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L’Algérie qui proteste et qui résiste 9 juillet, 2007

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Éducation : Les syndicalistes relaxés

Le tribunal d’Alger a relaxé l’ensemble des syndicalistes de l’éducation poursuivis en justice par le ministère de l’Education nationale.

Six animateurs de l’intersyndicale et cinq membres du Cnapest ont été mis en cause dans deux procès différents. Ils ont été tous accusés d’incitation à des grèves illégales et à des réunions sans autorisation, mais aussi de déconsidération de décisions de justice. Lors du procès, qui a eu lieu le 1er juillet, le représentant du ministère de l’Education nationale a demandé au juge de lui accorder la possibilité de retirer les plaintes, tout en maintenant les griefs. Le ministère de l’Education voulait par son « geste » jouer l’apaisement et surtout montrer sa préférence pour le dialogue social et constructif avec la communauté des enseignants. Les avocats de la défense, faut-il le rappeler, ont battu en brèche tous les griefs retenus contre leurs mandants et plaidé non coupable. Ils ont indiqué, preuves à l’appui, que leurs clients ont entièrement le droit de porter des organisations syndicales, comme le prévoient les lois 90-02 et 90-14. Ils ont également souligné que la création d’une organisation syndicale n’est pas soumise à l’agrément, mais seulement à une simple déclaration publique. Le Conseil des lycées d’Alger (CLA), dont le porte-parole est directement concerné par le procès, considère que la relaxe prononcée par le tribunal d’Alger est un « échec des tentatives malveillantes de l’instrumentalisation de la justice ».

 

 

Les citoyens de Benchoud (Boumerdès) en colère

Les habitants du village Cherguia, dans la commune de Benchoud, à 50 km à l’est de Boumerdès, ont fermé hier le siège de leur APC pour réclamer la prise en charge effective de leurs problèmes.

Les citoyens réclament surtout le revêtement de la route de leur village. En fin de matinée, une délégation présidée par le chef de daïra de Dellys s’est rendue sur les lieux afin de dialoguer avec les manifestants. Il a été convenu que les deux parties se revoient aujourd’hui à Dellys afin de trouver une solution à leurs problèmes. Mais les citoyens avancent qu’ils ont eu « beaucoup de promesses en ce qui concerne la réfection de la route desservant leur village et le reliant à Dellys ». « Par ailleurs, il s’est produit un glissement de terrain qui a coupé cette voie à la circulation, voilà maintenant trois ans, mais les responsables font toujours la sourde oreille », nous a déclaré un habitant de Benchoud.

K. O.

 

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Le siège de l’APC d’Aït Yahia Moussa fermé

Les citoyens des villages de Hellil et Tifaou, de la commune d’Aït Yahia Moussa (Tizi Ouzou) ont fermé hier le siège de leur APC pour protester contre le manque d’eau.

En effet, si les citoyens de ces deux villages rencontrent de nombreux problèmes, celui de la rareté de l’eau est le plus crucial, surtout en cette période de canicule, malgré qu’une importante enveloppe financière de près de 2,7 milliards de dinars ait été accordée à cette commune pour réaliser un réseau d’AEP et juguler définitivement la crise de l’eau. Mais les villageois ne décolèrent pas. « Si nous avons entrepris cette action extrême, c’est du simple fait que nos cris n’ont pas été entendus », déclare Affif Chaouche Abderahmane, président du comité de village. A l’APC, la tension était vive. Alors que tous les bureaux étaient fermés, l’arrivée des responsables des secteurs concernés a permis de tenir immédiatement une réunion pour trouver une solution. « C’est un problème de distribution auquel il faut trouver la solution, d’autant plus qu’il s’agit d’une zone montagneuse », confie Hocine Demiche, membre de l’APC.

Des enseignants-syndicalistes devant le juge 2 juillet, 2007

Posté par benchicou dans : L'Algérie qui résiste , 5 commentaires

// //]]> - Le ministère demande le retrait de ses plaintes

Les représentants du Cnapest, du CLA, de l’UNPEF, du Satef et du Sete de Béjaïa, qui forment cette coalition intersyndicale créée en novembre 2006, étaient dans le box des accusés. Tout en maintenant les griefs, le représentant du ministère de l’Education nationale a demandé au juge, au grand bonheur des inculpés, de lui accorder la possibilité de retirer les plaintes. Par son action, le ministère de l’Education voulait jouer l’apaisement et surtout montrer sa préférence au dialogue social et constructif avec la communauté des enseignants. Les représentants de ces syndicats autonomes ont été poursuivis en justice, faut-il le préciser, pour incitation à des grèves illégales, réunions syndicales sans autorisation, déconsidération de décisions de justice et appartenance, pour certains, à des syndicats non reconnus. Après débats et plaidoiries, l’affaire a été mise en délibéré au 8 juillet. Le collectif des avocats de la défense, composé de Me Zehouane, Me Benissad et Me Bencheikh, a plaidé non coupable pour ses mandants et a mis en évidence les amalgames entretenus dans l’instruction de l’affaire. Les avocats ont relevé d’emblée la confusion faite par la justice entre les concepts association et syndicat, précisant que leurs mandants sont membres (ou dirigeants) de syndicats qui ne sont pas soumis à la même loi organisant les associations. Le collectif de la défense souligne également que ses clients ont entièrement le droit de porter des organisations syndicales, comme le prévoient les lois 90-02 et 90-14. Les avocats attestent que pour créer une organisation syndicale, les auteurs ou les initiateurs ne sont pas astreints à l’agrément mais seulement à une simple déclaration publique. Ils ont défendu aussi le principe du droit à la grève constitutionnellement consacré et réglementé. Se référant à l’Alliance présidentielle, la défense a rejeté l’accusation qui porte sur l’illégalité de la coalition intersyndicale du fait qu’elle n’a pas un agrément, indiquant qu’une coalition n’a aucune responsabilité juridique et sa création n’est pas soumise à autorisation. Le collectif de la défense a mis en exergue également la confusion faite entre le droit à l’éducation – qui relève du devoir de l’Etat – et le droit au service public minimum, défini dans la loi 90-02 concernant les conflits collectifs. Les avocats de la défense ont saisi l’occasion pour évoquer les conditions socioprofessionnelles déplorables des enseignants, lesquelles ont poussé ces derniers à recourir à des actions de protestation en vue d’arracher leurs droits.

M. A. O.

2 juillet 2007

Reparution du Matin : L’Association mondiale des journaux (AMJ) fait parler Benchicou 29 juin, 2007

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Reparution du Matin

L’Association mondiale des journaux (AMJ) fait parler Benchicou

Le directeur du Matin, dans le cadre de la campagne internationale pour le retour du journal arbitrairement suspendu depuis 3 ans, a livré une interview sur le site officiel de l’Association mondiale des journaux (AMJ). Voici le texte :

L’été 2004, le régime algérien a condamné Mohamed Benchicou, fondateur du quotidien Le Matin à deux ans derrière les barreaux. Cette sentence tombait, comme par hasard, quelques mois après la sortie de son livre, Bouteflika, une imposture algérienne (Editions Le Matin et Picollec), une biographie qui a vraisemblablement déplu au pouvoir en place. Comme si la prison ne suffisait pas, un mois plus tard, le journal que dirigeait Benchicou depuis sa création en 1991 a été suspendu. Officiellement, on invoque un « défaut de paiement ». En réalité, c’est le ton du Matin qui tirait alors à 125 000 exemplaires qui froisse les hautes sphères. Le résultat ? Un titre gênant en moins dans les kiosques et 300 personnes au chômage. Moins d’un an après la sortie de Benchicou des geôles algériennes (titre de son prochain ouvrage) et à quelques semaines de la remise du troisième prix de la Plume Libre, institué par le comité Benchicou au premier anniversaire de son incarcération, APN a rencontré cet homme qui malgré les épreuves n’a rien perdu de son acharnement à lutter pour la liberté d’expression.

APN : Votre dernier ouvrage, Bouteflika, une imposture algérienne, présenté comme la biographie secrète du président algérien vous avez valu 24 mois à l’ombre.

MB : J’ai été incarcéré pour ce livre mais aussi pour la ligne éditoriale du journal que je dirigeais. Officiellement, j’ai été jugé pour un délit douanier qui n’existe pas. Le régime algérien est très inventif pour forger des chefs d’inculpation de toute pièce car en Algérie le délit de presse ne conduit pas forcement à la prison. La loi prévoit des peines de prison pour ces délits mais elle n’est appliquée que dans l’embarras et pour des courtes peines. Avec moi, ils ont agi comme agissent les régimes absolutistes : ils ont inventé un délit de droit commun. Et c’est ainsi qu’ils ont imaginé pour moi un délit qui n’existe pas dans la loi algérienne, à savoir la détention de bons d’épargne.

En réalité, le ministre de l’intérieur reprochait au Matin d’avoir révélé son implication dans des actes de torture sur un moudjahid dans les années soixante-dix. Ceci étant, le livre a été interdit. Ils ont demandé aux imprimeries de ne pas l’imprimer et aux libraires de ne pas le vendre. Mais dans les faits le livre n’a fait l’objet d’aucune action en justice. Le Matin a été suspendu un mois après mon incarcération pour non-paiement de factures. En fait, suite à mon emprisonnement, le journal a fait l’objet d’un redressement fiscal. Les comptes ont été bloqués et il était impossible d’effectuer la moindre opération bancaire.

APN : Quelles étaient vos conditions de détention ?

MB : J’ai bénéficié de l’appui décisif aussi bien matériel que moral de mes codétenus. Ceux qui m’ont mis en prison avaient pour but de m’infliger une souffrance maximale, de me mettre en contact avec ceux qu’ils qualifient de délinquants de manière à ce que ce soit insupportable. Ils auraient voulu que j’abdique en demandant à sortir à n’importe quelle condition ce qui aurait été une victoire pour eux et une défaite pour la liberté de la presse. Mes codétenus ont déjoué leur stratégie en faisant de mon combat leur propre combat. Et c’est comme ça que je n’ai pas cédé à leur chantage.

APN : Pensez-vous pouvoir relancer Le Matin prochainement ?

MB : En principe oui. Le Matin est victime d’un interdit politique même s’il a été suspendu pour non-règlement de factures. Et s’ils ne veulent pas que le journal sorte à nouveau ils inventeront une ardoise fiscale. Les organisations internationales doivent nous aider à faire fléchir la volonté politique du gouvernement qui maintient le journal en otage. Si la volonté politique existe le journal peut être relancé. Ce qui les dérange aujourd’hui c’est que je réapparaisse. C’est un problème de pouvoir et d’autorité. C’est l’exemplarité de la répression  qui leur importe. Ils voudraient qu’une fois qu’une personne est punie elle ne puisse plus se relever. Le fait que je me relève après la prison perturbe l’image que les gens doivent avoir de l’autorité et du pouvoir d’un pays. C’est pourquoi ils voudraient m’éliminer du champ médiatique.

APN : Vous ne disposez plus que des chroniques que vous publiez dans Le Soir d’Algérie pour vous exprimer ?

MB : Même ces chroniques je ne les publie plus depuis mi-avril. La direction du Soir d’Algérie a eu peur. Ils disent avoir reçu beaucoup de pression. En fait, dans un article signé par Hachemi Djiar, ministre de la communication, publié par certains tires de la presse nationale, le pouvoir algérien menaçait de me renvoyer en prison et de punir Le Soir d’Algérie qui publiait mes chroniques depuis ma libération le 14 juin dernier. Le pouvoir prenait cette fois pour prétexte l’annonce dans les colonnes de ce journal les séances de vente dédicaces au dernier Salon du Livre de Paris de Bouteflika, une imposture algérienne.

APN : Dans un communiqué de presse que vous avez publié à cette occasion, vous estimez que la liberté de la presse est plus que jamais dans la gueule du loup.

MB : Le pouvoir est dans sa seconde phase de répression. Au cours de la première (2003-2006), sept journalistes ont été emprisonnés dont 5 pour délit de presse et 125 ont été traduits en justice. Au cours de cette première phase, l’Algérie était devenue le pays le plus répressif du monde arabe. On a assisté à un durcissement du harcèlement policier, à la suspension de plusieurs titres mais grâce à la mobilisation et la désapprobation internationales, le régime a dû reculer en amnistiant des journalistes. En une journée, 87 affaires ont été rejugées. En gros, ils ont essayé d’envoyer un signal positif et au terme de cette guerre qu’ils ont menée contre la presse ils n’ont pas réussi à éliminer les principaux titres même s’ils ont beaucoup amoindri la capacité d’expression de la presse algérienne. C’est un peu paradoxal en Algérie, il y a une répression et il y a une presse libre. Or le pouvoir algérien, de par sa politique anti-populaire, s’expose à la critique. Aujourd’hui, il réprime avec plus de hargne la presse qui fait état du caractère impopulaire de ses mesures.

La trêve n’a pas duré car le régime n’a pas résisté à l’envie d’étouffer la presse car il aurait voulu qu’elle se taise. Or la presse est dans une situation intenable pour deux raisons. Non seulement le régime prend des mesures impopulaires qu’il faut critiquer et deuxièmement la presse reste libre en Algérie malgré tous les coups qu’elle a reçus. Les jeunes qui ont aujourd’hui 18 ans n’ont connu que la presse libre et c’est devenu pour le pouvoir inenvisageable de l’éliminer sauf à déployer une grande force répressive et il ne le peut pas à cause de la force de la désapprobation internationale. Aujourd’hui nous sommes dans un statu quo, il y a une presse qui est libre et un pouvoir qui cherche à la museler. L’un des deux doit vaincre l’autre. Le seul moyen pour la presse libre de franchir le pas c’est primo de libéraliser le champ audiovisuel, ce qui amoindrirait la charge sur la presse écrite et secundo de dépénaliser le délit de presse, c’est à dire les lois votées en 2001.

APN : Quelles autres dispositions du code de la presse algérien doivent être amendées ?

MB : Il faudrait aussi démonopoliser et libérer le marché publicitaire qui est quasi-monopolisé par l’Etat puisqu’une agence publique collecte la publicité pour son compte et la redistribue en fonction de la docilité des journaux. Il faudrait également mettre en place des mécanismes de soutien à la presse comme ces dispositifs existent dans les pays démocratiques.

APN : Que pensez-vous de la situation et du niveau de la presse dans les autres pays arabes ?

MB : Je crois que la presse arabe n’est pas admirable. Le monde arabe est l’une des régions les plus en retard sur le plan de la liberté de la presse. Nous avons affaire non pas à une presse dans le monde arabe mais à des appareils de propagande structurellement du côté du pouvoir à l’exception de quelques pays comme le Liban et peut être au Maroc où l’on note quelques velléités mais ailleurs c’est une presse qui même lorsqu’elle est privée et « indépendante » n’exerce pas son statut de presse libre. Les médias ne sont pas du côté de la société parce qu’ils ont peur, qu’ils sont muselés et opprimés.

La liberté de la presse ne s’octroie pas elle s’arrache. Prenons l’exemple de l’Algérie, c’est la grande manifestation d’octobre 1988 précédée par le printemps berbère d’avril 1980 qui ont permis d’atteindre le pluralisme. Il y a eu mille morts. Et c’est à partir de là que le pouvoir a été obligé de concéder une certaine liberté à la presse et le multipartisme. Par rapport à ces années-là, il y a eu une régression. Bouteflika considère que les prérogatives de communiquer, de revendiquer appartiennent à l’Etat.  Selon lui le fait de prendre une partie de ses prérogatives c’est empiéter sur celles dévolues à l’Etat. Le président algérien a une formule qui résume sa vision des choses : « Je suis parti en 1970 en laissant l’Etat avec les pouvoirs de Franco, je suis revenu je l’ai trouvé avec les pouvoirs de la reine d’Angleterre. »

Selon lui, l’Etat qui concède des libertés démocratiques et un Etat faible et un Etat fort est celui qui se réapproprie les libertés octroyées à la population. Ceci étant, malgré la répression que mène le régime, il n’a pas réussi à éliminer les acquis d’octobre. Je crois que nous sommes en face de deux réalités. La première est que nous avons un pouvoir qui rêve de relégitimer le parti unique mais en même temps la deuxième est que la société a vécu vingt ans sous le pluralisme. Et cette lutte qui oppose ses deux réalités, nous la vivons aujourd’hui. Je pense que ce sera très difficile pour le pouvoir de revenir en arrière. Il sera aussi difficile pour la société de s’imposer dans l’immédiat. Ce sera une lutte incessante qui va marquer les dix prochaines années.

APN : Qu’attentez-vous comme geste de la part de la communauté internationale ?

MB : J’attends qu’elle porte le combat de la presse algérienne au niveau international en en faisant état. Qu’elle assiste dans sa lutte pour la liberté et qu’elle fasse pression sur le régime algérien pour libéraliser l’audiovisuel, dépénaliser le délit de presse et démonopoliser le marché publicitaire et enfin supprimer toute intervention de l’Etat dans le monde des médias comme dans les pays démocratiques et soutenir financièrement la presse à travers des subventions.

APN : Une récente résolution adoptée par le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies légitime la censure de la liberté d’expression sous prétexte de protéger les sensibilités religieuses. Elle a été adoptée par nombre de pays arabes dont l’Algérie.

MB : Il y aura de plus en plus de législations qui vont limiter la liberté d’expression sous des prétextes divers comme le terrorisme ou autres. Dans le monde arabe, nous assisterons à deux phénomènes antagoniques ces prochaines années : la volonté des régimes de s’asseoir durablement y compris par la force et on le voit notamment en Tunisie, en Egypte, en Algérie, en Syrie et la volonté de la société de suivre le mouvement mondial de la liberté d’expression. La question démocratique va être au centre des débats dans le monde arabe et la presse va inévitablement être atteinte par cet antagonisme. D’une façon ou d’une autre, les médias seront obligés de se positionner. La presse sera au centre de ces contradictions et cela va se traduire par un surcroît de répression contre la presse mais en même temps par un réveil d’une partie de la presse pour une presse nouvelle dans le monde arabe.

Si j’ai un appel à lancer c’est de soutenir, de rester vigilant et de regarder en direction du monde arabe où il se passe beaucoup de choses car tant qu’on ne place pas la question démocratique au coeur des échanges entre le monde occidental et le monde arabe on ne règlera pas les problèmes cruciaux du moment comme le problème de l’immigration. Il faut qu’on se rende compte que la demande des populations du sud n’est pas une demande de pain mais une demande démocratique. Et sans régime démocratique on n’arrivera pas à stabiliser la population chez elle.

Des enseignants devant le juge 28 juin, 2007

Posté par benchicou dans : L'Algérie qui résiste , 7 commentaires

 

  PROCES DES 12 SYNDICALISTES
Le CLA appelle à la mobilisation de la société civile autonome

Devant ce qu’ils considèrent comme «une injustice», les représentants du Conseil des lycées d’Algérie (CLA) appellent, encore une fois, la société civile autonome à la solidarité avec les 12 syndicalistes qui comparaîtront le 1er juillet prochain devant le tribunal pénal Abane-Ramdane.
En effet, mis sous contrôle judiciaire pendant des mois, sur plainte du ministère de l’Education nationale, ils sont accusés : d’incitation à grèves illégales, déconsidération de décisions de justice, réunions sans autorisation et appartenance, pour certains, à des syndicats non reconnus. Une forme de «pression», selon le CLA, et de harcèlement judiciaire et administratif, qui n’ont pu freiner la lancée de la revendication sociale. Une revendication que l’on tente de museler, tout en restreignant les libertés fondamentales. Dans sa déclaration, dont le journal a reçu une copie, le CLA estime que « la visibilité de la revendication sociale est naturelle». De ce fait, «la confrontation ne trouvera pas d’issue en diabolisant le partenaire social». Les grèves entamées et encouragées par le CLA reflètent bien sa détermination et son courage face aux différentes intimidations, «pressions et répressions» exercées par l’administration. Dans ce sens, le procès intenté aux 12 syndicalistes constitue, aux yeux de cet organisme «un non-respect des procédures légales d’inculpation en vertu de la loi», puisque l’on a quelque part «détourné les procédures de référé pour casser des actions syndicales» pourtant «conformes à tous les critères de légalité exigés par la loi». Le CLA pointe un doigt accusateur sur les chambres en référés des tribunaux, qui «ont servi d’instrument pour l’administration pour briser les grèves». En outre, le syndicat juge la mise sous contrôle judiciaire des syndicalistes «contradictoire avec les garanties de lois et conventions internationales ratifiées par l’Algérie». C’est pour répondre à toutes ces intimidations et violations, que le CLA insiste sur l’urgence d’une large mobilisation des forces autonomes et de la société civile. La présence massive des enseignants des trois paliers, à l’audience publique du 1er juillet, est très attendue. Il est à rappeler cependant que les syndicalistes inculpés représentent le CLA, Cnapest, Satef, Enpef, Snapest et le STE-UGTA Béjaïa.
Wassila Z.

Pétition Nationale : « Sauvons l’enseignement technique »

Posté par benchicou dans : L'Algérie qui résiste , 46 commentaires

La  réforme   du système éducatif  est présentée à l’opinion publique  comme une  réponse à l’évolution rapide des savoirs académiques et techniques. Mais  toute avancée vers le progrès et le savoir doit tenir compte de deux défis que la nation algérienne s’est fixés dans la  loi d’orientation scolaire du 16 avril 1976 : la démocratisation de l’enseignement et la maîtrise des savoirs indispensables pour le développement du pays.
 
Or, le projet « de délocalisation de l’enseignement technique » partiellement mis en application à  cette  rentrée scolaire 2007 constitue un véritable plan de démantèlement des lycées  techniques et technicums compromettant l’avenir de l’enseignement technique,  base préalable dans la formation des  ingénieurs et des techniciens pour notre pays.
L’essentiel des  mesures    fait l’impasse  sur le problème  de l’intégration de  la formation scolaire    au besoin   de la relance   économique :    
 
La moitié des  filières techniques a été brutalement  supprimée (Electronique – Electrotechnique – Fabrication mécanique  -Chimie – Bâtiment et Travaux publics – Techniques Comptables). Les 5 filières  restantes  avec 50% de réduction  de leur  volume horaire ont rendu dérisoire tout enseignement technique. La fermeture des  ateliers et le transfert des  machines constituent  un gaspillage  aberrant ;
La réduction de  l’offre pédagogique pour des coûts de rentabilité est un retour en arrière inacceptable ;
La décision  unilatérale de  généraliser  la filière Techniques Mathématiques  dans tous les lycées  en gonflant le taux d’admission à cette filière la  priverait définitivement  de son rôle d’excellence ;
           
L’actuelle   réforme s’inscrit  dans une délocalisation  de l’enseignement technique et l’atomisation de la pluridisciplinarité ; elle condamne un pan historique de notre système éducatif à l’extinction.
Aucun pays du monde  n’a, du jour au lendemain, accepté de se défaire d’un système de formation historiquement  constitué avec autant de facilité. 
 
C’est pourquoi nous, soussignés : représentants du mouvement syndical, des mouvements associatifs en général, des formations politiques, personnalités indépendantes de tous secteurs d’activités et notamment du monde des arts de la culture et de l’information, demandons solennellement les pouvoirs publics, en particulier le ministère de l’éducation nationale :
 
 
 
 
L’abandon du plan de démantèlement des lycées techniques et technicums et l’ouverture d’un débat national sur l’enseignement technique.
                                                                  
 
 Pour contacter le CLA : http://www.cladz.org/
 
 
Pétition Nationale
« Sauvons l’enseignement technique »
Signatures Fonction          Nom et prénoms
     
     

Libérez Michel Kilo, Kareem Amer et Mohamed Abbou ! (Pétition) 21 juin, 2007

Posté par benchicou dans : L'Algérie qui résiste , 6 commentaires

kilo3.jpg  kareemamer1.jpg  medabbou1.jpgCi-dessous la pétition des journalistes, écrivains, intellectuels et militants des droits de l’homme algériens demandant la libération de trois détenus d’opinion incarcérés dans les prison de Syrie, d’Egypte et de Tunisie. Cette pétition a été initiée par le Comité Benchcou pour les libertés à l’occasion de la journée du 14 juin dédiée à la liberté d’expression. Les signatures seront remises aux ambassades des trois pays à Alger.

Le 26 mars 2006, le journaliste et écrivain syrien Michel Kilo était interpellé par la police syrienne pour avoir signé, la déclaration « Beyrouth- Damas, Damas-Beyouth », appelant, aux côtés de 300 autres intellectuels et artistes syriens et libanais, à « respecter et consolider la souveraineté et l’indépendance des deux pays dans le cadre de relations institutionnalisées et transparentes servant l’intérêt des deux peuples » 

             Le 27 mars 2007 le tribunal de Damas a retenu contre Michel Kilo trois chefs d’inculpation, passibles d’au moins trois ans de prison, pour avoir « affaibli le sentiment national », « propagé de fausses informations » et « incité à des dissensions confessionnelles et raciales ».

Michel Kilo, 67 ans, est, à ce jour, en prison depuis le 26 mars 2006. 

Le 22 février 2007, le blogger égyptien Kareem Nabil Suleiman (Kareem Amer) à été condamné par un tribunal du Caire à quatre ans de prison pour avoir « incité à la haine de l’islam » et insulté le président Hosni Moubarek. Utilisant son blog, Kareem Amer, ancien étudiant en droit à l’université d’El Azhar, ne faisait qu’exercer son droit de critique à l’encontre des autorités religieuses et politiques de son pays.  Kareem Amer, 24 ans, est détenu depuis le 6 novembre 2006. 

L’avocat et militant des droits de l’homme, le tunisien Mohamed Abbou a été emprisonné pour avoir critiqué le régime tunisien et dénoncé la torture dans les prisons de son pays dans des articles publiés sur un site internet.

Depuis le mois d’avril 2005, Mohamed Abbou, 36 ans, croupit en prison où il est privé de visites familiales, maltraité voire battu par ses gardiens, selon ses défenseurs. 

Considérant que la place d’un homme de plume n’est pas en prison, nous journalistes, écrivains,  militants des droits de l’homme algériens, signataires du présent appel affirmons que:

-Le système judiciaire qui devrait protéger les droits fondamentaux de tous les citoyens est utilisé en Syrie, en Egypte et en Tunisie, comme dans les autres pays arabes, de manière systématique pour refuser et restreindre la liberté d’expression.  -Michel Kilo, Kareem Amer et Mohamed Abbou , condamnés à de lourdes sentences aux termes de législations répressives et lors de procès iniques, sont en prison uniquement en raison de leurs opinions. -Michel kilo, Kareem Amer et Mohamed Abbou sont otages des autorités de leurs pays respectifs qui ont recourent régulièrement à la détention pour délégitimer les aspirations démocratiques des citoyens de ces pays. 

Par conséquent, nous demandons instamment aux plus hautes autorités de Syrie, d’Egypte et de Tunisie de libérer immédiatement et sans condition Michel Kilo, Kareem Amer et Mohamed Abbou ainsi que toute autre personne détenue uniquement en raison de ses activités pacifiques.

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