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Bouteflika :  » Malade moi ? » 7 juillet, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 16 commentaires

  El-Watan

Ceux qui misaient, il y a peu de temps encore, sur un départ avant terme du président de la République ont certainement dû, jeudi, réviser leur pronostic après notamment avoir suivi son discours prononcé à l’occasion de la célébration du 45e anniversaire de la fête de l’Indépendance. Bien qu’étant apparu fatigué et même quelque peu affaibli, le chef de l’Etat n’a pas donné en tout cas l’impression qu’il était sur le point de prendre sa retraite. Bien au contraire. Dans le long discours lu au ministère de la Défense nationale devant les cadres supérieurs de l’ANP, il a en effet rappelé sa détermination à mener à terme les grands chantiers qu’il a entamés à son arrivée au pouvoir. Bien plus, le Président s’est même permis le luxe de se fixer une nouvelle feuille de route, de nouveaux défis économiques, dont celui consistant, à titre d’exemple, à « clore » le dossier de la dette interne. Pour ceux qui l’auraient oublié, celle-ci représente un boulet de plus de 17 milliards de dollars que l’Etat traîne depuis plus d’une bonne quinzaine d’années. Un boulet qui a freiné, voire parfois « avorté », toute velléité de réforme du secteur public économique. Abdelaziz Bouteflika a prévenu que la prise en charge de la problématique de l’endettement interne passera inéluctablement par la prise de décisions graves, douloureuses et impopulaires. Il a également averti que l’assainissement des dossiers économiques pourrait buter sur des intérêts personnels ou de groupes antagoniques à ceux de l’Etat. Mais quels que soient ces écueils, le président Bouteflika s’est engagé à aller jusqu’au bout et quoi que cela puisse lui en coûter. De ce point de vue là, le premier magistrat du pays s’est montré peu soucieux de sa cote de popularité. Dans son discours dans lequel il fait le point sur l’état du pays, M. Bouteflika a manifesté la même opiniâtreté et la même détermination lorsqu’il a évoqué la nécessité de revoir le fonctionnement des institutions, de préserver la paix civile et de combattre le terrorisme jusqu’à son éradication. Mais en manifestant une telle obstination à vouloir réaliser son cahier des charges et même plus, il est fort possible que le président Bouteflika ait voulu justement faire passer un autre message fort : celui consistant précisément à dire qu’il est là et qu’il faudra composer avec lui et pour un bon bout de temps encore.

Zine Cherfaoui (El-Watan)

7 juillet 2007

Discours de Bouteflika : la lecture de l’AFP 5 juillet, 2007

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Algérie: lutte « sans relâche » contre les islamistes armés (Bouteflika)

AFP 05.07.07 | 18h26



Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a prôné jeudi à Alger une lutte « sans relâche » contre les islamistes qui refusent de remettre leurs armes aux autorités dans le cadre de la réconciliation nationale.  

« Nous devons consolider (la paix), et d’abord poursuivre sans relâche la lutte contre les entreprises criminelles et terroristes de ceux qui, refusant l’appel magnanime de la nation, se déclarent résolument ennemis du peuple et voudraient perturber le mouvement de refondation et de cohésion nationale », a déclaré M. Bouteflika.

Le chef de l’Etat, qui est également ministre de la Défense et chef suprême des forces armées, prononçait un discours devant les cadres militaires au ministère de la Défense, pour le 45e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, le 5 juillet 1962.

M. Bouteflika a élevé 22 officiers au grade de général à cette occasion.

La politique de réconciliation nationale, approuvée en septembre 2005 par référendum, offre le pardon aux islamistes armés en échange de leur reddition.

Le 23 juin, le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah a renouvelé son soutien public à cette politique en déclarant, à la sortie d’une nouvelle promotion d’officiers, que « la réconciliation a été plébiscitée par le peuple et soutenue par l’armée ».

Depuis sa mise en oeuvre en février 2006, elle a permis la libération de plus de 2.000 condamnés pour actes terroristes et la reddition de quelque 300 islamistes armés.

Selon les autorités, le nombre d’islamistes armés encore dans les maquis est « résiduel ». L’armée multiplie les ratissages des zones où ils sont réputés s’être repliés, notamment dans les régions montagneuses de l’est algérien.

« Aujourd’hui, la paix est largement revenue à travers le pays qui a repris avec ardeur l’oeuvre de construction nationale (à laquelle) le peuple algérien, a adhéré massivement, en dépit de plaies encore vives chez beaucoup de nos concitoyens », a souligné le président Bouteflika.

Le chef de l’Etat a par ailleurs affirmé que les Algériens ont « conquis leur dignité sur un système colonial oppresseur et raciste », et fustigé les « tentatives honteuses de réécriture de l’histoire » niant les crimes coloniaux en Algérie, en faisant allusion à la polémique sur les aspects « positifs » de la colonisation opposant Alger à Paris depuis 2005.

« Un million et demi d’Algériens ont payé de leur vie la victoire de leurs idéaux » (ndlr: l’indépendance de leur pays), a-t-il martelé.

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Bouteflika a prononcé son discours mais n’a rien dévoilé

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 12 commentaires

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a enfin prononcé aujourd’hui jeudi au siège du ministère de la Défense nationale (MDN) un discours à l’occasion du 45e anniversaire de l’Indépendance nationale. Le chef de l’Etat n’a pas annoncé de date pour la révision constitutionnelle comme c’était attendu. Sans doute préfère-t-il attendre le moment opportun. Bouteflika s’est contenté de tirer un bilan positif de ses deux mandats et d’énoncer quelques recommandations pour l’avenir proche. Voici les grandes lignes de ce discours.

1. Un réquisitoire contre le colonialisme mais sans exiger la repentance de la France

« En célébrant cette journée hautement symbolique, nous devons nous souvenir que l’Algérie plonge ses racines aux tréfonds de l’histoire. Une histoire qui l’a étroitement mêlée aux événements et aux mouvements d’idées dans l’espace méditerranéen et dans l’espace musulman. Tout au long de ce parcours, le refus farouche opposé par son peuple à toute domination a été le moteur essentiel de péripéties tourmentées, culminant durant la lutte de libération engagée le 1er novembre 1954 qui allait déterminer la renaissance de l’Etat national ainsi que le retour du peuple algérien à la présence internationale dont il avait été si longtemps exclu.

Cette lutte de libération, fondatrice de l’Algérie moderne, a été un moment exceptionnel de conjonction des énergies et de communion fervente du peuple rassemblé. Un moment qui a forcé l’admiration universelle et pesé significativement sur la marche du monde. Oui, le peuple algérien, à travers sa Révolution, a écrit l’une des pages les plus glorieuses du combat de l’homme pour sa dignité et son droit au progrès.

Oui, le peuple algérien, par ses seules forces, puisées du fond de la nuit coloniale où il était enfermé, par son courage et des sacrifices inouïs, a pu se libérer d’une oppression séculaire, brutale, criminelle, spoliatrice de tous ses droits et qui voulait extirper jusqu’à sa mémoire pour lui dénier toute identité.

Oui, la Révolution algérienne a inspiré par sa force de mobilisation, par sa discipline et son organisation nombre de peuples soumis à la domination étrangère. Oui, son combat victorieux a été l’un des facteurs qui ont précipité la déroute de l’ordre colonial à travers le monde.

Un million et demi d’Algériens ont payé de leur vie la victoire de leurs idéaux. En rendant hommage à ces martyrs, nous devons nous remémorer tout ce qu’a été, à travers les innombrables actes d’héroïsme individuel, la foi dans la patrie et dans son avenir, tout ce qu’a été la force de l’attachement aux principes de justice et de dignité.

Ces rappels sont toujours nécessaires. Non pas pour exacerber un quelconque chauvinisme national. Non pas pour entretenir de quelconques ressentiments, et pas davantage pour légitimer de quelconques droits ou privilèges au nom des sacrifices du passé.

Nous devons ces rappels d’abord à la vérité, alors que des tentatives honteuses de réécriture de l’histoire se développent. Nous les devons à la jeunesse pour souligner combien est précieux le droit à sa patrie ce droit qui a été arraché au prix le plus fort, combien est précieux le droit à la dignité, conquis sur un système colonial oppresseur et raciste qui, pendant plus d’un siècle, a condamné le peuple algérien au mépris, à l’ignorance et à l’exploitation. »

2. L’apologie de la réconciliation nationale

« Cette identité, fruit de la rencontre des composantes que sont l’amazighité, l’islam et l’arabité et de leur longue fusion dans un cours historique particulier qui est l’histoire de notre pays, cette identité unique est le creuset dans lequel se forge la force collective de la nation et le seul ressort d’une ambition à même de lui ouvrir les voies de l’avenir.

Se reconnaître comme héritier de cette histoire particulière, en assumer toutes les péripéties et tous les accidents, reconnaître dans tout Algérien, par-delà les différences d’opinions, un cohéritier égal en dignité et en droits, prendre conscience de la communauté de destin de tous les enfants de ce pays et de l’utilité de l’apport de chacun d’eux pour construire notre avenir commun, c’est là le sens et le but de la réconciliation nationale, au-delà même des exigences portées par les séquelles de la décennie tragique que nous venons de traverser.

Le peuple algérien dans sa maturité, forgée dans une longue nuit d’épreuves, ne s’est pas trompé sur la signification et la portée de cette politique. Il y a adhéré massivement, en dépit de plaies encore vives chez beaucoup de nos concitoyens. Des citoyens convaincus, néanmoins, que le dépassement des douleurs individuelles passait par le retour de la paix, des citoyens conscients que l’unité nationale, condition impérative de l’avenir auquel aspire le pays, est le devoir suprême qui exige de chacun qu’il transcende les sentiments nés d’un moment singulier dans le long parcours de la conscience nationale.

Aujourd’hui, grâce à Dieu et à cette volonté populaire, la paix est largement revenue à travers le pays qui a repris avec ardeur l’oeuvre de construction nationale. Cette paix, nous devons la consolider, et pour cela, d’abord, poursuivre sans relâche la lutte contre les entreprises criminelles et terroristes de ceux qui, refusant l’appel magnanime de la nation, se déclarent résolument ennemis du peuple et voudraient perturber le mouvement de refondation de la cohésion nationale qui se développe et se renforce de jour en jour. »

3. L’éloge de l’Armée

« L’Armée nationale populaire qui, au plus fort du déchirement national, quand l’Etat algérien avait failli être emporté, avait su préserver notre Etat, est investie, dans le cadre des lois et du fonctionnement de la République, de la mission de venir à bout de ces menées résiduelles avec le concours des services de sécurité.

Je veux l’assurer de la confiance de la nation et rendre hommage à l’engagement et à l’abnégation dont font preuve nos djounoud et nos officiers dans l’accomplissement de leur devoir au service de la patrie.

Messieurs les responsables et les membres du Commandement de l’Armée nationale populaire,

Je voudrais vous dire le plaisir, chaque fois renouvelé, que j’éprouve à vous rencontrer en ce lieu et à cette date, journée de la célébration de la fête de notre indépendance nationale. Notre rencontre en ce jour que j’ai tenu à observer, chaque année depuis que je préside aux destinées de notre pays, je l’ai toujours voulue en tant qu’expression de l’hommage de la nation à ses forces armées et de sa reconnaissance de l’héroïsme de leurs officiers, sous-officiers et djounoud,

C’est aussi, le moment pour moi de vous adresser à vous mêmes, à tous les éléments des forces armées, de la Gendarmerie nationale, de la Garde républicaine et des services de sécurité ainsi qu’au personnel civil de la Défense nationale, les voeux très fraternels et affectueux que je forme pour vous et pour vos familles.

Ces voeux, je les adresse aussi, et de manière tout à fait particulière, aux proches de ceux qui ont donné leur vie pour la pérennité de la République algérienne démocratique et populaire. Je tiens à les assurer que la nation reconnaissante honorera, envers eux, son devoir moral et matériel qui demeurera un devoir sacré.

Je mesure l’étendue des efforts qui sont déployés dans la formation, à tous les niveaux, pour que la relève soit assurée dans un esprit de rénovation et de continuité des saines traditions de l’Armée nationale populaire et au mieux des intérêts supérieurs de notre pays. Je sais que vous avez inscrit ces efforts dans la perspective de la professionnalisation des forces de notre armée et de ses services.

Nous allons vers la construction progressive d’une armée professionnelle et citoyenne plus que jamais en symbiose avec la nation. Le rapport de confiance entre la nation et son armée dépend tout aussi bien de la manière dont les militaires s’acquittent de leur mission spécifique, mais aussi de leur intégration dans le tissu social pendant et après leur carrière.

C’est pourquoi votre engagement, librement consenti et fidèlement assumé, doit être non pas au service d’une entité abstraite et désincarnée mais au service de la nation algérienne qui s’est douloureusement construite au fil d’un long combat pour son droit à l’existence et le respect de son honneur et de sa dignité.

L’Armée nationale populaire, qui assure la défense du pays, ne saurait se tenir en marge de la société. Elle doit harmonieusement intégrer sa professionnalisation et sa loyauté sans faille dans la vie de la communauté nationale. Elle doit acquérir la compétence requise pour la mise en oeuvre d’armes de haute technologie et la gestion d’équipements sophistiqués. Cela exige un haut niveau de connaissances techniques qui doivent être parfaitement maîtrisées à l’entraînement et au combat.

La défense nationale dépend de cette compétence acquise et scrupuleusement entretenue. La routine, cette pratique négative ne doit pas affecter la vie de nos unités pour que ces dernières soient toujours prêtes moralement, physiquement et techniquement.

L’honneur du métier des armes est à ce prix. La nation, pour sa part, n’a jamais manqué à son devoir de gratitude et de reconnaissance envers tous les officiers, sous-officiers et hommes de troupe morts ou blessés en opérations.

A ce propos, je me dois de saluer le patriotisme et le sens du devoir des éléments du service national qui alimentent une fois leur devoir accompli, par les valeurs assimilées, l’esprit citoyen au sein de la communauté.

Par ailleurs, j’entends, en ma qualité de Chef suprême des Forces armées, que la lutte contre les résidus terroristes redouble d’intensité. Les agressions criminelles perpétrées, récemment à Alger et ailleurs, ont rappelé la nécessité absolue de ne point baisser la garde.

Il y va de notre sécurité, il y va aussi de la sauvegarde des acquis de la paix retrouvée qui rendent possible le redressement de l’économie nationale, et de la préservation de l’image et de l’attrait économique de notre pays.

Le respect et l’estime de la nation pour son armée sont à la mesure de la permanence de celle-ci dans sa mission qui consiste à s’acquitter des sujétions et les devoirs qui donnent au métier militaire sa noblesse, sujétions et devoirs qui doivent être reconnus à leur juste valeur et rétribués équitablement.

En cette période de festivités nationales et familiales qui commencera avec la célébration du quarante cinquième anniversaire de l’indépendance nationale et de la fête de la jeunesse, je tiens à saluer, tout particulièrement, les militaires, les gendarmes, les gardes républicains et les éléments de la sécurité et de la sûreté nationales qui exercent leur devoir avec courage et dévouement, loin de leurs familles et de leurs foyers. « 

4. Un bilan d’auto-satisfaction

« Dans cette perspective, la stabilité institutionnelle, après une crise d’une profondeur et d’une gravité extrêmes, était notre premier impératif. Nous avons pu l’assumer en donnant la parole au peuple qui, par voie référendaire ou lors d’élections, a pu s’exprimer en toute liberté. C’est avec son appui et grâce à cette stabilité que la paix civile est peu à peu revenue dans notre pays et qu’ont pu être initiées de grandes réformes qui conditionnent l’avenir de la nation.

C’est grâce à cette stabilité que notre pays a pu reconquérir sa juste place dans le concert des nations. C’est grâce à cette stabilité que les équilibres économiques ont pu être rétablis, que la croissance économique a pu être relancée et que d’immenses programmes de développement des infrastructures et d’amélioration des conditions et du cadre de vie des citoyens ont pu être mis en oeuvre.

Forts de ces résultats et de la nouvelle assise qu’ils donnent au pays, forts des enseignements que nous pouvons tirer de nos réussites dans cette période, mais aussi des insuffisances, qui se sont révélées, nous devons aux attentes légitimes du pays d’imprimer un nouvel élan à la construction du projet national.

(…) Après une décennie de régression, notre pays a enregistré au cours de la période écoulée, des résultats particulièrement significatifs en matière économique et sociale. Le rétablissement, puis la consolidation de nos équilibres financiers ont permis d’élargir nos marges de manoeuvre et de recouvrer notre pleine souveraineté économique.

La croissance a repris, se situant à 5 % en moyenne sur les 5 dernières années. Le chômage, qui affectait près du tiers de la population active à la fin des années 90, a été considérablement réduit. Les salaires ont sensiblement progressé et la consommation des ménages s’est accrue de près de 10 % par an en moyenne durant les 5 dernières années.

La confiance dans le pays se manifeste de plus en plus fortement comme en témoigne la multiplication des projets d’investissement, en cours de réalisation ou à l’étude, initiés par des opérateurs tant nationaux qu’étrangers.

Parallèlement, les programmes mis en oeuvre depuis 2001 en matière d’infrastructures sociales ont commencé à produire leurs effets bénéfiques sur les conditions de vie des citoyens en réduisant les déficits, notamment en matière de logements, d’accès à l’eau, à l’énergie ou aux réseaux d’assainissement.

La couverture médicale a été améliorée par la multiplication des structures, cependant que l’action en direction des catégories vulnérables ou défavorisées s’est intensifiée et que se sont notablement développés les programmes spécifiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion. « 

5. La leçon des législatives et du marasme scolaire

« Mais il s’agira, aussi, par une saine pratique de cette représentation, évitant notamment le détournement des mandats électifs à des fins personnelles, d’accroître la confiance des citoyens dans les assemblées élues et dans le principe démocratique qu’elles sont en charge d’incarner et de promouvoir.

II s’agira, dans un autre volet, d’approfondir la réforme du système éducatif qui doit demeurer une priorité de la vie nationale. Consolider les acquis, poursuivre l’effort de modernisation des programmes et des méthodes, multiplier les cadres et les actions destinés à l’adaptation et la mise à niveau des corps enseignants, résorber les déficits en moyens matériels et pédagogiques dans l’enseignement supérieur et créer les conditions d’un véritable essor de la recherche, tels sont les principaux axes de l’action à mener, qui devra s’appuyer plus fortement sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication, et toutes les possibilités qu’elles offrent. « 

7. Des recommandations pour l’avenir

« Dans ce cadre, l’Etat devra mettre en oeuvre les moyens de toute nature, propres à susciter et à soutenir une expansion industrielle capable d’offrir des avantages comparatifs à partir des atouts que sont, notamment, nos richesses naturelles, l’expérience accumulée dans plusieurs branches industrielles et les caractéristiques de notre ressource humaine.

Il est de la responsabilité des investisseurs nationaux de ne pas se laisser attirer par la facilité et de se détourner de l’exploitation quasi-improductive d’une rente pour s’orienter plus fortement vers les activités industrielles et l’innovation. Car si l’investissement étranger est précieux, en particulier pour nous aider à renforcer notre capacité technologique et notre expérience managériale, nous devons aussi être conscients que l’Algérie ne se développera, à la mesure et dans le sens que nous voulons, que par les Algériens eux-mêmes.

Par l’effort de nos travailleurs se conjuguant à l’initiative d’entrepreneurs nationaux, de véritables entrepreneurs, disposés à assumer, avec l’encouragement de l’Etat, le risque industriel et à se mettre en mesure d’affronter la compétition internationale. »

 

Mobilisation pour le prix Nobel à Bouteflika

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 25 commentaires

abdelazizbouteflika321.jpg La diplomatie parlementaire prend le relais

Le comité de parrainnage de la candidature du Président Abdelaziz Bouteflika au Nobel de la paix, initié par la Présidence a récolté, depuis le lancement de sa campagne, des dizaines de milliers de signatures de soutien à la candidature du Président.

Ce comité est composé de parlementaires de haut rang : Mohamed Kermal, président du comité ad hoc et porte- parole de la cellule, Ouardia Aït Merrar, née Meghari (députée FLN de Tizi Ouzou et présidente de l’association des écoles privées), Sakina Messaâdi (députée d’Alger et ex-ministre de la Communauté algérienne à l’étranger), Abdelhamid Si Afif (député FLN de Mostaganem et président de la commission des affaires étrangères à l’APN), le colonel Mustapha Abid (député FLN d’Oran et président de la commission de défense), Seddik Chiheb (député RND d’Alger et vice-président de l’APN), Chihoub Messaoud (député FLN de Constantine et président de la commission des affaires juridiques, administratives et des libertés) et Kemissa Karkour (députée MNE de Laghouat) ainsi que des sénateurs.

D’anciens et actuels ministres, des députés, des sénateurs des cadres supérieurs, des industriels, des historiques, d’autres figures de proue de la société civile, des acteurs du mouvement syndical et même des anonymes ont, pour rappel, émargé sur le formulaire officiel de soutien en guise de parrainage de ladite candidature.

Après le dépôt des formulaires en avril dernier à l’ambassade de  Suède, le comité de parrainage est passé à une autre étape de recherche d’appuis à l’étranger et enfin la création de la cellule parlementaire pour le soutien du président au prix Nobel de la paix. Plusieurs hommages sont prévus à cette occasion qui seront décernés à des chefs d’entreprises publics ayant réussi la prouesse de maintenir le cap contre vents et marées.

La candidature du chef de l’Etat au prix Nobel, à laquelle tient ardemment Bouteflika, se trouve ainsi parrainée par ce comité ad hoc composé de parlementaires asservies au clan présidentiel, mais aussi d’économistes du FCE (Forum des chefs d’entreprises), de sociologues, de personnalités politiques et de militants de partis politiques. L’idée est née dans la tête de Bouteflika au lendemain du référendum sur la charte pour la paix et la réconciliation national de novembre 2005 sous forme de projet de distinction décerné au premier magistrat « en hommage aux efforts consentis à la faveur de la paix en Algérie qui émerge d’une grande crise nationale ». L’échec de la reconciliation importe peu…Le président a multiplié les opérations de séduction auprès des membres de l’institut norvégien du Nobel qui délivre le prix (voir article Eva Joly).

  Pour rappel, le comité ad hoc pour la candidature du président de la République au prix Nobel a initié une campagne de reboisement de 10 millions d’arbres (dont 25% fruitiers) en hymne à la paix, la réconciliation avec la nature et à un environnement sain par ces temps de désertification et de pollution en tout genre. Plusieurs départements contribuent, selon le porte-parole de ce comité, à cette entreprise, dont les ministères de l’aménagement du territoire et du Tourisme, de l’Agriculture, des Travaux publics, de l’Energie, de l’Education, et des actifs de la société civile comme les Scouts musulmans. L’opération de reboisement, déjà entamée dans nombre de wilayas comme Adrar, Illizi, Mostaganem, Alger et Ghardaïa a été lancée le 21 mars dernier, à l’occasion de la journée mondiale de l’arbre, depuis la wilaya de Mostaganem. Objectif à atteindre : l’implantation d’ici l’an 2009 de quelque 10 millions d’arbres à travers tous le territoire national et aux bordures des routes le long du réseau routier national. «Le défi de réaliser des espaces verts semble difficile mais pas impossible si la bonne volonté se conjugue à l’effort requis», assure Mohamed Kermal, initiateur de ce qui se veut « le plus grand chantier vert de l’histoire ds l’Algérie et qui progresse sous le haut patronage du président de la République. »

 Rien n’est trop beau pour le Nobel…      

Révision de la Constitution : ça se confirme…

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 4 commentaires

 

Révision de la  Constitution : ça se confirme... dans Algérie : actualité politique logodzpr
RÉVISION DE LA CONSTITUTION
Branle-bas de combat à l’hémicycle
Abdelkader HARICHANE
  - Jeudi 05 Juillet 2007 – Page : 3

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Des événements et autres impératifs ont retardé l’échéancier, à savoir la maladie de Bouteflika et les législatives.

Le texte d’amendement de la Constitution devrait passer, incessamment, devant les deux chambres réunies du Parlement. Certaines sources proches de l’APN situent ce rendez-vous au 11 juillet, pendant que d’autres estiment qu’il aura lieu le 28 du mois courant.
Selon Mira du RCD – député de l’opposition qui ne pourrait être dans le secret des dieux – le bureau de l’APN a déjà tranché. Mais cette information est démentie autant au niveau du bureau de l’Assemblée que par les groupes parlementaires.
Le chef du groupe du FLN, Layachi Daâdoua, est catégorique: «Il n’y a pas eu de rencontres, ni officielles ni semi-officielles.» Pourtant, des contacts intenses sont en cours au sein même de ce groupe, indiquent des sources parlementaires. L’amendement de la Constitution devrait être avalisé par les deux chambres réunies, sans débat, précise-t-on.
Les amendements devraient toucher l’article 74 relatif à la limitation des mandats et les dispositions se rapportant à la répartition des pouvoirs. La procédure va connaître un coup d’accélérateur afin de mettre un terme aux spéculations, dit-on. Belkhadem avait été, rappelle-t-on, la première personnalité politique à insister sur la révision de la Constitution.
Ce choix n’a pas été partagé, au départ, par ses pairs de l’Alliance présidentielle. Mais depuis que le président Bouteflika l’a évoqué, ils ont changé d’avis en se rangeant derrière les thèses du FLN. Le projet d’amendement n’a pas évolué.
D’autres événements d’importance l’ont totalement occulté, à savoir le dossier Khalifa puis les élections législatives.
La manière dont ont été menées les élections et le taux d’abstention historique ont donné des sueurs froides à Bouteflika qui est aussitôt sorti sur le terrain pour prouver que sa popularité est restée intacte malgré l’échec de ses principaux alliés. Dans un premier temps, il a mis en quarantaine le staff gouvernemental, lui infligeant ainsi une punition, somme toute courte, mais humiliante, et reculé l’installation de l’APN. Puis, dans un second temps, il a reconduit la même équipe et est allé tester le pouls des masses.
Les images de bains de foule ont montré que Bouteflika disposait encore de sa popularité. Certains observateurs vous diront que les «équilibres» ont abouti à cette combinaison d’immobilisme.
En contrepartie, on cède sur le projet d’amendement de la Constitution auquel il tient, assure-t-on, comme à la prunelle de ses yeux. On l’a vu, il est ressorti rajeuni, totalement guéri de sa maladie qui l’avait empêché, pendant une longue année, de parfaire sa politique de réconciliation nationale et de dynamique économique.
Il ne s’est jamais porté aussi bien. C’est le moment d’agir. Il ferme l’oeil sur l’échec des législatives, donne le temps à Zerhouni de réfléchir afin de trouver une issue honorable pour ne point rééditer le scrutin bâclé. Il laisse l’équipe gouvernementale, au palmarès peu reluisant, en poste.
Il se contente d’une APN, issue d’un scrutin offrant peu de légitimité, fragilisée, peu crédible, qui ne peut donner le change, ou encore d’un Sénat qui veut faire de l’opposition à un Belkhadem qui porte, pourtant sur ses épaules, la charge du programme présidentiel auquel s’identifie le tiers désigné. Le Parlement algérien n’a jamais été autant vulnérable. Les listes de candidatures ont été aseptisées à la base de façon à ce qu’aucune voix ne fasse objection aux grands choix qui engagent la nation. Et ce n’est pas le RCD qui prouvera le contraire.
Une fois programmé, l’amendement de la Constitution sera adopté, sans surprise, par les deux-tiers du Parlement. Dès lors, on s’attellera à chercher les formules soporifiques pour faire passer les locales sans heurter la sensibilité des électeurs.
Cependant, certains observateurs affirment que le chef de l’Etat pourrait soumettre le projet de révision de la Constitution à un référendum populaire, comme ce fut le cas pour la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.
Et une fois approuvé, aussi bien par les deux chambres du Parlement que par le peuple, le projet de révision constitutionnelle serait ainsi un autre plébiscite pour le chef de l’Etat, qui pourrait, ainsi, briguer un troisième mandat. Les bains de foule enregistrés lors de ses dernières sorties dénote sa cote de popularité.

 

Révision: la fin du silence ? 4 juillet, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : actualité politique , 5 commentaires

Analyse du Quotidien d’Oran 

Le 5 juillet dernier, le Président Bouteflika a informé la Nation de son intention d’organiser, dès que possible, un référendum populaire sur la question de la révision de la constitution. Pour faire son annonce, il a choisi le siège du ministère de la Défense nationale où il présidait, comme c’est la tradition à chaque anniversaire de la journée de l’Indépendance nationale, une cérémonie de remise de médailles à des officiers supérieurs de l’ANP.

 Depuis, il n’est plus revenu sur le sujet, ce qui a eu pour effet de susciter l’interrogation sur son silence et de relancer des spéculations sur les raisons qui le motivent. Belkhadem, a beau affirmé, de façon récurrente, que contrairement à ce que distille la rumeur, le président n’a pas changé d’avis et que le référendum de la révision de la constitution est bel et bien programmé. Son exercice ne parvient pas à contrebalancer les spéculations qui assimilent le mutisme présidentiel, tantôt à une confirmation du renoncement par Bouteflika à son projet, tantôt à la persistance de divergences au sein de la direction politique sur l’opportunité ou le contenu de la révision constitutionnelle projetée.

 Les tenants de la première supputation l’argumentent par les problèmes de santé auxquels Bouteflika serait toujours confrontés, l’obligeant à ne plus envisager de briguer un troisième mandat. Ceux qui tiennent pour la seconde, avancent quand à eux, que le Président ne serait pas parvenu à obtenir, au sommet du pouvoir, le consensus nécessaire sur une constitution encore plus présidentielle qu’elle ne l’est, et sûr pour lui la possibilité de rester à El-Mouradia, au-delà de 2009. Il est évident que pour les citoyens, le silence du Président cache quelque chose dont on ne veut pas qu’ils aient connaissance. C’est pourquoi ils sont à espérer que Bouteflika rompt son mutisme et leur fasse savoir de quoi il retourne. Tout comme il l’avait fait l’an dernier, le Président pourrait à nouveau et au même endroit, s’adresser ce 5 juillet à la Nation pour s’expliquer sur les raisons qui l’obligent à différer l’organisation du référendum qu’il lui a annoncé. Pour notre part, il nous paraît totalement improbable que Bouteflika ait renoncé à réviser la constitution. Ce n’est, en tout cas, nullement la disposition d’esprit de l’homme qui mène au pas de charge ses visites «de travail et d’inspection» dans le pays et qui a notablement densifié les rendez-vous dans son agenda de travail. L’hommage appuyé que lui a rendu, il y a quelques jours, au nom de l’institution militaire, le chef de l’Etat-major de l’ANP peut, à notre sens, s’interpréter en tant qu’appui que celle-ci a décidé d’apporter à son projet, et le signe que les choses vont s’accélérer dans sa mise à exécution.

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