort de Didier Contant soit officiellement considérée comme un suicide ou pas, il y a suffisamment d’indices prouvant qu’il était soumis à une grande angoisse psychologique en raison des attaques dont il était l’objet. Sa mort est liée aux opinions qu’il défendait et à la manière dont il pratiquait sa profession. L’attitude de certains de ses confrères semble confirmer qu’ils l’ont exclu parce qu’il avançait une théorie dérangeante ».

Didier Contant affirmait que le meurtre des sept moines était bien le fait du GIA (Groupe Islamiste Armé). En face de lui, « des lobbies composés de journalistes, d’éditeurs, d’avocats et d’organisations de droits de l’homme », dont le fameux lobby du « Qui tue qui ? », soutenaient la thèse selon laquelle l’armée algérienne aurait joué un rôle majeur dans l’enlèvement des moines, avec comme seule et unique preuve le témoignage d’un sous-officier transfuge de l’armée algérienne, Abdelkader Tigha.

Dans une des lettres écrites peu avant sa mort pour informer ses amis et collègues de la gravité des accusations portées contre lui, Didier Contant écrit : « J’ai les preuves définitives et indiscutables que les moines ont été enlevés par un groupe du GIA : j’ai rencontré et interviewé un témoin enlevé la même nuit et racontant leur captivité en montagne dans une cache du GIA. (…) Ceci s’ajoute au témoignage du gardien du monastère. » Non content d’avoir toutes les preuves nécessaires pour soutenir sa thèse, Didier Contant s’est également renseigné sur le fameux témoin, Tigha, notamment en rencontrant sa femme. Dès lors, de multiples questions restent sans réponse satisfaisante : pourquoi une telle enquête a-t-elle été refusée ? Comment cette campagne calomnieuse à l’encontre du journaliste a-t-elle pu se substituer aux fruits de son travail ?

« Ce qui est arrivé à Didier Contant peut arriver à n’importe quel autre journaliste »
A travers Le Huitième mort de Tibhirine, Rina Sherman a également voulu mettre en garde sur le fait qu’« il n’existe pas de juridiction de référence, ni d’Ordre ou de Conseil de la presse. Sans organisme d’autorité, il ne peut y avoir de réponse satisfaisant à l’exigence d’une éthique déontologique ». En parlant de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels, l’auteur déplore son incapacité à prendre des mesures à l’encontre des journalistes : « Il n’y a donc aucune règle professionnelle dont la violation peut entraîner une sanction, voire une exclusion en cas de faute professionnelle grave. » Après des mois d’enquête fastidieux, après s’être heurtée au silence complice de certains et aux nombreuses portes restées fermées, Rina Sherman a su démontrer les incohérences du drame humain et professionnel qu’a pu vivre Didier Contant. Scandalisée par la mort d’un journaliste professionnel et méticuleux, elle rappelle à tous et avec force que « Didier Contant faisait simplement un travail de journaliste. Il n’était en rien militant pour une cause ou une autre. Ce qui est arrivé à Didier peut arriver à n’importe quel autre journaliste, aujourd’hui, demain ».

« Ce n’est pas fini »
A plusieurs reprises dans son livre Rina Sherman mentionne la réaction de certains de ses interlocuteurs face à son inconditionnel besoin de vérité : il faut tourner la page, passer à autre chose. Impossible. « J’en suis à vivre avec cette tragédie humaine. On n’en fait pas le deuil, on ne surmonte pas, on n’apprend pas à vivre avec, on le vit de fait, en sursis, de jour en jour, 24/24h. ».

Rina Sherman continue de se battre pour comprendre et faire comprendre à tous ce qui est arrivé à Didier Contant. L’auteur a pour projet, entre autres, de faire traduire en anglais Le Huitième mort de Tibhirine et de l’adapter au cinéma.
« Aujourd’hui, j’ai plus d’énergie et comme un retour d’élan par moments, et j’en suis plus que contente », affirme-t-elle comme pour dire à tous ceux qui voudraient voir l’affaire étouffée : « Ce n’est pas fini ».

Marie Baudlot

Commentaires»

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  1. Je compatis Mme à votre douleur. Je dirais pour mon compte que ce Monsieur a dû etre surtout la victime de lui-même avant tout, victime d’un combat qu’il ne pouvait mener à lui seul, victime d’un idéal qui se devait etre celui de tout bon et honnête journaliste. Mais par les temps qui courent les adeptes des ideaux nobles se font rares et c’est bien malheureux pour toute l’humanité, parcequ’on sera tous responsable de ce monde là que ces supposés puissant qui ne sont puissant que de par notre indifference et notre passivité sont en train de modeler pour notre futur proche et lointain et pour ceux des generations à venir.
    C’est le temps de toute les lachetés, les bassesses et tout les vices qui vont avec. On ne peut qu’entretenir cette flamme qui ne cesse de diminuer, cette flamme d’un autre monde, d’un monde meilleur mais que les humains de par leurs petitesses ne veulent defendre.
    Ne recolterons qu ce que nous aurons semer ou du moins ce que certains auront semer pour nous.
    Meme si c’est un suicide vous pourriez vous dire que votre ami a donner sa vie d’une certaine maniere pour ses convctions meme s’elles n’etaient que les siennes mais de par les temps qui courent celà ne prouve aucunement qu’elles etaient fausses.

  2. Arrêtez vos pleurnicheries et mes condoleances par ci,mes condoleances par là.Cette dame a plus de courage que nous.Elle a fait son travail de deuil.Elle demande à comprendre et elle n’avance pas.Elle veut la vérité.Elle ne peut la connaitre toute seule .Il faut des gens sèrieux.Des spécialistes du droit qui ne font pas dans la dentelle.Le tribunal international.
    Mme Sherman,faites une pétition pour demander à connaitre la vérité et tous les gens de la terre la signeront.
    bien à vous

  3. Que leur pas soit léger.

    Bonjour, à tous,
    Mieux vaut tard que jamais, et rien que pour cela, je me dois de saluer le travail de journalisme offert à tous dans le dossier que vient de sortir Golias Magazine, nous permettant de prendre connaissance dans le moindre détail de la complexité de la question du traitement médiatique français de l’affaire des moines de Tibhirine et de la mort du journaliste Didier Contant. De plus, de jeunes journalistes commencent à y porter un intérêt. Ils n’ont peut-être pas vécu des événements de manière directe, mais ils les ont vécus au travers les dires de leurs anciens. D’une part, il s’agit de leur histoire qu’ils réclament, et, d’autre part, ils ne subissent pas des liens d’intérêt de leurs confrères seniors.

    Que leurs plumes gardent la légèreté d’esprit qui leur sera nécessaire pour éviter des pressions qui ont fait traîner du pied ceux qui ont du mal à outrepasser le déterminisme de l’époque coloniale, du tiers-monde et désormais des religions manipulées à des fins politiques, condition essentielle qui à elle seule nous permettra de passer à autre chose. Comme un ami Africain me disait récemment : « Nous n’avons pas envie d’être pris pour nos parents », phrase qui en dit longue. Ils sont jeunes, formés et dynamique et prête à se faire entendre. Soutenons-les dans leurs efforts d’élucider les faits et gestes qui ont formé le monde dans lequel ils sont en train d’évoluer.

    Rina Sherman

  4. Je suis entièrement d’accord avec le regretté Didier Contant et bon courage à vous Mme SHERMAN.
    ceux qui accusaient le DRS et les services de sécurité de tous les maux sont de connivence avec les islamistes,ils ont échoué de leurs tentatives de blanchir les terroristes de leurs crimes impardonnables. le FIS a commencé les attentas et ses partisans en faisaient à chaque fois l’intox toutefois les personnes qui étaient impliqué dans la lutte anti terroriste savaient pertinemment que les attentas sont l’oeuvre de groupes islamistes armés.
    Pour celui qui évoquait les ONG, celles ci s’étaient rendu en Algérie à maintes reprises et avaient conclu que les groupes islamistes armés sont à l’origine des assassinats et massacres.
    Mme Scherman votre travail est formidable, si besoin est, je pourrais contribuer, n’hésitez pas à me solliciter.

  5. A vrai dire, il n’y'a pas de différence majeure entre la déposition de tigha et l’enquête de contant; il y’a par contre une complémentarité de description côté agissements des GIA.

    Contant s’est attelé à la tâche de reconstituer filmiquement pourrais-je dire, les péripéties visibles des mouvements des gia lors de l’enlèvement.

    Ce qui s’est passé en amont et dans une moindre mesure en aval de l’enlèvement visible, il n’a pas pu s’en approcher des acteurs (d’ombre, donc inconnus)pour dire que c’est une enquête d’investigation journalistique achevée.

    Toute structure de SR(Services de Renseignement)dans n’importe quel pays, y compris à démocratie avancée tente de pénétrer les groupes de violence qu’elle soit politique ou maffieuse; il ne peut être reproché à la structure chapeautée par mediène d’en user.

    Tout comme le cursus de physique contient un ou plusieurs modules de physique de l’électricité, le cursus d’un préposé actif aux services de renseignement doit comprendre un module de techniques de pénétration secretes des rangs de l’ennemi.

    Ce qui est reproché à la structure des SR algériens, ce n’est pas d’user de cette technique dans les limites de ce qui est efficace techniquement et recevable ethiquement et humainement.

    Il ne faut jamais oublier que notre pays l’algérie et son État sont sous la coupe d’un pouvoir clanique à base rentière et illégitime politiquement, qui règne comme bon lui semble sur un patrimoine immense qui ne cesse de s’accroître, non pas au bénéfice de toute la population mais à une minorité, ceux en accointance avec ledit pouvoir.

    De technique de pénétration des groupes de violence en vue de les annihiler, ce moyen devient une politique de pénétration de ces groupes, non pas en vue de faire cesser leurs actions, mais bien au contraire de les utiliser en vue de contraindre la population à accepter ce pouvoir et son instinct de pérennité tant les intérêts des clans sont immenses.

    Pas de doute, les GIA sont en grande partie l’oeuvre de ses SR algériens tentés par leur instrumentalisation par le pouvoir (véritable, c.à.d eux-mêmes et une partie non négigeable des officiers généraux et supérieurs de l’Armée) en place.

  6. Madame
    Dans cette histoire,qui dure depuis des decenies,nous vivons dans l’ombre;Tout le monde croit détenir la Vérité et nous essayons,nous qui vivons en Algérie, de comprendre,loin des salons parisiens et des antichambres des services spécialisés dans les coups bas,nous essayons donc
    de comprendre ce qui nous arrive.Vous avez l’air de connaitre,maitenant beaucoup de choses,sur l’Algérie.Vous nous demandez de faire attention,de garder « la légèreté de l’esprit ».Vous faites maintenant dans la sagesse.J’imagine que c’est le temps qui commence à faire son travail et si,maintenant, vous prenez assez de recul pour donner des leçons de sagesse c’est que le résultat de votre démarche vous satisfait et que vous êtes,maintenant,rassurée dans les résultats de votre enquête.Votre travail de deuil semble tirer asez à sa fin,puisque vous vous confortez dans vos résultats et je suis content pour vous.Et je vous souhaite de continuer votre chemin d’une manière plus paisible.Je vous le souhaite,croyez moi,sincèrement.
    Mais,Nous,qui restons en Algérie,à travailler ,à vivre,nous n’avons pas besoin de ces mots de sagesse.Quand l’assassin,cynique et inhumain, rôde autour de nous,et est à la recherche du pauvre,de l’enfant,du vieillard,je veux dire de l’innocent,il arrive un jour où la frontière entre la normalité et le pathologique devient comme le fil du rasoir et le basculement vers la folie devient inéluctable.
    Alors là,on décide que le seul devoir, qui nous reste, pour notre propre dignité,c’est de dénoncer,
    quelque soit notre mode d’expression,quelque soit le pays,de dénoncer le parti,le système qui nous a entrainé vers cette sauvagerie indigne de toute humanité.Et,ce, sans calcul,sans aucune arrière pensée ou parti pris.Juste un devoir de moral,d’éthique.Et je sais que vous êtes artiste et que vous savez très bien qu’ il ne faut être qu’avec la vérité où qu’elle soit ;C’est notre seule façon de nous tenir debout pour qu’éclate la vérité et avec elle,une vraie justice.C’est le seul espoir qui nous reste.
    cordialement

  7. Bonsoir, à tous,
    Omar, donc acte pour de la proposition de faire une pétition pour élucider les circonstances de la mort de Didier Contant, grand reporter qui a trouvé la mort à Paris avant même d’écrire les conclusions de sa troisième enquête sur l’enlèvement et la mort des moines de Tibhirine. Si Le Matin pouvait nous accueillir, nous pourrions le faire ici, sinon, ailleurs.

    La question est lancée et ouverte.

    Rina Sherman

  8. Chére Mme Rina Sherman;
    Sachez que pour son malheur votre compagnon Didier Contant a choisi un theme de travail sur lequel il etait certain de perdre à tous les coups .
    * On parle des islamistes ( GIA ) on parle des services ( DRS ) on parle des experts auto-proclamés ( aussi bien en France qu’en Algérie ) ; mais qui y a t’il derriére tout celà en realité .
    Des islamistes sortis tout droit des officines US et israelienne à une époque où il fallait combattre l’ennemi public ( URSS et OLP ), des islamistes qualifiés de combattants de la liberté .
    * Les services algériens calibrés sur le format KGB + variantes STASI SECURITATE etc…. mais !!!!! avant tout avec une reflxion de base algérienne .
    * Les experts auto-proclamés et journalistes en mal de notoriété
    qui parfois ont redigé leur thése de doctorat sans avoir jamais vu un « arabe » de prés si ce n’est leur femme de menage ou dans leur epicerier du coin .
    * Les algériens aigris de ne pas avoir eu leur part du gateau au pays et qui par consequent du fond des vallées suisse ou des salons parisiens denigrent et desinforment .
    * Les agents provocateurs specialiste du billard à 3 bandes .
    * Les services etrangers essayant d’evincer l’ami et allié de l’Eldorado algérien .
    Les algériens eux meme ne se retrouvent pas dans cet imbroglio , les algeriens desirent tourner la page ( non pas l’effacer ) de cette decennie noire et regarder devant eux .
    Vouloir essayer de comprendre ou d’enqueter vous mene tout droit à Saint-Anne dans le meilleur des cas ou au Pére Lachaise si vous etes faible psychologiquement .

  9. omar , merci pour votre objectivité .
    pétition cher webmaster

  10. la responsabilité est partagée

    Le combat de Rina sherman pour réabiliter la mémoire du journaliste Didier CONTANT est plus que jamais honorable et necessaire pour eclater la verité sur la responsabilité des uns et des autres dans la sale guerre dont a été victime le peuple algérien et en l’occurence les moines de thiberine.
    Il faudrait arreter d’opposer les responsabiltés des deux protagonistes integristes et militaires dans le drame conspué contre toutes les forces progressistes et démocratique en algérie. L’algérie comme le dit Mohamed HARBI , n’a jamais été construite avec ses forces sociales et ses différentes composantes, mais avec une caste de militaires qui ont érigé l’injistice sociale, la corruption et la dictature comme mode de gouvernance.
    L’algérie a souffert d’un terrorisme islamiste que le pouvoir algérien a laissé faire (liquidation de journalistes, d’hommes politiques, d’artistes, de militantes femmes, d’intellectuels, de tout ceux qui se sont radicalement opposés au projet totalitaire que les islamistes voulaient instaurer en algérie)pour se debarasser de toute opposition qui soit réellement démocratique et qui mettra en danger la perennité du pouvoir. L’allier objectif du pouvoir etait et restera l’islamisme politique.
    Sauf que ces mêmes dirigeants militaires se sont vus vite dépassés par les evenements et que le controle des islamistes etait loin d’etre un simple jeu de manipulation politicienne.
    C’est important de lire avec beaucoup d’attention tous ceux qui essaient de faire jaillir la lumière sur cette période ,de déterminer la responsabilité des uns et des autres .Tout ce qui a été ecrit et mis en evidence qu’il soit du coté de ceux qu’on appelle les eradicateurs ou les reconciliateurs devrait nous renvoyer vers une vérité ineluctable qui est celle d’un drame planifié et comandité par une junte militaire, un pouvoir corrompu qui a engendré l’islamisme pour se debarasser objectivement des forces démocratiques. Le pouvoir n’a jamais mené une vraie lutte contre l’islamisme politique et militaire, il le maintient encore pour se maintenir au pouvoir.
    Nous ne pouvons pas faire de paix sans justice et pour qu’il y est justice , il faudrait desormais condamné les isalamiste et la junte minlitaire pour crimes contre l’humanité.
    Le pire qui puisse arriver à l’algérie d’aujourd’huit , c’est de n’etre ni état intégriste , ni état démocratique. Mais tant que les puissances occidentales continuent à s’interesser à l’odeur du pétrole et du gaz qu’aux questions de liberté individuelle et collective et de démocratie face à leurs complices algériens, nous continuerons encore a subir l’injustice sociale et la répression qui alimenteront tous les intégrismes en algérie.

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