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La volte-face de Zerhouni vue par l’éditorialiste d’El-Watan 6 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , ajouter un commentaire

logoelw.jpg Le président de la République ne juge pas nécessaire d’intervenir personnellement et « à chaud » sur les crises cycliques(…) Il laisse ce rôle au chef du gouvernement comme il a choisi les présidents de l’APN et du Sénat pour relancer le dossier de la révision constitutionnelle. Evoquée par les deuxième et troisième hommes du pays, celle-ci ne tardera pas à voir le jour. Et c’est certainement le chef de l’Etat qui a demandé à l’autre homme fort du pouvoir, Yazid Zerhouni, de rectifier le tir sur son propos autour de la possibilité pour les anciens de l’AIS de revenir sur la scène politique. Le ministre de l’Intérieur a fini par se raviser, excluant toute opération de clonage de l’ex-FIS. Les autorités semblent se ressaisir après la passage à vide créé par l’attentat du GSPC contre Kertali, un émir passé à la réconciliation et devenu « modèle » en matière de repentir. Dans cet ordre d’idées, c’est Bouteflika qui pourrait bien être derrière les tergiversations des pouvoirs publics pour traduire en justice Ali Benhadj qui, sur une chaîne satellitaire arabe, a souillé la mémoire du général Smaïn Lamari et insulté l’ANP : un procès serait politiquement contre-productif et risquerait d’entacher le processus de réconciliation nationale, cher au chef de l’Etat. Ce dernier paraît veiller au grain sur la politique du pays mais semble se désintéresser de l’ambiance de règlements de comptes régnant au sein de l’Alliance présidentielle : après le fleuret moucheté des années précédentes, les trois chefs de partis sont passés à la guerre ouverte. (…) Pour la première fois depuis 1999, la donne Bouteflika sera intégrée dans leur stratégie non pas en termes de soutien mais sous le prisme de la succession. Et cela le président de la République le sait. Il laisse faire pour réunir toutes les cartes en main.Ali Bahmane

La volte-face de Zerhouni vue par Hakim Lâalam

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 5 commentaires

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Si ça continue comme ça, on va finir par attraper un vilain rhume ou pire une méchante grippe ou pire encore, une angine carabinée. M’enfin ! Arrêtez de fermer et d’ouvrir cette porte sans arrêt ! Vous fermez la porte aux nez poilus des islamistes, écartant toute possibilité pour eux de recréer un FIS bis. Nous, grands enfants naïfs, nous pensons sincèrement que cette fois-ci, ça sera la bonne et que la porte est bel et bien fermée. Jusqu’au jour où nous parvient le sinistre grincement de cette satanée porte. Sans prévenir, vous l’entrouvrez, vous l’entrebâillez, juste de quoi permettre aux anciens du FIS d’introduire le bout de la sandale et le bout d’un orteil enduit de henné. Bien évidemment, n’étant pas du tout préparés à cette réouverture intempestive de la porte, nous nous mettons à tousser et à crachoter. Tellement fort que tout aussi précipitamment que vous l’avez entrebâillée, vous refermez violemment la porte. Certaines fois, vous poussez même l’outrecuidance jusqu’à nous jurer que la porte fermée n’a jamais été entrouverte, que nous nous sommes imaginé qu’elle avait été ouverte, que c’est juste une mauvaise interprétation d’un geste et d’une parole qui nous a fait croire que vous l’aviez ouverte. Et cette p… d’histoire de porte fermée, ouverte, entrouverte, entrebâillée ou définitivement close dure depuis des lustres, depuis la dissolution du FIS. Hier matin encore, en achetant mon journal dans mon petit village, j’ai lu que le ministre en charge des clés de la fameuse porte avait nié catégoriquement l’avoir entrebâillée ces derniers jours. Il nous a une nouvelle fois assuré que lui vivant, la porte ne serait jamais ouverte. Il nous a même demandé de dormir tranquilles, sur nos deux oreilles. Moi, je vous avoue que je ne dors que d’un seul œil et d’une oreille et demie. Et je garde surtout un paquet de mouchoirs en papier à portée de main. Je suis très sensible aux courants d’air ! C’est d’ailleurs pour ça que je fume du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L

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Et maintenant ? (3) 5 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : Islamisme et terrorisme , ajouter un commentaire

  

III. Bizarre…Vous avez dit bizarre ?  

Ce fut l’été de la canicule, des rumeurs et, rappelons-nous, d’une grande énigme politique : la violente offensive terroriste qui brisa le ciel bleu de la réconciliation et qui contraignit l’armée à une guerre massive et Bouteflika à un discours subitement « éradicateur ». C’était avant que Yazid Zerhouni n’en rajoute avec sa spectaculaire volte-face d’hier et sa splendide oraison anti-islamiste. C’est la faute aux impondérables. Ceux sur lesquels nous avions conclu la partie d’hier et qui finissent par toujours compromettre les plus belles intrigues politiques. Les mêmes qui, à bien y regarder, font que l’alliance pouvoir-islamistes du FIS, naguère  indispensable à l’un comme aux autres, n’est pas forcément acquise ni même plus aussi redoutable qu’elle le paraît. Peut-être même n’est-elle plus, en dépit des apparences, d’une très grande utilité pour le régime.   

Car il en va, tant mieux ou tant pis, des alliances politiques comme des mariages tardifs : on en vient à ne plus savoir pour quelle flamme exactement on voulait s’unir. Entre 1992 et 2007 le pouvoir algérien a gagné des cheveux blancs et les islamistes de l’AIS-FIS ont perdu de leur vigueur : ils n’ont plus guère d’influence sur les groupes armés qui obéissent directement à Al-Qaida et même plus d’ascendant sur la jeunesse islamisée qui, en quinze ans, a eu le temps de se renouveler et de se trouver d’autres héros. L’armistice, désormais, ce n’est plus avec Mezrag qu’il faut la conclure, mais avec  Al-Qaida, ou son étrange représentant en Algérie, ce Droukdel alias Abou Mossaab Abd el Ouadoud, sur lequel on sait si peu de choses. Or, cela tombe plutôt mal, ce Droudkel ne comprend rien à la politique, refuse l’alliance avec le régime, et compromet la belle intrigue pouvoir-AIS qui, du coup, devient obsolète. 

Et quelle « paix » signer avec un chef terroriste aussi intraitable, qui pense que “la conquête de l’État islamique ne peut se réaliser que par les armes”, qui rappelle la « légitimité du djihad » en  référence “à ce qui a été déclaré licite et ce qui a été interdit conformément aux règles politiques et juridiques” par les grands théologiens de l’islam pour légitimer les actions terroristes ? Le pouvoir a réalisé, à son corps défendant, qu’il fallait combattre cet individu qui « ne comprend rien à la politique », l’éliminer avant qu’il ne démolisse les projets d’alliance islamo-mafieuse. 

D’où les étranges phénomènes de l’été : la grande riposte militaire à l’offensive terroriste  et, surtout, le discours subitement « éradicateur » du président Bouteflika. Yazid Zerhouni, avec sa volte-face d’hier – au moment où se rédigeait cet article – vient apporter sa confirmation personnelle : le flirt pouvoir-AIS a perdu de sa cotation. Une pause salutaire s’offre aux patriotes de ce pays. Sauront-ils l’exploiter ? Ce sera l’objet d’un autre article. 

M.B. 

Ferhat Mehenni répondra à vos questions

Posté par benchicou dans : Non classé , ajouter un commentaire

 

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        Le Forum du Matin reprend                                                                                                                                                         Ferhat Mehenni répondra à vos questions                                                                    Qu’entend-il par l’autonomie de la Kabylie ? Où en est son mouvement ? Comment analyse-t-il les évènements sur la scène nationale ? Ferhat Mehenni, leader du MAK, répondra aux questions des lecteurs du « Matin, votre journal interdit »

Envoyez vos questions avant dimanche 9 septembre 18 heures.

A nos lecteurs :

Enormément de messages sont parvenus à Ferhat Mehenni en moins de 24 heures. Devant  l’abondance du courrier, nous sommes dans l’obligation d’avancer la clôture du dépôt des questions au vendredi  7  septembre 18 heures.  Nous informons en outre nos lecteurs que les questions sont transmises directement  à l’invité et ne sont donc pas publiées avant la parution du forum . Les questions à contenu grossier ou rédigées de façon discourtoise ont été éliminées. 

 

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Le mouvement des jeunes chômeurs fait parler de lui : un phénomène significatif

Posté par benchicou dans : L'Algérie qui résiste , 21 commentaires

 

Annaba c’est le chômage. Une jeunesse perdue dans l’Algérie de 2007 livrée à un pouvoir en faillite, essoufflé, incompétent et clanique. Annaba, c’est aussi le port de l’adieu quand on ne trouve plus de travail pour vivre, le port de l’adieu et de l’aventure pour les harragas. Annaba c’est la mer pour devenir clandestin en Europe, traqué en Sardaigne, sans-papiers à Paris.. Et pourtant, Annaba c’est aussi la ville de l’espoir, du refus au désespoir…A force d’avoir à choisir entre le destin de chômeur ou celui de harraga, des jeunes algériens ont décidé de dire « non » et de réagir. Un mouvement des jeunes chômeurs, demandeurs d’emploi est ainsi née à Annaba depuis quelque temps. Il s’impose. Il interpelle les responsables. Hier, il s’est manifesté à El-Hadjar. Des centaines de personnes, ont carrément bloqué les deux entrées, Est et Sud du complexe sidérurgique. Plusieurs dizaines de semi-remorques et camions de gros tonnage ont été empêchés d’entrer et de sortir de l’usine. Les bus transportant le personnel de poste de l’après-midi, étaient contraints de stationner sur le bas-côté de la route nationale N° 16, face au barrage humain qui s’est constitué devant les deux grands portails de l’usine. « Notre mouvement ne s’arrêtera pas. Nous allons le ponctuer par une grève générale de la faim. Il faut que la marginalisation cesse» ont crié les jeunes face aux gendarmes venus les sensibiliser pour libérer les accès. A 16h30 les protestataires étaient nombreux devant la porte principale de l’usine.

Les gendarmes ne pouvaient contenir le mouvement. Les jeunes chômeurs ne semblaient croire en des paroles qu’ils disent avoir l’habitude d’entendre. Des Indiens de Mittal faisaient la navette entre les différents accès de l’usine, sans pouvoir y entrer. De nombreuses voitures ont dû rebrousser chemin. La fin du poste du matin a été fortement perturbée du fait de l’absence de la relève. 16h45, un groupe d’une trentaine de jeunes, s’est détaché de la masse, pour aller sur la voie, obliger un bus à s’arrêter pour les emmener, vers un accès de l’usine, au niveau de la cokerie sur la route qui mène vers Hdjar Eddiss. « Ils vont bloquer cette porte pour empêcher tout mouvement de personnel», nous a lancé un jeune qui nous a fait entendre que les 400 personnes présentes en ces lieux disposent toutes d’un bulletin du bureau de l’emploi. «Nous sommes toujours les mêmes à passer des tests au niveau de l’usine mais c’est d’autres qui sont recrutés à notre place. Nous avons forcé le passage pour nous expliquer avec le syndicat, mais personne n’a voulu nous faire face», nous a dit un autre. Au niveau de l’usine c’est la grande agitation. Les responsables ne s’expliquent pas pourquoi, les autorités locales n’interviennent pas. «On ne s’explique pas ce qui se passe trois jours durant et personne n’intervient», se sont interrogés des cadres de la direction des Ressources humaines du complexe. «Nous sommes ici depuis 7h00 du matin sans manger et sans boire. Nous voulons du travail et c’est tout», lance un autre jeune, en colère. Les forces de l’ordre, quand à elles n’ont pas usé de la force ni tenté quoi que ce soit pour évacuer les manifestants.

Ces derniers suivaient calmement le mouvement alors qu’au niveau du poste Sud d’El-Hadjar, les camions et bus formaient de longues files, dans l’attente d’un accès autorisé par les jeunes chômeurs. A l’intérieur de l’usine, la situation est la même, les agents en fin de poste depuis 13h00, n’ont pu quitter l’usine pour rentrer chez eux. Jusqu’en fin d’après-midi les portes demeuraient bloquées…

L.M. (avec Quotidien d’Oran)

Accords pouvoir-islamistes : La spectaculaire volte-face de Zerhouni

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 9 commentaires

Yazid Zerhouni se rétracte. Lui qui dimanche dernier, avait semé le trouble parmi la population en affirmant à El-Khabar que « les activistes de l’Armée Islamique du Salut dissous, qui ont fait part de leur intention de revenir à l’activité politique dans un nouveau parti, peuvent présenter leurs dossiers et ils seront examinés dans le cadre des lois de la concorde civile et de la réconciliation nationale ! » s’est rétracté hier lors d’un déplacement présidentiel à Jijel. Le ministre a déclaré de façon inattendue : « Tout retour des responsables du parti dissous sur la scène politique est exclu. Ceux qui évoquent aujourd’hui le retour des anciens responsables du FIS à l’activité politique semblent oublier que la plaie du terrorisme est encore ouverte « . Puis, se souvenant des lois de la république, il a cru utile de souligner que la Charte pour la paix et la réconciliation interdit à toute personne utilisant la religion à des fins politiques de participer à la vie politique du pays.

Comment le ministre peut-il tenir un double langage ? Bien entendu, selon lui, et une fois de plus, la faute incombe aux journalistes :  “Malheureusement, il y a des journalistes qui se plaisent soit par incompréhension soit par intention de déformer les propos de responsables dont je fais partie”, a-t-il indiqué, lors de la conférence de presse qu’il a animée à Jijel, en marge de la visite du président Bouteflika dans cette wilaya.

Difficile de le croire. Le journaliste d’El-Khabar a bien rapporté ce qu’il a entendu. Et Mezrag avait applaudi aux propos du ministre. (Lire le blog). Cette volte-face spectaculaire, en quarante huit heures à peine, du ministre Zerhouni sur la question de l’agrément d’un parti qui fait basculer l’Algérie dans l’horreur n’est vraisemblablement pas spontanée.  Les déclarations lancées depuis quelques jours, par les anciens dirigeants de l’ex-FIS et de son bras armé l’AIS annonçant leur intention de créer un nouveau parti politique avaient bel et bien trouvé un écho favorable auprès du ministre de l’Intérieur.

Des forces anti-islamistes influentes, si elles existent, ont-elles fait pression sur le ministre pour qu’il revienne sur ses propos ?

A moins que l’explication ne soit ailleurs…

L.M.

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