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Ouyahia dénonce « la mafia qui veut prendre le pouvoir » 2 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 35 commentaires

Il accuse les lobbies et la mafia de l’importation de vouloir déstabiliser la paix sociale.  

Ouyahia a curieusement parlé hier samedi de « la manipulation de certains lobbies de la mafia financière de la stabilité encore fragile du pays », ajoutant que cette mafia projette depuis plus d’une décennie de frapper l’économie à travers la fraude fiscale et la destruction des ressources des producteurs nationaux. 

M.Ouyahia pense que la flambée des prix des aliments de consommation de base «n‘ont rien à voir avec la Bourse internationale».
Il accuse les lobbies et la mafia de l’importation de vouloir déstabiliser la paix sociale. De 2004 à ce jour, l’Etat assure l’importation, la distribution du blé et du lait, à travers l’Oaic et Giplait. Les prix sont fixes et subventionnés. Comment expliquer les dernières augmentations? M.Ouyahia est catégorique: cela est dû aux spéculateurs qui ne seraient pas étrangers aux deux organismes. Au lieu de recourir à des «solutions de conjoncture» qui ont prouvé leurs limites, notamment à travers l’importation massive des aliments de base, le patron du RND propose «de renforcer le contrôle sur le marché national.» Il juge aussi nécessaire la création d’une centrale d’achat pour les circonstances «exceptionnelles.»
«Nous assistons à un véritable pillage de la richesse nationale.» Que fait le gouvernement? Rien, selon lui: «Il y a un manque de volonté de lutter contre ces lobbies qui bénéficient d’une complicité désolante de la part de l’administration.» Hier, l’ex-chef de gouvernement a donné l’impression d’être bien au fait du dossier. «Quand j’évoque les lobbies, je ne suis pas en train d’inventer une situation. Il est encore loin de mon intention de cacher des vérités au peuple algérien. C’est une réalité en face de laquelle on est appelé à agir avec fermeté et rigueur.» M.Ouyahia lance un signal d’alarme. «Les lobbies visent actuellement une zone à haut risque. C’est la poche des citoyens», les accusant de vouloir délibérément provoquer une fronde sociale. Le malaise est si sérieux qu’il n’a pas hésité à interpeller l’Exécutif à «mener une bataille du destin pour le pays.»  

Belkhadem entretient l’opacité sur les finances de l’Algérie 31 août, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 1 commentaire

a8848lycaw1oyhrcajhrh6fcadto57mcaypn5mrcahbnx11carttpmacafg8wsjcawq8ccfcasabbjmcazioqztca60orprcah1exxsca9ve4z7ca5c82qvcay0mzmqca56ftwrca6uornnca1w4us1.jpg La loi de Finances 2008 référencée sur un baril de brut à 19 dollars

La loi de finances 2008 élaboré par le gouvernement Belkhadem sera référencé cette année encore sur le prix d’un baril de brut à 19 dollars. la nouvelle n’a surpris personne, puisque depuis 2000, hormis la loi complémentaire de 2002, toutes les lois de finances, y compris celle de 2006 qui a vu les prix du pétrole frôler les 100 dollars, sont établies sur la base de ce prix. Mais, les  interrogations fusent de partout. Pourquoi, des prévisions de recettes aussi sombres et basses, quand les prix caracolent à des niveaux jamais atteints ? Par mesure de prudence, tentent parfois de justifier les décideurs, sans plus d’explication. Mais alors que deviennent les recettes qui proviennent d’un niveau supérieur aux provisions de la loi ? Sont-elles budgétisées et leurs consommations contrôlées ? Officiellement, toute plus-value résultant d’un niveau de recettes de fiscalité pétrolière supérieur aux prévisions de la loi de finance ira alimenter le Fonds de régulation des recettes (FRR), évalué à 3000 milliards de dinars soit 36% du PIB, et destiné à faire face aux impacts négatifs des fluctuations des prix sur le marché pétrolier international. L’intention serait louable, si elle n’était pas entachée d’un défaut, ainsi résumé par l’économiste  Abdelmalek Serrai : «C’est une solution de prudence permettant de faire face à toute mauvaise surprise, seulement, la curiosité nous mène à s’interroger sur la destination des réserves en dehors des 19 dollars, en souhaitant plus de transparence à ce sujet ».  Or, La transparence est précisément ce qui manque le plus dans la gestion des finances nationales. Les explications alambiquées fournit par Belkhadem n’ont pas éclairé grand monde, ni fait tomber les réserves sur cette démarche. abdelazizbelkhadem2.jpgMême Louisa Hanoun, pourtant acquise à Bouteflika et à sa politique, objecte que : « certes il y a un budget d’équipement conséquent par rapport au plan quinquennal, mais il restera hypothéqué si jamais nos recettes sont détournées en acceptant la base de 19 dollars comme prix de référence ». Ce à quoi M. Belkhadem réplique que l’Algérie ne fait pas exception car beaucoup de pays exportateurs de pétrole élaborent aujourd’hui leurs budgets sur la base de prix référentiels oscillant entre 15 et 22 dollars le baril de pétrole. Et que les perturbations des cours mondiaux du pétrole justifient cette prudence. 

Il est a prévoir  cette année encore  que la décision gouvernementale souleve les interrogations des économistes… et cela d’autant plus que les prix mondiaux du brut culminent à plus de 60 dollars.   

Le Matin 

Bouteflika envoie un message de soutien à l’ex- émir Kertali 24 août, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 5 commentaires

Mustapha Kertali, l’ancien chef de L’A.I.S,  qui échappé à un attentat la semaine dernière, vient de recevoir une lettre de sympathie de Bouteflika. C’est Kertali en personne qui a rendu  publique cette information alors que  les ex-chefs de l’A.I.S s’apprêtent à clarifier vendredi prochain, dans un communiqué de presse, leur position  après que Al Qaida ait revendiqué l’attentat contre celui qu’elle qualifie de « chef des pacifiés dans la région de Larbaa ».
L’ex émir des brigades « Errahmane » Mustapha Kertali, a reçu ce message de la part du président de la république, vraisemblablement de la main de Abdelaziz Belkhadem lors de la visite que ce dernier lui a rendu à hôpital.
Concernant sa position concernant la revendication d’al Qaida, Kertali a affirmé : « nous avons un projet de réconciliation, cette attentat qu’il soit revendiqué par al Qaida ou pas, nous serons ni perturbés ni influencés » L’ex-émir de l’Armée islamique du salut, Madani Mezrag a déclaré quant à lui, sans détour, lors d’une interview à el Khabar  « al Qaida a perpétré et revendiqué l’attentat mais les bénéficiaires de cette acte sont ailleurs. Toutes les catastrophes qui sont en train de se passer ne servent que les intérêts des milieux qui souhaitent la destruction et la discorde pour l’Algérie »

Où va l’argent de l’Algérie ? 23 août, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 21 commentaires

L’Algérie investit 43 milliards de dollars  aux Etats-Unis 

L’Algérie investit 43 milliards de dollars aux Etats-Unis, essentiellement en emprunts obligataires de l’Etat américain, selon des chiffres publiés par Peterson Institute for International Economis, mais Le gouvernement − conseillé sur les questions d’investissements par le cabinet d’avocats international Baker&Mac Kenzie que dirigeait l’actuel ministre français de l’économie Christine Lagarde − entretient une totale opacité sur ces avoirs colossaux et ne rend compte à aucune institution nationale, pas même l’Assemblée nationale croupion, de sa stratégie en la matière. Cette gestion occulte des nos finances ne semblent choquer aucune institution tant il est vrai que la gestion démocratique et transparente de nos ressources est une notion étrangères aux mœurs des nos gouvernants. 

Ces avoirs, détenus via un fonds d’investissement créé par le gouvernement en 2000, placent l’Algérie en huitième position des investisseurs gouvernementaux étrangers aux Etats-Unis, derrière les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars), Singapour (de 200 à 430 milliards), la Norvège (380 milliards), le Koweït (174 milliards), la Russie (122 milliards), la Chine (66 milliards) et le Qatar (50 milliards). La majorité de ces pays, à l’image de l’Algérie, tirent leurs recettes des exportations pétrolières. Pourtant cette conjoncture de prospérité financière ne profite pas aux algériens. Pire ! C’est même dans ce contexte d’opulence que le pouvoir, assis sur  des réserves de changes estimées à plus de 80 milliards de dollars – celles-ci devraient même dépasser les 100 milliards d’ici à la fin de l’année 2007- réussit l’exploit d’appauvrir et de  paupériser un grands pans de la société algérienne. La misère qui touche désormais une grande partie de la population est d’autant plus insupportable pour ceux qui la subissent qu’elle cohabite avec l’étalage outrancier de richesses, des dépenses de prestige, inconsidérées et inutiles, la dilapidation et le bradage éhonté des ressources et  du patrimoine du pays.

En absence de contre-pouvoir qui peut demander des comptes au pouvoir algérien, qui peut  stopper ses dérives ?
 
 Le Matin
 

Sidi Saïd fait l’éloge de la politique de Bouteflika

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 27 commentaires


Flambée des prix et érosion du pouvoir d’achat des algériens

« Sidi Saïd fait la sourde oreille »

« Au moment où la grogne populaire prend de l’ampleur, Sidi Saïd préfère ignorer la réalité pénible des travailleurs », signale le porte-parole du CLA, Osmane Redouane l Rachid Malaoui, le secrétaire général du SNAPAP, qualifie les propos du patron de l’UGTA de « déni de la réalité ».

Décidément, il n’a pas froid aux yeux le secrétaire général de la centrale syndicale. Alors que tous les voyants du front social sont au rouge et présagent d’une rentrée sociale tumultueuse, Abdelmadjid Sidi Saïd sombre dans un discours lénifiant et complètement décalé de la réalité sociale. Du complexe El Hadjar, où il s’était rendu lundi à l’occasion de la signature d’un accord entre le syndicat et la direction d’Arcelor Mittal, Sidi Saïd n’a pas hésité à faire usage de ses « arguments chiffrés » pour à la fois défendre son bilan riche, d’après lui, en « résultats positifs » contre ceux qui « attisent les feux de la division et ne veulent pas d’une Algérie stable et prospère (entretien El Watan du 21 août) ». L’érosion dangereuse du pouvoir d’achat de la majorité des Algériens, l’inflation soutenue et la flambée sans précèdent des prix des produits de large consommation ne seraient-ils au bout du compte qu’une vue de l’esprit ? Sidi Saïd semble en être convaincu. « Sous la gestion éclairée de notre Président, le dialogue et la concertation entamés depuis 1999 sont à l’origine du relèvement du SMIG par trois fois (…), ces résultats ont été suivis par beaucoup d’autres dans le sens des intérêts et du pouvoir d’achat des travailleurs. Ce qui, bien sûr, déplaît à ceux qui ont constamment semé la discorde et la zizanie », affirmait Sidi Saïd. Ce qui fait dire à Osmane Redouane, le porte-parole du Conseil des lycées d’Algérie (syndicat autonome), que le secrétaire général de l’UGTA « vit sur une autre planète ». Au moment, souligne-t-il, où la grogne populaire prend de l’ampleur, Sidi Saïd préfère ignorer la réalité pénible des travailleurs, « plus de 4 millions sont dans un état précaire », et développe un discours « idéologique, dicté par on ne sait quelle entité ». Le relèvement du SNMG, argument cher à Sidi Saïd pour attester du bien-être algérien, n’a pas eu, selon M. Osmane, un quelconque effet positif sur le quotidien des travailleurs. « Ce sont des augmentations octroyées sous forme de primes – sans réelle incidence sur le pouvoir d’achat des Algériens – et ne prennent aucunement en compte la hausse généralisée et continue du niveau des prix. » Osmane dit ne pas s’étonner que Sidi Saïd use de tels arguments pour « éluder et contourner la dure réalité des Algériens ». « Cela étant, conclut le porte-parole du CLA, Sidi Saïd ne déroge pas à la règle, il est dans son rôle de pompier, de syndicalisted’accompagnement. »On n’est pas plus amène au Snapap. Rachid Malaoui, le secrétaire général du Syndicat autonome des personnels de l’administration publique, estime que le « déni de la réalité » dans lequel verse continuellement le patron de l’UGTA, même s’il n’est pas nouveau en soi, et le soutien inconditionnel qu’il apporte à la politique du gouvernement, ne peuvent trouver d’explication que dans l’implication de ce responsable syndical dans le scandale Khalifa. « Son seul souci est de sauver sa peau, quitte à se mettre à dos et les travailleurs et la société civile et les syndicats autonomes qui ne peuvent quand même pas se tromper quand il s’agit de dresser le constat alarmant de la situation socioéconomique des Algériens », déclare Malaoui. « Le pays est au bord de la révolte et il se trouve que Sidi Saïd veut avoir raison contre tout ce monde-là », ajoute-t-il avant d’inviter le premier responsable de l’UGTA à présenter sans attendre sa « démission ».

Aziri M.

Rentrée sociale : les syndicats autonomes préparent une grève nationale 22 août, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 2 commentaires

Pour signifier au pouvoir leur refus d’être des « candidats à la  mendicité » et s’insurger contre le bradage des richesses du pays, les syndicats autonomes préparent un débrayage national pour la rentrée sociale.

Officiellement, c’est pour juguler la hausse des prix des produits alimentaires, toujours spectaculaire à l’approche du ramadhan, provoquée pour l’essentiel par les importateurs-spéculateurs qui  dominent le marché nationa |‑  ­ plus de 60% des fruits et légumes sont écoulées soit sur les marchés parallèles, soit directement vendues aux collectivités locales ou aux transformateurs − que  le gouvernement  a improvisé à la hâte une série de mesures. L’essentiel de ces mesures, les unes dérisoires, les autres démagogiques, détaillées par Djamel Ould-Abbès, dans les colonnes d’un quotidien national consiste en une opération d’importation massive de viande rouge ( 23 000 tonnes) et de pomme de terre (20 000 tonnes) ainsi qu’en distribution de repas et de colis alimentaires ( près de un million), un peu comme les oeuvres de charité à l’époque coloniale  à destination des indigents indigènes  ! Erigeant la charité au rang de solidarité nationale et de politique d’Etat, le gouvernement escompte  sans doute s’assurer à moindre frais une accalmie sur le front social, voire désamorcer la colère  qui couve sur ce terrain. Son artifice grossier n’a réussi ni à tromper les algériens ruinés par une inflation sans précédent, ni à calmer la colère des salariés et des fonctionnaires clochardisés, subsistant avec 15 000 dinars et dont la revalorisation des  traitements est reportée à novembre 2008.  L’annonce de ce report par le chef du gouvernement lui-même, la semaine dernière, est tombée comme la foudre sur la tête d’une population au pouvoir d’achat exsangue. A quelques semaines de la rentrée, les syndicalistes autonomes préparent une riposte à la mesure de l’agression subie et ne cachent pas leurs intentions d’en découdre avec un pouvoir qui les méprise et attente quotidiennement à leur dignité. « C’est l’ensemble de la société civile de tout le mouvement social qui se soulèvera cette rentrée pour dire non au bradage des richesses du pays et à la pauvreté du peuple» annonce l’un d’eux. Déjà, ils affûtent leurs armes et  préparent leurs troupes à descendre dans la rue. Une coordination des syndicats autonomes de la santé, de l’éducation et de la Snapap s’est mise en place qui n’écarte pas l’idée d’un débrayage national. Au lieu de s’assoupir dans la torpeur de l’été ou de succomber au leurre  la scène sociale s’anime, laissant augurer un mois de septembre  riche en grèves, débrayages, et protestations sous toutes les formes. L’Algérie qui résiste veille encore.

Le Matin 

 

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