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Débat : Comment élire enfin un démocrate président ? 12 juin, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 12 commentaires

elabbassi :

Bouteflika sera certainement candidat à sa succession en 2009.Il reste une vingtaine de mois pour cette échéance
capitale dans un régime hyper-présidentiel tel le notre (il le sera encore plus dans la prochaine constitution).La vraie question est la suivante : Quel est le candidat démocrate qui sera en face de lui en 2009?.Quelle est la stratégie qui sera adoptée pour le contrer ?.Il faut au plus vite que tous les républicains , les intellectuels,les artistes,les syndicalistes,les hommes politiques eclairés de tout bord,qu’ils soient amis ou ennemis , qu’ils soient “participationiste” ou pas, se reunissent.Une convention démocrate doit se tenir rapidement pour :
1- Définir un programme de gouvernement.
2-Choisir une personne (charismatique et consentuelle) qui défendera ce programme.
3-Choisir un thème majeure de compagne
(En direction de la jeunesse.Exemple : Allocation chomage pour les jeunes chomeurs).Je récapitule , il faut :
UN PROGRAMME – UN HOMME – UN THEME MAJEUR.Tout ces chantiers doivent etre ouverts rapidement et commencer dès maintenant à faire compagne auprès de la population en utilisant toutes les tribunes d’expression qui sont offertes.Il faut eviter la stratégie de Benflis en 2004 (Un programme de 100 points) , ou bien refléchir à une alliance anti-Bouteflika au 2 éme tour.
Si rien ne sera fait , si ce statut quo persiste , Bouteflika gagnera largement les elections de 2009 au 1er
tour, et le cauchemar du “thriller”
Algérie continuera.

Réactions à  » Bouteflika peut-il encore Gouverner » ?

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 9 commentaires

6 Réponses à “J’ai vu Bouteflika *”

  1. faye

    faye a dit:
    10 juin 2007 à 12:34 éditerJe ne puis rester impassible;j’avais vu l’homme ministre ensuite revue 20 ans aprés et revue en tant que président….il vous fixe à présent et une bonne poigneé de main juste pour vous faire croire en lui voilà ce que j’en tire ni plus ni moins;je l’avais trouvais plus humain ministre plus proche de lAlgerie et des Algeriens.Aujourd’hui je lui laisse l’Algerie….depuis sa venue je baigne dans le désaroi et le malheur le plus total…le plus dramatique je ne suis pas seul.
    Alors rever le reve est permis,mais le reveil sera trés trés dur.

  2. kamereddine

    kamereddine a dit:
    10 juin 2007 à 15:01 éditerya si Dib tu veux me faire croire qu tu été devant un être remarquable ” lorsque je l’ai vu,j’ai pst-senti en lui,cet homme porteur de gros soucis” qu’elle inspiration ya si Dib yââtik essaha revenons un peu sur terre et donnons a nos lecteurs quelques exemple.
    - qui a traité son peuple de sales et médiocres?
    - qui été en Suisse au chevet d’un prince du moyen-orient alors que les innondations de Bab-el-oued avait fait des victimes plus de 1000 morts ya si dib ?
    - qui a serré la main de Ehoud Barak alors que le peuple Palestiniens etaient massacrés par les Israéliens?
    - qui n’a pas présenté ses condoléances lors de l’attentat du 11 avril?
    - qui a présenté ses condoléances a Jean Claude Brialy et non aux victimes du terrorisme?
    - qui aavait un frère qui été l’ordonnateur a Khalifa et Brown roots ?
    Voila quelques exemples banals sur le comportement ya si Dib de ton personnage qui n’existe que dans ton imagination délirante.

  3. Farid Hassan

    Farid Hassan a dit:
    10 juin 2007 à 22:13 éditerJ’ai envoyé un commentaire concernant ce fil de discussion.Il n’a pas été publié.Pourtant il n’y avait rien qui prêtait à équivoque.Ce n’est pas la première fois que votre modérateur me cisaille.J’ai l’impression que pour vous la liberté d’expression ne rime pas avec liberté du vocabulaire.

    Dans le passé j”avais plusieurs fois envoyé des écrits au journal le matin qui ont été à chaque fois publiés.Nous avons été solidaires avec Benchicou, parce que nous avons éstimé que Mohamed Benchicou a fait du bon travail et a réussi à ébranler le pouvoir.Son retour et son blog sont pour nous une bouffée d’oxygène et nous tenons à l’aider un tant soit que peu pour dénoncer ce système et tous ceux qui gravitent autour , avec tous les bas sentiments qui en découlent.Maintenant si vous décidez de nous mettre les batons dans les roues et jouez les gardes chiourmes au dépens de la liberté d’expression, tant mieux pour vous.Nous n’avons rien à cirer !Ne pas publier des commentaires qui n’ont rien d’offensant sauf pour le système , pour moi c’est une entrave à la liberté d’expression.

  4. Adnane

    Adnane a dit:
    11 juin 2007 à 0:41 éditerCet article est une honte. Honte a l’auteur pour ses mensonges vulgaires et honte au peuple algerien qui reste statique face a pareil propagande.

    Je vous rappelle que le premier magistrat du pays a lui-meme etait reconnu coupable pour detournement de fond et n’a jamais remis un dinar.

  5. hamz

    hamz a dit:
    11 juin 2007 à 11:53 éditerun assassin sublimé.
    l’amour est aveugle!en voici la preuve.

  6. Mourad hamzaoui

    Mourad hamzaoui a dit:
    11 juin 2007 à 16:13 éditerDes leches bottes il en faut, des apla ventristes aussi, des servils il y ene a pas mal chez nous, la preuve on vient delire un article qui en dit long sur ce genre de personne. Bouteflika est bien une imposture algerienne. L’algerien qui n’a rien d’algerien sauf sur le papier. L’algerien qui a ruiné l’algérie. L’algérien qui a humilié le peuple algérien. L’algérien que tous les algériens voudraient voir ses os pourrir au soleil dans son grand sud qu’il a sucé de ses richesses. l’algérien vampire de tout une nation à qui il a pompé tout son sang. Voila ce qu’est bouteflika. la personne par qui tout les malheurs du pays se sont amplifiés et que d’autres sont survenues. Innondations, seisme dévastateur, catastrophes économiques, chomage. S’il y avait un volcan dans notre pays il nous aurait craché tout son feu sur nous avec la venue de bouteflika au pouvoir. si notre pays était situé en face de l’océan, ce dernie nous aurait envoyé les plus grands cyclones et les typhons les plus dévastateurs que connait le globe terrestre. c’est ça bouteflika.

Les réactions à Yasmina Khadra :  » Mon pays souffre… »

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 8 commentaires

17 Réponses à “Yasmina Khadra : “Mon pays souffre…””

  1. La Patriote

    La Patriote a dit:
    3 juin 2007 à 15:31 éditerEt oui,mon cher Yasmina,
    Nous soufrons tous dans ce pays livre aux mains d autocrates,menteurs corrompus et hypocrites.
    Nous soufrons tous par la prise en hotage de ce pays par l islamisme archaique et criminel qui ,par la faute d un peuple a genoux et sans dignite,s est livre a son discours demagogique et barbare.
    Nous soufrons tous par la faute de nos intelectuels qui pour leur complicite,leur silence et leur interet bassement materiel se mettent a plat ventre devant un pouvoir obsolete et des religieux archaiques.
    Nous soufrons par la faute de nos femmes qui se sont travesties en objet sexuel et de marchandise en s eloignant de nos valeurs culturels et identitaires ,se comparant aux “esclaves femmes” du moyen orient et de l Afghanistan.
    Nous soufrons! Nous soufrons! Nous soufrons!

  2. hadid

    hadid a dit:
    3 juin 2007 à 17:03 éditertout a fait d’accord sur l’impuissance du regime;sur ca grande capacite de nuisance tres soutenue par les partis politique “democratique”!mais enfin que faire???

  3. Karim.B

    Karim.B a dit:
    3 juin 2007 à 19:19 éditerCa fait plaisir de lire une plume aussi talentueuse, reconnue de par le monde. En plus, comme Yasmina Khadra a fait partie à une époque de hiérarchie militaire, il sait bien de quoi il parle. Je suis juste un peu déçu, car ce diagnostic, tout le monde ou presque l’a fait. Mais il fallait nommer ou bien situer là où se trouve ses magouilleurs, hypocrites et “dévots du pouvoir”. Il faut bien personnaliser ce système que nous vomissons tous, c’est la première étape à mes yeux sine qua non pour tout changement démocratique en Algérie.
    Pour moi le mal de l’Algérie, ce sont une secte de généraux et autres hauts officiers de l’ANP qui est la source de nos problèmes et de nos errements. Bien sur, il ne faut pas se méprendre, il existe des hauts officiers de l’ANP qui sont intègres, mais ils sont dépourvus de quelque influence que ce soit.
    Car tous les magouilleurs à la petite semaine sont les vassales de ceux qui détiennent vraiment le pouvoir. Et le jour où les Mediène, Lamari…etc seront obligés de quitter le pouvoir, tout deviendra possible, mais pas avant.
    Bouteflika qui par un jeu d’équilibre, détient quelques pouvoir, mais il n’est qu’une marionnette entre les mains des vrais décideurs.
    Le changement est possible, mais il faut attaquer le coeur de nos maux et ne pas se tromper de cible.

  4. Hellalgérie

    Hellalgérie a dit:
    3 juin 2007 à 19:29 éditerPermettez-moi de reprendre ces quelques extraits de l’entretien du mois accordé par Yasmina KHADRA à MCM dans Le Soir d’Algerie du 26 Avril 2007 :
    ” En Algérie , le débat est livré aux geulards , aux illuminés , aux lèches-culs et aux vauriens … Ceux que l’on met sur un piédestal de nigauds ou sous les feux de la rampe sont là pour montrer au monde combien nos martyrs sont morts pour des prunes , combien nos sacrifices sont vains , combien nos espérances sont pipées . ”
    ” Il m’arrive de rencontrer nos intellectuels … je comprends que ce sont des centaures , des divinités , des oriflammes … mais des oriflammes en berne .” C’était un entretien trés émouvant, trés touchant , en tout cas châpeau bas à yasmina KHADRA cet authhentique fils de l’Algerie .
    L’article publié dans le Journal Espagnol est pour moi un procés accablant et sans appel de ce système politique qui continue de nous gouverner contre vents et marées en Algérie.
    Hellal Khelaf , Ingénieur , Alger

  5. kouidri

    kouidri a dit:
    3 juin 2007 à 21:59 éditerune contribution vous a été adressé le 20 05 07 signé saadeddine du 19 05 07 et qui a pour titre “la solidarité est un chemin” et qui répond partiellement à que faire de Hadid

  6. cafardeur

    cafardeur a dit:
    3 juin 2007 à 22:52 éditerje remercie beaucoup yasmina khadra pour cette analyse à caractère prémonitoire qui donne des prémices sur un effondrement proche du régime (r)entier.

  7. CHATER HASSAN

    CHATER HASSAN a dit:
    3 juin 2007 à 23:15 éditerCher Monsieur,
    Oui nous souffrons.
    Cependant, pour sortir de cette situation, il faut que ceux qui ont défendu le régime fassent leur mea-culpa. Monsieur “Yasmina Khadra” combien de fois n’avez-vous pas chanté les louanges de l’armée.
    Bref, chacun sa conception de la démocratie.
    Monsieur Benchicou, depuis que je me suis inscrit sur ce blog, mon adresse caramail est bloquée.

  8. faye

    faye a dit:
    3 juin 2007 à 23:45 éditerCe que vous ecrivez est galvauder par tout le monde meme les enfants,ces derniers renoncent jusqu’à l’hymne national.En tant que ecrivain arretez de noircir du papier avec tant de malheur.E crivez pour reveillez les consciences et encouragez plus les algeriens à reprendre leur destin en main, se lamenter ainsi jusqu’a quand?Des generations sont sacrifier les unes aprés les autres reveillez vous en croyant en l’Algerie en premier…..Elle est grande on le sait par feu Boumediene;mais tout le monde ne pense qu’a la sucer comme les vampires…

  9. Moncef

    Moncef a dit:
    4 juin 2007 à 5:05 éditerPeut-on imaginer un seul instant ces “gouvernants” rejoindre, par eux-même, leur place “au musée de la Bêtise humaine ou bien à la fourrière”?

    Tant qu’ils peuvent se permettre de s’occuper de “leurs fonds de commerce, leurs petites magouilles et leur trafic d’influence”, ils le feront sans se soucier du reste.

    Tant que ces valets peuvent encore servir les intérêts de leurs maîtres, ces derniers les aideront à rester où ils sont.

  10. khelfaoui mounir mohamed

    khelfaoui mounir mohamed a dit:
    4 juin 2007 à 9:08 éditerLamentations…Lamentations…et Lamentations. C’est bien de dénoncer (encore faut il citer des noms)…tout lemonde est d’accord (tout le monde sauf les suceurs de ce pays) qu’il faut un changement radical dans ce pays. Mais alors, si la solution est trouvée, il faut juste trouver comment la mettre en application. Comment changer radicalement un pays si ce n’est par une révolution populaire? L’histoire l’a toujours montré et des exemples dans le monde ce n’est pas ce qui manque, donc il faut oeuvrer pour qu’un tel événement puisse se produite si on veut en finir avec cette racaille qui nous gouverne et ce système égocentique qui ne fait qu’assurer ses arrières et celles de sa descendance. Bougez, sortez, hurlez, faites vous entendre, organisons nous pour les combattre jusqu’au dernier et les envoyer en enfer.

  11. karim

    karim a dit:
    4 juin 2007 à 10:08 éditerEnfin, il était temps que nos intellectuels- rescapés à la horde terroristes- se manifestent. Sans prétendre faire un jugement de valeur à l’écris de Y.Khadra, c’est un article qui fait parler de ces 65% qui ne sont pas partis voter le 17 Mai, et d’apporter des contre voix au « vérités » injectées par la télé, radios et journaux du régime qui nous fais crois que ces 65% des boycotteurs ont voulu désavouer la classe politique et non le système-regime et aussi cette classe politique qui a pris part a cette parodie électoraliste. J’espère que l’écris de Y.Khedra fera tache et que d’autres suivront, pour redonner espoir au changement.

    NB : Merci Benchicou pour cette tribune, bon retour à Ines.

  12. adel

    adel a dit:
    4 juin 2007 à 12:23 éditerje vous ai rencontre a la foire du livre de paris, on a discute de la sitaution de l’algerie et aussi de la place de l’intelectuel dans le monde.
    pour revenir a la situation de l’algerie, une chose est sure le systeme politico-mafieux doit partir et les faux partis politiques qui lui servent d’alibi democratique aussi.
    le changement doit venir vite, car l’abbatardisation a deja fait des degats.l’ecole forme chaque jour des cohoirte d’integristes car an son sein la raison a deserte les bancs ce sont les freres musulmans d’egypte qui ont seme un virus qui donnent aujord’hui des fruits ameres.
    pour le changement comment doit-il venir? qui doit prendre la tete de ce changement, le peuple a fait montre d’un refus silencieux a laGHANDI en disant NON au pouris mais zerhopuni et consort l’ont ils compris?

  13. raniadalger

    raniadalger a dit:
    4 juin 2007 à 17:03 éditerQuel courage M. Moulessehoul ! Pourquoi notre autoproclamé grand écrivain à l’ego démesuré (voir ses réactions quand des lecteurs algériens ont osé souligner l’ambiguïté de son roman de gare “l’attentat”) n’a-t-il pas eu la même audace lorsque le pouvoir réprimait tout azimut, tirant sur tout ce qui bouge ? Pourquoi cette « prise de position » tardive, presque à contretemps, maintenant que le plus gros du travail de répression et de casse a été accompli par le clan Bouteflika au pouvoir depuis 9 déjà ? M. Moulessehoul semble découvrir aujourd’hui la nature du régime et le divorce (mais ont-ils jamais été unis) entre le peuple et ses gouvernants. Quel aveuglement de la part d’un « génie de lettres », capable de pondre deux ou trois best-sellers par an (c’est selon ses besoins alimentaires). M. Moulessehoul ne pratiquerait-il pas plutôt ce qu’on appelle communément le double langage et qui n’est rien d’autre qu’une forme évoluée d’opportunisme ? Un double discours : l’un, lisse et conciliant à l’égard du Prince, à usage interne ; l’autre, révolté et critique à l’endroit des gouvernants, à l’usage extérieur, de préférence dans les grands médias occidentaux qui font et défont les carrières et les réputations littéraires. Que ne l’a-t-on entendu pousser de tels « coup de gueule » ces dernières années quand on pilonnait la Kabylie, les syndicats autonomes, le mouvement social, les luttes féminines, l’opposition démocratique : que n’a-t-on lu sa prose révolté dans les journaux algériens dans ces moments-là.. Cela n’aurait fait que soutenir le moral des troupes engagées dans le combat. Malheureusement, nous n’avons rien entendu de tel. En revanche, j’ai encore en mémoire le souvenir fâcheux du silence assourdissant de notre génie des lettres lors de l’emprisonnement de Benchicou. Dans une intervention suscitée par la rédaction du Matin, notre homme ne m’avait pas semblé tellement outré par les méthodes du Prince (qui a pour nom Bouteflika − il ne faut jamais hésiter à désigner les bourreaux par leur nom M. Moulessehoul ) et on ne l’a pas beaucoup entendu protester par la suite. Pire ! Il paraissait même acquiescer dans le sens des bourreaux, en procédant comme à son habitude par des métaphores et des périphrases dont il a le secret, et qui souvent disent une chose et son contraire et entretiennent ainsi à merveille l’équivoque du sens.
    Alors, de grâce M. Benchicou épargnez nous les hypocrites criailleries qui n’apportent rien au débat que votre blog ambitionne d’organiser et à notre lutte pour la liberté et la justice en Algérie. Continuez à donner la parole à ceux que l’ont entend jamais.

  14. kbeili

    kbeili a dit:
    4 juin 2007 à 18:32 éditerL’action pour changer les choses doit être engagée ici et maintenant.
    Ici c’est-à-dire en Algérie et pas dans quelque salon parisien, romain ou new yorkais.
    Maintenant, pas aprés les vacances d’été ni aprés le ramadhan.
    Des algériens travaillent en Algérie pour que la situation s’améliore; et ils le font au quotidien!Ils ne sont pas nombreux certes, mais ils bossent sérieusement et surtout avec compétence.
    Quant aux autres, ils passent leur temps à dénigrer, fustiger, calomnier…
    Beaucoup, parmi ceux qui fréquentent ce blog, sont des oprédateuy

  15. Vivement

    Vivement a dit:
    4 juin 2007 à 19:41 éditerBon retour à Inès Chahinez , la muse des artistes opprimés et le cauchemar des magouilleurs du pouvoir .Bonjour les dégâts !

  16. Amel de Paris

    Amel de Paris a dit:
    11 juin 2007 à 17:11 éditerBonjour M. Benchicou !
    Merci de nous dire quelques vérités à travers votre blog. Je voudrais réagir à cette volte-face surprenante de M. Mohamed Moulessehoul, Yasmina Khadra: merci à l’écrivain de découvrir, enfin!, que l’Algérie va mal! Ce n’est pas ce qu’il disait sur plusieurs chaînes de télévision étrangères, en défendant le système des généraux assassins! M. Yasmina Khadra, c’est trop tard, vous ne serez jamais Kateb Yacine ou encore Boualem Sansal: vivez bien avec votre argent et n’oubliez pas que vous êtes responsabale, en partie, de ce qui arrive en Algérie! Continuez à écrire des choses qui plaisent aux Américains ( tels ces deux livres médiocres que sont les Hirondelles de Kaboul et l’Attentat mais que les Occidentaux aiment bien…) mais de grâce laissez le peuple algérien se battre tout seul comme il l’a toujours fait…

  17. juba

    juba a dit:
    11 juin 2007 à 21:24 éditerfort possible que l’algerie soit comme le dit yasmina khadra une amerique qui s’ignore meme si je ne considere pas le pays de l’oncle sam comme un paradis, plutot l’antre du racisme et de l’imperialisme ayant transoforme la planete en un champ de guerre.
    Pour revenir a ce diagnostic, ceci on le sait depuis longtemps, depuis un certain temps d’ailleurs on nous disait que le regime est finissant et touti conti mais a ce jour il est là.
    Car dans l’ombre, tapi dans de soidisants partis d’opposition democratres auto proclames, un palmaresse de prisonnier politiques ou de chanteurs engagés, donnent des coups de pousses a ce regime de mafieux.L a, verite est double , si le regime persisite et signe dans son opulance c’est grace a notre lachete, et aux faux heros democratiques.

La question de se poser dans les mêmes termes qu’en… 1975. 10 juin, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 1 commentaire

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  Par : Par M. Saadoune

L’Algérie a-t-elle «durci» sa position sur le Sahara Occidental, comme l’a titré une agence de presse étrangère en rapportant les propos du président de
la République sur le Sahara Occidental lors du déjeuner offert en l’honneur du président nicaraguayen Daniel Ortega ?

Selon cette lecture, car c’en est une, l’Algérie serait en train de mettre la «pression» sur ses autres partenaires maghrébins en faisant de la reconnaissance du droit des Sahraouis à l’autodétermination une «condition» à la construction de l’UMA. Même le constat fait par Abdelaziz Bouteflika sur le fait que le conflit du Sahara Occidental est un «obstacle à l’édification du Maghreb» est présenté comme une «nouveauté» allant dans ce sens.

 La vénérable agence devrait pourtant vérifier ses archives. En mars dernier, dans une interview au journal El Pais, le chef de l’Etat algérien soulignait déjà que tant que le problème du Sahara Occidental n’était pas résolu de manière «satisfaisante et définitive», il sera difficile de progresser dans la «construction d’une UMA authentique et dynamique qui favorise le développement du Maghreb». C’était effectivement une nouveauté dans le discours diplomatique algérien traditionnel, une sorte de constatation du réel, qu’il est très abusif de présenter comme un «durcissement».

 Où serait la pression sur les autres partenaires maghrébins que de constater ce qui est évident depuis deux décennies, à savoir que l’absence de solution au problème du Sahara est un facteur de blocage ?

 La seule vraie nouveauté est qu’Alger tire un trait sur une option qui n’a malheureusement pas été explorée et qui aurait pu, si elle avait été mise en oeuvre depuis longtemps, être aujourd’hui un vrai facteur de facilitation de la solution du conflit. Il s’agit de l’option qui consiste à avancer dans les relations bilatérales algéro-marocaines et dans la construction maghrébine en les déconnectant de la question du Sahara Occidental, qui relève de l’ONU. L’option, pragmatique, a été systématiquement rejetée par le Maroc au motif qu’elle ne pouvait laisser de côté une «question nationale vitale». La seule démarche constructive pour faire avancer l’UMA était de ce fait neutralisée, les autres partenaires de l’UMA évitant de se prononcer ouvertement sur le sujet pour ne froisser ni Rabat ni Alger.

 On ne peut que regretter que cette option n’ait pas été explorée et que les autres partenaires de l’UMA soient restés timorés. Il y avait une réelle opportunité de faire bouger les choses, de créer de meilleures conditions pour une solution du problème du Sahara Occidental. Cela n’a pas été fait et la question du Sahara Occidental continue de se poser pratiquement dans les mêmes termes qu’en… 1975.

 Le fait que l’Algérie semble renoncer à son tour à cette idée de déconnexion n’est cependant pas un durcissement, il s’agit tout simplement du constat d’échec d’une option. Le reste n’étant qu’une réaffirmation d’une position archiconnue de défense du droit des Sahraouis à l’autodétermination. Sauf à penser, bien sûr, que le seul signe de «souplesse» serait d’y renoncer…

J’ai vu Bouteflika * 9 juin, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 6 commentaires

  

Par : El Yazid Dib

 

La vacance du gouvernement, l’installation de la nouvelle assemblée et les multiples lectures politiques de ces moments ; sont chez tout chroniqueur une aubaine à ne pas rater. J’en fais une entorse et je n’en parle pas.

Je ne me débine pas pour autant. Je préfère dire que j’ai vu Bouteflika.

Pas en rêve. Ni à l’écran. Ici devant moi. En fait c’était moi devant lui. En chair et en os. Il m’a touché la main. Dans un salut fort respectable. Son visage était tellement transparent, que son regard trop clair devient capable pour percer son interface. Je m’aperçois enfin que sa force aussi n’est pas dans son regard mais se focalise surtout au sein de ses yeux. J’ai vu l’homme qui depuis fort longtemps s’est installé dans mon conscient comme une muse de prédilection. Ses yeux, envers qui je ne pouvais m’empêcher d’y aller pour encore y constater une clarté éblouissante ; semblaient dire long sur tout ce qui ; au cours de leur balayage avait pu former un plateau de vision. A ces yeux outre le peuple ; d’imminents, historiques, et légendaires personnalités, dirigeants, leaders ont constitué un champ de représentation, me disais-je.

Juste le temps de me permettre de m’omettre que mon corps est en face d’un président pour le laisser choir dans l’enivrement qu’il se trouve aussi en face d’un homme. Un être humain vivant. Un homme que les conditions constitutionnelles, le sort de la providence et les circonstances politiques ont voulu qu’il soit perçu autrement que comme tel. Eh bien, j’ai vu en lui les soucis de tout homme. La fatigue, l’expression de joie, le pouvoir d’avoir des sentiments et aussi l’obligation humaine du retour de respect. La scène aurait duré moins d’une minute si ce n’était ma façon accrocheuse d’avoir voulu par extension pensive éterniser l’instant pour mieux apprécier l’oeuvre et rendre les secondes en siècles pour s’imprégner à foison de la stature de l’homme. Car pour moi, la soustraction a été facile. Extraire l’homme de la fonction du président, il n’en reste en effet qu’un nommé Bouteflika Abdelaziz. C’est ce dernier nommé que j’ai apprécié. A cet instant là, tous les attributs étatiques qui le tenaient en belle posture de premier magistrat du pays semblaient disparaître au profit du comportement ordinaire qui caractérise chaque citoyen. Courtois, affable et souriant. J’y voyais là, une auréole venir couronner lumineusement le pourtour de sa tête. Autant que son sourire me disait plus que son expression orale peu perceptible, autant que son regard me subjuguait et me faisait voir la morphologie d’un ange. Visage vraiment séraphique, Bouteflika peut-être cette ombre furtive qu’aucun zoom ne puisse transcender ni pénétrer dans les profondeurs personnelles que dissimule cet être. Il est profond.

Après cette « visite » ; viennent à moi pour tarauder davantage ma mémoire à l’égard de ce personnage que je me suis empressé de qualifier de mystique, plusieurs remémorations. Je me suis instantanément rappelé que je me refusais par volonté à écouter ses discours circonstanciels. Ils se ressemblaient tous, tant la tonalité y usitée ressemblait toujours à un air de campagne électorale qui semblait à son tour ne point finir. Je me souviens par contre d’avoir eu le plaisir de m’accrocher à mon TV. pour écouter l’homme Si Abdelaziz lors d’une « gaâda » poétique et non d’un discours économique. La plus marquante de ces « pléiades » était l’occasion des poésiades de Babitini, la virée chez les chouyoukhs du sud, où cette nuit à Ghardaïa, dans le monde de Moufdi Zakaria. Il m’avait épaté, ensorcelé et troublé. A cette époque je n’arrivais point à imaginer que cela puisse provenir d’un président. Discourir sur l’économique, gronder ministres et walis, vociférer sa colère face aux détracteurs, ce serait chose aisée ; mais de là à conférer sur les atouts des techniques du langage, les prouesses du vocabulaire, la maîtrise du simple mot est une manière rare chez les dirigeants politiques. Bouteflika sera une exception dans le registre des allocutions usuelles à toute la sphère des présidents de ce monde. Certes il y a eu des présidents écrivains, journalistes, musiciens et artistes. Giscard jouait de l’accordéon, Reagan était acteur de cinéma, Clinton faisait dans le saxophone, Eltsine dansait sous la vodka, Mussolini fut rédacteur en chef, Hitler pondait « mon combat » et la liste est longue. Mais à voir quelqu’un vivre de la poésie sans versifier, dire sans écrire, inspirer et s’inspirer, émouvoir et s’émouvoir c’est quelque part un signe providentiel que l’on peut être un peu poète et devenir président, que l’on peut être président et tomber sous le charme de la prose, mais que l’on ne peut être les deux à la fois. La difficulté se situerait dans cette incompétente de savoir distinguer entre les deux. De savoir pratiquer avec aisance la séparation des corps. Des êtres. En finalité l’on ne pourra dire que si Bouteflika est le président ; Abdou El Azziz est le chantre caché, le croyant visionnaire non dévoilé, le spiritualiste clairvoyant.

Loin dans le temps je ne garde de lui que ce timbre vocal tonitruant, au moyen duquel il sut , émotion aidant ; à bien embaumer l’oraison funèbre prononcée voire psalmodiée ; lors de l’enterrement de feu Boumediene. Il était envoûtant, tant en ministre qu’en orateur funéraire. Il avait réussi à ravir les âmes des corps. Les larmes des iris. La langue arabe je l’ai aimée, aussi parce qu’il savait la rendre fort aimable. Ce qui me poussait à mon tour d’oser essayer dans la prose arabe, et j’ai réussi. Les formules interpelatives de « aleyssa ? » ou « keyfa ? » dans sa bouche ; violaient davantage la sémantique des mots de « erritha » et « el amouat ».

Quand il n’est pas président, la parole devient lénifiante à l’égard de son auditoire. Il s’échappe ainsi des délais, des objectifs et de toute raison d’Etat. L’homme est ainsi libéré et sait aussi occuper les conduits auditifs.

La richesse terminologique du coran le sert, plus que ne sert le Larousse à ses contemporains. Il manie à satiété et dans la pire des syntaxes ; la métaphore coranique. S’employant parfois à rendre sienne l’anatomie d’un verset ou corroborer la symétrie d’un fait par la précision d’un hadith faisant adéquats le fait et son appréhension. La rime que lui procure le trésor de la langue arabe, augmente la facilité de son aptitude écrasante à assommer son public, à chaque levée de regard. J’en percevais les coups extatiques par télé-sens. Son effet poètique n’est que captivant. Bouteflika est un rythme dans la parole, une mélodie harmonieuse ; si ce n’est que quelquefois sa qualité de président en cause des grincements de tympans. Il pérorait avec brio ; alors dans la capitale du M’zab ; en affirmant que pour Moufdi ; « la poésie était un élixir de la vie » et autres riches descriptions d’une haute validité linguistique et analytique. Je n’ai pu, hélas par incompétence suivre aisément jusqu’au bout la désaltérante soirée ghardaiale. Heureux qui comme nous, avons un président, au moins de toute rigueur, sait entonner sans emphase la magie du mot. Un poète. Un troubadour de haut rang. Un mystique silencieux et agissant. Cette impression enfouie depuis cette époque, s’est réveillée au moment où il me quitta. Me laissant pantois devant mon chevalet à partir duquel je dirigeais à son honneur une partition récitale, composée en arabe et par mes soins. « oumi el djazair » est ma façon de pérenniser citoyennement mon attachement à cette terre de bravoure,d’héroïsme et de victoires.

Je me suis également souvenu ; que quand il parlait, l’amplitude de l’insanité du mot, doucement devenait entre ses lèvres une charge rationnelle et émotionnelle. Le mot lui est une pâte qu’il modèle à volonté de la séduction sans failles de ses auditeurs. L’éloquence, nous apprend-il est ainsi une autre religion. S’il s’efforçait à nous imposer, président de la république qu’il est; une image idyllique de ses fonctions, il n’a pas par contre besoin de le faire pour que l’on admire son talent, sa verve et sa ferveur lorsqu’il parle de culture, d’art et de vers. Lorsque je l’ai vu, j’ai post-senti en lui, cet homme porteur de gros soucis. Il avait m’a-t-il semblé, l’Algérie que je chantais, sur les épaules. Je l’ai vu et j’ai vu en lui également le porteur de tant d’attentes nationales. Le bien devait garnir son coeur. La bienveillance devait le guider.

…La république des poètes est plus vertueuse, je le pense ; que celle d’autres choses. Car la démocratie dans la poésie n’est qu’une affaire de sonnet, de prose, d’ode…la poésie dans la démocratie qu’une forme libre qui vibre l’expression avec ou sans rimes, hémistiches ou césures mais surtout …libre. De croire, de dire et de s’émouvoir.

* C’était le 29 mai 2007 à 19h 45 quelque part dans la wilaya de Chlef.

PS/ Le présent article dénué de toute position politique à l’égard de quiconque se veut une simple expression personnelle et se situe loin de toute flagornerie qui puisse sans doute apparaître à travers ses lignes. Ces lignes en fait ne sont que le produit immédiat d’une forte sensation subie à l’occasion de cette rencontre rapide. D’ailleurs sa charpente s’est vite cogitée juste après que l’événement ait eu lieu. C’était de l’instantané. L’inspiration directe et sans envie initiale de publication. L’auteur n’en attend rien. Il ne tend qu’à s’exprimer librement. Cependant si flatterie y a, ce sera pas plus que de l’admiration franche d’un citoyen à l’égard d’un autre. A la limite une considération respectueuse de citoyen face au Président de sa république.

 


Interview de Md Benchicou au magazine marocain Tel Quel

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 3 commentaires

Ennemi juré de Bouteflika, libéré en 2006 après 2 ans de prison, le journaliste algérien revient sur la situation dans son pays, les relations avec le Maroc et son expérience carcérale.

Quelle lecture faites-vous du faible taux de participation (35,67 %) aux législatives algériennes du 17 mai dernier ?
C’est un divorce entre la société et le régime. Le fossé s’élargit. C’est la plus grande gifle jamais reçue par le Pouvoir depuis l’indépendance en 1962. Par cette abstention, la société exprime un message clair aux dirigeants : “Votre politique ne nous intéresse pas, elle a échoué. Elle 


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ne nous a rien amené. Vos élections ne servent qu’à reproduire le système et non pas à faire place à une génération nouvelle d’élus qui comprennent nos aspirations”. C’est une situation de blocage total. Ce qui est révélateur, c’est que le régime n’accepte pas de recevoir ce message. Il n’y a qu’à voir la réaction des officiels qui se satisfont du scrutin. Tant que le Pouvoir refusera d’admettre qu’une ouverture démocratique est nécessaire, le risque d’un changement par une explosion populaire demeure intact.

Qu’ont voulu sanctionner les Algériens ?
Les Algériens ont voulu sanctionner l’absence totale de démocratie, leur mise à l’écart de la vie de la nation, l’incompétence du Pouvoir. Le pays vit dans une pauvreté absolue, le chômage fait des ravages, la paupérisation s’accroît malgré les recettes des hydrocarbures. On a surtout voulu sanctionner la longévité de ce système archaïque, usé, dépassé par le monde qui l’entoure. Les Algériens veulent s’ouvrir sur le nouveau monde, l’Occident, aborder les nouvelles technologies. Seule une démocratisation du système peut amener à cela. Malheureusement, avec le prochain référendum sur la révision de
la Constitution, c’est le pire des scénarii qui se profile.

Quelles sont, selon vous, les urgences auxquelles doit s’attaquer le pays ?

Depuis dix ans, tout est statique. C’est l’immobilisme. Notre priorité, c’est l’investissement productif : créer l’emploi. L’école forme des armées entières de diplômés inaptes à travailler. L’enseignement est de qualité moyenne, déphasé au niveau des connaissances. Il nous faut apprendre la démocratie avec une participation du citoyen dans le débat public. Ce qui est primordial, c’est la rupture avec l’intégrisme islamiste avec lequel le Pouvoir semble vouloir cohabiter.

À ce titre, comment analysez-vous les attentats qui ont frappé l’Algérie et le Maroc en mars dernier ?

Nous sommes face à un danger que nous avons voulu sous-estimer : c’est l’internationalisation du terrorisme. Al Qaïda s’est réellement implantée au Maghreb. Nous n’avons pas affaire, comme le prétendent nos autorités, à un phénomène local avec des égarés, mais bien à un phénomène piloté par une tête internationale. Ce n’est pas fortuit qu’Al Qaïda frappe le Maghreb. Elle a avancé dans sa structuration et est en mesure d’attaquer avec de nouvelles méthodes.

La solution, en plus de l’action sécuritaire, serait d’éliminer la matrice d’où se régénère l’islamisme : l’école qui endoctrine les jeunes. Et continuer d’oeuvrer pour une démocratisation de la société. C’est à la population de bloquer cette résurgence. C’est la dictature qui fait avancer l’islamisme. Il faut s’inspirer de l’Espagne : libérer les gens et les énergies… Mais je crains que nos sociétés ne soient pas prêtes à le faire.

Les relations entre l’Algérie et le Maroc ont toujours été fraîches. Pensez-vous que votre pays sera un jour favorable au projet d’autonomie du Sahara proposé par le Maroc ?

Il ne sert à rien de s’accrocher à de faux prétextes. L’affaire du Sahara nous interpelle tous. Est-ce que le projet d’autonomie du Sahara est une bonne chose ? Oui, si la population le veut. Non, si elle le rejette. Je vais vous faire une confidence. Je connais bien la capacité de nuisance du Pouvoir algérien pour vous dire que, s’il s’y était vraiment impliqué, l’affaire aurait été réglée depuis longtemps en faveur du Maroc. Non. Nous sommes en face d’un vrai problème de fond, celui de la volonté sahraouie, et il faut le traiter en tant que tel.

La presse indépendante a-t-elle aidé l’Algérie à se développer ou à entretenir ses antagonismes ?

La presse privée a accompagné un mouvement de changement démocratique. Il y a une nouvelle génération depuis 15 ans, qui a été éduquée avec des idées de liberté. Bouteflika n’aime pas cette presse. Il a dit : “J’ai laissé l’Algérie de Franco pour trouver celle de
la Reine d’Angleterre”. Cette presse a été fragilisée, mais elle tient bon car ses racines sont profondes. Elle doit cependant trancher la question : quel avenir pour le pays ? Elle a fait le constat que, tant que le projet islamiste subsiste, nous vivrons dans une crise sociale, morale et individuelle. Il faut qu’elle rejette ce projet et qu’elle le dise franchement. Personnellement, je suis pour une séparation de la religion et de l’Etat. La religion doit relever du privé, du cœur, de la piété. Ce choix n’a pas encore été fait.

La presse privée n’a-t-elle pas été recadrée par le Pouvoir ?

La presse a reçu beaucoup de coups entre 2003 et 2006. Sept journalistes ont été emprisonnés, 23 condamnés, j’ai été emprisonné deux ans… Er Ra’y et mon journal, Le Matin, ont été suspendus. Mais la guerre menée contre cette presse est perdue à cause de la pression internationale. De plus, la naissance d’une presse privée en Algérie n’a pas été octroyée par le régime. Elle a été arrachée par la population. C’est l’enfant des revendications populaires, des émeutes d’octobre 1988. On ne pourra plus revenir en arrière.

Estimez-vous que la presse algérienne, et plus largement arabe, va plus vite que ses régimes, voire que la rue arabe ?
Vous faites référence à Al Jazeera, n’est-ce pas ? Ce sont des professionnels, libres, qui secouent nos régimes grabataires et hermétiques. On leur reproche souvent d’aller trop loin. Mais en fait, ce sont les sociétés des pays arabes qui sont en avance sur leurs régimes ! Elles ont un siècle d’avance sur ce que prétendent leurs gouvernants !

Sur un plan personnel, qu’avez-vous fait depuis votre libération en juin 2006 ?
D’un point de vue personnel, je me suis concentré sur deux choses. Je me suis d’abord soigné, car j’ai quitté la prison avec une grosse maladie. Ensuite, j’ai décidé de rester avec ma famille et mes enfants. J’ai ouvert un blog (benchicou.unblog.fr), je viens surtout de finir mon livre, Les geôles d’Alger. J’y parle de la prison, de l’Algérie et de Bouteflika. J’ai aussi tenu une chronique dans le journal algérien Le Soir. Ce journal a reçu des pressions depuis peu et ma chronique a été suspendue. Mais ils ne m’arrêteront jamais !

Que prévoyez-vous de faire dans les prochains mois ?

Je rentre définitivement en Algérie ce samedi même. Je n’ai plus rien à faire en France. J’irai bientôt en Afrique du Sud, à l’invitation de l’association mondiale des journaux, pour lancer une convention internationale pour la reparution du Matin. La bataille continue. 

 

 

 

 

 


Bio-express.

Mohamed Benchicou est né en 1952 à Miliana (ouest de l’Algérie). Il est licencié en sciences économiques de l’Université d’Alger. Il a longtemps travaillé au sein du quotidien El Moujahid. En 1989, il relance Alger Républicain. Il fonde, en 1991, le quotidien algérien indépendant Le Matin. Benchicou construit sa notoriété sur sa liberté de ton et ses écrits irrévérencieux. En février 2004, il publie en Algérie et en France un livre dénonçant la corruption du régime, intitulé “Bouteflika, une imposture algérienne”. Il est aussitôt incarcéré à la prison d’El Harrach à Alger en juin 2004, officiellement pour une affaire de bons de caisse. Il purge une peine de deux ans et est libéré en juin 2006. Pour autant, la parution de son journal, Le Matin, reste toujours suspendue par les autorités algériennes. Mohamed Benchicou est marié et père de trois enfants. 

 

 

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