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Mohamed Benchicou répond à vos questions 29 mai, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 2 commentaires

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Vous avez été nombreux à me poser des questions sur notre pays mais aussi des questions plus personnelles et même parfois polémiques. A partir d’aujourd’hui, Mohamed Benchicou apporte ses réponses. A vous de voir….

1ère partie : L’Algérie et Sarkozy :

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« C’est aussi un monument « 

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , ajouter un commentaire

 

Je ne pense pas qu’il y ait eu des hommages à l’Albert Camus colonialiste, comme il est écrit dans l’introduction. Ce que dit Amar Belkhodja

est assez éloquent et bien documenté pour que l’on y rajoute quoi que ce soit. Mais reste l’écrivain génial qui a marqué toute sa génération et

produit une oeuvre – que nous avons le droit de ne pas aimer pour son côté raciste puisque Meursault est condamné à mort, non pas pour avoir

tué « l’Arabe », mais pour ne pas avoir pleuré à la mort de sa mère et ne pas avoir exprimé des signes de deuil à cette occasion. Reste cette

monumentale oeuvre littéraire, souvent classée par les différents sondages comme le roman francophone N°1 du 20ème siécle.

Nous pouvons donc rejeter le point de vue politique de Camus et le considérer comme un ennemi de la révolution algérienne – qui a eu,

heureusement, neaucoup d’amis parmi les intellectuels français-, mais nous ne pouvons pas occulter le fait qu’il s’agit, en même temps, d’un monument de la littérature mondiale.

Chaoui

Le changement : Par delà les peurs et les dogmes ! 28 mai, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 11 commentaires

 Par Si Mohamed Baghdadi

Tout le monde en parle, le réclame et en glose à en perdre haleine ; mais rares sont ceux qui vous dise comment y parvenir, c’est-à-dire comment bouleverser l’ordre des choses et instaurer de nouveaux rapports de force favorables au changement.

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Lettre d’un Algérien à M. Ahmed Benbitour 27 mai, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 9 commentaires

 J’ai lu avec beaucoup d’attention vos deux contributions publiées récemment par le quotidien El-Watan , intitulées « le change-ment devient impératif » et « le changement , comment et par qui ? » . Comme de nombreux algériens je suis convaincu de l’impérativité du changement dans l’organisation du système politique national , tant le pays semble engagé dans une impasse , les dysfonctionnements et les dérèglements flagrants , l’exclusion des forces vives de la nation et de la société civile prenant de jour en jour plus d’ampleur , le développement économique et social de plus en plus hypothétique . Je ne m’étalerai cependant pas sur les raisons qui militent pour le changement ; hormis celles que vous avez évoquées il en existe une infinité d’autres toutes aussi sérieuses les unes que les autres . Aussi , ne sert-il à rien de ressasser les motifs du changement tant espéré (changement tendant vers une véritable démocratie et un Etat de droit avec pour finalité le développement économique et le bien être social) , tant ils sont connus car vécus quotidien-nement par la majorité des algériens . Ce qui m’intéresse par contre , c’est bien plus la manière d’opérer ce changement . Et c’est là que votre contribution me laisse sur ma faim , car si les voies que vous préconisez sont intrinsèquement logiques , placées dans le contexte algérien actuel , elles deviennent inopérantes . En effet vous semblez attendre un changement provenant des actuels détenteurs du pouvoir en affirmant , « le régime ne mettra en œuvre les réformes significatives attendues que lorsque ceux qui sont en dehors de ses rangs le mettent en pression de le faire , par tous les moyens légaux et en dehors de toute violence verbale ou physique . La recette est claire : plutôt que de s’attacher à la prise de pouvoir par des processus qui ont prouvé leur inefficacité (pluralisme politique de maquillage , élections régulières …) , il faut s’attaquer à la construction d’un Etat digne de la prestigieuse Révolution d’indépendance … » , démarche que vous avez privilégiée selon vos dires depuis votre démission du gouvernement en 2000 . Il me semble que la voie que vous préconisez a montré ses limites car voilà huit années que de nombreuses personnalités , dont vous-même , ne cessent de décrier et de dénoncer le régime et sa politique tant au plan économique que social ou institutionnel Huit années , cela fait beaucoup . Et pourtant le régime est toujours là reposant solidement sur ses piliers , persistant et signant dans la voie qu’il s’est tracée . Vous le déclarez d’ailleurs vous-même « après plus de huit ans d’exercice du pouvoir par l’actuel exécutif , les réforme sont toujours en panne » . Conscient de l’inefficacité de la démarche précédente , vous annoncez qu’ « il existe deux autres voies : la première est celle d’un consensus entre les principaux dirigeants sur une période de transition effective qui aboutira à un système politique démocratique où l’alternance au pouvoir est assise sur un multipartisme stable et efficace . La deuxième est de construire un pont pour la « majorité silencieuse » à travers la mobilisation de la société civile . Autrement dit , il s’agit de la solution rapide mais la moins légitime : la transition ; ou la solution plus lente mais plus légitime : la mobilisation de la société civile » . Là encore , je considère qu’il y a contradiction dans vos propos , car pour la première voie comme pour la seconde , le préalable essentiel est que les dirigeants actuels reconnaissent et assument leurs échecs (ce qui n’est visiblement pas le cas au vu de la prestation télévisée de MM. Belkhadem et Ouyahia au lendemain des législatives) , qu’ils tout autant le changement dans l’intérêt du pays en se retirant purement et simplement de la gestion des affaires publiques , ouvrant la voie à toutes les forces politiques nationales véritables y compris cette majorité silencieuse que vous affectionnez , semble-t-il , dans le respect de certaines condi-tions fondamentales , particulièrement la non participation de ceux qui se sont exclus pour leur participation ou leur responsabilité dans le drame qu’a vécu notre pays au cours de la décennie écoulée . Ceci est fort peu probable à mon humble avis . Ce que vous partagez d’ailleurs puisque vous affirmez vous-même dans votre article que « le régime peut survivre grâce à la combinaison de trois facteurs : d’abord l’abondance de revenus à la disposition du gouvernement qui lui permet de coopter l’opposition et d’acheter la paix civile , ensuite le faible niveau de mobilisation populaire face au totalitarisme imposé , enfin la valeur stratégique des hydrocarbures pour les puissances internationales. Une conclusion fondamentale se dégage : objectivement , le changement ne peut venir de l’intérieur du régime , ni de ses satellites (partis politi-ques de la coalition , Parlement , organisations de la société civile dans leur état actuel » . A suivre votre raisonnement , et avec tout le respect que je vous dois , nous nous retrouvons à peu près dans la même logique que celle de la question de l’antériorité de la poule ou de l’œuf . En conclusion , je reste parfaitement d’accord avec vous lorsque vous concluez que « la crise multidimensionnelle que vit la nation algérienne n’est pas une fatalité , sa solution passe par l’avènement de dirigeants capables de prendre la situation en main et gagner la bataille du développement » , c’est-à-dire qu’il s’agit d’un problème éminemment d’hommes , car ce sont en défini-tive les hommes qui font le système , notre histoire récente le prouve suffisamment . Il est indéniable que l’Algérie a véritablement besoin d’un changement immense dans sa gouvernance , que seuls des dirigeants véritablement dévoués aux intérêts suprêmes de notre peuple et imprégnés profondément des défis incommensurables qui attendent notre peuple peuvent concrétiser . Sans vouloir prétendre apporter la solution quand à la manière avec laquelle l’avènement des dirigeants attendus devra se faire , je souhaiterai vous voir approfondir votre réflexion et sauter le pas pour apporter une vision plus engagée sur cette question vitale pour l’avenir de nos enfants .

Auteur BENCHARIF MUSTAPHA 11 , RUE PASTEUR – MILIANA Mail : mustapha_charif@yahoo.fr

Le Monde : « L’Algérie est en état d’ébullition sociale » 24 mai, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 7 commentaires

 Le Monde : «  L'Algérie est en état d'ébullition sociale » dans Algérie : analyses et polémiques lemondefr_pet 

par Florence Beaugé ( 24.05.07)

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L’édito du jour : Il est l’heure d’ouvrir les yeux 21 mai, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 15 commentaires

                           (Dimanche 20 mai à 13 heures) 

C’eût été trop beau, trop miraculeux : le pouvoir de Bouteflika ne compte pas tirer les conclusions qui s’imposent de la grave déroute des législatives du 17 mai. Il s’entête, par la duplicité, le mensonge et l’hypocrisie, à s’agripper aux rênes d’un pays qui n’en veut plus,. Le peuple n’a pas voté ? Qu’importe. Le ministre de l’Intérieur Yazid Zerhouni, décidément jamais à court de sornettes, a encore répété hier la Chaîne III que le taux de participation était « respectable et correct ». Avec son inimitable talent pour la baliverne, dont je suppose qu’il fait tout pour en rester digne, il a même trouvé qu’il y a eu « mobilisation des électeurs » (eh oui !) et explique cette « mobilisation » par “l’importance” des bulletins nuls. Bien entendu, il se contredira quelques minutes plus tard en parlant de « faible taux de participation » mais c’est pour en dire qu’il n’est « nullement une victoire des partisans du boycott » mais le fait de «  l’indigence la classe politique qui ne s’est pas adaptée aux attentes de la population » et qui, selon Zerhouni dont on découvre l’érudition en matière de propagande, n’a pas utilisé « le langage qu’il faut » pour notre société. Quelle gifle pour les formations politiques qui ont cru subtil de s’associer à cette mascarade électorale !

Mais alors, que retenir du baragouinage pathétique de Zerhouni ? Deux choses au moins, qui risquent fort de se vérifier dans les prochaines semaines ou dans les prochains mois.

La première est que, par ce refus d’écouter le message populaire, le pouvoir algérien, contrairement aux analyses candides qui nous ont assurés du contraire, ne veut ni quitter la scène, ni démocratiser la vie publique. Bien au contraire. Un surcroît de répression est à attendre, réflexe somme toute normal d’un régime discrédité et qui cherche à se maintenir par la force. La prochaine loi sur les partis (lire notre rubrique « confidentiel ») est le premier tour de vis prévu par le duo Bouteflika-Zerhouni.

La seconde conclusion risque, elle, de s’avérer plus dramatique : devant le refus de changement par le sommet, le changement menacerait alors de se faire par le bas, c’est-à-dire au prix fort, après le chaos (lire le sociologue Zoubir Arous dans notre rubrique   « Algérie : quel avenir après les législatives ? »)

Sommes-nous conscients de ce pire qui pointe le nez ? Je ne sais pas. A lire les commentaires obséquieux et serviles, à écouter Louisa Hanoune, Ait-Hamouda du RCD ou les naïfs opposants républicains qui croyaient pouvoir arracher des strapontins au régime, on réalise que l’heure reste encore aux chimères et à une forme étrange de désinvolture politique. Il est pourtant l’heure de se réveiller à nos réalités. Les esprits les plus lucides devraient se préparer à une bataille décisive pour l’avenir de leur pays. L’Algérie ne mérite pas qu’on l’abandonne entre les mains de faux monarques névropathes. Et elle n’est pas dépourvue d’âmes courageuses pour faire basculer l’histoire.

Mohamed Benchicou

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