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Quand Chekib Khelil défendait la rapine et les coquins 1 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 4 commentaires

« BRC est une petite société qui n’a fait son travail ». Aujourd’hui on sait qu’il s’agit d’un des plus grands scandales politico-financiers depuis l’indépendance. Mais il y a à peine neuf mois, le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil défendait l’indéfendable et s’emportait contre les journalistes et contre … l’Inspection générale des finances (IGF) qui a enquêté et dont il conteste le rôle : « Dans cette affaire, l’IGF n’avait pas le droit de contrôle » assurait-il en octobre 2006 devant les journalistes. Pire, le ministre  « doute des capacités d’évaluation » de l’IGF. « L ’IGF a-t-elle l’expertise suffisante pour l’évaluation financière des contrats de construction?   Est-elle réellement habilitée à évaluer des immeubles ? » s’était demandé Chakib Khelil ? Des interrogations curieuses en réponse à une question médiatique sur l’affaire du contrat BRC (Brown Roots Condor), ou la passation controversée du marché de construction du nouveau siège du ministère de l’Energie. « Il faut voir comment cet immeuble a été construit et où ? Quels matériaux ont été utilisés ? Quelle est la valeur du terrain ? Et autres questions kheliliennes qui remettent en cause, une fois de plus, la crédibilité de l’IGF.   Le ministre a longuement défendu Brown Roots Condor, « une petite société qui n’a fait son travail ». il précise : « Elle a travaillé pour des projets du ministère de la défense, Sonatrach et diverses sociétés. elle a construit des bâtiments, des hôpitaux, des unités de traitement d’hydrocarbures, des gazoducs et oléoducs. Elle a construit les hôpitaux militaires d’Oran et de Constantine. Et de poursuivre : « les marchés de gré à gré sont une opération courante pour pouvoir entreprendre, rapidement, certains types de travaux ».                                                                                 

  Chekib Khelil est-il innocent ? 

Le ministre a peur. C’est incontestable. “Pourquoi ce harcèlement à l’encontre du ministère de l’énergie et des mines, à l’encontre de ma personne ? Je me pose cette question.” Lâchait-il devant les journalistes. Il veut se disculper. « Cette joint-venture relève du ministère de l’énergie et des mines comme la BNA relève du ministère des finances. Mais on ne dit pas que le ministre des finances doit répondre pour le détournement de 11 milliards de milliards de dinars de la BNA. Ce n’est quand même pas le ministre des ressources en eau qui doit répondre pour une telle entreprise du secteur de l’eau ! ”, s’indigne-t-il.  Le ministre veut se disculper : “Même si l’IGF n’avait pas le droit de contrôle, elle a enquêté et nous n’avons pas dit qu’il fallait qu’elle enquête”, souligne le ministre. Du coup, le ministre affirme n’avoir pas eu les moyens pour étudier le rapport. “Je n’ai pas vu le rapport”, estime-t-il. “Les seules informations que j’ai sont celles publiées, avec ma photo dans le Jeune Afrique intelligent. Tout le monde semble informé sauf moi”. Juré, il n’a rien à voir avec BRC (Brown Root et Condor). Chakib Khelil explique d’abord que cette société “modeste” a été créée par Sonatrach et la compagnie américaine Halliburton, il y a un peu plus de dix avant qu’il ne soit ministre. Il n’a rien à voir non plus avec cette histoire : « « Cette affaire, je ne l’ai lue que dans la presse. Je n’ai jamais été informé de cette affaire. Je ne sais pas si la justice a été saisie. En tout cas, pas par moi ». Maintenant, il sait.  Le Matin 

La chronique : BRC, cela vous rappelle quoi madame la juge ?

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 13 commentaires

Par Mohamed Benchicou

Un fait, à l’allure assez quelconque, est venu nous rappeler, dans la torpeur du Ramadhan, l’incroyable déliquescence du pouvoir algérien, totalement dépassé par les évènements et incapable, désormais, d’assumer ses choix : l’affaire Brown and Root Condor. Il nous confirme, avec précision, que la corruption est bien au cœur de l’Etat et que le pouvoir algérien, après avoir châtié les journaux libres, dont Le Matin, qui avaient osé l’écrire, renonce aujourd’hui à le cacher.
Brown and Root Condor (BRC), pour ceux qui ne sont pas familiers des sagas du cercle présidentiel, est une société mixte algéro- américaine dirigée, en Algérie, par un certain Ould Kaddour, très proche des Bouteflika et de Chakib Khelil. Sa mission est, théoriquement, de se limiter à réaliser toutes sortes de travaux d’engineering pour le secteur pétrolier. Mais BRC, se découvrant un rare génie des affaires, s’investit, depuis l’arrivée de Chakib Khelil à la tête du ministère de l’Energie, dans une seconde et insoupçonnable vocation : celle de pompe à fric par laquelle s’enrichissent des notables et des individus peu recommandables sur le dos de Sonatrach. Le procédé est vieux comme la corruption : BRC bénéficie de diverses commandes complaisantes de la part de Sonatrach, allant de la construction du court de tennis jusqu’à la pose d’un sauna particulier, commandes qu’elle surfacture bien entendu, dont personne ne contrôle la réception et qu’elle honore par-dessus la jambe, confiant l’exécution à des sous-traitants. Les marchés entre Sonatrach et BRC, c’est-à-dire entre Ould Kaddour et Chakib Khelil, se passent à l’ancienne, entre gens de bonne compagnie, sans formalité administrative ni paperasse : autour d’un verre, le soir, au bord de la piscine. Selon l’Inspection générale des finances (IGF) qui enquête sur le scandale depuis février, Sonatrach a confié 27 projets à BRC pour un montant global de 7300 milliards de centimes sans avis d’appel d’offres, par le seul gré à gré, en violation de la réglementation des marchés publics. Passe-moi la rhubarbe, je te passerai l’oseille. On apprend aussi, et ce n’est une surprise pour personne, que BRC, chargée de finir puis d’équiper les deux tours Chabani qui abritent le nouveau siège du ministère de l’Energie, s’est donnée à cœur joie : la firme d’Ould Kaddour a confié les travaux à une société étrangère se contentant de prélever une marge bénéficiaire de 65 % et de multiplier les prix par 20 pour le moindre fauteuil acheté ! Ainsi, Sonatrach a déboursé, sans rechigner, 64.500 euros pour une salle à manger comprenant deux fauteuils, quatre oreillers et un traversin ; 82.000 euros pour un ensemble de cinq canapés ; près de 2,5 millions d’euros pour la décoration d’une salle de conférences. Sonatrach a même payé des travaux non exécutés ou certains autres faits sans l’aval du Pdg ! Au final, entre le montant frauduleusement versé au promoteur Chabani pour l’achat de ses deux carcasses, les travaux de finition surfacturés par BRC et les meubles en toc achetés au prix d’antiquités, ce sont des centaines de milliards qui ont quitté, par cette seule transaction suspecte, les coffres de Sonatrach pour des comptes particuliers. Mais qui l’ignorait ? La presse indépendante avait déjà révélé le scandale en août 2003, sans émouvoir personne. Pire : pour avoir divulgué le dixième des chiffres que révèle aujourd’hui l’IGF, Le Matin fut poursuivi en justice par Chakib Khelil, indigné qu’on pût douter de sa probité et une juge d’Alger, sensible à toutes sortes d’arguments, m’a condamné en qualité de directeur du Matin, ainsi que deux collègues journalistes, à trois mois de prison ferme ! Qu’en dites-vous aujourd’hui, madame la juge ? Il est au moins l’heure d’une question inévitable : qui a jugé non seulement recevable mais légitime la plainte du ministre Chakib Khelil au point d’envoyer en prison des journalistes pour avoir rapporté des faits vérifiés ? Le rôle joué par une justice complètement inféodée au pouvoir politique aura eu un catastrophique effet antinational : il a empêché l’éclatement de la vérité à temps. Elle était, ceci dit, dans son rôle d’appareil d’oppression. L’obstruction à la vérité sur les grandes malversations financières dans l’appareil de l’Etat empêche les vrais débats sur la nature du pouvoir. Dans son dernier livre L’exil est mon pays (Editions Heloise d’Ormesson), Isabelle Alonso a eu cette formule lumineuse : « La corruption est l’oxygène des dictatures ». Tout est presque dit. Le pillage des richesses nationales est le fruit de l’opacité politique, de l’étranglement des expressions, de la télé unique, du harcèlement des libertés. Merci, madame la juge, de nous l’avoir rappelé ! Mais avec le temps, le mensonge s’érode. Aujourd’hui, on le sait, bien que le ministre de l’Energie continue d’opposer à son homologue des Finances de piètres dénégations : il y a forcément quelque chose de vrai dans l’affaire Chabani-BRC. L’argent de Sonatrach a été volé par une camarilla en col blanc qu’il va falloir démanteler. Il a servi à l’achat de biens à l’étranger, à des soins à Genève, à des soirées et à tous ces marivaudages qu’autorise l’argent acquis facilement. Avec le temps, avec l’usure des arrogances et la poussée des opinions, se confirmera la véracité d’autres scandales révélés par la presse et ignorés par l’hypocrisie politique. On sait déjà que les tortures de Tkout ont bien eu lieu, en dépit des protestations outragées de certains généraux et celle, plus bigote, d’Ahmed Ouyahia. On devrait bientôt avoir des nouvelles des joyeux protagonistes de La Baigneuse. Douce revanche de la presse libre ? Pas seulement. L’avènement, même brutal et tardif, de la vérité sur la corruption et les basses pratiques de pouvoir est le signe d’une lueur démocratique. L’antichambre de la lumière. Alors, gardons nos plumes allumées.
M. B.
(Chronique parue le 26 octobre dans le Soir)

Aït Ahmed de retour à Alger

Posté par benchicou dans : Non classé , 1 commentaire

 

 L’opposant Hocine Aït Ahmed, président du Front des forces socialistes (FFS), est arrivé samedi après-midi à Alger en provenance de Suisse, où il vit habituellement, pour assister au IVe congrès de son parti. Le FFS doit tenir son congrès les 6 et 7 septembre à Zéralda.

Aït Ahmed, 81 ans, un des chefs historiques de la guerre d’indépendance, vit en Suisse depuis plus de 40 ans.

Il est revenu en Algérie en avril 1990 pour relancer son parti, avant de repartir en Suisse en juillet 1992 après l’assassinat du président Mohammed Boudiaf.

En février 1999, il retourne à nouveau dans son pays pour se présenter à l’élection présidentielle d’avril contre Abdelaziz Bouteflika. Mais il se retire de la compétition la veille du scrutin, en même temps que cinq autres adversaires de Bouteflika pour protester contre la fraude. Un malaise cardiaque le conduit ensuite à retourner en Suisse, d’où il dirige depuis le FFS, appelant notamment au boycottage de l’élection présidentielle d’avril 2004, remportée par le président Bouteflika, et des élections législatives du 17 mai.

Le FFS, qui a depuis quelques semaines un nouveau premier secrétaire, Karim Tabbou, envisage de participer au prochain scrutin local prévu le 29 novembre.

hayet zitouni (toutsurl’algérie)avec AFP

L’énorme scandale BRC !

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 31 commentaires

 La société mixte algéro-américaine protégée par Chekib Khelil était un nid d’espions et une pompe à fric                        

  • Plus de 187 milliards de dinars envolés dans les surfacturation et les transactions douteuses couvertes par de hauts responsables civils et militaires 

  • Ces pillages se sont faits avec des complicités au sein de  ministère de la Défense nationale et de la compagnie Sonatrach 

  • Des officiers de l’ANP sont en outre impliqués dans des opérations d’espionnage au bénéfice des Etats-Unis

  • Le doyen des juges d’instruction près le tribunal de Bir Mourad Rais a entendu 45 personnes mêlées à l’affaire Brown & Root Condor

Plus de 18 000 milliards de centimes (2 milliards de dollars) envolés et des documents militaires qui étaient vendues à la CIA ! Voilà à quoi servait la compagnie « Brown & Root Condor » dirigée par un proche de Chekib Khelil et couverte par des militaires et par le clan présidentiel. Le directeur en question, Ould Kaddour, est en prison, mais comment est né ce scandale ? La justice a enquêté depuis un an. Des sources judiciaires bien informées ont indiqué à El Khabar que le doyen des juges d’instruction près le tribunal de Bir Mourad Rais a achevé les auditions de toutes les personnes concernées par l’enquête sur l’affaire de la compagnie « Brown & Root Condor », qui était chargée de la réalisation de plusieurs projets pour le compte du ministère de la Défense nationale et de la compagnie Sonatrach.
Plusieurs personnes suspectées d’être en relation directe avec des dépassements survenus dans cette compagnie, qui feront peut être l’objet de poursuites judiciaires, seront convoquées.
Ces sources ont indiqué que près de 45 personnes ont été entendues, dans le cadre de l’enquête entreprise par le tribunal de Bir Mourad Rais sur les violations et la surfacturation dans les transactions de cette compagnie avec les ministères de l’Energie et des Mines et de la Défense, la valeur de ces transactions a atteint  5700 milliards de centimes avec le ministère de l’Energie et 13000 milliards de centimes avec le ministère de la Défense.
L’enquête sur cette affaire a été entourée d’une grande confidentialité, le doyen des juges d’instruction du tribunal de Bir Mourad Rais a auditionné, en personne, les personnes concernées par l’affaire, sans présence d’un greffier souvent, et ce afin d’éviter que des renseignements filtrent, les policiers se chargeaient de remettre les convocations aux personnes sans passer par le service du tribunal.
Aucune mesure n’a été prise à l’encontre de ces personnes qui ont été entendues en temps que témoins dans cette affaire, des accusations peuvent être portées à certaines d’entre eux après leur audition la seconde fois pour compléter l’enquête sur cette affaire, qui va se poursuivre les prochains jours.
Cela coïncide avec une autre affaire dans le même dossier qui est l’accusation portée par la justice militaire à Abdelmoumen Ould Kadour, ancien directeur général de la BRC, et d’autres haut responsables de l’Etat, dont des officiers dans l’armée et un nombre de civil notamment un directeur de compagnie d’assurances privée située à Hydra. L’accusation en question est «espionnage pour le compte d’un pays étranger et atteinte à la sécurité de la Nation ». 
Ces sources ont révélé que l’enquête sur la BRC a connu plusieurs développements « dangereux », après que les services de sécurité spécialisés aient découverts qu’un officier militaire était derrière le vol et la fuite de documents ultra confidentiels de la direction des renseignements militaires, la même personne aurait présentée cela à Ould Kadour à travers un propriétaire d’une compagnie d’assurances qui a bénéficié de contrats d’assurances dans les différentes transactions de la BRC.
Nos sources ont précisé que les documents en question comportent des renseignements indiquant que les autorités américaines connaissent tout ce qui se passe en matière d’installation et d’assemblage de différents équipements techniques modernes et secrets effectués par la compagnie, ce qui signifie, selon nos sources, que la compagnie mixte et ses responsables étaient des espions des autorités américaines en fournissant des renseignements classés confidentiels.

Aït Ahmed rentre au pays pour le congrès de son parti

Posté par benchicou dans : Le coin des partis démocrates , 16 commentaires

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M. Ait Ahmed, président du FFS arrive aujourd’hui en Algérie pour assister au IVe 

congrès de son parti prévu le 5, 6 et 7 septembre prochain. Le leader du FFS,  dont les militants préparent fiévreusement le retour, va retrouver un parti quelque peu secoué par les déchirements fratricides et les tentatives de  « putsch » interne. Au delà des questions d’organisation et de politique, la question centrale de ce congrès concerne la désignation d’un nouveau président. M. Aït Ahmed, qui  dirige toujours son  parti à partir de son exil suisse, sera-t-il candidat à sa propre succession ou va-t-il passer la main ? Les spéculations vont bon train et des noms de  remplaçants potentiels circulent à Alger depuis plusieurs semaines, dont celui de Mouloud Hamrouche. Cependant, au sein du FFS, une partie des militants et des membres du Secrétariat national affichent ouvertement leur hostilité à cette  hypothèse, estimant qu’aucune personnalité n’est apte à assumer une telle responsabilité, et exigent de leur leader historique, qui occupe ce poste  depuis la  création du parti, de garder ses fonctions.

Des milliers de congressistes sont attendus à ces assisses, auxquelles sont conviés, entre autres personnalités, M. Mouloud Hamrouche et Abdelehamid Mehri. Bien évidemment, les travaux du congrès ne manqueront pas dresser une radioscopie politique du pays et d’avancer des propositions en conséquences.

le Matin 

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