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Dellys : lourd bilan, lourdes questions 8 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : Islamisme et terrorisme , 16 commentaires

dellyscarte.jpg Cela aura été finalement un carnage : le bilan de l’attentat perpétré ce matin contre une caserne des garde-côtes à Dellys (une cinquantaine de kilomètres à l’est de Boumerdès) s’élève à 30 morts dont trois civils et 47 blessés parmi eux trois civils, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur diffusé l’après-midi. Ce bilan a été établi « après intervention des moyens de secours », précise le communiqué qui signale que « les deux terroristes auteurs de l’attentat ont péri sur les lieux ».Un précédent bilan faisait état de 28 morts et de plusieurs blessés. Cet attentat, l’un des plus meurtriers survenus en Algérie depuis le début de l’année. (Suite)

On en sait plus sur les ciconstances de l’attentat. Un véhicule utilitaire a explosé tôt samedi au moment du rassemblement général et de la levée des couleurs à la caserne. Les victimes sont toutes des militaires.

L’heure de l’attentat a, semble-t-il, été soigneusement choisi puisque, c’est un véhicule utilitaire habitué a pénétré dans la caserne qui a explosé au moment où l’ensemble des gardes-côtes était rassemblé, sans défense au milieu de la cour, pour la levée des couleurs, ont souligné des témoignages d’habitants du quartier dévasté par l’explosion.

La déflagration a secoué toute la petite localité côtière, faisant voler en éclats la plupart des vitres de la ville qui, depuis l’explosion, est entièrement bouclée par les services de sécurité. Tout autour de la caserne située à une des extrémités du petit port, des habitations en préfabriqué ont été complètement soufflées.

Toujours pas revendiqué. Cet attentat, l’un des plus meurtriers survenus en Algérie depuis le début de l’année, n’avait toujours pas été revendiqué samedi après-midi, tout comme l’attentat-suicide perpétré sur le trajet du cortège du président Abdelaziz Bouteflika à Batna. Cela fait naître bien des questionnements. On précise cependant que le mode opératoire usé à Dellys rappelle un autre attentat-suicide visant le 11 juillet une caserne à Lakhdaria, à 70km à l’est d’Alger, qui avait fait 10 morts chez les militaires. Il avait été revendiqué par l’organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique, anciennement GSPC, tout comme l’avait été, trois mois auparavant, le double attentat contre le palais du gouvernement à Alger et un commissariat de la banlieue de la capitale qui avait fait 32 morts.

Grande récupération politique. Le pouvoir s’apprête à faire sortir, contre leur gré, des Algériens dans la rue pour « dénoncer » le terrorisme et récupérer politiquement la douleur populaire. La télévision a ainsi annoncé dans le journal de 19 Heures des manifestations et des marches à travers tout le pays demain pour dénoncer les attentats terroristes et soutenir la politique de réconciliation nationale. En plus de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), plusieurs autres partis et organisations non politiques proches du pouvoir ont appelé à manifester.

Belkhadem parle dans le vide. Dans une déclaration à la presse ce matin, le chef du gouvernement a a affirmé que le terrorisme islamiste était « en déclin » en Algérie, car les auteurs d’attentats « n’ont pas réussi, depuis 17 ans, et ne réussiront jamais dans leur besogne désespérée de frapper la stabilité du pays ». M. Belkhadem, faisant référence aux islamistes armés ayant refusé de se rendre dans le cadre de la politique de concorde civile du président Bouteflika, a estimé que l’attentat de Dellys était « une tentative de parasiter la politique de réconciliation nationale de la part de ceux qui se sont détournés du droit chemin », dans une référence aux islamistes armés ayant refusé de se rendre dans le cadre de la politique de réconciliation nationale du président Abdelaziz Bouteflika.


L.M.

Paris condamne l’attentat de Dellys

Posté par benchicou dans : Algérie : Islamisme et terrorisme , 9 commentaires

 

 Le ministère français des Affaires étrangères a condamné samedi l’attentat kamikaze dans la ville de Dellys, qui a fait 17 morts – dont au moins 15 garde-côtes de la marine – et une trentaine de blessés.« La France condamne le nouvel attentat qui s’est produit ce matin dans la ville de Dellys », selon un communiqué du ministère.

« Elle adresse ses plus sincères condoléances aux familles des victimes et à leurs proches ainsi qu’aux autorités et au peuple algériens, endeuillés par cette nouvelle manifestation de terrorisme », poursuit le texte.

Selon les premières constatations, la voiture piégée a explosé à proximité de la caserne des garde-côtes composée de chalets en préfabriqué, dont plusieurs ont été éventrés par la puissance du souffle de la déflagration.

L’UGTA appelle à des marches « anti-terroristes » et de « soutien à Bouteflika »

Posté par benchicou dans : Algérie : Islamisme et terrorisme , 18 commentaires

 La récupération politique du terrorisme par le clan présidentiel se confirme.  : l‘Union générale des travailleurs algériens (UGTA), centrale syndicale inféodée au pouvoir, a appelé samedi à manifester dimanche en Algérie pour dénoncer les attentats-suicides de jeudi à Batna et samedi à Dellys, près d’Alger et « exprimer le soutien indéfectible au président de la République dans ses nobles missions, notamment celle de la réconcilation nationale », selon un comuniqué envoyé ce matin.

« Les travailleuses, les travailleurs et l’ensemble des instances syndicales sont appelés à exprimer leur attachement aux valeurs républicaines, à la paix et à la réconciliation nationale par leur participation massive aux marches et meetings qui seront organisés dimanche à
travers tout le territoire national », a précisé l’UGTA.

Ces manifestations qui devront « dénoncer et condamner avec la plus grande fermeté, les lâches attentats terroristes perpétrés à Batna et à Dellys, barrer le chemin aux ennemis de l’Algérie » doivent aussi   »exprimer le soutien indéfectible au président de la République dans ses nobles missions, notamment celle de la réconcilation nationale »,.

Un attentat-suicide a visé samedi matin une caserne de la marine à Dellys faisant au moins 28 morts et une soixantaine de blessés, selon des sources hospitalières.

Jeudi, un autre attentat-suicide avait fait 22 morts et plus de 100 blessés à Batna parmi la foule attendant le passage du président Abdelaziz Bouteflika.

Dellys : l’attaque-suicide a fait au moins 17 morts

Posté par benchicou dans : Algérie : Islamisme et terrorisme , 15 commentaires

 Le sang de Batna n’avait pas encore séché qu’une nouvelle attaque-suicide a endeuillé ce matin le pays : 17 morts, dont 15 garde-côtes de la marine de guerre algérienne, et une trentaine de blessés à Dellys, un petit port de Kabylie, à quelque 70 km à l’est d’Alger, selon un bilan encore provisoire de sources hospitalières et rapporté par l’AFP
Le kamikaze était à bord d’une fourgonnette remplie d’explosifs, selon les premiers témoignages recueillis par l’AFP sur place. Son identité n’est pas connue, ni son appartenance politique.

Le bilan risque de s’aggraver lourdement, a averti un officier de la protection civile, qui s’employait à évacuer les blessés notamment par hélicoptère sur l’hôpital local et les autres hôpitaux de la région. Plusieurs civils, en particulier des travailleurs du port de Dellys, figurent parmi les blessés.

Selon les premières constatations, le fourgon piégé a explosé à proximité de la caserne des garde-côtes composée de chalets en préfabriqué, dont la plupart ont été éventrés par la puissance du souffle de la déflagration.

Des débris de bois, de ferraille et de béton jonchaient le port sur plusieurs centaines de mètres à la ronde. Des vêtements et des valises ont été projetés sur les poteaux électriques et les barrières du port.

Un ballet d’ambulances toutes sirènes hurlantes et d’hélicoptères survolant la ville était visible à partir des lieux de l’attentat. Le port a été immédiatement bouclé et un cordon de policiers antiterroristes y a été déployé. La tension était à son apogée.

La ville de Dellys a été également investie par les forces de sécurité, alors que la population consternée tentait de s’informer sur l’attentat auprès de policiers nerveux au visage fermé.

La région de Dellys, en Kabylie, avait été le théâtre de plusieurs attaques islamistes ces dernières années. Adossée à la montagne de Sidi Ali Bounab, célèbre pour sa forêt touffue, elle est considérée comme un fief des islamistes depuis le début des violences en 1990 en Algérie.

Cette attaque à la voiture piégée intervient au surlendemain d’un attentat-suicide visant le cortège du président Abdelaziz Bouteflika à Batna (est de l’Algérie), qui a fait 22 morts et plus de 100 blessés, et à quelques jour du début du ramadan (jeûne musulman) propice au Jihad (guerre sainte), selon les islamistes.

Plusieurs attentats kamikazes ont eu lieu depuis le 11 avril en Algérie. Deux attaques simultanées à la voiture piégée avaient visé le palais du gouvernement (centre d’Alger) et un commissariat de la banlieue est de la capitale, faisant au moins 30 morts et plus de 200 blessés, selon un bilan officiel.

A Lakhdaria (ancienne Palestro, 70 km à l’est d’Alger), une caserne de l’armée avait été le 11 juillet la cible d’un kamikaze à bord d’un véhicule frigorifique piégé. L’attaque avait fait 10 morts et 35 blessés parmi les militaires.

Les attentats d’Alger et de Lakhdaria avaient été revendiqué par la Branche d’Al-Qaïda au Maghreb (ex-GSPC algérien) affilié à la nébuleuse d’Oussama Ben Laden et dirigé par Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mossab Abdelouadoud.

Selon les experts algériens de l’antiterrorisme, ce groupe aurait constitué une brigade de kamikazes parmi les jeunes recrues du maquis, dont le fils d’Ali Belhadj, ancien numéro deux du Front islamique du salut (FIS, dissous), Abdel Qahar Belhadj, âge de 20 ans.

Les dernières attaques contre le cortège présidentiel à Batna et celle de Dellys n’avaient pas encore été revendiquées samedi en début d’après-midi.

Les autorités, qui redoutent ces attaques-suicides, contre lesquelles elles cherchent en vain une parade, ont durci le ton contre les islamistes armés depuis quelques mois.

Le ministre algérien de l’Intérieur Yazid Zerhouni a affirmé vendredi à Batna que les islamistes armés n’avaient plus qu’une alternative : « se rendre ou mourir ».

Et maintenant ? (3) 5 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : Islamisme et terrorisme , ajouter un commentaire

  

III. Bizarre…Vous avez dit bizarre ?  

Ce fut l’été de la canicule, des rumeurs et, rappelons-nous, d’une grande énigme politique : la violente offensive terroriste qui brisa le ciel bleu de la réconciliation et qui contraignit l’armée à une guerre massive et Bouteflika à un discours subitement « éradicateur ». C’était avant que Yazid Zerhouni n’en rajoute avec sa spectaculaire volte-face d’hier et sa splendide oraison anti-islamiste. C’est la faute aux impondérables. Ceux sur lesquels nous avions conclu la partie d’hier et qui finissent par toujours compromettre les plus belles intrigues politiques. Les mêmes qui, à bien y regarder, font que l’alliance pouvoir-islamistes du FIS, naguère  indispensable à l’un comme aux autres, n’est pas forcément acquise ni même plus aussi redoutable qu’elle le paraît. Peut-être même n’est-elle plus, en dépit des apparences, d’une très grande utilité pour le régime.   

Car il en va, tant mieux ou tant pis, des alliances politiques comme des mariages tardifs : on en vient à ne plus savoir pour quelle flamme exactement on voulait s’unir. Entre 1992 et 2007 le pouvoir algérien a gagné des cheveux blancs et les islamistes de l’AIS-FIS ont perdu de leur vigueur : ils n’ont plus guère d’influence sur les groupes armés qui obéissent directement à Al-Qaida et même plus d’ascendant sur la jeunesse islamisée qui, en quinze ans, a eu le temps de se renouveler et de se trouver d’autres héros. L’armistice, désormais, ce n’est plus avec Mezrag qu’il faut la conclure, mais avec  Al-Qaida, ou son étrange représentant en Algérie, ce Droukdel alias Abou Mossaab Abd el Ouadoud, sur lequel on sait si peu de choses. Or, cela tombe plutôt mal, ce Droudkel ne comprend rien à la politique, refuse l’alliance avec le régime, et compromet la belle intrigue pouvoir-AIS qui, du coup, devient obsolète. 

Et quelle « paix » signer avec un chef terroriste aussi intraitable, qui pense que “la conquête de l’État islamique ne peut se réaliser que par les armes”, qui rappelle la « légitimité du djihad » en  référence “à ce qui a été déclaré licite et ce qui a été interdit conformément aux règles politiques et juridiques” par les grands théologiens de l’islam pour légitimer les actions terroristes ? Le pouvoir a réalisé, à son corps défendant, qu’il fallait combattre cet individu qui « ne comprend rien à la politique », l’éliminer avant qu’il ne démolisse les projets d’alliance islamo-mafieuse. 

D’où les étranges phénomènes de l’été : la grande riposte militaire à l’offensive terroriste  et, surtout, le discours subitement « éradicateur » du président Bouteflika. Yazid Zerhouni, avec sa volte-face d’hier – au moment où se rédigeait cet article – vient apporter sa confirmation personnelle : le flirt pouvoir-AIS a perdu de sa cotation. Une pause salutaire s’offre aux patriotes de ce pays. Sauront-ils l’exploiter ? Ce sera l’objet d’un autre article. 

M.B. 

Les dirigeants du FIS applaudissent Zerhouni 4 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : Islamisme et terrorisme , 22 commentaires

Comme il fallait s’y attendre, les déclarations capitulardes et déshonorantes du ministre de l’Intérieur Yazid Zerhouni Zerhouni selon lesquelles le FIS est autorisé à revenir sous un autre nom, ont été chaudement accueillies par les dirigeants du parti dissous.  »Zerhouni a agi en tant qu’homme d’Etat qui respecte la loi et la constitution ainsi que le droit des citoyens à s’organiser dans un cadre légal » a déclaré hier Madani Mezrag à El Khabar. Le chef de l’Armée islamique du salut, tout à son bonheur,  estime que  » les déclarations de Nourredine Yazid Zerhouni autour de la demande de création d’un parti islamique représente un grand pas vers le respect de l’Etat de droit et l’abandon de la politique du deux poids deux mesures. » 

Zerhouni avait affirmé dimanche “que les activistes de l’Armée Islamique du Salut dissous, qui ont fait part de leur intention de revenir à l’activité politique dans un nouveau parti, peuvent présenter leurs dossiers et ils seront examinés dans le cadre des lois de la concorde civile et de la réconciliation nationale !” 

Hypocritement, Madani Mezrag concède au ministère de l’intérieur la prérogative « de dire son dernier mot à ce sujet » comme si tout n’était pas ficelé entre le clan présidentiel et les chefs intégristes.
L’hypocrisie de Mezrag est d’ailleurs éphémère : Mezrag annonce aussitôt, en effet, la tenue d’un congrès constitutif pour la création d’un parti politique avant la fin de l’année.
 Madani Mezrag s’est gardé de commenter les réactions de certains autres leaders du FIS dissous qui s’opposent au projet.
 

 

 


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