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Chakib Khelil selon Google 2 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 29 commentaires

chekib1.jpgSur Google écrivez “Chakib Khelil est américain” , vous trouverez ceci :

” Un américain dans le gouvernement algérien
pour gérer le pétrole algérien

Son nom est : Chakib Khelil

La mafia l’a décidé ainsi. Le pétrole principale richesse du pays est géré par Chakib Khelil nommé ministre de l’énergie et des mines depuis 1999 sur recommandation américaine. L’on se souvient qu’à la fin des années quatre-vingt, l’Algérie saignée à blanc par le cabinet noir était fortement endettée. Elle était soumise aux exigences du Fond Monétaire International et de la Banque Mondiale. Deux institutions financières internationales qui lui dictaient jusqu’à la nomination de ses ministres de l’économie et de l’énergie.
De son côté, la Mafia prenait en otage le directeur de SONATRACH et celui de la Banque Extérieure d’Algérie en les installant dans une résidence sécuritaire au camp militaire de Sidi Fredj alors que les autres cadres étaient logés dans la résidence du Club des pins. C’était une manière de contrôler les revenus pétroliers du pays. D’ailleurs, l’un des ministres des finances qui se sont succédé au gouvernement l’avait bel et bien déclaré un jour dans la presse

algérienne « nous ne maîtrisons pas la gestion des revenus pétroliers ». Une déclaration qui ne suscita pas le moindre commentaire de presse ou d’un parti de l’opposition.

A ce jour Chakib Khelil qui est de nationalité américaine gère le pétrole algérien. Qui est-il ce super ministre à qui est confiée la principale richesse de l’Algérie ?

Né à Oujda (Maroc) le 8 août 1939. La guerre de libération (1954-1962) il ne l’a connue qu’à travers les articles de presse et les rares documentaires qu’il s’était donné la peine de voir à la télévision. L’appel du 19 mai 1956 lancé aux étudiants pour rejoindre la révolution Chakib Khelil ne l’a pas entendu. Il était occupé par ses études. Des études qu’il va poursuivre aux USA où il s’installa en 1964.

En 1968 il obtint le diplôme de docteur ingénieur à l’université de Texas A M en ingéniorat Pétrolier . Loin de lui l’idée de rentrer en Algérie, pays pétrolier, qui souffrait du manque de cadres dans le domaine des hydrocarbures, Chakib Khelil met ses connaissances au profit de Shell et Philips Petroleum dans l’Etat d’Oklahoma. Il travaille ensuite comme ingénieur au Bureau d’Études Mc Cord à Dallas – Texas.

En 1971, il tente une courte expérience avec Sonatrach en qualité de Chef de département gisements à la Sonatrach. Il prendra par la suite la présidence de la société Alcore – Joint Venture entre la Sonatrach et Coreb, une société américaine.

Deux ans plus tard, soit en 1973 il est Président du « Groupe Valhyd » (valorisation hydrocarbures), planifié développement et financement des ressources hydrocarbures en Algérie. Une mission qu’il exercera jusqu’à 1976 avant de quitter le pays et se mettre au service de la Banque Mondiale à partir du Maryland. Dans cette institution il aura à diriger des Projets pétroliers en Afrique, Amérique Latine et Asie – Il sera ensuite Chef Unité énergie Amérique Latine, jusqu’à 1999 date de sa nomination dans les hautes sphères du pouvoir algérien.

A partir de 1999 il est conseiller du président Bouteflika avant de prendre en charge le ministère de l’énergie à ce jour. Il dirigera ce ministère tout en étant considéré comme résident officiellement aux USA comme le rapporte le site internet geopolitique.com. Chakib Khelil « a bénéficié d’une carte de sécurité sociale américaine jusqu’en 1999 – référencée 268-46-xx-xx, d’après les bases de données sociales auxquelles nous avons eu accès. Jusqu’en 2006 au moins, Chakib Khelil a été officiellement domicilié aux Etats-Unis, dans une maison de Potomac, dans le Marlyand, acquise le 3 juin 1981. »lit-on .

Le général Tewfik, ses acolytes et leurs sbires qui passent pour des chantres du nationalisme n’hésitent pas à accuser de traîtres ceux qui dénoncent leurs pratiques et le bradage du pays et de ses richesses aux puissances étrangères en contrepartie de leur silence sur les violations des droits de l’Homme. Qui est le traître celui qui livre les richesses du pays aux Américains ou celui qui les dénonce ? ”

(Envoi d’un lecteur)

Scandale BRC : le témoignage-posthume d’un colonel transmis au Matin

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 11 commentaires

 « Comment les officiers honnêtes ont été écartés pour que se réalise l’arnaque»

 

La famille du Colonel MEKARNIA Directeur de la maintenance technique de l’hôpital Ain-Naâdja ( 1987 – 1996), décédé depuis, nous a fait parvenir cette « lettre d’outre tombe » du défunt dans laquelle il raconte un des épisodes de la grande « magouille BRC »  »

J’ai été victime de ce scandale de BRC à travers la première magouille intitulé « le Centre des brulés de l’HCA » quand avec le directeur général nous avions dénoncé ce contrat imposé par les sieurs Lamar et Ghenim au mépris de la réglementation avec importation d’équipement hors cahiers de charge de la maintenance technique alors qu’il existait déjà une unité des brulés au niveau du service de réanimation chirurgicale. (Suite) 

Pour permettre à ce projet mafieux de continuer et de construire en toute impunité d’autres hôtels militaires, centres d’expertise , hôpitaux régionaux, il fallait de décapiter le staff de direction de l’hôpital Ain-Naâdja (qui soit dit en passant était l’une des institutions qui a su assumer sa mission comme hôpital de référence et ce grâce à un directeur général incorruptible au demeurant émérite professeur en cardiologie et diplômé en gestion hospitalière du Val de Grâce de Paris.

Ainsi tous ces officiers, avant la limite d’âge, ont été mis comme moi à la retraite et face à cette injustice qui a constitué pour moi un autre facteur de risque, j’ai fait un infarctus du myocarde pour mourir aux urgences de cet hôpital que j’ai tant chéri.

Et le mensonge et l’hypocrisie va plus loin car à la demande de Monsieur le président de savoir ou était le staff de cet hôpital qu’il connaissait on lui répondit qu’ils ont demandé leur retraite (belle réplique que celle du président : « ils sont partis à la retraite ou vous les avez poussés un peu ? » )

Voila madame la justice algérienne ce qui arrivent aux cadres qui essaient de réagir là ou vous deviez le faire.

Des cadres comme ça font légion : mis à a retraite avant l’heure, honneur sali, jetés en prison quand ils ne sont pas liquidés physiquement.

Un général qui demande de violer la règlementation pour octroyer à son fils des examens de médecine là ou il a échoué ou qui veut imposer l’achat de médicaments par un autre rejeton ou qui intervient pour fermer une boutique de malade parce que ce dernier n’a pas été associé à sa sous-traitance…

C’est cette corruption qui a mené l’Algérie au bord de la guerre civile et qui par pourriture a engendré ces vers qui ont porté  atteinte à notre religion et qu’on ose encore appeler les islamistes alors qu’ils ne sont que la putréfaction de cette façon de gérer le pays.

Je suis peut être mort mais je vois d’ici qu’un tsunami est entrain de déferler sur ces incompétents et sur cette rapine pour rendre justice à ces cadres mais surtout à ceux qui n’ont pas hésité à offrir leur vie pour l’indépendance de ce pays ! Pas pour que des prédateurs en font une propriété privée pendant presque un demi siècle

Je vous propose la création d’un blog pour dévoiler toutes les corruptions et forcer la loi de réagir en mettant nu les agissements des uns et la réaction des autres car notre justice est encore étranglée par l’exécutif,  là où se nichent les prédateurs… Nous forcerons ainsi, par la transparence, la bonne gouvernance. »

 

Quand Chekib Khelil défendait la rapine et les coquins 1 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 4 commentaires

« BRC est une petite société qui n’a fait son travail ». Aujourd’hui on sait qu’il s’agit d’un des plus grands scandales politico-financiers depuis l’indépendance. Mais il y a à peine neuf mois, le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil défendait l’indéfendable et s’emportait contre les journalistes et contre … l’Inspection générale des finances (IGF) qui a enquêté et dont il conteste le rôle : « Dans cette affaire, l’IGF n’avait pas le droit de contrôle » assurait-il en octobre 2006 devant les journalistes. Pire, le ministre  « doute des capacités d’évaluation » de l’IGF. « L ’IGF a-t-elle l’expertise suffisante pour l’évaluation financière des contrats de construction?   Est-elle réellement habilitée à évaluer des immeubles ? » s’était demandé Chakib Khelil ? Des interrogations curieuses en réponse à une question médiatique sur l’affaire du contrat BRC (Brown Roots Condor), ou la passation controversée du marché de construction du nouveau siège du ministère de l’Energie. « Il faut voir comment cet immeuble a été construit et où ? Quels matériaux ont été utilisés ? Quelle est la valeur du terrain ? Et autres questions kheliliennes qui remettent en cause, une fois de plus, la crédibilité de l’IGF.   Le ministre a longuement défendu Brown Roots Condor, « une petite société qui n’a fait son travail ». il précise : « Elle a travaillé pour des projets du ministère de la défense, Sonatrach et diverses sociétés. elle a construit des bâtiments, des hôpitaux, des unités de traitement d’hydrocarbures, des gazoducs et oléoducs. Elle a construit les hôpitaux militaires d’Oran et de Constantine. Et de poursuivre : « les marchés de gré à gré sont une opération courante pour pouvoir entreprendre, rapidement, certains types de travaux ».                                                                                 

  Chekib Khelil est-il innocent ? 

Le ministre a peur. C’est incontestable. “Pourquoi ce harcèlement à l’encontre du ministère de l’énergie et des mines, à l’encontre de ma personne ? Je me pose cette question.” Lâchait-il devant les journalistes. Il veut se disculper. « Cette joint-venture relève du ministère de l’énergie et des mines comme la BNA relève du ministère des finances. Mais on ne dit pas que le ministre des finances doit répondre pour le détournement de 11 milliards de milliards de dinars de la BNA. Ce n’est quand même pas le ministre des ressources en eau qui doit répondre pour une telle entreprise du secteur de l’eau ! ”, s’indigne-t-il.  Le ministre veut se disculper : “Même si l’IGF n’avait pas le droit de contrôle, elle a enquêté et nous n’avons pas dit qu’il fallait qu’elle enquête”, souligne le ministre. Du coup, le ministre affirme n’avoir pas eu les moyens pour étudier le rapport. “Je n’ai pas vu le rapport”, estime-t-il. “Les seules informations que j’ai sont celles publiées, avec ma photo dans le Jeune Afrique intelligent. Tout le monde semble informé sauf moi”. Juré, il n’a rien à voir avec BRC (Brown Root et Condor). Chakib Khelil explique d’abord que cette société “modeste” a été créée par Sonatrach et la compagnie américaine Halliburton, il y a un peu plus de dix avant qu’il ne soit ministre. Il n’a rien à voir non plus avec cette histoire : « « Cette affaire, je ne l’ai lue que dans la presse. Je n’ai jamais été informé de cette affaire. Je ne sais pas si la justice a été saisie. En tout cas, pas par moi ». Maintenant, il sait.  Le Matin 

L’énorme scandale BRC !

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 31 commentaires

 La société mixte algéro-américaine protégée par Chekib Khelil était un nid d’espions et une pompe à fric                        

  • Plus de 187 milliards de dinars envolés dans les surfacturation et les transactions douteuses couvertes par de hauts responsables civils et militaires 

  • Ces pillages se sont faits avec des complicités au sein de  ministère de la Défense nationale et de la compagnie Sonatrach 

  • Des officiers de l’ANP sont en outre impliqués dans des opérations d’espionnage au bénéfice des Etats-Unis

  • Le doyen des juges d’instruction près le tribunal de Bir Mourad Rais a entendu 45 personnes mêlées à l’affaire Brown & Root Condor

Plus de 18 000 milliards de centimes (2 milliards de dollars) envolés et des documents militaires qui étaient vendues à la CIA ! Voilà à quoi servait la compagnie « Brown & Root Condor » dirigée par un proche de Chekib Khelil et couverte par des militaires et par le clan présidentiel. Le directeur en question, Ould Kaddour, est en prison, mais comment est né ce scandale ? La justice a enquêté depuis un an. Des sources judiciaires bien informées ont indiqué à El Khabar que le doyen des juges d’instruction près le tribunal de Bir Mourad Rais a achevé les auditions de toutes les personnes concernées par l’enquête sur l’affaire de la compagnie « Brown & Root Condor », qui était chargée de la réalisation de plusieurs projets pour le compte du ministère de la Défense nationale et de la compagnie Sonatrach.
Plusieurs personnes suspectées d’être en relation directe avec des dépassements survenus dans cette compagnie, qui feront peut être l’objet de poursuites judiciaires, seront convoquées.
Ces sources ont indiqué que près de 45 personnes ont été entendues, dans le cadre de l’enquête entreprise par le tribunal de Bir Mourad Rais sur les violations et la surfacturation dans les transactions de cette compagnie avec les ministères de l’Energie et des Mines et de la Défense, la valeur de ces transactions a atteint  5700 milliards de centimes avec le ministère de l’Energie et 13000 milliards de centimes avec le ministère de la Défense.
L’enquête sur cette affaire a été entourée d’une grande confidentialité, le doyen des juges d’instruction du tribunal de Bir Mourad Rais a auditionné, en personne, les personnes concernées par l’affaire, sans présence d’un greffier souvent, et ce afin d’éviter que des renseignements filtrent, les policiers se chargeaient de remettre les convocations aux personnes sans passer par le service du tribunal.
Aucune mesure n’a été prise à l’encontre de ces personnes qui ont été entendues en temps que témoins dans cette affaire, des accusations peuvent être portées à certaines d’entre eux après leur audition la seconde fois pour compléter l’enquête sur cette affaire, qui va se poursuivre les prochains jours.
Cela coïncide avec une autre affaire dans le même dossier qui est l’accusation portée par la justice militaire à Abdelmoumen Ould Kadour, ancien directeur général de la BRC, et d’autres haut responsables de l’Etat, dont des officiers dans l’armée et un nombre de civil notamment un directeur de compagnie d’assurances privée située à Hydra. L’accusation en question est «espionnage pour le compte d’un pays étranger et atteinte à la sécurité de la Nation ». 
Ces sources ont révélé que l’enquête sur la BRC a connu plusieurs développements « dangereux », après que les services de sécurité spécialisés aient découverts qu’un officier militaire était derrière le vol et la fuite de documents ultra confidentiels de la direction des renseignements militaires, la même personne aurait présentée cela à Ould Kadour à travers un propriétaire d’une compagnie d’assurances qui a bénéficié de contrats d’assurances dans les différentes transactions de la BRC.
Nos sources ont précisé que les documents en question comportent des renseignements indiquant que les autorités américaines connaissent tout ce qui se passe en matière d’installation et d’assemblage de différents équipements techniques modernes et secrets effectués par la compagnie, ce qui signifie, selon nos sources, que la compagnie mixte et ses responsables étaient des espions des autorités américaines en fournissant des renseignements classés confidentiels.

Khalifa décidé à empêcher son extradition 31 août, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 10 commentaires

Il a fait appel mercredi de la décision du juge anglais Ewans et demandé sa remise en liberté

khalifaextradition.jpg

 

  1. Rafik Khalifa a changé de défenseur et confié son dossier à un célèbre cabinet d’avocats londonien

  2. L’ex-milliardaire a fait appel de la décision du juge Ewans et prépare une contre-attaque dans laquelle ses proches se disent confiants

  3. En attendant le nouveau procès, et comme le stipule la loi britannique, Rafik Khalifa a déposé une demande de liberté provisoire qui sera examinée cette semaine par la justice londonienne.

Rafik Moumène Khalifa ne veut pas rester inactif après la décision du juge anglais Anthony Ewans, d’autoriser son extradition vers la France. L’ex-milliardaire algérien, selon des sources de son entourage, a réagi dès le lendemain du verdict, c’est à dire mercredi 30 août, pour faire annuler le jugement du juge Ewans. Il a introduit un appel suspensif de la décision d’extradition. Un nouveau procès doit donc se tenir dans quelques semaines pour examiner la demande d’extradition de la justice française. Le nouveau procès aura lieu au sein d’une cour du Palais de justice de Londres.

Afin de le gagner cette fois-ci, Khalifa préparerait « une contre-attaque juridique » qui, selon ses proches, devrait démolir les arguments de la partie française. L’ancien homme d’affaires algérien réfute toutes les accusations de la justice française qui, rappelons-le, le poursuit pour «  ‘ »abus de confiance, banqueroute par détournement d’actifs, banqueroute par dissimulation de comptabilité, blanchiment en bande organisée ».dans le cadre d’un dossier instruit à Nanterre (Hauts-de-Seine) visant la faillite de son groupe, dont plusieurs filiales étaient basées en France.

Pour mener cette « contre-attaque juridique », Khalifa a engagé un célèbre cabinet d’avocats londonien et renvoyé son actuel défenseur. Il compte beaucoup sur la réputation de ce groupe pour remporter la « seconde manche ».

En attendant le nouveau procès, et comme l’autorise la loi britannique, Rafik Khalifa a déposé dès mercredi une demande de liberté provisoire. Cette demande devrait être examinée cette semaine par la justice londonienne.

Bref, le feuilleton semble avoir encore quelques jours devant lui…

L.M.

Quand la justice se penche sur les détournements du foncier agricole 29 août, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 7 commentaires

Ces prévenus, accusés « d’association de malfaiteurs, d’escroquerie, de dilapidation de deniers publics, d’atteinte à la propriété immobilière et de construction sans autorisation » sont cités dans le procès  Ibrahim Hadjas, ex-patron de feue l’Union Bank, en fuite à l’étranger avec un pactole de 9 milliards de dinars ! Sur les bancs des accusés, au côté de ces paysans, figurent quelques élus, des cadres des services agricoles, des industriels, des intermédiaires, ainsi que le notaire qui a établi les actes et la secrétaire du principal accusé, Ibrahim Hadjas.

Jeunes et vieux paysans  défilent à la barre,  accablés par cette justice qui protège les acquéreurs en taisant leur identité. Tous  avouent ne rien comprendre aux raisons de leur inculpation. «Tout le monde savait que nous étions en train de céder les terres et personne n’a rien dit. Pourquoi, nous inculpe-t-on aujourd’hui ?» fait remarquer l’un des inculpés. «Nous n’avons pas fui nos terres pendant les années du terrorisme. Nous avons continué à les travailler tant que la banque nous finançait, mais depuis 1992, les choses ont changé. On avait droit à un prêt de 25 millions de centimes annuellement que nous remboursions en plus des 8 millions de centimes d’intérêts. En 1992, il n’y avait plus d’aide » poursuit un vieil homme, qui décrit la misère qui l’a contraint à se céder sa terre. Un autre se souvient que l’on est venu le solliciter pour céder ses parts dans un EAC aux enfants d’un ex-membre du HCE mais que ces derniers n’ont pas été inquiétés. Et pour cause ! Les acquéreurs ont bénéficié d’une extinction des poursuites pour absence d’acte de désistement et recherches non concluantes !

Les dépositions des fellahs éclairent sur les méthodes utilisées  par les « intermédiaires » pour s’emparer des terres convoitées par leurs mandants. Ainsi des témoignages rapportent que Hadjas, leur avait proposé, par l’intermédiaire de son « agent » Bensouda Djamel, d’être ses associés  et de les maintenir sur les terres cédées pour continuer à les travailler en qualité des salariés. Mais que très vite après avoir signé l’acte de cession, ils se sont vus interdits l’accès. D’autres  inculpés  révèlent que l’intermédiaire de Hadjas, en compagnie de deux autres personnes, se sont présentés chez eux en se faisant passer pour des cadres de l’Etat puis  les ont menacé de saisir de force de leur terre dans le cas où ils refuseraient de signer un acte de cession.  L’envoyé de Hadjas Brahim leur a fait comprendre qu’un « projet national d’intérêt général » allait être construit sur leur terre.  Intimidés, la plupart  ont alors cédé à la pression. 

Comme pour d’autres procès en prévarication, celui-ci pèche par une anomalie rédhibitoire : la liste des mis en cause a été expurgée des noms de certains bénéficiaires ; elle aurait, elle aussi,  fait l’objet d’un triturage politique − le même que  celui de l’affaireKhalifa ? Quoiqu’il en soit, l’arrêt de renvoi concernant ce procès fait tout  bonnement l’impasse sur les noms des acquéreurs autres que celui de l’ex-patron de l’Union Bank ; il note seulement qu’une partie de l’EAC, sise à Ouled Fayet, exploitée par 11 fellahs associés, a été cédée à Hadjas Ibrahim contre la somme de 350 millions de centimes et que l’autre partie a été cédée à  « une autre personne » ! La  rumeur prétend que ces «  autres personnes »  restées anonymes sont des ex-hauts responsables dont les noms auraient été sciemment retirés du dossier.

Dans le cas de  cette affaire, les terres détournées concernent 18 EAC et EAI situées dans les localités de Bouchaoui, Ouled Fayet, Aïn Benian et Staouéli, dont 17 sont jugés par le tribunal de Chéraga. Mais la razzia sur le foncier dans la seule wilaya d’Alger est autrement plus importante. Le dernier bilan rendu public avance le chiffre de  6 366 hectares de terres agricoles, soit 17,80% des exploitations estimées à 35 757 hectares, qui ont été détournés de leur vocation première.
Selon un rapport du CNES, « l’on assiste depuis des décennies à une dilapidation effrénée des terres à haut potentiel économique, notamment dans les régions du Nord. [...] Les prix de cession du domaine public procèdent le plus souvent des mesures accommodantes et des transactions privées qui gardent un caractère confidentiel. » 
L’algérois est  le lieu privilégié où se mènent  les détournements de cette nature. Des villages à vocation agricole sont totalement démembrés, lotis et distribués à des promoteurs immobiliers ou à des pseudo investisseurs industriels « amis », nationaux ou  étrangers, la plupart du temps du Moyens-Orient et du Golfe. Le dépeçage du domaine Bouchaoui, ex-Borgeaud, s’est opéré de cette façon. Les investisseurs du Moyen-Orient et du Golfe particulièrement intéressé par le secteur du tourisme traitent directement avec la Société d’investissement hôtelier (SIH) rattachée directement à la Présidence de la République. Les expropriations pour implanter ces projets touristiques privés, qualifié par les pouvoirs publics « d’utilité publique » sont menées manu militari, à grand  renfort de gendarmes. La dernière en date a eu pour théâtre le quartier des Grands vents à Dely-Brahim (voir l’article : le feuilleton de la dépossession continue).

La curée n’est pas prête de s’arrêter puisque elle se mène sous les bons auspices du pouvoir… 

Le Matin 

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