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L’armée turque se dit déterminée à défendre la laicité 25 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : Islamisme et terrorisme , 5 commentaires

L’armée turque s’est opposée à ce que la laïcité figure dans les débats concernant la nouvelle constitution élaborée par le parti au pouvoir, issu de la mouvance islamiste.

Le Premier ministre turc Tayyip Erdogan (Reuters)

Le Premier ministre turc Tayyip Erdogan (Reuters)

 

L‘armée turque s’est opposée lundi 24 septembre, par la voix de l’un de ses plus hauts responsables, à ce que la laïcité, « pierre angulaire de la République », figure dans les débats concernant la nouvelle constitution élaborée par le parti issu de la mouvance islamiste au pouvoir.
Le général Ilker Basbug, commandant de l’armée de terre, a déclaré que « Les descriptions qui concernent le principe de la laïcité dans la Constitution ne doivent pas figurer parmi les sujets de discussions » sur la nouvelle loi fondamentale. Le militaire s’est exprimé dans un discours à l’académie militaire d’Ankara.

Principe de laïcité

Qualifiant la laïcité de « pierre angulaire de toutes les valeurs constituant la République » de Turquie, le numéro deux de l’armée a souligné que son institution était déterminée à faire respecter le principe de laïcité. Le responsable a ajouté que « la protection des valeurs fondamentales de la République (…) incombe à toute personne qui se perçoit comme un membre de la nation turque. Les forces armées font partie de ces défenseurs ».
Fort de sa victoire aux législatives en juillet, le Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste) du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a préparé un projet de nouvelle Constitution qui a suscité de vifs débats, notamment autour du port du voile islamique.

Question du foulard

Ce projet de nouvelle Constitution doit élargir les libertés individuelles. L’actuelle Constitution, inspirée par l’armée après un coup d’Etat en 1980, a été révisée plusieurs fois mais les experts estiment qu’il faut la remplacer par un texte plus libéral conforme aux exigences européennes.
Le projet de l’AKP, qui devrait abolir l’interdiction du port du voile islamique à l’Université, a suscité une polémique entre le gouvernement et les défenseurs de la laïcité, comme l’armée, la haute magistrature et les universitaires. Les laïcs considèrent le port du foulard comme un signe d’appartenance à l’islam politique.
Recep Tayyip Erdogan, dont l’épouse et les filles sont voilées, s’est prononcé en faveur de l’abolition de cette interdiction.

NOUVELOBS.COM

Attentats : Le contre-espionnage français met son nez en Algérie

Posté par benchicou dans : Algérie : Islamisme et terrorisme , 21 commentaires

 C’est fait : les attentats d’Al-Qaida en Algérie deviennent une « affaire française » ! Selon l’agence américaine de presse « Associated Press », le parquet de Paris a ouvert une enquête de flagrance à la suite de l’attentat perpétré vendredi en Algérie dans lequel neuf personnes, dont deux Français, ont été blessées. Cette enquête a été confiée à la Direction de la surveillance du territoire (DST, contre-espionnage), a-t-on précisé de même source. Associated Press dit tenir ces informations de source judiciaire.  

L’enquête du parquet de Paris étant une « enquête de flagrance », elle est confiée à la police avec des instructions spéciales. L’« enquête de flagrance » donne en effet des pouvoirs importants aux enquêteurs pour leur permettre de remplir efficacement leur mission de police judiciaire. Ce cadre d’enquête a été créé par le législateur français pour une rapide réaction pénale pour mettre fin au trouble causé par l’infraction et pour conserver les preuves. L’« enquête de flagrance » est prévue à l’article 53 du Code de procédure pénale « à partir d’une situation de flagrance ». 

En lançant cette investigation spéciale, les autorités cherchent donc avant tout à « mettre fin au trouble causé par l’infraction », c’est-à-dire à protéger les intérêts français, le territoire français et les ressortissants français. L’enquête signifie que la France prend au sérieux la revendication de l’attaque par Al-Qaida diffusée par la chaîne Al-Arabiya et, surtout,  la vidéo dans laquelle le numéro deux d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahri, appelle ses partisans à « nettoyer » le Maghreb des « fils de l’Espagne et de la France ». Avant cette attaque, deux ressortissants français travaillant en Algérie pour le compte d’Aéroports de Paris (ADP) ont dû être précipitamment rapatriés en France courant septembre à la suite de menaces d’enlèvements. 

Le directeur général de la police nationale française, Frédéric Péchenard, dans un entretien au Journal du Dimanche  déclarait : “Nous ne sommes pas là pour paniquer les gens, mais la menace ( NDLR : terroriste) est forte aujourd’hui ». Interrogé sur le fait de savoir si la multiplication des attentats en Algérie augmentait le niveau actuel de la menace terroriste, il répond “incontestablement”. 

Les enquêteurs de la Direction de la surveillance du territoire français vont-ils enquêter sur le sol algérien ? Pourquoi ne se suffisent-ils pas des enquêtes des services algériens ? 

Une chose est sûre : la fragilité de l’Etat algérien inquiète les Français qui, en termes diplomatiques, doutent de la capacité algérienne à contenir le terrorisme islamiste. Frédéric Péchenard,  expliquait au JDD  que la menace est forte parce que la France est “impliquée au Liban et en Afghanistan“, parce que le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) “s’est radicalisé” en “se rapprochant d’Al-Qaïda“, mais aussi parce que l’Algérie “traverse une période difficile”.
 
 

Toujours est-il que l’enquête de la DST sur l’attentat de Lakhdaria marque un tournant : le terrorisme en Algérienne n’est plus une question algéro-algérienne. 

Avec toutes les implications politiques que cela suppose, le risque d’ingérence que cela entraîne et la guerre des services que cela provoque généralement. 

Il fallait s’y attendre. 

 

M.B. (Le Matin) 

La preuve que le système politique est dépassé 24 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 18 commentaires

Le monde scolaire va connaître une longue crise. Mais rien ne se serait passé si le régime avait réalisé que l’Algérie avait changé, qu’elle ne l’écoutait plus, et que, surtout, il ne la représentait plus. La tension très dure qui va s’installer dans l’école indique, à elle seule, que le système politique est dépassé : comment, en effet, s’entêter à ne « négocier » qu’avec l’UGTA , le syndicat proche du pouvoir et qui ne représente plus grand-chose, et exclure des pourparlers les syndicats autonomes qui sont majoritairement implantés dans l’enseignement ? Le caprice de Bouteflika va coûter cher : il n’aime pas les syndicats autonomes, il va en devoir payer le prix : une crise dure et probablement une longue grève.   

« C’était prévisible ! » conclut l’éditorialiste du Quotidien d’Oran qui note que la « question était inévitable dès lors qu’un syndicat était intronisé par décision politique le représentant exclusif de tous les fonctionnaires ». Pour le journal, « la seule manière d’atténuer le ressentiment des syndicats bannis aurait été que la négociation bénéficie d’un minimum de transparence et débouche sur un accord inattaquable. La transparence du processus de négociation aurait permis une sorte de « participation à distance » des autonomes. Cela n’a pas été le cas. Les choses se sont déroulées dans un aparté total et le résultat n’est guère réjouissant, aux yeux des syndicats. » 

Mais cela, un pouvoir qui vit encore dans la nostalgie des années 60 ne peut pas le comprendre. 

 

Le Matin 

 

FNTE, ça ne vous dit rien ?

Posté par benchicou dans : Algérie : analyses et polémiques , 7 commentaires

  

Ce n’est pas le nom d’une équipe de football. Ni celui d’une organisation patronale ou d’un club de jeu d’échecs. La FNTE c’est la preuve que le pouvoir n’a plus aucun crédit dans la société. La FNTE c’était un « syndicat gentil », c’est la Fédération nationale des travailleurs de l’éducation (FNTE), affiliée à l’UGTA. C’est le contraire d’un syndicat autonome. La FNTE obéissait aux consignes du pouvoir. Mais depuis hier, la FNTE a décidé de ne plus être un « syndicat gentil » : il a rejoint les syndicats autonomes dans la contestation. Pire : il dénonce « le manque de sérieux » du ministère de l’Education nationale ! Et si la FNTE le dit, il faut la croire. 

La dissidence de la Fédération nationale des travailleurs de l’éducation montre à quel point le pouvoir actuel est en train de s’isoler et, surtout, combien il est devenu difficile, même pour les catégories dites « acquises » de le soutenir. Dans une conjoncture marquée par la baisse du pouvoir d’achat, le régime persiste à gouverner par le mépris. Qui pourrait donc le défendre ? Et comment s’étonner que la fédération affiliée à l’UGTA dénonce le fait que « ministère a osé établir un tableau de classification des différentes catégories de travailleurs selon la nouvelle grille des salaires sans consulter le partenaire social ? » 

Ce régime ne se voit même pas dépérir… 

 

L.M. 

Vers la paralysie des écoles algériennes

Posté par benchicou dans : Algérie aujourd'hui , 32 commentaires

Comme s’il manquait une crise pour boucler les malheurs nationaux, il semble bien que l’on s’achemine vers un durcissement du conflit entre les pouvoirs publics et les syndicats de l’enseignement  et donc vers la paralysie de l’école algérienne. Trois éléments plaident en faveur de cette prévision pessimiste : 

1.   Le mécontentement des enseignants est puissant et sans précédent 

2.   Le gouvernement, comme attendu, refuse de réviser sa position 

3.   Les syndicats sont plus déterminés et plus unis qu’ils ne l’ont jamais été 

Le mécontentement des enseignants est en effet puissant et sans précédent ces dix dernières années. La nouvelle grille des salaires n’agrée personne. « Les augmentations dans leur ensemble ne dépassent pas 15%», disent les syndicats. Trop peu quand les enseignants vivent la misère. Où va l’argent du pétrole ? Le statut particulier des travailleurs de l’éducation nationale traîne.  

Le gouvernement, comme attendu, refuse de réviser sa position. Dans une rencontre avec les syndicats de l’enseignement hier à Ben Aknoun, le ministre de l’Education nationale a estimé que la nouvelle grille des salaires est un «acquis». Pas question donc de la réviser. Et pour ajouter de l’huile sur le feu, le ministre saisira l’occasion pour soutenir que toute augmentation dépendra du statut. L’option est totalement rejetée par les syndicats de l’éducation présents à cette journée. 

Enfin, les syndicats sont plus déterminés et plus unis qu’ils ne l’ont jamais été. Ils ont été rejoints par la FNTE, le syndicat affilié à l’UGTA. 

L.M. 

Le chef de la police française inquiet de la « fragilité algérienne » 23 septembre, 2007

Posté par benchicou dans : Algérie : Islamisme et terrorisme , 17 commentaires

La France a bien reçu le message des terroristes et s’inquiète surtout de la « période dissicile » que traverse Alger, a laissé entendre le directeur général de la police nationale française, Frédéric Péchenard, dans un entretien au Journal du Dimanche  « Nous ne sommes pas là pour paniquer les gens, mais la menace ( NDLR : terroriste) est forte aujourd’hui« , ajoute-t-il. déclare le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, dans un entretien au Journal du Dimanche. Interrogé sur le fait de savoir si la multiplication des attentats en Algérie augmentait le niveau actuel de la menace terroriste, il répond « incontestablement ». Il explique que la menace est forte parce que la France est « impliquée au Liban et en Afghanistan« , parce que le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) « s’est radicalisé » en « se rapprochant d’Al-Qaïda« , mais aussi parce que l’Algérie « traverse une période difficile ».
 
Frédéric Péchenard, tout en soulignant qu’il faut « être très prudent« , qu’ »on peut avoir un réveil difficile« , rappelle que « cela fait tout de même onze ans » que le terrorisme islamique « n’a pas frappé sur notre sol ». Pour lui, cela est dû « notamment à la réactivité de nos services de renseignement et à leur organisation ». C’est pour cela qu’il est important que les services de renseignement, qui doivent être regroupés au sein d’une Direction du renseignement intérieur (DRI), « gardent une capacité judiciaire » pour « tout ce qui concerne la neutralisation préventive des réseaux », poursuit-il. 

Ces propos contredisent ceux de la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, pour qui cette « menace » terroriste pèse sur la France « comme sur quasiment tous les pays« . Dans un entretien réalisé vendredi et diffusé dimanche sur Radio RCJ, la ministre juge que les récentes déclarations du numéro deux d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, « n’apportent rien de nouveau parce que, sous une forme ou une autre, elles ont déjà été formulées« . « Pour autant, ajoute-t-elle, elles n’enlèvent rien de la vigilance nécessaire parce qu’il est vrai qu’il y a une menace qui existe sur notre pays comme sur quasiment tous les pays« , les pays occidentaux mais également des pays comme la Tunisie, le Maroc ou le Pakistan, a-t-elle précisé.

Le Matin (et agences) 

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