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Affaire Khalifa : les doutes d’Alger 18 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 15 commentaires

Alger inquiète devant les rebondissements de l’affaire Khalifa en France

El-Watan parle de « contre-procès » et de « coup de jarnac » et estime que c’est le président de la République qui est ciblé par ces révélations-accusations

Dans son édition de mardi, le quotidien El-Watan revient sur l’annonce en France de l’implication de dignitaires du régime algérien et leurs proches dans l’affaire Khalifa, information divulguée il y a quatre jours déjà par « Le Matin ». le journal écrit : « Les noms du frère du président Bouteflika, de la fille de Larbi Belkheir et de l’ancien directeur du protocole de la présidence, actuellement ambassadeur d’Algérie à Rome, Rachid Maarif, balancés devant le juge français et accusés d’avoir bénéficié de largesses de la part de Moumène Khalifa qui les a gratifiés de somptueux appartements dans des quartiers huppés de Paris, plantent le décor de ce qui ressemble déjà à un contre-procès du tribunal de Blida. » Pour El-Watan, il ne fait pas de doutes : « le procès Khalifa en France apparaît comme un contre- procès par rapport au verdict prononcé par le tribunal de Blida dans la mesure où il se hasarde sur des pistes d’enquête nouvelles ignorées par la justice algérienne. »

Quelles seraient alors les conséquences ? Le journal répond : « Il reste à savoir s’il existe des arrière-pensées politiques du côté français en s’aventurant sur ce terrain miné. Et surtout si des poursuites judiciaires seront lancées contre les personnalités algériennes mises en cause. Autrement dit, si la justice française ouvrira une information judiciaire pour savoir s’il y a eu infraction à la loi dans le mode d’acquisition de ces appartements. La logique, ou tout simplement le droit aurait voulu que l’Etat algérien en tant qu’Etat qui est interpellé et non pas le régime ou plus clairement encore le président de la République qui est, on l’aura compris, ciblé par ces révélations-accusations se saisisse par le biais de la justice algérienne de ces nouveaux éléments du dossier Khalifa mis au jour par la justice française, en réclamant d’elle les preuves des accusations portées à l’encontre des personnalités incriminées pour ouvrir une enquête et envisager les poursuites judiciaires prévues par la loi. L’erreur serait que l’Algérie réservât à ces révélations un traitement politique qui ne pourrait que jeter davantage le doute et la suspicion sur la gestion de ce dossier qui est le moins que l’on puisse dire loin de faire le consensus au niveau de l’opinion publique. »

 

Selon le Soir : la justice française a relâché le second cadre de Khalifa 17 septembre, 2007

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« Les Français lâchent-ils le dossier ?
 » s’interroge le journal

Le tribunal de Nanterre vient de décider de mettre en liberté provisoire M. Ghazi Kebbache, ex-P-dg de Khalifa Construction, après avoir procédé, il y a quelques jours, à la remise en liberté de M. Mohamed Nanouche, l’un des principaux cadres du groupe Khalifa. C’est ce qu’annonce notre confrère « Le Soir d’Algérie » dans son édition de lundi.
« La libération, même provisoire, de Ghazi Kebbache semble ainsi marquer un tournant dans la gestion par les Français du dossier Khalifa. », ajoute le journal.  Notre confrère poursuit :  »La libération de Ghazi Kebbache, qui, faut-il le signaler, est l’oncle de Abdelmoumen Rafik Khalifa, n’est pas sans lien avec la nature des révélations qu’auraient faites celui-ci au juge d’instruction du tribunal de Nanterre et dont notre confrère El Khabar s’est fait l’écho dans son édition d’hier. Selon ce quotidien, M. Kebbache n’aurait pas hésité à citer les noms de personnalités algériennes qui auraient bénéficié des largesses du golden boy en échange de facilitations et de protections. Parmi ces noms apparaît celui de M. Abdelghani Bouteflika, frère du président, avocat de profession, qui aurait bénéficié d’un logement sur l’un des plus grands boulevards de Paris. L’information n’est pas nouvelle en soi, mais elle n’avait jusque-là été évoquée que par la presse. La confirmation par M. Ghazi Kebbache de l’existence de cet appartement et du nom de son propriétaire, qui plus est devant un tribunal français, constitue une première dans la mesure où jusqu’à maintenant les relais du pouvoir ont toujours affirmé que ceci n’était qu’une forme d’intox visant à affaiblir l’entourage du président. Par ailleurs, et toujours selon notre confrère El Khabar, M. Kebbache aurait également cité le nom de M. Rachid Maârif, exchargé du protocole à la Présidence et actuel ambassadeur d’Algérie à Rome, qui aurait également bénéficié d’une habitation à Paris, à l’avenue de la Grande Armée. Le témoignage de l’oncle de Moumen Khalifa fait ressortir, par ailleurs, le nom de la fille de M. Larbi Belkheïr, actuel ambassadeur d’Algérie à Rabat. Au regard de toutes ces données les observateurs avertis sont en droit de s’interroger sur un éventuel changement de l’attitude française à l’égard du dossier Khalifa. »

Pour le journal, ces deux dernières décisons de libérer les deux cadres a une lourde signification : «  Lourdement impliqués jusque-là, les Français ne seraient-ils pas tentés de se délester d’un dossier qu’ils considèrent complexe et encombrant. L’arrivée de Nicolas Sarkozy à la Présidence française est-elle totalement étrangère à la possible volonté du pouvoir français de se sortir d’un véritable bourbier judiciaire et financier ? Il est vrai qu’avant et depuis le déclenchement du scandale Khalifa, la France officielle a joué un rôle particulier dans ce dossier. Alors les choses ont-elles changé, et si c’était le cas pour quelles raisons ? Les autorités judiciaires algériennes étaient pourtant dans l’espoir qu’une collaboration avec la justice française aurait pu permettre de contourner les blocages britanniques en vue d’une extradition de Abdelmoumen Khalifa de Londres vers Alger. En effet, les Algériens ont toujours vu d’un bon œil l’implication française dans la demande d’extradition du golden boy sur la France, ce qui aurait pu faciliter une extradition de Khalifa dans le sens Paris-Alger. Cependant, depuis les derniers développements judiciaires qui ont consisté en la libération par la justice française des plus proches collaborateurs de A. Khalifa, sommes-nous toujours dans le même cas de figure ? »
L. M.

 

El-Khabar revient sur les révélations d’un cadre de Khalifa 16 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 26 commentaires

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Sous le titre « Le frère de Bouteflika et la fille de Larbi Belkheir au cœur du scandale Khalifa », et citant des « sources juridiques » le quotidien El-Khabar revient sur l‘information donnée ici par « Le Matin » il y a trois jours et selon laquelle un cadre de Khalifa aurait livré des noms importants de l’entourage de Bouteflika à la justice française. El-Khabar précise que ce cadre n’est autre que Kebache Ghazi et confirme qu’il a cité les deux frères du président Bouteflika, son ex-chef du protocole et la fille du général Belkheir.  
« Des sources juridiques ont indiqué que Kebache Razi, oncle du golden boy Khalifa, a révélé au juge d’instruction du tribunal de Nanterre de Paris des noms d’importantes personnes ayant bénéficiées de la rente khalifa, des personnes qui auraient fournis à Abdelmoumen toute la protection lors de son activité en Algérie » écrit El-Khabar.
« M. Kebache a mentionné les noms de trois personnes de l’entourage du président Bouteflika, une de ces personnes est le frère du président, Abdelghani, qui a même utilisée l’argent pour acheter un appartement luxueux dans la banlieue parisienne, une autre occupait un poste à la présidence de la République actuellement ambassadeur dans un pays européen Maârif Rachid. La fille de la troisième personne, Larbi Belkheir, a bénéficié d’importantes sommes d’argent qu’elle a utilisées dans plusieurs projets » poursuit le journal.

Le tribunal de Nanterre a placé à la fin de la semaine dernière l’ex directeur adjoint de la banque Khalifa, Mohamed Nanouche, en liberté provisoire, alors que l’oncle de Abdelmoumen, qui occupait la fonction de directeur générale de la banque en question, est en détention provisoire jusqu’aux délibérations du 17 octobre prochain autour de la possibilité de remettre les trois accusés, interpellés par la police française le 29 mai dernier, aux autorités algériennes.  

Un cadre de Khalifa aurait livré des noms importants à la justice française 13 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 17 commentaires

 

L’affaire Khalifa n’en finit pas de se déplacer en France. Alors que le tribunal de Paris examinait hier après-midi deux demandes d’extradition émanant du gouvernement algérien dans le cadre de du procès Khalifa et concernant Kebache Ghazi ( oncle de Moumen Khalifa et ancien directeur général de Khalifa Bank ) et Mohamed Nanouche (ex-directeur général adjoint de la même banque), on apprenait que l’un des deux cadres aurait livré à la justice française des noms d’officiels algériens mêlés à l’affaire. Il serait question, entre autres, de très proches collaborateurs du président Bouteflika qui auraient illégalement bénéficié de largesses de l’ex-milliardaire et qui pourraient être poursuivis par la juge de Nanterre pour recel d’abus de biens sociaux. Parmi les noms qui auraient été divulgués, figureraient ceux de trois intimes du président : Abdelghani Bouteflika, son frère, avocat du groupe et qui aurait acquis avec l’argent de Khalifa des biens en France, dont un appartement parisien; Rachid Maarif, ancien chef du protocole du président algérien, aujourd'hui ambassadeur à Rome et qui aurait utilisé l'argent de Khalifa pour s'offrir un spacieux appartement à l'avenue de la Grande Armée près des Champs Elysées ; Larbi Belkheir, ancien chef de cabinet de Bouteflika, aujourd'hui ambassadeur à Rabat et dont la fille engrangeait de fortes sommes d'argent de Khalifa Bank à l'aide de gros contrats de complaisance.

Le nom de l'autre frère du président, Said Bouteflika, aurait également été évoqué pour au moins

une chose : les cartes de crédit à débit illimité qui lui auraient été remises en 2002 à l'escale de Khalifa Airways de Dubaï.

C’est du « bidouillage ! »

Quant à l'examen hier après-midi des deux demandes d’extradition de Kebache Ghazi et de Mohamed Nanouche, détenus à Paris depuis le 29 mai, il s'est assez mal terminé pour le gouvernement algérien. Le juge, peu convaincu, a mis l'affaire en délibéré pour le 17 octobre prochain. Mais l’avocat général, qui a qualifié le dossier présenté par la justice algérienne de « bidouillage » a indiqué avoir demandé un complément d’information pour pouvoir se prononcer dans cette affaire. Et comme pour signifier au gouvernement algérien son scepticisme, la justice française a remis en liberté Mohamed Nanouche juste après l'audience !

D'autres révélations seraient à attendre, selon ses proches, de Moumen Khalifa lui-même. L'ex-milliardaire serait disposé à faire de lourdes révélations à la juge de Nanterre s'il venait à être extradé. Mais son extradition de la Grande-Bretagne vers la France n'est pas pour demain. Elle est reportée jusqu'à son réexamen par la Cour de Londres. Moumen Khalifa y sera défendu par un grand cabinet d'avocats.

Les raisons d’une mobilisation ratée 11 septembre, 2007

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Les Algériens ont ras le bol du terrorisme et de sa violence aveugle. Ils n’ont plus aucune peur à exprimer leur rejet de ce terrorisme et de ceux qui le pratiquent. Ce n’est pas par conséquent à la peur qu’il faut imputer le fait que les citoyens n’ont pas été nombreux à répondre à l’appel à manifestation contre la violence terroriste que leur ont adressé des formations politiques, des organisations civiles et des associations de soutien au Président Bouteflika.

Ce n’est pas avec le principe de la protestation populaire qu’ils ont pris leurs distances, mais avec ceux qui l’ont organisée. A ceux-là et au pouvoir qui est leur inspirateur, ils ont fait comprendre qu’ils n’acceptaient plus l’exploitation à des fins politiciennes de l’émotion et de la colère suscitées dans l’opinion publique par la barbarie terroriste.

De ce point de vue, ils n’ont pas eu tort les citoyens qui ont boudé les rassemblements convoqués de dimanche, car les relais propagandistes du pouvoir les ont transformés en tribunes d’où ils ont déversé sans retenue leur prose de panégyristes intéressés.

Les Algériens n’ont plus peur du terrorisme et des terroristes, mais ils ne souscrivent plus aussi d’être sommés de soutenir le pouvoir pour démontrer qu’ils sont contre la peste terroriste. Ils font désormais la différence entre exprimer leur mobilisation pour la lutte antiterroriste, leur solidarité avec ceux qui la mènent sur le terrain, et le chèque en blanc qu’on leur demande de signer au pouvoir en place.

Faire barrage à la réalisation du projet rétrograde qu’une poignée d’extrémistes intégristes veulent en lieu et place de l’Etat républicain, a poussé nombre de citoyens, pendant des lustres, à taire ce que le système en place a de responsabilités dans les causes qui ont conduit la nation à la situation où elle est empêtrée depuis deux décennies.

La priorité qu’ils ont donnée à cette urgence, dont ils savaient l’issue existentielle pour le pays et la liberté du peuple, leur a imposé de remiser à un rang secondaire les luttes politiques et sociales ayant pour socle leur aspiration au changement, au mieux-être et à l’avènement de la démocratie. Ils l’ont fait avec le naïf espoir que le système finirait par comprendre que, pour en finir avec «la bête immonde», il lui fallait s’amender et s’ouvrir à ces revendications citoyennes. Rien de cela n’est advenu. Au contraire, encouragé par le ralliement populaire à la priorisation de la lutte antiterroriste, le système a encore plus verrouillé dans tous les domaines. Au point que déçus et ne supportant plus de n’être considérés que comme une masse de manoeuvre et empêchés d’être des acteurs responsables de la détermination du destin national, ces citoyens s’avisent que continuer à jouer ce rôle sous prétexte de la menace persistante du danger terroriste, ce n’est pas faire oeuvre de patriotisme et de contribution à la sauvegarde de l’Etat républicain.

C’est à cette prise de conscience qu’il faut rattacher, entre autres, leur comportement électoral et leur répugnance à s’associer aux manifestations politiques sponsorisées par le pouvoir et ses organisations satellites.

Kharroubi Habib ( Quotidien d’Oran)

 

 

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Démantèlement du secteur public : 13 nouvelles entreprises promises à la privatisation 3 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 3 commentaires

La braderie continue

Le processus de privatisation des entreprises publiques se poursuit avec l’annonce de la mise en vente de 13 nouvelles sociétés.

  eniemtizi.jpg le site de l’Eniem à Tizi-ouzou. Des emplois en peau de chagrin.

Au vu des résultats de certaines de ces sociétés promises à la cession, l’opération privatisation a toutes les apparences d’une grande braderie. L’exemple de l’Eniem, l’entreprise d’électroménager née de la restructuration de l’ex-Sonelec, autrefois deuxième plus grande entreprise de Tizi Ouzou, après la Cotitex, figurant dans cette dernière fournée,  illustre parfaitement l’action de démolition dont est l’objet le secteur public national ; le cas est aussi significatif de cette démarche économique dévastatrice qui consiste à privilégier la banque et les résultats au détriment de l’outil industriel. L’ENIEM, qui emploie actuellement 2885 travailleurs – contre 5 000, au moment de son plein essor – revendique, aujourd’hui encore, 65% des parts du marché national des réfrigérateurs et cuisinières et avance un chiffre d’affaires de 52,6 millions d’euros pour 2006. Qu’est ce qui motive donc la décision de sa mise en vente ? L’état de ses finances ou encore son endettement chronique rétorquent les « décideurs » nationaux guidés par la seule logique financière. Or, comme pour nombre d’entreprises publiques, l’endettement de l’ENIEM n’est pas l’effet d’un acte de gestion mais la conséquence d’une conjoncture. Explication du PDG de l’entreprise en personne :  « Depuis 1997, l’Eniem a perdu 7 milliards de dinars en raison des fluctuations du taux de change et traîne une dette de 12 milliards de dinars dont 70% vis-à-vis de la banque. Cela génère une facture annuelle d’un milliard de dinars d’intérêts ». Ces difficultés de trésorerie ont fait chuter sa production à 30% de ses capacités. Le manager reconnaît que le gel de cette dette pour l’année 2002 a permis effectivement de relancer l’activité de production et de commercialisation. Depuis, une reprise s’est concrétisée et l’Eniem a enregistré une augmentation significative de son chiffre d’affaires… » 

Les autres sociétés concernées par l’opération sont l’ENPEC, l’entreprise de fabrication de batteries d’automobiles (18,5 millions d’euros),  l’ENAD, entreprise nationale de détergents (18 millions d’euros), Sonatro,  la Société des travaux routiers  (20,9 millions d’euros), Electro Industries (moteurs électriques, groupes électrogènes… 20 millions d’euros de CA), Sonaric (cuisinières, radiateurs à gaz, chauffe eau…8,9 millions d’euros), Enasel (sels alimentaires, 11,5 millions d’euros), Alphyt (produits phytosanitaires, 3,5 millions d’euros), Aldar (insecticides, désodorisants et produits d’entretien, 6,3 millions d’euros), Alfel, Alfet et Alfont (fonderie, avec respectivement 3,1 ; 5,3 et 3,6 millions d’euros). Cette dernière opération a été confiée à un consortium dirigé par la banque d’affaires espagnole Santander Investment SA. Au total, 500 entreprises publiques nationales ont été déjà privatisées sur le millier programmé à la vente en 2006. 

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