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Sarkozy à Alger : le porte-parole de l’Elysée donne des détails 9 juillet, 2007

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Des détails sur le déplacement de Sarkozy au Maghreb

par C.P

Sarkozy à Alger : le porte-parole de l'Elysée donne des détails dans Algérie-France : entre le passé et Sarkozy 2-09072007

M. David Martinon, porte-parole de l’Elysée, a tenu, vendredi 6 juillet, une conférence de presse au cours de laquelle il a présenté le déplacement de Nicolas Sarkozy au Maghreb le 10 juillet.

- Question: Est-ce que l’idée d’un traité d’amitié, qui avait soulevé de l’espoir en France comme en Algérie, est définitivement enterrée ? Vous parlez de la communauté maghrébine en France comme le pilier de cette amitié entre les deux pays. La question des visas est récurrente au sein de cette communauté. Comptez-vous faire quelque chose pour faciliter l’obtention de ces visas et mettre plus de transparence dans leur délivrance ?

- David Martinon: Nicolas Sarkozy a toujours considéré que l’amitié entre la France et l’Algérie, et l’amitié entre les peuples en général, ne devait pas se résumer à un traité. En réalité, il était beaucoup plus important de parvenir à des actions communes, des faits, des gestes, que d’arriver à un simple texte. Le traité d’amitié n’est pas enterré mais ce n’est pas la priorité du Président Sarkozy. La priorité du Président est de faire en sorte qu’il y ait une coopération économique et une coopération sur la circulation des personnes qui débouchent sur des réalisations concrètes. C’est ce qui compte le plus pour lui et je crois que le Président Bouteflika est assez sensible à son analyse.

Je réponds maintenant sur la seconde interrogation que vous soulevez. Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, a toujours été parfaitement conscient de l’importance de la question de la circulation des personnes. Il a toujours dit qu’il fallait favoriser la circulation des hommes d’affaires, des intellectuels, des journalistes, des familles lorsqu’elles souhaitent se retrouver pour des célébrations, et qu’à l’inverse il fallait lutter toujours plus contre les filières de l’immigration illégale. Quant à l’importance des gestes que je viens d’évoquer, Nicolas Sarkozy avait offert une belle illustration de ce que doit être l’amitié franco-algérienne lorsqu’en novembre 2006, il avait préparé sa visite à Alger en obtenant de ses partenaires européens la levée de ce que l’on appelle la Consultation préalable Schengen, obligatoire pour les visas. Cette initiative était un geste majeur car ce n’était pas simplement un geste bilatéral. Pour lever cette consultation, il fallait convaincre tous les partenaires de la France et ça n’a pas été une mince affaire. Nicolas Sarkozy avait alors engagé lui-même son crédit auprès de M. Schaübl, ministre de l’Intérieur allemand, auprès du ministre de l’Intérieur espagnol, du ministre de l’Intérieur portugais, etc. Le geste pour donner plus de transparence sur cette question-là, il a déjà été fait. La France a certainement beaucoup à faire, mais elle a déjà beaucoup fait. Nicolas Sarkozy l’avait d’ailleurs annoncé en novembre 2006. Vous voyez donc que sur cette question, il n’est pas resté inactif et la France non plus.

- Question: Pouvez-vous chiffrer les visas ?

- D.M.: Non.

- Question: Jusqu’à présent, on travaillait sur un objectif chiffré. Allez-vous continuer sur cette lancée ?

- D.M.: Sur ce sujet, je vous renvoie au ministre de l’Immigration qui vous donnera une réponse très précise. Vous me posiez une question sur des sujets d’orientation. La politique générale est celle que je viens de décrire. Maintenant, sur les objectifs chiffrés, sur la manière de le faire, je vous renvoie à M. Hortefeux.

- Question: J’avais une petite question sur la coopération en matière de sécurité. Est-ce un grand dossier qui va être discuté avec le Président et ses homologues en Afrique du Nord, surtout en matière de lutte antiterroriste ? Etant donné que la France est toujours, si je ne me trompe, sous la menace d’un groupuscule algérien, le GSPC, cela va-t-il être discuté entre les deux Présidents ?

- D.M.: Oui. Ce sont des sujets que le Président de la République connaît par coeur pour avoir été ministre de l’Intérieur. A ce titre, il a mené de très nombreuses consultations avec ses homologues algérien, tunisien et marocain. D’ailleurs, nous avons pu réaliser nombre d’interpellations de terroristes en puissance grâce à des renseignements obtenus par le concours des services de renseignement de nos partenaires. C’est une question centrale, mais normale; on n’est pas du tout dans l’exception. Mais la visite du Président Sarkozy sera, bien sûr, l’occasion de faire le point sur ces questions-là.

- Question: Y aura-t-il des discussions sur des accords économiques ? Comme l’Algérie a beaucoup de partenariats avec l’Espagne, avec le Portugal, y a-t-il quelque chose en gestation avec la France ? Qui compose la délégation qui va accompagner le Président ? Y aura-t-il une conférence de presse du Président pendant le déplacement ?

- D.M.: Y aura-t-il des accords économiques ? Non, ce n’est pas l’occasion. La dimension économique sera naturellement au coeur des discussions parce que quand deux Chefs d’Etat se rencontrent, ils n’ont pas pour habitude de laisser ces sujets de côté. En tout cas, avec le Président Bouteflika, Nicolas Sarkozy a toujours eu l’occasion de parler de tout, et notamment d’économie. Souvenez-vous, quand il était ministre des Finances, Nicolas Sarkozy avait fait deux voyages remarqués, à un mois d’intervalle (en juin et juillet 2004), pour promouvoir et pousser la coopération économique entre la France et l’Algérie. Deuxièmement, la délégation comprendra notamment Bernard Kouchner.

- Question: Y aura-t-il des chefs d’entreprise ?

- D.M.: Non, il n’y aura pas de chef d’entreprise. Et, troisièmement, la réponse est oui: le Président s’exprimera devant la presse lors de ce voyage.

- Question: A Tunis ?

- D.M.: Nous sommes en train d’organiser cela. A Alger, il prendra la parole à l’issue de son entretien avec le Président. A Tunis, ce n’est pas encore défini.

- Question: Puisqu’on parle de coopération, il semble que les Algériens soient très intéressés par une coopération en matière de nucléaire civil. Je voudrais savoir s’il va être question de cela au moment de la rencontre avec le Président Bouteflika ?

- D.M.: Je suis certain que la question viendra dans la discussion. Le Président Bouteflika et Nicolas Sarkozy en avaient parlé en novembre 2006. Pour le Président Sarkozy, c’est un point très important. Il est de son point de vue extrêmement important que l’énergie du futur qu’est l’énergie nucléaire ne soit pas l’affaire de quelques pays du Nord.

C’est quelque chose qu’il entend partager, notamment avec les pays en développement du pourtour méditerranéen. Donc, à l’évidence, ils parleront de cela.

- Question: Est-il envisageable que le Président s’arrête en Libye à l’aller ou au retour pour évoquer le sort des infirmières bulgares ?

- D.M.: Ce n’est pas prévu.

- Question: Je n’ai pas très bien compris quelle était la raison de calendrier qui empêchait le Roi de recevoir le Président Sarkozy pendant quelques heures mercredi ?

- D.M.: C’est une raison de calendrier. Il faut poser la question aux autorités marocaines. Je ne peux pas être le porte-parole du Roi. Le Roi a apparemment des obligations.

- Question: Elles sont intervenues entre le projet initial et aujourd’hui ?

- D.M.: Encore une fois, je ne peux pas être le porte-parole des autorités marocaines.

- Question: Est-ce que le Président Sarkozy parlera d’un éventuel partenariat entre Gaz de France et Sonatrach ?

- D.M.: Oui, je pense que cette question sera également à l’ordre du jour.

- Question: Est-ce qu’on parlera de l’immigration des Tunisiens, de l’immigration sélective des professionnels de la santé, par exemple, car c’est une question qui a été évoquée précédemment. Parlera-t-on de la possibilité pour certains Tunisiens d’obtenir plus facilement une carte de séjour pour venir travailler en France ?

- D.M.: Je pense, en effet, que la question de la circulation des personnes entre les pays du Maghreb et l’Union européenne sera évoquée.

-Question: S’agissant de l’Union méditerranéenne, dans l’esprit du Président Sarkozy, s’agit-il d’une logique nouvelle par rapport à Barcelone, ou s’agit-il d’une autre version de cette démarche ? Deuxième question, s’agissant de la relation algéro-française, chaque refroidissement des relations bilatérales a toujours donné lieu à une irruption du passé. Comment le Président Sarkozy regarde-t-il cette question-là, d’autant plus qu’elle a été à l’origine du sort que l’on connaît pour le Traité d’amitié ?

- D.M.: Sur la première question, c’est en effet un point crucial. D’abord, pour réussir, la démarche doit être endossée et discutée par tous, pays du nord de la Méditerranée comme pays du sud de la Méditerranée. Le Président Sarkozy n’arrive donc pas avec un projet déjà ficelé, à prendre ou à laisser: il entend en débattre. Il a des idées, effectivement, et notamment sur la logique des réalisations concrètes, un peu la méthode de Jean Monnet, sur le développement durable, l’écologie, la protection de la mer et sur la circulation des personnes. Mais je crois que son idée est tout de même de commencer par ce qu’il y a de plus concret: créer des solidarités de fait. Deuxième point, sur le processus de Barcelone, à l’évidence, ce processus a un bilan qu’il ne faut pas renier. On ne part pas d’une feuille totalement blanche car il y a des choses qui ont été faites. Il faudra donc trouver une articulation entre les deux démarches.

Sur la question du poids de l’Histoire, j’ai envie de vous renvoyer aux propos qu’il a tenus lors de sa visite de novembre 2006, où ces questions-là lui avaient été posées avec une insistance louable par vos confrères français et algériens. Je me souviens que la visite s’était présentée sous les pires auspices parce que l’on avait noté des prises de position assez fortes des deux côtés de la Méditerranée. Cette visite avait été saluée au final comme une réussite, notamment par la presse algérienne, parce que je crois qu’il avait trouvé les mots justes. Nicolas Sarkozy disait alors qu’il ne servait à rien d’ajouter des blessures et des humiliations à celles du passé. Il ne s’agissait pas, pour la France, de faire acte de repentance, mais il convenait de ne pas ajouter de nouvelles humiliations. Car il y avait eu des humiliations dans les deux camps.

- Question: Sur l’Union de la Méditerranée, l’idée est-elle de remplacer le processus de Barcelone par cette union, ou de l’intégrer à celle-ci ?

- D.M.: L’idée est de trouver la bonne articulation entre les deux logiques car elles sont complémentaires. Il n’y a pas de plan arrêté sur cette question: il faut en parler.

- Question: Le Président Sarkozy va-t-il effectuer une visite en Turquie ?

- D.M.: Le Président de la République a reçu une invitation de principe du Premier ministre Erdogan, lorsque les deux hommes se sont parlés au téléphone il y a maintenant un mois. Aucune date n’est fixée pour l’instant, ce n’est pas dans l’actualité immédiate.

- Question: Quelle a été la réaction des Turcs sur cette question de l’Union méditerranéenne ?

- D.M.: A l’évidence, la Turquie est une grande puissance méditerranéenne et elle doit jouer tout son rôle dans ce projet d’Union méditerranéenne. Mais il n’y a pas eu de contact officiel qui permette d’avoir une position parfaitement arrêtée des autorités turques sur cette question.

- Question: Trois précisions, malgré tout, sur la délégation: M. Hortefeux sera-t-il du voyage ?

- D.M.: Pas à ma connaissance. Bernard Kouchner et Rama Yade seront dans la délégation.

- Question: A propos de l’Union méditerranéenne, on imagine difficilement qu’elle puisse se faire sans la Libye. Le Président de la République envisage-t-il de se rendre en Libye dans un avenir plus ou moins proche ?

- D.M.: Nicolas Sarkozy est allé en Libye il y a deux ans. Le Président précédent s’y était également rendu. Le projet d’Union méditerranéenne n’aura de sens que s’il est partagé par tous les pays du pourtour. D’une manière ou d’une autre, il y aura un travail en commun avec les Libyens, un contact. Il est trop tôt pour dire si cela va se matérialiser par une visite à très court terme, mais c’est une perspective qui est sur la table, bien sûr.

- Question: Dernière précision en ce qui concerne le nucléaire. On a très bien compris l’esprit et la philosophie de ce que souhaite le Président mais, concrètement, quelle forme pourrait prendre la coopération franco-algérienne, franco-marocaine ou franco-tunisienne dans le domaine du nucléaire civil ? Avez-vous déjà des idées sur la forme que cela pourrait prendre ?

- D.M.: Oui, mais il faut en discuter avec eux.

- Question: Est-ce qu’une visite du Président en Afrique sub-saharienne est prévue avant la fin du mois, et dans quels pays ?

- D.M.: Un projet de tournée africaine est à l’étude, en effet. Je vous le présenterai quand il sera parfaitement organisé.

- Question: Sur le Sahara occidental, il y a eu des pourparlers à New York. Quelle est la position de la France sur ce qui se passe entre l’Algérie et le Maroc sur cette question ? Les Algériens disent que vous avez une position plus proche des Marocains et les Marocains disent que vous avez une bonne position…

- D.M.: Nous en reparlerons plus longuement mais, pour le moment, la position de la France n’a pas changé. Le Président de la République n’a pas eu l’occasion de s’exprimer sur ce sujet mais nous avons noté des progrès. Pour le moment, la France se tient à la disposition des parties et à la disposition du Conseil de Sécurité pour trouver un accord juste et équitable.

- Question: Lorsqu’il y a eu un point de presse commun entre le Président et M. Prodi, M. Sarkozy avait annoncé une réunion des 8 pays méditerranéens. Où en sommes-nous de cette réunion ?

- D.M.: C’est en projet, en effet. C’est une idée qu’ils ont eue ensemble, et qui est une très bonne idée, mais il faut y travailler. A l’évidence, si l’on veut faire l’Union méditerranéenne, on aura besoin des 8 pays du sud de l’Europe. Les 8 pays de la rive Nord de la Méditerranée ont un certain nombre d’intérêts en commun et il ne serait pas du tout illogique qu’ils se rencontrent pour en parler.

- Question: Est-ce que, dans la logique du Président, dans votre logique, c’est une union progressive, qui partirait d’un noyau dur et qui pourrait s’agrandir au fur et à mesure ?

- D.M.: Votre question porte sur le coeur de la mécanique.

 Le Président a des idées là-dessus, il préfère en parler d’abord avec ses homologues mais le but, l’objectif est bien sûr que l’Union méditerranéenne regroupe tous les pays du pourtour méditerranéen.

- Question: Et cela inclut-il Israël ?

- D.M.: Je vous confirme qu’Israël est bien un pays méditerranéen.

- Question: Le traité de réconciliation franco-algérien sur le modèle du traité de réconciliation franco-allemand et le partenariat privilégié me semblent enterrés d’après ce que j’entends aujourd’hui.

- D.M.: Non, ce n’est pas enterré. Simplement, pour le Président de la République, l’amitié doit se traduire d’abord par des gestes concrets plutôt que par des déclarations.

- Question: Il n’y aura pas d’axe franco-algérien sur l’Euroméditerranée, comme il y a un axe franco-allemand en Europe ?

- D.M.: Nous n’en sommes pas là mais nous aurons besoin du concours de tout le monde.

- Question: Est-ce que le Président parlera des droits de l’Homme avec son homologue tunisien ?

- D.M.: Vous avez pu constater que, pendant la campagne, il avait pris des positions très claires sur la question des droits de l’Homme et de l’idée qu’il se fait du rôle de la France en ce domaine. Vous avez constaté que, jusqu’ici, il n’avait pas hésité à aborder cette question avec d’autres chefs d’Etat. De manière générale, aucun sujet ne sera tabou dans ses contacts.

- Question: Vous disiez que l’amitié, ce n’est pas simplement des traités mais des gestes, des gestes économiques. Peut-on savoir s’il y aura des gestes, même si ce n’est pas des signatures de contrats ?

- D.M.: Non, ce n’est pas le coeur du voyage. Ces questions-là seront évoquées mais ce n’est pas une visite économique et il ne vient pas avec des chefs d’entreprise. Il ne vient pas signer un accord de coopération économique.

- Question: Est-ce que les deux déplacements se limitent à des entretiens avec les Présidents Bouteflika et Ben Ali ?

- D.M.: Oui, c’est le sens d’un déplacement de consultations. Il va rencontrer ses homologues pour approfondir ces questions avec eux.

- Question: Est-ce qu’un rapprochement est envisagé entre la Sonatrach et GDF ? Quelle forme cela pourrait prendre ?

- D.M.: Ce sont des questions dont ils vont parler mais le sujet est trop sensible pour que je vous en parle aujourd’hui.

‘(Dans Quotidien d’Oran)

La majorité des algériens veulent des excuses de la France

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Dans un sondage du site Internet d’El Khabar
La majorité des algériens veulent des excuses de la France

A travers un sondage du journal El Khabar paru sur son site Internet, la majorité des sondés ont exprimé leur souhait de voir la France présenter des excuses officielles pour les crimes qu’elle a commis à l’encontre des Algériens durant l’ère coloniale.
83.63% des internautes ont voté « oui » à la question « êtes vous d’accord avec l’idée de demander à la France des excuses pour les crimes coloniaux, comme l’a fait l’Allemagne avec les juifs et les français ? », les votants par « non » étaient de 13.7%, et 181 personnes ont souhaité ne pas s’exprimer.
Ce résultat démontre l’intérêt porté par les citoyens aux affaires nationales historiques, surtout en ce qui concerne l’ère coloniale, cette position rejoint celle des partis politiques qui ont insisté sur la nécessité de reconnaître les crimes puis présenter des excuses.

Sarkozy ne restera que quelques heures en Algérie 6 juillet, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie-France : entre le passé et Sarkozy , ajouter un commentaire

  

      Le Maroc refuse une « visite furtive » et demande son report

Nicolas Sarkozy ne restera que quelques heures à Alger le 10 juillet prochain, selon le programme annoncé vendredi par l’Elysée

Mardi, il aura à Alger un entretien suivi d’un déjeuner de travail avec son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika puis se rendra à Tunis où il aura également un entretien et un dîner de travail avec le président Zine El Abidine Ben Ali.

En Algérie et Tunisie Sarkozy part pour réaffirmer « l’amitié profonde » de la France pour ces pays et présenter son projet d’Union méditerranéenne », mais l’étape prévue au Maroc a été reportée, a annoncé vendredi l’Elysée.

« Une troisième étape était prévue au Maroc mais elle a dû être reportée à la demande des autorités marocaines pour des raisons de calendrier », a dit le porte-parole de la présidence David Martinon en présentant à la presse ce déplacement.

Il a ajouté que la visite devrait avoir lieu dans la deuxième quinzaine d’octobre.

De source autorisée marocaine, on a affirmé vendredi qu’en « raison de l’excellence » des relations entre les deux pays et « de l’amitié entre le roi Mohammed VI et Nicolas Sarkozy », le Maroc souhaite qu’il s’agisse d’une visite d’Etat et qu’elle dure plus longtemps que quelques heures, comme prévue initialement.

La France reste le premier investisseur en Algérie hors hydrocarbures 1 juillet, 2007

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 Par ailleurs, les capitaux arabes sont plus présents en Algérie que ceux en provenance des États-Unis ou d’Europe, mais ils sont cantonnés, déplorera M. Hamiani, dans le tourisme, l’immobilier, la téléphonie. “Ce que nous demandons des Français est un transfert de technologie pour la mise à niveau de nos entreprises. Chose que nos partenaires n’ont pas toujours. Globalement, l’environnement de l’investissement en Algérie devient, selon M. Réda Hamiani, de plus en plus compétitif par rapport à ce qui est observé dans d’autres pays”. Les domaines qui intéressent les investisseurs de l’Hexagone sont l’automobile, la pharmacie, le parapétrolier, l’hôtellerie, voire tous les secteurs où l’Algérie peut avoir un atout compétitif.

Il n’existe pas de liste noire ou de domaine à éviter, car tout est considéré intéressant puisqu’à la clef, il y a une ouverture commerciale sur le monde. Et les Français constituent une opportunité avec leurs réseaux commerciaux dont bénéficiera l’Algérie. La France est aussi un important partenaire sur le marché européen et peut servir de tremplin pour aller à la conquête d’autres marchés de cette partie du monde. C’est ainsi que le FCE a insisté pour qu’il y ait plus de rapprochement entre les entreprises, surtout les PME/PMI et la concrétisation de multiples partenariats en manifestant leur disponibilité pour réaliser cet objectif. Il s’agit de concrétiser la coopération dans des branches d’activité telles que la sous-traitance en mécanique et en électronique.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après Liberté

Algérie-France : Quand Christine Lagarde conseillait l’Etat algérien

Posté par benchicou dans : Algérie-France : entre le passé et Sarkozy , 2 commentaires

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Par hayet zitouni (Tout sur l’Algérie)

Algérie-France : Quand Christine Lagarde conseillait l’Etat algérien  dans Algérie-France : entre le passé et Sarkozy lagardeChristine Lagarde, le nouveau ministre français de l’Économie, est une atypique au sein des élites politiques françaises. Titulaire du poste à Bercy à la faveur du remaniement ministériel qui a suivi les élections législatives du 17 juin, cette ancienne avocate apparaît comme la reine du mécano industriel et financier à l’échelon mondial. En effet, durant six années, elle a dirigé l’un des trois plus importants cabinets d’affaires international à Chicago, aux Etats-Unis. Parvenue à la tête de Baker&Mac Kenzie en 1999, elle a contribué à  l’augmentation du chiffre d’affaires de 50%. Gestionnaire d’un groupe  présent dans 35 pays par l’entremise de ses 9000 salariés, elle possède une fine connaissance des us et coutumes du « big business».

Selon nos informations, depuis le milieu des années 90 et pendant plusieurs années, son cabinet conseille l’Etat algérien sur le plan international : gestion des placements et des actifs algérien à l’étranger, négociations avec les organismes internationaux…Baker&Mac Kenzie a déjà mené plusieurs négociations importantes pour le compte de l’Algérie. Un dossier suivi de très près par Christine Lagarde quand elle était à la tête du cabinet d’avocats. « Elle connaît très bien les Algériens. Elle connaît surtout les bonnes personnes, celles qui négocient pour le compte de l’Etat algérien et défendent ses intérêts à l’étranger. Elle parle leur langage et sait leurs attentes. Et les Algériens lui font confiance », souligne un habitué des négociations internationales.

Familière de l’Algérie et consciente de son potentiel, ce n’est peut-être pas un hasard si
Christine Lagarde semble vouloir marquer le pas dans la constitution d’un nouveau pôle énergétique français, l’alliance  Suez-Gaz de France (GDF) ayant du plomb dans l’aile. Elle voit ainsi d’un œil favorable l’éventuelle participation de la Sonatrach dans le futur grand ensemble français, manière de donner une nouvelle impulsion à la coopération franco-algérienne. Pragmatique au-delà de tout, le  ministre de l’Économie a déjà décroché son téléphone pour sonder les Algériens de leurs intentions. Surprise : Les retours seraient favorables. Son expertise et son carnet d’adresses personnel mis au service de la diplomatie du business devraient trouver une première traduction lorsqu’elle accompagnera le 10 juillet Nicolas Sarkozy à Alger dans sa visite d’État. Cette dernière sera en partie consacrée à la question de l’énergie.

Son ancien cabinet Backer&Mac Kenzie doit ouvrir un bureau en Algérie avant la fin de l’année mais Christine Lagarde est déjà largement familière des petits et grands secrets de l’économie algérienne. Le souvenir qu’elle a personnellement laissé à Alger peut permettre à la France d’espérer renouer des relations économiques à la hauteur de l’ambition méditerranéenne affichée par Nicolas Sarkozy.

Les guerres en Algérie et la France

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par Jean Daniel
Plusieurs amis et de nombreux correspondants m’ont fait part des observations que leur inspirait l’article que j’ai rapporté d’Algérie et qui sera publié dans le numéro du « Nouvel Observateur » qui est en vente jeudi 31 mai. Je comprends très bien que l’interprétation de certains faits observés sur place, à Alger et à Oran notamment, puisse susciter des réactions conflictuelles.
Par exemple, est-il vrai que le peuple algérien, contrairement à ses dirigeants, se souvient davantage de la guerre civile des années 90 que de la guerre avec la France de 1954 à 1962 ? Je ne peux répondre qu’une seule chose, à savoir que cela me paraît indiscutable. Cela ne signifie pas, évidemment, que nous autres Français devons nous servir de la guerre civile de 1990 (en effet particulièrement atroce) pour faire oublier les horreurs de la répression des forces armées française qui ont utilisé pendant l’année 1957 la torture et les bombardements.
Mais voilà, il y a un problème de culpabilité qui, lui, est français et même, si l’on veut, franco-français. La France doit évidemment regarder son passé en face sans complaisance ni masochisme. Savoir si le colonialisme français en Algérie a été non pas plus « positif » que les autres mais plus différent. En tout cas, c’est une question à part.
Car d’un autre côté, il faut laisser libres les Algériens de réagir comme ils le sentent et comme ils le veulent. Il se trouve que les deux tiers de la population algérienne ont moins de 30 ans et la moitié moins de 25 ans. Ils n’ont pas vécu ni l’humiliation de l’occupation coloniale ni les rêves de l’insurrection ni les horreurs de la répression. La décolonisation s’est traduite par un échec relatif sur le plan de l’avenir que peut espérer un jeune Algérien.
C’est pourquoi d’ailleurs, si l’on ouvrait les frontières, le nombre des jeunes Algériens qui arriveraient en France serait absolument considérable. Et cela malgré tout ce qu’ils apprennent sur les émeutes de banlieues et sur la discrimination. La France demeure à leurs yeux un havre d’autant plus attirant qu’il est déjà composé d’un million d’Algériens. C’est-à-dire – et c’est très important – qu’il y a plus d’Algériens en France aujourd’hui qu’il n’y avait de Français en Algérie à l’époque de la colonisation !
Mais de plus, on ne se souvient pas assez en France que la guerre civile provoquée par le FIS (Front Islamique du Salut), qui a rassemblé les terroristes islamistes, a fait près de 200.000 morts. C’est un chiffre qui n’est pas loin de celui des victimes de la première guerre d’Algérie. Le fanatisme et la barbarie avec lesquels les islamistes du FIS ont semé une terreur effroyable parmi les populations civiles d’Algérie est une chose que personne ne peut oublier. La politique de « réconciliation nationale » qui a conduit à une paix relative est le fruit non pas d’une aspiration idéaliste mais d’une résignation accablée. Les derniers attentats qui ont eu lieu à Constantine la veille des élections législatives algériennes ont été perpétrés par des terroristes faussement repentis et imprudemment libérés.
Dans ces conditions, on peut très bien comprendre que, privés d’avenir et de travail, et meurtris par les souvenirs de la guerre civile, nombre d’Algériens veuillent résider en France par laquelle leurs aïeux avaient été colonisés. Mais pour évoquer un paradoxe qui n’est pas sans signification, certains en arrivent à redouter que les jeunes immigrés qui sont abandonnés en France soient davantage susceptibles d’être récupérés par les islamistes qu’ils ne pourraient l’être en Algérie.

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