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L’apostrophe du Matin : Laurel Oualid et hardi président ! 2 octobre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 5 commentaires

Une devinette qui ne prête pas à rire : quelle est la première phrase que prononce un président de la République qui vient d’échapper à un attentat qui a tué 50 personnes et planifié par un « repenti » libéré dans le cadre de la « réconciliation nationale » ? Celle-là : « Je ne renoncerai jamais à la réconciliation nationale ! »  

Dans le théâtre on a inventé la comédie, le vaudeville, la bouffonnerie, la parodie, le burlesque, le sketch, le pastiche, la sottie, la clownerie, l’arlequinade, la facétie… J’avoue éprouver de la difficulté à classer la grotesque sortie de Batna. Ah, peut-être dans la pantalonnade, qui n’est pas ce que vous pensez mais, dans le théâtre italien, une posture comique assez drôle dans laquelle excellait le pantalon, qui n’est pas non plus ce que vous pensez, mais un personnage du théâtre vénitien qui porte traditionnellement cette sorte de culotte et qui a laissé son nom pour désigner un homme sans dignité et sans consistance

Depuis on a même su que « pantalonnade » veut dire, en même temps que ce que vous pensez, subterfuge grotesque pour sortir d’embarras. Alors, je crois bien que, faute d’antécédents dans le genre théâtral, l’on soit obligé de rapprocher le discours de Batna d’une pantalonnade tout à fait remarquable d’adresse et d’inventivité et dont on rirait volontiers si elle n’avait fait autant de victimes. 

Quel espiègle et hardi président avons-nous ! Hardi, vous avez dit hardi ? Ah, mais voilà tout l’avantage de la pantalonnade : elle se décline d’elle-même en précédents burlesques et, sans que vous ne l’y attendiez, vient mettre un nom aux protagonistes pour soulager votre mémoire. Car il ne manquait plus dans cette saynète aurésienne interprétée par un hardi président qu’un Laurel « égaré », têtu, gaffeur, terroriste certes, mais so  friendly, tellement sympathique, qu’on lui pardonne tous ses meurtres comme on les pardonnerait à son propre fils. Et cela tombe plutôt bien : le terroriste « égaré » se nomme Oualid. 

Quand on vous disait que la pantalonnade n’avait que des avantages. 

 

Mohamed Benchicou 

Appel d’un travailleur en colère : 1 octobre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 5 commentaires

« Libérons-nous de la secte UGTA ! Créons un syndicat autonome à Algérie Télécom !

Saviez vous que l’UGTA a pris en otage les Œuvres sociales et détourne l’argent des travailleurs ? Ainsi si vous n’êtes pas affilié à l’UGTA vous n’avez pas le droit à un prêt . Les différent imprimés de demandes de prêt, de formation à l’étranger… comportent l’avis de l’UGTA.Oui l’UGTA a un droit de véto sur tout.
L’ UGTA est un pilier du système maffieux. En échange les cadres de cette secte bénéficient de la protection des privilèges…
A titre d’exemple je vous cite le cas de SIDI SAID et CHOULAK(ALGERIE TELECOM) impliqués dans l’affaire KHALIFA .Ce dernier est toujours associés aux grandes décisions qui engagent l’avenir de cette entreprise, lui qui n’a jamais mis les pieds à l’université. Grâce à des examens professionnels de complaisance et le coup de pouce des responsables malhonnêtes CHOULAK ET ses complices ont obtenu des grades d’ingénieurs. Leurs collègues non affiliés à l’UGTA n’ont bénéficié d’aucune promotion .
J’appelle ici les travailleurs d’Algérie Telecom à constituer un syndicat autonome et demander des comptes sur la gestions des œuvres sociales ….
J’appelle également les responsables honnêtes a démasquer les agissements de cette secte. Rappelez-vous des listes de prêts diffusées par l’ex ministre Youyou. 

Signé : un travailleur en colère 

La preuve que le système politique est dépassé 24 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 18 commentaires

Le monde scolaire va connaître une longue crise. Mais rien ne se serait passé si le régime avait réalisé que l’Algérie avait changé, qu’elle ne l’écoutait plus, et que, surtout, il ne la représentait plus. La tension très dure qui va s’installer dans l’école indique, à elle seule, que le système politique est dépassé : comment, en effet, s’entêter à ne « négocier » qu’avec l’UGTA , le syndicat proche du pouvoir et qui ne représente plus grand-chose, et exclure des pourparlers les syndicats autonomes qui sont majoritairement implantés dans l’enseignement ? Le caprice de Bouteflika va coûter cher : il n’aime pas les syndicats autonomes, il va en devoir payer le prix : une crise dure et probablement une longue grève.   

« C’était prévisible ! » conclut l’éditorialiste du Quotidien d’Oran qui note que la « question était inévitable dès lors qu’un syndicat était intronisé par décision politique le représentant exclusif de tous les fonctionnaires ». Pour le journal, « la seule manière d’atténuer le ressentiment des syndicats bannis aurait été que la négociation bénéficie d’un minimum de transparence et débouche sur un accord inattaquable. La transparence du processus de négociation aurait permis une sorte de « participation à distance » des autonomes. Cela n’a pas été le cas. Les choses se sont déroulées dans un aparté total et le résultat n’est guère réjouissant, aux yeux des syndicats. » 

Mais cela, un pouvoir qui vit encore dans la nostalgie des années 60 ne peut pas le comprendre. 

 

Le Matin 

 

FNTE, ça ne vous dit rien ?

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 7 commentaires

  

Ce n’est pas le nom d’une équipe de football. Ni celui d’une organisation patronale ou d’un club de jeu d’échecs. La FNTE c’est la preuve que le pouvoir n’a plus aucun crédit dans la société. La FNTE c’était un « syndicat gentil », c’est la Fédération nationale des travailleurs de l’éducation (FNTE), affiliée à l’UGTA. C’est le contraire d’un syndicat autonome. La FNTE obéissait aux consignes du pouvoir. Mais depuis hier, la FNTE a décidé de ne plus être un « syndicat gentil » : il a rejoint les syndicats autonomes dans la contestation. Pire : il dénonce « le manque de sérieux » du ministère de l’Education nationale ! Et si la FNTE le dit, il faut la croire. 

La dissidence de la Fédération nationale des travailleurs de l’éducation montre à quel point le pouvoir actuel est en train de s’isoler et, surtout, combien il est devenu difficile, même pour les catégories dites « acquises » de le soutenir. Dans une conjoncture marquée par la baisse du pouvoir d’achat, le régime persiste à gouverner par le mépris. Qui pourrait donc le défendre ? Et comment s’étonner que la fédération affiliée à l’UGTA dénonce le fait que « ministère a osé établir un tableau de classification des différentes catégories de travailleurs selon la nouvelle grille des salaires sans consulter le partenaire social ? » 

Ce régime ne se voit même pas dépérir… 

 

L.M. 

privatisation du CPA : le repreneur va pomper dans nos ressources en devises 23 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 10 commentaires

 

Je rappelle aux lecteurs du Matin que les banques françaises installées en Algérie (parmi lesquelles Société générale, BNP-paribas, Crédit Agricole, Natexis, toutes soumissionnaires dans le cadre de la privatisation du CPA) ne soutiennent pas l’investissement et n’octroient donc pas de crédits d’investissement. Ces banques préfèrent intervenir dans le créneau juteux et sans risque de l’import -import et des crédits à la consommation.Toutes ces opérations sont couvertes en devises (pour les importations) par les réserves de change algériennes. Cela signifie que la banque française qui reprendra le CPA ne fera pas autre chose que des crédits à la consommation et des crédits documentaires au titre d’opérations d’importations. Cette banque, il faut le savoir, n’accordera pas de financement à l’investissement, et ce, en raison des risques d’insolvabilité des entreprises algériennes.

Déjà, aujourd’hui les filiales des banques françaises implantées en Algérie adoptent des positions extrêmement sévères (cherté excessive des conditions de crédit, exigences draconiennes en matière de garanties…)pour dissuader l’entreprise désireuse d’investir, de solliciter un crédit.

Par conséquent, on se demande à quoi servira la privatisation du CPA si elle doit seulement permettre au repreneur (une banque française) de réaliser des super bénéfices en un temps record sur nos propres ressources en devises, de transférer en devises ses dividendes, de soutenir surtout les entreprises françaises exportatrices, et de cogérer, indirectement avec notre banque centrale, une partie des réserves de change (l’enveloppe cash annuelle destinée aux importations).

Bilal nejm

Les attentats en Algérie : la presse française inquiète 22 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , ajouter un commentaire

Plusieurs éditorialistes commentent, samedi 22 septembre, les attentats survenus vendredi 21 septembre et font part d’une réelle inquiétude.

Le Figaro

Même si les spécialistes refusent d’y voir un lien direct, cet attentat intervient également après l’appel du numéro deux d’al-Qaida, Ayman al-Zawahiri, à soutenir la branche nord-africaine du réseau terroriste d’Oussama Ben Laden, et à «débarrasser» le Maghreb des Français et des Espagnols installés dans les anciennes colonies d’Afrique du Nord, dans une vidéo mise en ligne jeudi.
Par ailleurs, selon des services de renseignement français à Paris, deux Français, qui travaillaient à Alger pour Aéroports de Paris (ADP), ont été rapatriés en urgence mardi à Paris à la suite de menaces d’enlèvement d’un «groupe terroriste de la mouvance d’al-Qaida». La France a indiqué jeudi qu’elle prenait «très au sérieux» ces menaces d’al-Qaida en confirmant qu’une tentative d’enlèvement de deux Français en Algérie avait été «déjouée».

Nouvel -Observateur :

Jean-Marcel Bouguereau

EN TROIS interventions en l’espace de quelques jours, Ben Laden, l’inspirateur de la nébuleuse Al Qaïda, a multiplié les messages pensés, formatés, diffusés selon des plans soigneusement établis et qui montrent, par de minuscules allusions à l’actualité la plus récente, que, même s’il se cache, l’icône de la  » guerre sainte contre les croisés et les juifs  » reste très au courant. Il lui suffit de distiller ses prêches pour semer le vent et la tempête, comme il vient de le faire avec sa dernière Fatwa contre  » l’apostat  » Pervez Musharraf, président pakistanais et principale pierre de touche des Etats-Unis dans cette région cruciale. Ben Laden n’avance pas ses pions au hasard. Les prochaines élections présidentielles au Pakistan ont lieu le 6 octobre prochain.  » Ne vous fiez pas aux élections et aux actions futiles « , répète Ben Laden qui sait que le Pakistan, avec ses 160 millions d’habitants, ses récents combats autour de la  » Mosquée rouge « , quartier général des islamistes les plus radicaux, est d’une grande fragilité, pris entre des classes moyennes qui aspirent à la démocratie et des islamistes qui multiplient l’agitation intégriste. Ben Laden sait que le Pakistan est le maillon faible de cette région.  » « Pervez, ses ministres, ses soldats et ceux qui les aident sont tous complices d’avoir répandu le sang des musulmans « , affirme dans son dernier message le chef d’Al Qaïda, expliquant que l’assaut récent contre la Mosquée rouge « a démontré la persévérance de Musharraf dans sa loyauté, sa soumission et son aide à l’Amérique contre les musulmans « . Mais Al-Qaïda est sur tous les fronts : la France prend « très au sérieux » les menaces lancées jeudi par le n°2 du groupe terroriste, contre ses ressortissants au Maghreb, alors que le ministère des Affaires étrangères confirmait qu’une tentative d’enlèvement de deux Français en Algérie avait été « déjouée ». Hier un attentat à la bombe a été perpétré à l’est d’Alger, blessant six Algériens, deux Français et un Italien. L’explosion de cette bombe a été revendiquée en fin d’après-midi par Al-Qaïda. Plus inquiétant : Dans son rapport annuel le prestigieux institut de réflexion stratégique britannique IISS a estimé la semaine dernière qu’Al Qaïda avait conservé sa capacité à mener « des attentats à grand échelle »…

JMB
(le samedi 22 septembre 2007) 

LE JOURNAL DE LA HAUTE MARNE

Patrice Chabanet

« (…) Décemment, les Occidentaux ne peuvent se retirer d’un pays qui abrite encore des relais importants du terrorisme international. Mais, dans le même temps, les Etats-Unis et leurs alliés n’ont pas envie d’augmenter l’effort de guerre. Leurs opinions publiques, sensibilisées par les images venues d’Irak, le comprendraient mal. Pendant ce temps, al Qaïda gère ses menaces et ses actions au niveau international. Sur ses territoires de prédilection, l’Afghanistan et l’Irak mais aussi plus près de nous en Algérie où les attentats se multiplient depuis quelques semaines. L’appel du numéro deux de l’organisation à « débarrasser » le Maghreb des Français et Espagnols n’est pas seulement l’expression d’un délire raciste. Il constitue une menace sérieuse, dont l’attentat d’hier n’est sans doute, hélas, qu’un premier pas. »

LA CHARENTE LIBRE

Dominique Garraud

« (…) Après avoir longtemps cru être relativement à l’abri de la menace terroriste en raison de son opposition à la guerre en Irak, la France revient dans la ligne de mire des djihadistes. Le récent rapprochement franco-américain et les prises de positions musclées de Bernard Kouchner sur l’Iran y sont pour quelque chose, tout comme il n’est pas anodin que Ben Laden ait nommément cité Nicolas Sarkozy dans une de ses dernières vidéos. Mais il est aussi un autre élément fondamental de nature à nourrir le sentiment anti-français des terroristes islamiques_: les coups réguliers qui leur sont portés par la coopération antiterroriste internationale que les services français privilégient depuis des années en lieu et place des grandes expéditions guerrières à l’américaine. Ces succès antiterroristes ne réduisent peut-être pas l’intensité de la menace globale_; ils sont la seule réponse à apporter aux fous d’Allah. »

  

L’ECLAIR DES PYRENEES

Michel Bassi

« (…) La France est donc plus que jamais visée par Al Qaïda. Même si nous n’avons pas eu à déplorer depuis longtemps d’attentats sur notre sol, nous savons que plusieurs tentatives ont été déjouées grâce à l’action de nos services secrets. La vigilance de ceux-ci est remarquable, et la présence policière et militaire assurée dans le cadre du plan VigiePirate ne faiblit pas. Mais peut-on surveiller à chaque instant chacun des multiples points sensibles qui peuvent  » intéresser  » les terroristes ? C’est à tous les Français qu’il appartient de rester en éveil. La menace est permanente, et il faut se garder de se croire à l’abri. Il ne faut pas pour autant céder à l’on ne sait quel emportement, et confondre dans une même opprobre musulmans et islamistes. Ce qui se passe au Liban est à cet égard éloquent : si la Syrie continue à faire assassiner les députés maronites, c’est qu’elle craint par-dessus tout que ne soit faite à Beyrouth la démonstration que chrétiens et musulmans peuvent s’entendre. Et que la guerre des civilisations n’existe pas. N’en déplaise à M. Ben Laden. »

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