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Le Maghreb en quête de stratégie anti-islamiste (Le Figaro) 8 septembre, 2007

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Envoyé spécial à Rabat : Thierry Oberlé

L’ex-GSPC algérien s’est renommé « al-Qaida au Maghreb islamique » pour afficher sa volonté d’internationaliser son action.

 

POUR LA PREMIÈRE FOIS en Algérie depuis l’assassinat de Mohammed Boudiaf en 1992, un attentat a cherché à cibler le chef de l’État. En s’en prenant à Abdelaziz Bouteflika, les islamistes rappellent que le fléau terroriste est permanent malgré la politique d’apaisement conduite depuis plusieurs années par le pouvoir algérien. La sanglante attaque de Batna a été vécue par Bouteflika comme une offense personnelle. Il a dénoncé avec rage « les criminels qui tentent de saborder le processus de paix et de réconciliation nationale ». Mais sa colère était aussi un aveu d’impuissance.

 

L’Algérie et le Maghreb dans son ensemble sont plus que jamais sous la menace des islamistes armés. Touché dans une moindre mesure, le Maroc a connu depuis le début de l’année l’explosion d’au moins sept kamikazes qui ont sauté sans parvenir à causer de massacres. Et même la tranquille Tunisie n’est plus épargnée avec des combats entre les forces de sécurité et une bande salafiste à la fin de l’année dernière près de Tunis.

 

Chaque pays à sa méthode pour combattre le phénomène. Les Algériens manient la carotte et le bâton. Les chefs d’al-Qaida au Maghreb, l’ex-GSPC, ont été condamnés à mort par contumace, mais les combattants de base sont appelés à se repentir et à rentrer au bercail. « Nous avons opté pour la concorde civile comme voie stratégique dont nous ne nous détournerons jamais » a réaffirmé Bouteflika à Batna. Le président algérien est convaincu qu’il n’y a pas d’autre option que d’accorder la grâce aux maquisards qui se rendent. Il tente en parallèle d’accentuer le caractère islamique de la république. Et le MSP (ex-Hamas), une variante locale de la mouvance internationale des Frères musulmans, participe depuis plus de dix ans au gouvernement dirigé actuellement par le FLN. Mais les garde-fous dressés par le pouvoir permettent de contenir le péril, pas de l’anéantir.

 

« Nous sommes tous visés »

 

Le Maroc, où la religion est incarnée par le roi, commandeur des croyants, a repris à son compte l’idée d’ériger les islamistes modérés contre les radicaux. Le PJD, qui n’a aucun lien avec les salafistes, fait une percée dans les classes moyennes. Il pourrait après les élections législatives participer au gouvernement. Reste que dans le royaume, les kamikazes sont en général issus de quartiers déshérités. Les bidonvilles, comme celui de Sidi Moumen à Casablanca, sont malgré les programmes de réhabilitation urbaine un vivier pour la guerre sainte. Au cours des derniers mois, les autorités ont reconnu l’implication d’al-Qaida au Maghreb islamique dans des circuits de recrutement et de formation de combattants envoyés en Irak. « Les services de sécurité ont publié une liste de dix noms de Marocains appartenant à la nouvelle branche d’al-Qaida », indique le chercheur Mohammed Darif. Selon ce spécialiste chevronné de l’islamisme radical, al-Qaida mènerait pour l’instant une « guerre symbolique au Maroc ». La mouvance concentrerait ses efforts dans le pays sur l’envoi de renforts pour le djihad en Irak, son « objectif prioritaire ».

 

Dans un message adressé en avril au président Bouteflika après les attentats d’Alger, le roi Mohammed VI avait appelé tout le Maghreb à coopérer contre le terrorisme. « Nous sommes tous visés », avait-il prévenu. Une alerte antiterroriste de niveau rouge a été déclenchée cet été en juillet. Les services de sécurité craignaient une attaque majeure contre des sites touristiques durant la période estivale. Finalement, seul un kamikaze isolé s’est fait sauter en août devant un car de touristes à Meknès près des remparts de la cité impériale. L’homme était un employé municipal, marié et sans problèmes apparents. Un citoyen presque ordinaire. Il aurait, selon des témoins, provoqué une hécatombe s’il était parvenu à monter à l’intérieur de l’autobus.

 

Jeudi soir, Mohammed VI a, à nouveau, envoyé un télégramme au chef de l’État algérien. Pour lui répéter sa « disposition à poursuivre le combat contre le terrorisme » qui « reste le véritable ennemi commun entre les deux peuples ».

 

Diffusées il y a peu sur Internet, des images de propagande d’al-Qaida tournées vraisemblablement dans les maquis kabyles tendraient à prouver que des Marocains ont rejoint les katibat – les groupes – dirigés par Abdelmalek Droukdel, le chef d’al-Qaida au Maghreb. Ils posaient au côté du fils d’Ali Belhadj le leader de l’ex-FIS. Des Tunisiens seraient également de la partie. De quoi inquiéter de Rabat à Tunis.

 

 

 

  

Le Figaro :  » l’attentat fragilise Bouteflika »

Posté par benchicou dans : Non classé , 10 commentaires

Après l’attaque visant le chef de l’État, les spéculations redoublent sur sa succession.

Par Arezki Ait-Larbi
LE TEINT BLÊME, la voix cassée, le souffle court, Abdelaziz Bouteflika tente de réconforter les familles des victimes. Dans la mosquée de Batna, qui a accueilli la cérémonie funèbre après la grande prière du vendredi, la mise en scène, retransmise en direct par l’unique chaîne de télévision publique, est réglée dans les moindres détails. Les cercueils, drapés de l’emblème national, sont alignés devant les fidèles pour la prière des morts. Le bilan officiel s’est encore alourdi : 22 morts et 107 blessés.

 

En ciblant le chef de l’État dans un climat d’incertitude politique, de grogne sociale et de recrudescence du terrorisme, l’attentat alimente les spéculations sur les inévitables luttes d’influence au sommet de l’État. D’abord feutrée, la guerre de succession qui a suivi la maladie du président Bouteflika, opéré en novembre 2005 au Val de Grâce, prend des proportions alarmantes. Disparu de la scène publique depuis le 6 août 2007, des rumeurs ont maintes fois annoncé sa mort. Il ne réapparaît que le 28 août pour présenter ses condoléances à la famille du général Smaïn Lamari, le puissant patron du contre-espionnage décédé.

 

Deux prétendants

 

Avec des sorties d’inspection en province, comme celle entamée mardi dernier dans l’Est algérien, le président Bouteflika a réussi à donner le change sur son état de santé. « Les médecins le dopent avec un traitement qui lui permet de tenir trois à quatre jours », révèle un professeur de médecine, sous couvert d’anonymat. Dans cette course contre la montre, il tente d’organiser sa propre succession. « Il veut réviser la Constitution pour porter le mandat présidentiel de 5 à 7 ans, et nommer un vice-président qui terminerait ainsi son mandat en 2011 », explique un haut responsable. Mais il semble avoir perdu la partie. Abdelaziz Belkhadem, premier ministre et chef du FLN, Ahmed Ouyahia, leader du RND et l’islamiste « modéré » du MSP Abou Djerra Soltani, qui composent la majorité présidentielle, sont à couteaux tirés. Si leurs querelles de vizirs ont débordé sur la scène publique, il est peu probable que le futur calife sorte de ce trio.

 

Ce sont deux autres prétendants qui cristallisent les paris. Mouloud Hamrouche, ancien premier ministre « réformateur » entre septembre 1989 et juin 1991, peut réaliser un large consensus, dans la classe politique et la société. Jeudi, il a même été ovationné au congrès du Front des forces socialistes de l’opposant Hocine Aït-Ahmed. Mais, s’il a, dit-on, la sympathie des jeunes officiers, il reste sous le coup d’une fatwa des vieux généraux, qui ne lui pardonnent pas son laxisme lors de la grève insurrectionnelle du FIS en mai 1991.

 

Plus discret, Ali Benflis multiplie déjà les consultations en coulisse. Directeur de cabinet, puis premier ministre d’Abdelaziz Bouteflika entre 1999 et 2003, il devient son principal rival lors de la présidentielle d’avril 2004, avec le soutien, disait-on, de l’armée. Après la victoire de Bouteflika au premier tour, il disparaît de la scène publique après avoir été chassé de la direction du FLN.

 

Le retour d’Ali Benflis, originaire de Batna, est un signe qui ne trompe pas : le puissant clan de l’Est, marginalisé par Bouteflika, est décidé à reprendre pied et réoccuper les devants de la scène.

Bienvenue !

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Leur sang pour un 3è mandat

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En soutien à Bouteflika

Marches et meetings, demain, à travers toute l’Algérie coordonnés par les walis et les partis politiques

Cela n’a pas raté : l’attentat de Batna servira à un 3è mandat de Bouteflika. On apprend ainsi que des marches et des meetings seront organisés, demain, à travers l’ensemble du territoire national en « réaction à l’attentat » mais qui vont se transformer en « marches de soutien à Bouteflika ». La preuve : ces manifestations seront coordonnées par les 48 walis, mais aussi par les partis politiques de l’alliance présidentielle qui auront , écrit Liberté « la tâche de mobiliser les forces de la nation pour sortir dans la rue, la main dans la main, afin de dénoncer le lâche attentat qui a ciblé le cortège présidentiel à Batna « .

Le journal croit savoir que ces « marches populaires » pourraient se prolonger dans la journée du lundi dès lors que toute la société civile est appelée de nouveau à se mobiliser pour braver cette nouvelle forme de terrorisme dans notre pays.
Des rassemblements auront également lieu devant toutes les institutions de l’État en guise de soutien à la lutte antiterroriste, d’une part, et au processus de la réconciliation nationale, d’autre part. Le mot d’ordre étant lancé, les organisateurs de ces manifestations s’attellent d’ores et déjà à coordonner leurs actions avec les walis qui auront à définir les lieux où se dérouleront les marches, les meetings et les rassemblements. Le ton a déjà été donné, hier, par le Rassemblement national démocratique (RND) qui a appelé à un rassemblement populaire devant son siège de la wilaya d’Alger, à proximité de la Grande-Poste.
Aussi, le parti d’Ouyahia, à travers son bureau de wilaya de Tizi Ouzou, compte envoyer, au milieu de la semaine en cours, une délégation à Batna pour se recueillir sur les tombes des victimes et exprimer leur soutien aux familles des martyrs de cet acte criminel.
D’autres organisations, notamment syndicales, seront associées à ces marches et meetings qui nous rappellent l’immense mobilisation populaire au lendemain de l’attentat perpétré, le 11 avril, contre le Palais du gouvernement. Hier, indiquent encore les sources de Liberté, les appels à la mobilisation ont été lancés çà et là afin de parfaire ces manifestations de soutien, de solidarité, mais surtout de dénonciation et de condamnation du terrorisme.

Bouteflika tente de récupérer les attentats de Batna 7 septembre, 2007

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Des centaines de personnes favorables au président Bouteflika sont  » spontanément » descendue dans la rue de Batna vendredi pour dénoncer l’attentat perpétré la veille dans cette ville qui a fait 22 morts et 104 blessés, ont rapporté des témoins à l’Associated Press. »Non au terrorisme, oui à la réconciliation nationale », ont scandé les manifestants qui se sont retrouvés sur le boulevard du « 1er Novembre », après une prière collective dédiée à la mémoire des victimes.

Tout en dénonçant les actes terroristes perpétrés au nom de l’Islam, les manifestants ont également exprimé leur soutien au président Abdelaziz Bouteflika en lui demandant de briguer un troisième mandat à l’élection présidentielle qui aura lieu en avril 2009.

Par ailleurs, des organisations de la société civile, à l’image du Comité de soutien au programme du président Bouteflika, ont appelé vendredi à l’organisation de marches de protestation dimanche sur tout le territoire algérien.

Ce sont ces mêmes associations qui avaient été à l’origine des marches de protestation au lendemain des attaques terroristes du 11 avril qui avaient ciblé le palais du gouvernement et un commissariat de police, à l’est d’Alger.

Zerhouni contredit le discours de Bouteflika sur la réconciliation

Posté par benchicou dans : Non classé , 3 commentaires

Le ministre durcit le ton à l’égard des terroristes après l’attentat de Batna

 

Zerhouni est-il en phase avec son chef ? On se le demande. Contrairement au président Bouteflika qui réaffirmait la veille le choix de la réconciliation nationale comme seule politique, le ministre de l’Intérieur a souligné aujourd’hui que les terroristes n’ont qu’une seule alternative : se rendre aux autorités ou mourir. 

S’exprimant sur les ondes de la radio, M. Zerhouni a affirmé que le choix des attentats-suicides par les terroristes signifiait que ces derniers avaient atteint « un stade du désespoir qui ne leur laisse plus qu’une alternative, se rendre ou mourir ». Auparavant, le ministre de l’Intérieur avait précisé que l’identité du kamikaze, un jeune algérien de 28 ans, répondant au nom de guerre islamiste d’Abou Mokdad, sera connue avec précision grâce aux analyses ADN en cours.

Ces nouvelles déclarations de Yazid Zerhouni vont une nouvelle fois semer le trouble et le doute sur les intentions réelles du pouvoir concernant l’attitude à adopter vis-à-vis des groupes qui continuent de refuser l’offre d’amnistie proposée dans le cadre de la réconciliation nationale. De même sur les moyens qu’il compte mettre en œuvre pour freiner la montée en puissance des groupes terroristes.

Depuis plusieurs mois, le pouvoir affirme en effet que les groupes islamistes armés en guerre contre l’Etat algérien ont été vaincus. Mais, sur le terrain, la réalité est tout autre : les groupes du GSPC semblent de plus en plus forts et capables de mener des opérations spectaculaires contre des symboles du pouvoir qu’on croyait à jamais intouchables : comme celles d’hier à Batna non loin du cortège présidentiel et d’Alger, en avril dernier, qui avait pris pour cible le Palais du gouvernement.

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