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Bouteflika a réuni le haut commandement militaire 22 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 15 commentaires

La multiplication des attentats-suicides perpétrés par Al-Qaida dans notre pays a complètement bouleversé les données politiques : le pouvoir algérien semble à la fois dépassé et surpris par l’ampleur et, surtout, la persistance d’une telle agression contre notre pays. Selon le Quotidien d’Oran, le chef de l’Etat, en ses qualités de chef suprême des forces armées et ministre de la Défense, aurait présidé au tout début du mois de Ramadhan une réunion du haut commandement militaire. La recrudescence de la violence terroriste dans le pays a, bien entendu, été au centre de l’ordre du jour de cette rencontre.

C’est la seconde fois que Abdelaziz Bouteflika réunit la hiérarchie militaire. Au lendemain de l’attentat de Batna, il avait convoqué le Haut conseil de sécurité.

Le pouvoir est dans l’expectative, ne sachant comment réagir à cette agression d’Al-Qaida d’une si grande ampleur.

Pour l’heure, il s’en tient à ses thèses sur « la main étrangère », la plus commode en somme. « Il semble qu’en haut lieu, chez nous, conviction est faite qu’il existe une corrélation entre ces deux événements – recrudescence de la violence terroriste dans le pays et la situation créée aux frontières sud du pays par les rébellions touaregs NDLR – dont le développement pourrait provoquer la déstabilisation du pays. D’où le soupçon, voire la certitude que ces deux événements sont suscités dans le cadre d’une stratégie globale anti-algérienne dont les inspirateurs visent à stopper les «velléités souverainistes» qui se font jour dans la politique économique et les prises de position internationales de l’Algérie. » écrit le Quotidien d’Oran qui pense que « des cercles étrangers en sont arrivés à vouloir affaiblir et déstabiliser l’Algérie pour l’empêcher de poursuivre sa quête d’autonomie ». La conclusion tombe d’elle-même : «  Et quel moyen plus efficace d’y parvenir que de lui imposer des abcès de fixation sur son territoire avec une recrudescence du terrorisme et à ses frontières par une situation confuse propice à tous les débordements. Pour Bouteflika, la menace en cette forme qui plane sur le pays n’est pas une vue de l’esprit et il l’a fait savoir aussitôt après l’attentat suicide perpétré à Batna où il se trouvait en visite de travail, en déclarant que cet acte et les précédents de même nature survenus dans le pays ont une inspiration étrangère. »

En clair, Al-Qaida n’existerait pas. Ce ne serait donc qu’une armée de mercenaires à la solde de puissances étrangères.

Le pouvoir vient de remporter une première victoire sur…la syntaxe. Reste le terrorisme.


L.M.
 

On use des mécanismes techniques pour couvrir une immense fuite de capitaux 20 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 46 commentaires

Des cadres financiers apportent de

nouveaux

éléments au dossier CPA

 

 

Nous aimerions compléter les indications communiquées par Slim Trika, Rym Imsat et Djamel Mokhtar par ce qui suit :

En notre qualité de membres de la CCFC (confédération des cadres de la finance et de la comptabilité-région centre), nous avons adressé plus de cinquante courriers, ces 3 dernières années, aux plus hautes instances du pays (Présidence de la République, services du chef du gouvernement, ministère des finances, IGF, Banque d’Algérie…) pour mettre en garde contre une privatisation du CPA qui viserait à effacer les 900 millions de dollars de créances douteuses au profit des PME concernées.
Notre argumentaire repose sur les éléments ci-après :
- les créances dont il s’agit constituent des crédits consentis à quelques 350 opérateurs PME entre 1997 et 2005 pour leur permettre d’importer des biens d’équipement destinés à l’investissement
- ces crédits non remboursés ont fait l’objet de rééchelonnements/consolidations à répétition, avant d’être traités comptablement (provisionnés) par le CPA puis placés « fictivement » dans des comptes spécifiques
- ces mécanismes techniques sont de vrais stratagèmes visant à couvrir légalement une immense fuite de capitaux, en respectant les formes juridiques et comptables
- le trésor public est venu conforter cette couverture en recapitalisant le CPA à plusieurs reprises ; il n’est pas impossible que la dernière recapitalisation arrêtée dans le cadre de la loi de finances complémentaire pour 2007 soit en partie également affectée aux créances douteuses du CPA
- les responsables du CPA, comme du reste ceux des autres banques publiques, tentent de banaliser le concept même de créances non performantes en le présentant comme quelque chose qui existe partout dans le monde et que l’on provisionne conformément aux règlements en vigueur
- mais les responsables du CPA ne disent pas où sont passés les crédits octroyés aux 350 opérateurs ciblés ; ils ne disent pas non plus pourquoi les actions en recouvrement engagées pas la banque sont discriminatoires et ne touchent pas tous les débiteurs insolvables
- la commission bancaire de la Banque d’Algérie présidée par le gouverneur Mohamed Laksaci est parfaitement au courant de cette situation, mais elle n’a pris aucune mesure de contrôle ni aucune investigation pour tirer tout cela au clair
- pour rappel : la Banque d’Algérie dispose de toutes les informations relatives aux transferts effectués en devises au titre du volet externe des crédits non remboursés par les 350 opérateurs de la PME. La commission bancaire a l’obligation de déclencher toutes enquêtes que la situation au CPA impose, conformément à la loi sur la monnaie et le crédit.
- La direction du trésor relevant du ministère des finances ne doit pas, pour sa part, faire l’impasse sur les dessous de la recapitalisation qu’elle a consentie au CPA
- Quant à L’IGF saisie par nos soins, elle ne peut pas, elle ne doit pas se contenter de constater que les procédures comptables de provisionnement ont été observées par le CPA alors que les capitaux objet de ces procédures ont fui le pays sous diverse formes (surfacturations, faillites volontaires, résiliation de contrat après reglement des avances, diverses collusions…)
- Les autorités ne pourront pas dire (dans l’hypothèse d’une évolution explosive du dossier CPA) qu’elles ne savaient pas ! nous les avons régulièrement tenues informées des pratiques répréhensibles en cours au CPA.
- Conclusion : nous ne sommes pas contre le principe de la privatisation, mais nous posons comme préalable à cette cession la récupération des 900 millions de dollars dont il est utile de rappeler que sont les deniers du peuple ! Nous ne pouvons donc cautionner une amnistie financière sous le couvert d’une opération de privatisation que les décideurs tiennent absolument à concrétiser contre toute logique.

Oussama Djerou, Kader Menouar et Salim Tangera, membres de la CCFC-région centre

ps : merci au Matin de booster la dynamique de la rupture !

Ali Belhadj relâché ce matin sans être inculpé 11 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 11 commentaires

Contrairement aux informations « sûres » données par à la presse par des « sources judiciaires », Ali Belhadj, interpellé dimanche à Alger par la police, a été relâché tôt ce mardi matin sans être inculpé et sans même avoir été présenté devant le procureur. L’affaire, il est vrai, a dû être traitée en haut lieu. Le clan des généraux qui semble être à l’origine de l’arrestation de l’ancien numéro 2 du Front islamique du salut suite à ses propos sur le défunt général Smain, a dû reculer devant les effets qu’aurait pu avoir l’incarcération de Benhadj sur la « réconciliation nationale ». « J’ai dit aux enquêteurs que j’ai critiqué un homme public, qui a dirigé l’une des principales institutions de l’Algérie. C’est mon droit le plus strict », a déclaré Ali Belhadj, qui était interrogé par l’AFP au téléphone.« Tout ce qui m’a été dit oralement, c’est que le parquet pourrait me convoquer à nouveau à une date qui ne m’a pas été indiquée » . Il a souligné qu’il n’avait « pas été brutalisé, ni maltraité » par la police. « Je connais mes droits et ils (les enquêteurs) savent qu’ils ont affaire à quelqu’un qui se respecte », a indiqué Belhadj, qui ne semblait pas affecté par ses deux jours d’interpellation.

Le numéro deux du Fis a indiqué à l’AFP qu’il avait appris lors de son interrogatoire que son interpellation était notamment en rapport avec ses déclarations concernant le général major Smaïn Lamari, numéro 2 des services de renseignement algériens, décédé d’une crise cardiaque le 28 août, qu’il avait qualifié de « tortionnaire ».« J’ai dit aux enquêteurs que j’ai critiqué un homme public, qui a dirigé l’une des principales institutions de l’Algérie. C’est mon droit le plus strict. Ils m’ont aussi interrogé sur un délit d’usurpation d’identité parce que j’ai signé un communiqué en ma qualité de vice-président du Front islamique du salut (FIS – dissous). J’ai répondu que le FIS n’a pas été dissous par la voie légale et n’a pas perdu le pouvoir à la suite d’un vote populaire, mais par un coup d’Etat militaire et que je ne reconnaissais pas le pouvoir du fait accompli », a-t-il dit.Concernant la détention à domicile de livres et de cassettes vidéo et audio à « caractère subversif », M. Belhadj a affirmé avoir dit à ses interlocuteurs qu’il était « un homme de culture, qui lisait beaucoup et qu’il était de son droit de s’informer ».

 

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Accords pouvoir-islamistes : La spectaculaire volte-face de Zerhouni 5 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 9 commentaires

Yazid Zerhouni se rétracte. Lui qui dimanche dernier, avait semé le trouble parmi la population en affirmant à El-Khabar que « les activistes de l’Armée Islamique du Salut dissous, qui ont fait part de leur intention de revenir à l’activité politique dans un nouveau parti, peuvent présenter leurs dossiers et ils seront examinés dans le cadre des lois de la concorde civile et de la réconciliation nationale ! » s’est rétracté hier lors d’un déplacement présidentiel à Jijel. Le ministre a déclaré de façon inattendue : « Tout retour des responsables du parti dissous sur la scène politique est exclu. Ceux qui évoquent aujourd’hui le retour des anciens responsables du FIS à l’activité politique semblent oublier que la plaie du terrorisme est encore ouverte « . Puis, se souvenant des lois de la république, il a cru utile de souligner que la Charte pour la paix et la réconciliation interdit à toute personne utilisant la religion à des fins politiques de participer à la vie politique du pays.

Comment le ministre peut-il tenir un double langage ? Bien entendu, selon lui, et une fois de plus, la faute incombe aux journalistes :  “Malheureusement, il y a des journalistes qui se plaisent soit par incompréhension soit par intention de déformer les propos de responsables dont je fais partie”, a-t-il indiqué, lors de la conférence de presse qu’il a animée à Jijel, en marge de la visite du président Bouteflika dans cette wilaya.

Difficile de le croire. Le journaliste d’El-Khabar a bien rapporté ce qu’il a entendu. Et Mezrag avait applaudi aux propos du ministre. (Lire le blog). Cette volte-face spectaculaire, en quarante huit heures à peine, du ministre Zerhouni sur la question de l’agrément d’un parti qui fait basculer l’Algérie dans l’horreur n’est vraisemblablement pas spontanée.  Les déclarations lancées depuis quelques jours, par les anciens dirigeants de l’ex-FIS et de son bras armé l’AIS annonçant leur intention de créer un nouveau parti politique avaient bel et bien trouvé un écho favorable auprès du ministre de l’Intérieur.

Des forces anti-islamistes influentes, si elles existent, ont-elles fait pression sur le ministre pour qu’il revienne sur ses propos ?

A moins que l’explication ne soit ailleurs…

L.M.

Elections: communiqué intégral du ministère de l’Intérieur 3 septembre, 2007

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Le Fis revient et Bouteflika régnera à vie

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 49 commentaires

mezrag02elkhabar2.gifalqaradhaouibouteflielk.jpgabdelazizbouteflika3231.jpgMezrag savait donc de quoi il parlait et nos prévisions pessimistes, exprimées d’ailleurs ici sur ce site, vont hélas se réaliser : le président Bouteflika a pris cet été la décision de régner à vie et de gouverner avec les islamistes.

Pour cela, il a pris deux graves décisions qui vont bouleverser encore plus le pays : autoriser le retour du FIS sous un autre nom ; faire réviser la constitution par les députés dès cet automne et y inscrire le règne illimité. Deux hommes du président, Yazid Zerhouni, ministre de l’Intérieur et Abdelaziz Ziari, président de l’APN, viennent de le confirmer dans deux déclarations simultanées hier dimanche.

Zerhouni a donné hier raison à Madani Mezrag, haut dirigeant de l’ex-FIS devenu chef terroriste et assassin, qui annonçait avec arrogance la « prochaine création d’un nouveau parti par les anciens dirigeants du FIS » ajoutant qu’il se passerait de l’autorisation de Zerhouni. La réponse de Zerhouni est tombée hier :  » Les anciens dirigeants du FIS peuvent créer un nouveau parti » ! En marge de l’ouverture de la session automnale de l’Assemblée Populaire Nationale, APN, Zerhouni a confié à El Khabar « que les activistes de l’Armée Islamique du Salut dissous, qui ont fait part de leur intention de revenir à l’activité politique dans un nouveau parti, peuvent présenter leurs dossiers et ils seront examinés dans le cadre des lois de la concorde civile et de la réconciliation nationale ! » Tout est dit ! Zerhouni se déculotte et plie devant la décision de son maître : Abdelaziz Bouteflika. Peu importe que la déclaration de Zerhouni comporte un gros mensonge : les lois de la concorde civile et de la réconciliation nationale stipulent exactement le contraire de ce qu’il avance : interdiction aux dirigeants du FIS de retourner à la politique. Mas le ministre de l’Intérieur n’est pas à un mensonge près. Sauf que celui là remet en cause quinze années de résistance antiintégriste et fait de lui un nouveau Daladier.

                                           Bouteflika régnera à vie

 On le sait désormais : Bouteflika régnera à vie. La constitution qui limite le nombre de mandats à deux seulement, sera révisée cet automne par les députés. Et  c’est le président de l’Assemblée populaire nationale (APN)  Abdelaziz Ziari, qui l’annonce. Ziari a affirmé, en présence du président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, du chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, ainsi que des membres de l’Exécutif, qu’une révision constitutionnelle est « un impératif ».  Ziari a expliqué doctement que cette révision permettra d’améliorer l’organisation des institutions du pays dans le sens d’une plus grande cohérence, notamment dans les domaines qui s’attachent à « l’organisation et au contrôle de toutes les formes de pouvoir ». Traduisez : donner au président tous les leviers de contrôle et la possibilité de régner à vie.  La messe est dite…

Nous y reviendrons.

Le Matin


 

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