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Le pouvoir a peur d’un nouvel attentat : Alger quadrillée 21 mai, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 7 commentaires

tounsi.jpgBientôt 17 000 policiers supplémentaires 

La capitale est sous perfusion dans la crainte d’un nouvel attentat comme celui du 11 avril. Le directeur général de la Sûreté nationale, Ali Tounsi, a révélé hier que les renforcements sécuritaires qui ont suivi les explosions du 11 avril à Alger vont se poursuivre, et que le corps de la Sûreté nationale sera renforcé de 17 000 policiers. De plus, le nombre de policiers devrait atteindre 200 000 agents avant 2010.
Pour encourager le recrutement de nouveaux policiers, le gouvernement va leur octroyer de nouveaux avantages. Ali Tounsi a ainsi assuré que le nouveau statut de la police, qui prévoit l’amélioration des conditions sociales et professionnelles ainsi que la modernisation des méthodes de travail, sera bientôt promulgué.

Lyès Laribi, auteur de « l’Algérie des généraux » :

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 2 commentaires


« Il faut s’attendre à un mouvement de colère populaire »

Les élections législatives qui se sont déroulées jeudi en Algérie ont connu une abstention record de plus de 64 % ! Lyes Laribi, qui vient de publier « l’Algérie des généraux »*, nous explique pourquoi.

Un taux de participation de 35,1 %, jamais les Algériens n’ont aussi peu voté…
Lyes Laribi. Les Algériens ont compris que ceux qui les gouvernaient ne leur ont rien apporté, qu’une élection ne sert à rien… C’est pour cela qu’ils ne sont pas allés aux urnes. Quant au boycott du scrutin (NDLR : auquel avaient appelé quelques partis, dont le FFS), c’est bien joli, mais cela ne sert à rien. Je crois que les Algériens vont se prendre en main.

C’est-à-dire ?
Il y a eu les manifestations violentes de 1988, et avant cela, le Printemps Berbère de 1981. L’histoire algérienne regorge de cette forme de contestation. En octobre 1988, c’est grâce aux manifestations que le peuple a réussi à imposer une ouverture démocratique. Et puis, les généraux ont sifflé la fin de la partie…

Vous vous attendez donc à un soulèvement ?
Favorisé par les inégalités qui ne cessent de se creuser. Il y a quelques jours, l’UGTA (NDLR : Union générale des syndicats algériens) révélait que 30 000 travailleurs n’avaient pas touché leurs salaires depuis trois mois. Cela correspond à peu près à 350 millions de dinars (NDLR : 35 millions d’euros) , une somme misérable comparée aux 60 milliards de dinars (NDLR : 600 millions d’euros) qu’un PDG peut obtenir en quelques jours de la banque. Il y a aujourd’hui une Algérie richissime qui vit dans le luxe et une Algérie qui ne connaît que la misère et pour laquelle la situation est de plus en plus insupportable.

Les risques ne sont-ils pas énormes ?
A la suite des émeutes de 1988, il n’a fallu que quelques mois pour que les choses se mettent à changer. En 1989, l’Algérie était en route vers la démocratisation. Les Algériens sont capables de se sortir d’affaires, en dehors des politiques actuels, dont on sait qu’ils n’existent qu’avec la bénédiction des « décideurs ».

Et l’armée dans tout ça ?
Elle balance toujours au gré des clans. Mais il y a un phénomène nouveau : l’émergence d’une troisième génération d’officiers supérieurs, qui ne sont ni les anciens des maquis ni les anciens de l’Armée nationale de libération. Elle est plus intéressée par son statut social et sa professionnalisation.


Propos recueillis par Catherine Tardrew

Le Parisien , dimanche 20 mai 2007


« L’Algérie des généraux » : Editions Max Milo, 251 pages, 18 €.

Débat : où va l’opposition républicaine ?

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 2 commentaires

 

Sur les 18.760400 inscrits, et les 6.662383 votants, le RCD n’a obtenu que 192.490 voix, (2,80%). Il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser. Le RCD, continue à se tromper et plus grave il prend son peuple pour un imbécile. Au lieu de se ressaisir, et de se retirer, de cette APN non représentative et essayer de construire avec les autres forces démocratiques, à l’exemple, du MDS, (tendance anti Hocine Ali)du CCDR, du FFS, (si ce dernier, comprend que les élections locales de septembre 2007, dans les mêmes conditions donnera les mêmes résultats) des autres partis démocratiques s’ils font leur mea-culpa publiquement, des syndicats autonomes, des associations démocratiques, surtout, celles des jeunes et des femmes, et de toutes les personnalités(

intellectuelles-cadres-journalistes-(tels que Benchicou, Bahmane Belhadjoudja,Zerrouki, Hammouche, Hamidichi, Abdou.B, Stambouli, Kharroubi, Oukazi, et bien d’autres encore, travailleurs, etc…) une alternative démocratique, qui pourra en finir avec ce système, et éradiquer l’intégrisme. Cette alternative démocratique, peut et doit construire un État de droit, démocratique moderne et républicain et laïc. C’est la seule voie de sorti de cette crise terrible, que traverse le pays.

MOULAY.

MDS

Débat : où va l’opposition républicaine ?

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 18 commentaires

    saidsadi.jpg Le RCD n'a obtenu que 2,89% des voix

Un chiffre à méditer : le RCD n'a obtenu que 192.490 voix sur 6.662.383 votants  soit 2,89% des suffrages exprimés. Dans les 7 circonscriptions où le parti est implanté, les scores sont les suivants:

Bejaia :    12.989
Bouira :     9.071
Tizi-ouzou : 30.182
Alger    :  22.777
Tipaza   :   7.244
France    :  7.151
Illizi    :   770

Soit 79.204 au total pour les 7 circonscriptions, sur les 548.535 votants.
Au plan national, sur les 6.662383 votants, le RCD n'a obtenu que 192.490 voix, (3,4%). Ramené aux 18.760400 inscrits, le score du RCD n'est que de 1%.

Debat : « Algérie, quel avenir après les législatives ? » L’avis de Ali Bahmane 20 mai, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 4 commentaires

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Debat : « Algérie, quel avenir après les législatives ? »

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique,Non classé , 4 commentaires

 Zoubir Arous. Sociologue, chercheur associé au CREAD :

« La voie est ouverte au changement par le chaos »

Le divorce entre la société d’un côté, et la classe politique et le pouvoir de l’autre, est largement consommé selon Zoubir Arous, sociologue, qui voit que les tentatives de « changements contrôlés » ont abouti à une situation préparant à une crise majeure.
- Quelle est votre lecture des taux importants d’abstention lors des législatives de jeudi dernier ?
- D’abord, l’opinion publique a une longue et solide expérience face aux processus électoraux et il y a donc un large sentiment populaire que les élections sont de toute manière entachées de fraude. En second lieu, les législatives ont de tout temps été présentées comme l’occasion de régler les problèmes sociaux de la population. On présente le Parlement comme un pouvoir exécutif, on en présente une fausse image. Alors que vu les législatives passées, les électeurs comprennent que cela ne changera rien à leur vécu. Troisièmement, on remarque que les jeunes se sont fortement abstenus de voter, ce qui veut dire que le discours des partis – sclérosé et marqué par la langue de bois – n’a pu les sensibiliser. En résumé, ni le discours basé sur « l’esprit patriotique », ni celui s’appuyant sur le règlement des problèmes sociaux n’ont pu mobiliser. En plus, aucun parti n’a présenté un programme pour les jeunes.
- L’abstention semble avoir gagné en importance depuis les années 1990…
- La grande différence avec ce qui s’est passé il y une dizaine d’années est que la société était arrivée à un certain niveau de maturité sociale. Tout au long des années 1990, le pouvoir a cassé la dynamique sociale et a fait entrer la classe politique dans le mensonge autour de la thématique du « changement ». Alors que le pouvoir a consacré l’état de fait, la paralysie totale. Entre temps, personne n’a pris en compte les courants de pensée de la société. Les partis sont devenus un nouveau moyen d’accéder à la rente et à la promotion sociale à travers l’accès au statut de député.
- Quel rôle a joué le pouvoir dans l’abstention ?
- Il a la plus grande responsabilité. Le pouvoir a bloqué la dynamique de changement en l’instrumentalisant comme cela lui sied. Les partis ne sont plus des partis politiques mais des sensibilités. Nous sommes revenus en arrière : aux idées réformistes de la fin des années 1980. Aux mêmes idées mais avec des configurations partisanes. Il y a une sorte de volonté de changement contrôlée, orientée pour assurer la domination d’un parti. Le FLN, même s’il a perdu des voix, reste le parti dominant. Car toutes les formations politiques font partie du pouvoir. Les partis islamistes ne représentent pas le projet islamiste comme les partis démocrates ne représentent pas le projet démocrate. Tous font partie d’un état de fait qui prépare à une autre crise comme celle d’octobre 1988.
- Pourquoi la perspective d’une telle crise ?
- Parce que les forces de la société civile ont été marginalisées, autant que la classe moyenne ou le sentiment de militantisme. Parce que l’université est paralysée, les syndicats sont loin des préoccupations des travailleurs. Il n’y a plus de forces organisées capables de mener des changements pacifiques. C’est donc la voie ouverte au changement par le chaos.

Adlène Meddi

Dans El-Watan du 20 mai 2007  

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