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Kouchner prépare l’opinion à une guerre contre l’Iran 17 septembre, 2007

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Kouchner prépare l'opinion à une guerre contre l'Iran  dans Monde espaceur

« Selon la presse britannique, le président américain George W. Bush prépare les Etats-Unis à une guerre contre l’Iran. « , rapporte le quotidien panarabe Al Qods édité à Londres. Selon le journal, les Américains attaqueraient les gardiens de la révolution à partir de l’Irak et l’Iran répliquerait en détruisant les pipelines. De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a déclaré, dimanche 16 septembre, qu’avec la crise du nucléaire iranien il fallait s’attendre au pire.

 Le chef de la diplomatie française a estimé dimanche que le monde devait se « préparer au pire », c’est-à-dire à la possibilité d’une « guerre » avec l’Iran et a demandé des sanctions européennes, tout en appelant à « négocier jusqu’au bout » pour éviter que Téhéran ne se dote de l’arme atomique.

Lundi, l’agence de presse officielle iranienne Irna a répliqué accusant d’ »extrémisme » le président français Nicolas Sarkozy et son chef de la diplomatie Bernard Kouchner.

« Le nouveau locataire de l’Elysée (le président Sarkozy, ndlr) veut aujourd’hui copier la Maison Blanche », a écrit Irna en ajoutant que « cet Européen s’est mis dans la peau des Américains et imite leurs hurlements ».

M. Kouchner, invité de l’émission radio-télévisée le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI a dit dimanche qu’il fallait « se préparer au pire ». Interrogé pour savoir ce que cela signifiait, il a répondu sans précaution diplomatique: « c’est la guerre ».

M. Kouchner a estimé « qu’il n’y a pas de plus grande crise » à l’heure actuelle que celle du programme nucléaire iranien, suspecté de servir de paravent à des activités militaires malgré les démentis de Téhéran.

« Nous n’accepterons pas que cette bombe soit construite » car cela constituerait un « vrai danger pour l’ensemble du monde », a dit le ministre.

Ce langage particulièrement dur à l’égard de Téhéran rappelle celui du président Nicolas Sarkozy, le 27 août. Rompant avec la réticence des dirigeants occidentaux à évoquer ouvertement un conflit, M. Sarkozy avait mis en garde contre « une alternative catastrophique: la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran ».

A Washington, le secrétaire à la Défense Robert Gates a déclaré que la diplomatie restait « pour le moment la meilleure approche » pour traiter avec l’Iran. Mais « toutes les options restent ouvertes », a-t-il ajouté.

Evoquant le risque d’un bombardement contre l’Iran, M. Kouchner a toutefois cherché à démentir qu’une attaque soit imminente.

Il a indiqué « qu’aucun signe ne nous permet de penser en dehors des préparations militaires » qu’un bombardement américain de l’Iran soit proche. « Je ne crois pas que nous en soyons là » mais il « normal qu’on fasse des plans », a-t-il dit.

M. Kouchner a souligné que la négociation restait l’option privilégiée pour amener Téhéran à suspendre sa production d’uranium enrichi. « Nous devons négocier jusqu’au bout », a-t-il insisté.

Mais il a aussi déclaré que Paris plaidait pour que l’Union européenne prenne des sanctions économiques contre Téhéran, en dehors du cadre des Nations Unies jusqu’ici suivi.

Cette attitude traduit un durcissement de la position française, et une crainte que l’adoption d’un nouveau train de sanctions par le Conseil de sécurité -souhaité par Washington, Londres et Paris notamment- ne se heurte à l’hostilité de la Russie ou de la Chine.

« Nous avons décidé, pendant que la négociation se poursuit –et elle doit s’amplifier– de nous préparer à des sanctions éventuelles en dehors des sanctions de l’ONU, qui seraient des sanctions européennes », a-t-il déclaré.

« Nos amis allemands l’ont proposé », a-t-il ajouté, en précisant qu’il s’agirait de « sanctions économiques à propos des circuits financiers » visant notamment « les grandes fortunes, les banques » en Iran, pas la population ordinaire.

Sans attendre ces sanctions supplémentaire, Paris, a-t-il ajouté, a décidé de demander aux grandes entreprises françaises de ne plus investir en Iran, en particulier dans l’important secteur des hydrocarbures, a-t-il dit. Cette démarche a concerné la compagnie pétrolière Total ainsi que Gaz de France « et d’autres », a-t-il dit.

La perspective d’une nouvelle résolution du Conseil de sécurité instituant de nouvelles sanctions contre Téhéran, sera au centre de visites de M. Kouchner à Moscou lundi et mardi, puis à Washington en fin de semaine.

Pourquoi Washington attaquera Téhéran

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Abd Al-Bari Atwan, directeur du quotidien nationaliste panarabe Al-Quds Al-Arabi, énumère neuf indices tendant à prouver qu’une guerre va avoir lieu au cours des six prochains mois.
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Après l’été, les affaires sérieuses redémarrent. La diplomatie occidentale se remet en branle, et tout indique qu’elle se focalisera à nouveau sur le Moyen-Orient. Dans les mois à venir, le point de fixation sera l’Iran, prochaine cible des Américains. Nous devons nous attendre à une escalade politique, diplomatique, médiatique et militaire sans précédent contre ce pays et son programme nucléaire. Car le temps qui reste au président George Bush est désormais compté pour traiter ce dossier. Un certain nombre d’évolutions récentes donnent à penser que la guerre aura lieu dans les six prochains mois, à moins d’un miracle sous forme de capitulation, semblable à celle de la Libye ou, plus récemment de la Corée du Nord.

Premier indice
Pour parler du danger nucléaire iranien, George Bush a utilisé les termes d’“holocauste nucléaire”, avertissant ainsi clairement Téhéran de ne pas aller plus avant dans son programme d’enrichissement d’uranium, comme s’il voulait à la fois accentuer la menace contre l’Iran et préparer l’opinion publique américaine, voire internationale, à l’éventualité d’un usage d’armes nucléaires américaines contre ce pays.

Deuxième indice
Le nouveau président français, Nicolas Sarkozy, commence à occuper la place laissée vacante par Tony Blair, à savoir celle du meilleur allié de Washington. Il a donc abandonné la ligne chiraquienne au profit d’une américanisation de ses positions à propos du Moyen-Orient. A son retour de ses vacances d’été américaines, il a déclaré aux 188 ambassadeurs qui représentent la France à travers le monde que l’acquisition de l’arme nucléaire était la ligne rouge à ne pas franchir et que l’Iran s’exposerait fatalement à des bombardements s’il ne renonçait pas à ses ambitions.

Troisième indice
Le journaliste américain Seymour Hersh a affirmé devant un groupe de confrères français rencontrés il y a quelques semaines à Paris quil avait appris de la part de sources à la Maison-Blanche que la décision de frappes contre l’Iran avait déjà été prise, que le dernier mot dans ce dossier revenait désormais au camp proche du vice-président Dick Cheney [faucon], et que le ministre de la Défense Robert Gates présenterait prochainement sa démission en raison des conséquences catastrophiques auxquelles il s’attend en cas de guerre.

Quatrième indice
Un des vice-secrétaires d’Etat américains, Nicholas Burns, a expliqué à Roger Cohen, du New York Times, que la plupart des pays sunnites de la région considèrent l’Iran comme un trublion soutenant le terrorisme et comme une menace pour la stabilité régionale. Il a ajouté que ces pays, et notamment les pétromonarchies du Golfe, ont compris que l’Iran représentait une menace plus sérieuse qu’Israël.

Cinquième indice Les Etats-Unis ont fait inscrire les gardiens de la révolution iraniens [les pasdarans] sur la liste internationale des organisations terroristes. Ils ont également durci le ton en accusant à nouveau Téhéran de soutenir la résistance irakienne, y compris Al-Qaida, avec des livraisons d’armes sophistiquées qui alourdissent le bilan humain des forces américaines.

Sixième indice L’Arabie Saoudite a signé un contrat d’un montant estimé à quelque 5 milliards de dollars avec une société américaine pour entraîner et équiper quelque 35 000 hommes chargés de protéger ses installations pétrolières. Il faut savoir qu’il y a un an Al-Qaida avait préparé un attentat contre ces installations, mais n’avait pas réussi à pénétrer dans les zones de haute sécurité. L’Iran, en revanche, aurait les moyens de les attaquer avec un avion suicide ou avec ses missiles Shihab, ce qui pourrait provoquer l’effondrement des exportations de brut saoudien. C’est d’ailleurs pourquoi les Américains maintiennent leurs batteries de missiles antimissiles Patriot dans la région, notamment au Koweït et à proximité des côtes saoudiennes.

Septième indice La précipitation avec laquelle Washington prépare une conférence internationale de paix, prévue pour l’automne, et presse Mahmoud Abbas et Ehoud Olmert de se rencontrer pour annoncer un accord de principe. Un succès dans ce domaine faciliterait un recours à l’option militaire contre l’Iran, dans la mesure où cela satisferait les sunnites de la région, qui pourraient alors faire cause commune avec les Etats-Unis et Israël pour combattre les alliés de l’Iran que sont la Syrie, le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien.

Huitième indice Le soudain revirement de George Bush au sujet du Premier ministre irakien Nouri Al-Maliki. Après avoir laissé entendre qu’il souhaitait sa démission, il lui a ensuite délivré un satisfecit. L’explication la plus plausible de ce changement est que les plans concernant l’Iran ont été accélérés et que l’administration américaine estime ne plus avoir assez de temps pour provoquer un changement gouvernemental en Irak.

Neuvième indice Le tout récent retrait des troupes britanniques de Bassorah, qui signifie d’une part que la Grande-Bretagne est désormais convaincue que la victoire en Irak est impossible, d’autre part qu’elle souhaite soustraire ses troupes au risque de représailles iraniennes en cas de frappes aériennes américaines. Les soldats britanniques stationnés à Bassorah, à quelques encablures de la frontière iranienne, seraient en effet une cible idéale pour les Iraniens.
Face aux deux défaites en Irak et en Afghanistan, Bush estime que la seule possibilité qui lui reste pour sauver sa présidence et préserver les chances de son parti aux prochaines élections consiste à tenter le tout pour le tout, c’est-à-dire à attaquer l’Iran. Il accepte le risque d’une nouvelle défaite, sachant parfaitement que les missiles iraniens n’atteindront pas New York ou Washington, mais Tel-Aviv, Riyad ou Dubaï.

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Abd Al-Bari Atwan
Al-Quds Al-Arabi
RÉALISME
Le retour du “modéré” Rafsandjani
Une ère nouvelle s’ouvre dans la vie politique d’Ali Akbar Hachemi Rafsandjani et dans celle du pays”, écrit le quotidien progressiste Etemad-e Melli. Le 4 septembre dernier, Rafsandjani (qui fut président de la République islamique de 1989 à 1997) a été élu à la tête de l’Assemblée des experts en remplacement de l’ayatollah Ali Mechkini, décédé le 30 juillet. Les 86 religieux membres de cette instance clé du régime ont la lourde responsabilité de nommer et éventuellement de révoquer le guide suprême. “Ce choix correspond à la volonté du peuple : Rafsandjani était déjà arrivé en tête à Téhéran lors des élections des membres de cette assemblée, en décembre”, rappelle le quotidien, qui soutient Rafsandjani bien que ce soit un conservateur. “Même s’il a fait l’objet de critiques [notamment pour son implication dans plusieurs affaires de corruption], Rafsandjani est un personnage essentiel du régime, qui a participé à toutes les étapes de la construction de la République islamique. En tant qu’homme réaliste et de bonne volonté, il pourra travailler à la sauvegarde de nos intérêts nationaux. En élisant Rafsandjani en décembre, la société iranienne a montré qu’elle en avait assez du radicalisme [du président Mahmoud Ahmadinejad]. A présent que sa position est renforcée, le peuple attend de lui qu’il rejette le radicalisme et qu’il défende les droits des citoyens.”
Tout autre son de cloche dans la presse proche du président Ahmadinejad. Pour le quotidien ultraconservateur Kayhan, “on ne peut pas qualifier cette élection de grand bouleversement, contrairement à ce qu’affirment les autres médias. Cette élection ne signifie en rien que les mouvements réformateurs dominent l’Assemblée. De toute façon, Rafsandjani a affirmé qu’il ne se livrerait pas à une lutte pour le pouvoir au sein de celle-ci.”
Le grand commentateur politique Ahmad Zeidabadi assure pourtant sur le site de la BBC en persan (BBC Persian.com) que cette élection est cruciale aussi bien pour la politique intérieure qu’extérieure de l’Iran. “La défaite d’Ahmed Jannati, proche de Mesbah Yazdi [le mentor d’Ahmadinejad], prouve que le rapport de forces s’est inversé au sein du régime. Cette montée en puissance de Rafsandjani [qui avait pourtant été battu par Ahmadinejad lors de l’élection présidentielle de 2005] crée des difficultés au président iranien. Il ne pourra plus poursuivre sa politique de provocations.”
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Sarkozy réussit un coup et fait libérer les infirmières bulgares de Tripoli 24 juillet, 2007

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Les cinq infirmières et le médecin bulgares, emprisonnés pendant huit ans en Libye où ils... Agrandir la photo

Les cinq infirmières et le médecin bulgares, emprisonnés pendant huit ans en Libye 

 

Les six infirmières bulares condamnées à mort en Libye on été libérées cet après-midi. Elles qui ont toujours clamé leur innocence, étaient à bord d’un avion du gouvernement français, accompagnés de l’épouse du président français Nicolas Sarkozy, Cécilia, et de la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner.

En cadeau de libération, ils ont été immédiatement graciés par le président bulgare Guéorgui Parvanov afin qu’ils puissent revenir libres sur le sol bulgare.

L’annonce du retour des infirmières et du médecin avait été faite simultanément à Sofia et à Paris mardi à l’aube.

Sur le tarmac de l’aéroport, les cinq infirmières libérées sont tombées dans les bras de leurs proches.

« Je n’ai vécu que pour ce moment », s’est exclamée, les larmes aux yeux, l’infirmière Snejana Dimitrova, 54 ans, devant son fils Ivaïlo et sa fille Paulina.

Sa collègue Valentina Siropoulo, 48 ans, retrouvant enfin son fils parti aux Etats-Unis, a ensuite laissé éclaté son émotion et sa colère: « Ce qui m’a fait tenir pendant toutes ces années, après ces tortures horribles, cette incertitude, ces verdicts, c’était la certitude d’être innocente » face à « toutes ces accusations qui avaient été créés artificiellement », a-t-elle dit à la radio.

« Je suis en Bulgarie, la grande Bulgarie ! », s’enflammait le médecin d’origine palestinienne Achraf Joumaa Hajouj, récemment naturalisé bulgare. Il doit maintenant se rendre aux Pays-Bas où sa famille a trouvé asile en 2004.

Les cinq infirmières arrivées en Libye dans les années 1990, après la fin du communisme en Bulgarie, espérant mieux y gagner leur vie que dans leur pays, et le médecin, venu pour un stage, avaient été accusés d’avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants libyens, dont 56 sont décédés.

Malgré les témoignages contraires des plus grandes sommités du sida, ils avaient été condamnés à mort, une peine finalement commuée en peine de prison à vie, ce qui a permis leur extradition.

La Fondation Kadhafi, que gère le fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a elle-même mentionné mardi des « réserves » lorsque la justice libyenne avait prononcé les condamnations.

Soulagée, la Bulgarie a vite exprimé sa reconnaissance aux médiateurs. Le président français, son épouse et Mme Ferrero-Waldner ont été faits citoyens d’honneur de Sofia. Le président Parvanov s’est félicité du « rôle actif de nos partenaires européens » et en particulier de M. Sarkozy, attendu en Bulgarie en septembre, de José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, et de Mme Benita Ferrero-Waldner.

Le ministre bulgare des Affaires étrangères, Ivaïlo Kalfine, a exprimé la « profonde gratitude » de son pays envers ses partenaires de l’UE dans une lettre à ses 26 homologues européens et à Mme Ferrero-Waldner.

Il a souligné la « fierté » de ses compatriotes, unis, d’appartenir depuis janvier à l’UE.

Leur libération ouvre désormais la voie à un renforcement des relations entre l’Union européenne et la Libye.

José Manuel Barroso a annoncé s’être engagé auprès du colonel Kadhafi à travailler à une normalisation des relations entre Bruxelles et Tripoli.

Le Portugal, qui assure la présidence tournante de l’UE, a salué le « rôle constructif » de la Libye.

Le président Sarkozy a annoncé mardi qu’il ferait mercredi un « déplacement politique » en Libye pour aider ce pays « à réintégrer le concert des nations ».

« L’affaire a été réglée. Nous avons reçu des garanties pour la normalisation des relations avec les pays européens et pour un accord de partenariat avec l’UE« , s’est félicité un responsable gouvernemental libyen qui a requis l’anonymat.

A Washington, le porte-parole du département d’Etat, Sean McCormack, a qualifié le dénouement de « développement très positif » devant permettre d’ »aider à modifier les relations de la Libye avec le reste du monde ».

Restant certes prudent sur les conséquences bilatérales, il a laissé entendre que la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, pourrait faire sa première visite en Libye.

Tripoli a obtenu des garanties pour le traitement des enfants et pour la réhabilitation de l’hôpital de Benghazi (nord) où des enfants libyens ont été contaminés par le virus du sida.

M. Sarkozy a affirmé que « ni l’Europe ni la France » n’avaient « versé la moindre contribution financière à la Libye » pour obtenir la libération des Bulgares et a salué « la médiation et l’intervention humanitaire du Qatar ».

Mais le chef de la diplomatie libyenne, Abdelrahman Chalgham, a évoqué des contributions de l’UE et de Paris aux indemnisations accordées par le Fonds spécial de Benghazi d’aide aux familles des enfants libyens contaminés par le sida.

Le gouvernement et les infirmières doivent s’adresser séparément à la presse mercredi.

Négociations Polisario-Maroc : l’article du Monde 18 juin, 2007

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Le Maroc et le Front Polisario ouvrent des négociations directes à New York 



 

Pour la première fois depuis dix ans, le Maroc et le Front Polisario se retrouvent face à face à une table de négociations, lundi 18 et mardi 19 juin, près de New York, pour discuter de l’épineuse question du Sahara-Occidental, une ancienne colonie espagnole annexée par le royaume chérifien en 1975. 

C’est l’ONU qui a convié les deux protagonistes à reprendre des discussions officielles, alors que la situation est bloquée depuis plusieurs années. La rencontre doit se dérouler dans une résidence luxueuse de Manhassat, à Long Island, pour donner « le maximum d’intimité à ces discussions très sensibles », souligne-t-on au siège des Nations unies. Ont également été conviés les deux pays limitrophes, l’Algérie et
la Mauritanie, ainsi que le « Groupe des amis du Sahara-Occidental » (France, Grande-Bretagne, Espagne, Etats-Unis et Russie), mais ceux-ci ne prendront pas part aux pourparlers menés par l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara-Occidental, Peter Van Walsum. 

La délégation marocaine est conduite par le ministre de l’intérieur, Chakib Benmoussa, et celle du Front Polisario par Mahfoud Ali Beiba, président du Parlement sahraoui. 

Le Conseil de sécurité avait appelé, le 30 avril, dans la résolution 1754 – un texte assez ambigu – les deux parties à négocier, « de bonne foi, sans condition préalable, en tenant compte des développements survenus ces derniers mois », pour parvenir à une solution politique, « juste, durable, et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara-Occidental ». De cette résolution, le Front Polisario n’a retenu qu’une chose : la référence à son droit à l’autodétermination, déjà affirmé par les résolutions antérieures de l’ONU. Soutenu par
la France, le Maroc, quant à lui, n’a vu dans le texte onusien qu’un satisfecit décerné à son nouveau plan de règlement et une victoire de sa diplomatie. 

Le plan marocain, présenté officiellement en avril aux Nations unies, propose une large autonomie. Les Sahraouis se voient offrir un gouvernement local, un Parlement et une juridiction autonomes, le tout placé sous souveraineté marocaine. Si référendum il y a, il ne porterait, en l’état actuel du projet marocain, que sur l’autonomie, non sur une éventuelle indépendance. 

A la veille de l’ouverture des négociations de New York, le Maroc et le Front Polisario ont alterné déclarations de bonne volonté et propos va-t-en-guerre. Le Maroc a ainsi indiqué, jeudi, qu’il allait aux négociations « avec un grand optimisme ». En privé, les responsables marocains ne cachent pas leur scepticisme « face à la capacité de nuisance de l’Algérie », rappelant qu’à leurs yeux Alger « a toujours tiré les ficelles » du conflit du Sahara-Occidental. 

Le mouvement indépendantiste sahraoui a affirmé, quant à lui, qu’il arrivait à New York avec « la volonté sincère » d’aboutir, mais a prévenu qu’un échec des négociations « pourrait provoquer le retour des hostilités ». Jeudi à Alger, Salem Ould Salek, le responsable de la diplomatie sahraouie, a appelé
la France et les Etats-Unis « à équilibrer » leur position. M. Ould Salek espère voir le président Sarkozy renoncer à « l’appui inconditionnel » apporté, selon lui, par l’ex-président Jacques Chirac au Maroc dans ce conflit. 

 

Florence Beaugé (avec Philippe Bolopion à New York) 

La version marocaine : un article du Matin du Sahara

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Sahara : Maroc, Algérie et polisario réunis pour la 1ère fois à New York  

 

 

 

La détermination et la bonne foi de notre pays mises en avant au nom de la paix
Ce lundi 18 juin s’ouvre à Manhasset, dans la banlieue de New York, le premier round des discussions sur le projet d’autonomie au Sahara, conformément à la mise en œuvre de la résolution 1754 votée à l’unanimité le 30 avril dernier par le Conseil de sécurité des Nations unies. Trois délégations ont été retenues pour ce round auquel participe notamment M. Peter Van Walsum, représentant spécial de M. Ban Ki-moon pour
la Sahara : la délégation du Maroc, celle de l’Algérie et celle du polisario.

Elles se rencontrent pour la première fois officiellement depuis quasiment le déclenchement du conflit du Sahara, le « modus operandi » des pourparlers demeurant toutefois encore inconnu. Car on ne sait pas, jusqu’à preuve du contraire, si les parties seront mises face-à-face sous la forme triangulaire avec, au milieu, les représentants de l’ONU ou si l’échange prendra une autre forme, c’est-à-dire bilatéral une fois entre le Maroc et l’Algérie, une autre fois entre le Maroc et le polisario ou vice versa.

Il est certain que, autant le principe de rencontres a été acquis et soutenu par tous les pays désireux de voir se dénouer la crise du Sahara, autant la configuration-technique s’entend- des négociations n’a pas été révélée. Le Maroc, représenté à cette négociation par une importante délégation, accède à la table des négociations dans une parfaite sérénité et, encore une fois, ne doute pas du bien-fondé de son dossier et des propositions novatrices que comporte son projet d’autonomie que la résolution pertinente du Conseil de sécurité a approuvé.

Les contacts et les pourparlers de Manhasset constituent, en effet, un tournant auquel le Maroc s’est laborieusement préparé : d’abord parce qu’il a rédigé un plan d’autonomie dont la force de propositions, la pertinence juridique, la portée géopolitique, les synergies économiques, humaines et régionales sont une véritable profession de foi.

Ce plan, il l’a soumis à un débat le plus large possible, le plus participatif aussi aux niveaux des instances du Conseil royal consultatif des affaires sahariennes (Corcas), des régions, des instances diverses, des commissions parlementaires, enfin des membres du gouvernement et des ONG…Ensuite, et ce n’est pas le moindre signe porteur, le plan d’autonomie a reçu les appuis précieux des membres du Conseil de sécurité, des Etats-Unis, de
la France, de
la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de l’Arabie Saoudite, de nombreux Etats d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie.

Ici et là, on a souligné sa pertinence, sa profondeur, sa vision politique et économique, sa dimension humaine et généreuse. L’audace, l’anticipation et la volonté de promouvoir coûte que coûte une solution à un conflit lancinant, fondée sur la légalité internationale, caractérisent la démarche du Maroc.

Tant et si bien que, sauf retournement majeur imprévisible, une vision de justice pourrait prévaloir , marquée du sceau du réalisme, privilégiant – on ne peut que le souhaiter – le dialogue aux dérapages des confrontations stériles, des campagnes insidieuses contre le Maroc et son intégrité territoriale.

On ne se hasardera pas évidemment, tant s’en faut, à dire que les discussions de New York présument d’une fin du sempiternel conflit du Sahara ! Sûr, en effet, pour paraphraser un confrère algérien que « la bonne foi et la détermination des uns et des autres » seront mises à l’épreuve.

Sûr aussi, réponse du « berger à la bergère », que l’Algérie « devrait mettre de côté ses manœuvres de diversion».
Tout au long des trente-deux dernières années, la manœuvre dilatoire algérienne a fait office de procédure et , résultat tangible, bloqué toutes les initiatives de règlement, viennent-elles des Nations unies, des pays amis, des pays intéressés ! Le texte de la résolution 1754 est aujourd’hui le seul qui n’exclut aucune possibilité de sortir de l’impasse.

Soutenu par la communauté internationale, il privilégie la solution politique qui est aujourd’hui le moyen moderne d’en venir à bout. La bonne foi du Maroc transpire à travers ce texte fondateur d’une nouvelle vision et le fait qu’il ait obtenu la caution internationale aussi clairement qu’il l’a été, ne souffre d’aucune ambiguïté. Nos amis algériens ne peuvent pas ne pas se rendre désormais à cette évidence qui ne froisse pas leur orgueil ni heurte leur conviction.

Que Mohamed Abdelaziz proclame se conformer à la volonté des populations et à leur choix – y compris celui de « la proposition marocaine » – ne manque pas de surprendre mais, en même temps, donne à penser que la réflexion de l’autre côté évolue bel et bien et, comme le dit l’adage, qu’il n’y a que les « imbéciles qui ne changent pas ».
Au représentant du polisario, Mahfoud Ali Beiba, de le réitérer aux discussions de Manhasset, au délégué algérien, vieux routier de l’Afrique, Abdelkader Messahel, de le soutenir sur la voie – non pas des concessions, terme rebrousse-poil– mais de l’harmonisation d’une position inspirée de la raison, selon laquelle le round de New York, fût-il un préliminaire ou une simple étape formalisée, devrait constituer un pas décisif, porteur des germes d’un processus constructif, ouvert sur des perspectives.

Encore une fois, il y va de cette entente entre le Maroc et l’Algérie, de la construction du Maghreb figée et mise en veilleuse, enfin de la cohésion d’un ensemble régional à un moment où la mondialisation nous impose l’impératif
unitaire…

Hassan Alaoui | LE MATIN DU SAHARA

Sahara occidental : enfin des négociations directes !

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Des pourparlers directs entre le royaume du Maroc et le Front Polisario sur le sort du Sahara occidental s’ouvrent aujourd’hui à Manhasset une banlieue de New York, sous l’égide des Nations unies.

Les deux parties devront rechercher une solution politique définitive à la question du statut du Sahara.

L’Algérie,
la Mauritanie de même que certains pays occidentaux seront aussi présents à ces négociations au cours desquelles la facilitation espère réconcilier deux positions tranchées.

La résolution 1754 du conseil de sécurité adoptée le 30 Avril dernier et qui a initié ces nouvelles négociations est sans équivoque.

Elle appelle les parties concernées à des négociations directes de bonne foi et sans pré-conditions.

Dans une résidence privée de Manhasset, l’ONU attend de la délégation du Maroc et celle du Front Polisario une solution mutuellement acceptable pour sortir de l’impasse.

Mais les deux plans qui devront servir de base aux pourparlers sont encore pour le moins inconciliables.

Rabat propose un plan de « large autonomie » sous souveraineté marocaine.

Rejet du polisario qui réaffirme « le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ».

Rabat refuse toujours d’autoriser la tenue d’un référendum sur l’indépendance dans l’ancienne colonie espagnole, réclamée par les indépendantistes sahraoui du Front Polisario.

Il propose plutôt un plan qui vise à permettre aux sahraoui de conduire leurs affaires de manières démocratique tout en respectant la souveraineté et l’intégrité territoriale du royaume.

Autrement dit, le gouvernement marocain garderait par exemple le contrôle de la défense et de la diplomatie du Sahara occidental.

Le front Polisario quant à lui, rejette ce projet et plaide pour l’exercice par les sahraoui de leur droit à un vote sur l’autodétermination par un référendum libre et légitime.

Deux positions tranchées que le négociateur en chef de l’ONU Peter Van Walsun, va essayer en deux jours de réconcilier pour sortir d’un conflit de trois décennies.

Le Maroc qui, on s’en souvient, revendique le Sahara occidental, l’a annexé en 1975 à la faveur du retrait de l’Espagne, ce qui a déclenché un conflit avec le Front Polisario basé en Algérie.

Après plusieurs rencontres infructueuses, certains observateurs pensent qu’un nouvel échec des négociations entre le Maroc et le Polisario risque de relancer les hostilités au Sahara occidental.

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